NVJM
E=Magie
Chapitre septième : le vivant
Force est de constater qu'aujourd'hui, malgré une multitude de théories et quelques cellules créées de toutes pièces, nous ne savons pas comment est apparu le vivant. J'en rajoute donc une couche ! Tant qu'à dire des âneries, autant y aller à fond.
Qu'est-ce que la vie ? Il s'agit ni plus ni moins que le résultat d'un évènement rare : l'union d'un atome et d'un magitron. C'est ça, et seulement ça, que nous appelons la vie.
Toutefois, si ce « type » de vie basique peut théoriquement apparaître n'importe quand, en pratique ce n'est pas le cas. Par exemple, il faut que le magitron ait accès à des atomes précis avec lesquels il va pouvoir se lier : si vous prenez un magitron tout petit et que vous voulez le lier à un IMMENSE atome d'uranium… ça va pas marcher. Déjà à cause de certaines forces telles que la radioactivité, qui repoussera le magitron, et ensuite à cause d'un léger problème de taille.
Un atome lié à un magitron, c'est de la vie. Soit. Mais ce n'est pas une cellule, ce n'est même pas une souche de vie « viable ». Cette entité ne vivra pas plus de quelques minutes, et encore : seulement si elle a la chance de se trouver dans un environnement favorable (chaud mais pas trop, à température stable, abrité des variations trop rapides, avec beaucoup de magitrons et d'atomes différents à proximité immédiate…). Ce sera juste une « étincelle » de vie non-viable, incapable de se nourrir, de se déplacer, de se reproduire…
Mais il va se passer quelque chose. Et ce quelque chose est inhérent à la « mémoire des magitrons ». Ce sujet fera l'objet d'un chapitre propre, mais voici déjà quelques bases.
Le secret de cette union entre magitron et atomes, c'est la sollicitation « à plein régime » d'une échelle d'information autre que celle de la base : celle des magitrons en eux-mêmes.
La suite est facile à deviner. Conscients des conditions de leur nouvelle forme, les magitrons vont les « retenir », et « savoir » de façon « instinctive » ce qui est nécessaire à leur viabilité. De fait, ils vont se mettre à rechercher en particulier des atomes et magitrons qui leur permettront de mieux résister aux conditions les entourant. Petit à petit, cette véritable évolution va les conduire à grandir, encore, encore, et encore… jusqu'à atteindre la taille de protéines, puis de cellules, ect. C'est ni plus ni moins que de cette manière qu'apparaissent et se complexifient des molécules telles que l'ADN ou l'ARN.
Attention toutefois, cette évolution ne se fait pas rapidement, loin s'en faut. Même avec la plus insolente des chances, il faut des millions d'années de persévérance pour qu'une vie viable apparaisse. Et cette chance est vraiment infime : en effet, pour grandir, il faut non seulement que la vie attire les éléments nécessaires à sa croissance, mais il faut aussi qu'elle les attire dans le bon ordre et dans un ordre précis.
De la base qui sera obligatoirement un M= (nous verrons pourquoi dès le chapitre suivant), il faut attirer de « chaque côté » un atome compatible, puis à la suite d'un premier de ces atomes, un M-, puis de l'autre côté un M+, puis encore un atome compatible, puis à la suite du M-, un M=, et de même du côté du M+, puis à la suite du M-M=, un M+, et inversement à l'opposée… etc blablabla.
Pourquoi cela, me direz-vous ? Très simplement, pour l'effet que cela aura : comme vu plus avant, les magitrons exsudent de l'information lorsqu'ils sont soumis à un choc. Mais que se passe-t-il lorsqu'en plus d'être soumis à un choc, ils sont emprisonnés dans un cocon duquel ils ne peuvent d'eux-mêmes s'échapper ? Et bien l'information « sauvage » passe dans l'atome proche selon un sens de polarité précis, va progressivement jusqu'au M= central, qui gagne soudain en information et devient un M+.
Mais seulement voilà : les puissances ont leurs limites. Et dans le cas des magitrons « vivifiables », ces dites limites sont atteintes au point que les puissances n'ont plus aucun effet sur les magitrons, supplantées qu'elles sont par l'intensité. De fait, le M= central ne peut pas « évoluer » en M+ (et de toute manière, l'apport en information serait souvent trop important et le ferait exploser), et « relâche » son information instantanément (vraiment instantanément) de façon équitable dans tous les sens d'où elle lui est venue. Cela se fait, à nouveau, instantanément. Et comme la puissance des magitrons ne peut pas changer, chacun retrouve la quantité d'information précise qu'il avait perdue. Et rien ne change. A ceci près qu'il y a eu un mouvement.
Et ce mouvement recommence : côtoyant des atomes, les magitrons sont « choqués », perdent de l'information, qui est prisonnière et migre vers le centre, qui fait demi-tour, râle contre les bouchons, repart, et revient à son point de départ. Et ainsi de suite. Métro, boulot, dodo.
Et c'est là qu'intervient l'une des caractéristiques fondamentales de l'information : l'autogestion. Par automatisme, par instinct ou je ne sais quoi, elle s'adapte d'elle-même pour « changer », càd pour pouvoir créer plus d'informations. En conséquence, les atomes sont influencés par ce changement, s'adaptent eux aussi, les données qu'ils transmettent à l'Information changent petit à petit, se complexifient… et la vie apparaît.
Car le mouvement d'information dans cette union de magitrons et d'atomes, et qui se fait en compagnie d'énergie, est appelable le « mouvement » de la vie.
Et car la mémoire des magitrons permet ce que nous appelons l'évolution.
…
Tout au long de ce chapitre, j'ai parlé « d'un léger problème de taille », concernant l'union des magitrons avec les atomes. C'est donc là le sujet des prochains chapitres.
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Pas trop mal à la tête ?
N'hésitez pas à commenter, et poser des questions si vous n'avez pas compris quelque chose.
