Hello ! Nan, vous en rêvez pas, c'est bien un nouveau chapitre ! J'ai le regret de vous apprendre que j'ai toujours pas internet et que mon ordi a définitivement rendu l'âme :'( RIP tous mes beaux chapitres que je vais me faire chier à réécrire sur mon portable ! Bref, bonne lecture et merci encore pour vos commentaires !
Bisoux.


CHAPITRE 7

- Et voilà ! Qu'est-ce que tu en penses ? Demanda fièrement Potter.

Je fis mine de réfléchir et me grattai le menton une poignée de secondes avant de me tourner vers mon interlocuteur.

- Ce que j'en pense ? Répétai-je. Franchement, c'est nul à chier !
- Deirdre ! Soupira Anna.
- Oui, je sais, je suis trop franche. Disons que ce n'est pas l'idéal, rectifiai-je. Je veux un truc qui marque l'histoire de Poudlard ! Que dans dix ans on en parle encore et qu'Avery soit reconnu universellement comme l'élève qui s'est pris la plus grosse honte, vous comprenez ?

Vous vous dites sûrement que vous avez manqué un épisode ? Et bien vous avez raison, car j'avais décidé d'accepter la proposition des maraudeurs de m'aider à me venger d'Avery. Nous nous étions retrouvés après les cours pour nous enfermer dans une salle de classe abandonnée du cinquième étage et être tranquilles pour peaufiner notre plan machiavélique.

Potter et Black se regardèrent en souriant et se serrèrent la main d'un air entendu avant d'éclater de rire. OK, je n'avais pas tout compris, mais je supposais qu'ils devaient être d'accord.

- Tu as dit les mots magiques qui t'ouvrent les portes du merveilleux royaume des maraudeurs, déclara Black avec grandiloquence. Mettons-nous au boulot, Cornedrue et moi, on prépare le plan, Remus, tu fignoleras le tout et toi, Pete, t'es le meilleur en matière de sortilèges donc tu t'en occuperas. Ça sera un événement mémorable, tu peux en être sûre.

S'ensuivit une longue discussion ponctuée d'idées pourries, mais nous nous mîmes finalement d'accord sur une vengeance particulièrement... divertissante. Je n'avais jamais imaginé que leurs blagues pourries demandaient autant de boulot, entre les sortilèges à trouver et le moyen de les lancer tous au bon moment.

Finalement, ils n'étaient pas aussi stupides qu'ils en avaient l'air. Certains sorts étaient vraiment complexes et nécessitaient un niveau de magie assez élevé, ce qui me surprit venant de Pettigrow. Nous avions convenu que ça se passerait le lendemain, durant le dîner pour me mettre dans de bonnes conditions avant ma retenue et je languissais déjà d'y être.

- Je crois que tout est bon, déclara Pettigrow en réprimant un soupir. Il faut juste que j'aille vérifier un sortilège dans un bouquin de la réserve et ça sera parfait.
- Parfait, oui, répéta Potter avec un air rêveur sur le visage, comme s'il s'imaginait déjà la scène.
- Ça sera une belle façon de terminer en beauté, ajouta Black.
- Terminer ? Questionnai-je, étonnée. Vous allez arrêter votre carrière de fauteurs de trouble ?
- Oh non, bien sûr que non ! Se récria-t-il. Mais Cornedrue veut qu'on arrête d'emmerder les serpentards à partir de maintenant. Rapport à l'amour de sa vie, tu comprends.
- Tais-toi Patmol ! Cria Potter en prenant une jolie teinte rouge tandis qu'Anna et moi éclations de rire.
- Corny est amoureux ! Corny est amoureux ! Chantonna Black en se mettant à tourner autour de la chaise de son ami comme un attardé.
- Sirius arrête ça ! Ordonna Remus.
- Je languis que tu tombes enfin amoureux pour que je puisse inverser les rôles ! Bougonna le binoclard.
- Je ne tomberais jamais amoureux, déclara-t-il l'air soudainement sérieux. L'amour rend con. Il n'y a qu'à regarder Jamie qui nous saoule avec sa Lily à longueur de journée alors qu'elle ne lui jette même pas un regard.
- S'il suivait mes conseils au lieu de t'écouter toi, elle lui serait déjà tombée dans les bras, critiqua Remus avec un léger sourire.
- Mes conseils sont toujours bons ! Protesta Black avec un air faussement choqué.
- C'est pas ce que Potter m'a dit pourtant, intervins-je.

Black tourna vivement sa tête vers moi pour voir si j'étais sérieuse ou non, puis se tourna vers son futur ex-meilleur ami, l'air vexé.

- Tu n'aimes pas mes précieux conseils Corny ? Demanda-t-il.
- Bah... c'est que... bafouilla le binoclard en se passant nerveusement une main dans les cheveux. La dernière fois que j'ai fait ce que tu m'as dit, je me suis pris une baffe alors...
- C'était quoi ce « précieux conseil » ?
- Il m'a dit de faire tomber un mouchoir prés de Lily et de l'embrasser quand elle le ramasserait. Paraît que ça marche pour les moldus.

Je les regardais tour à tour, tentant de comprendre cette sombre histoire de mouchoir tandis qu'Anna et Pettigrow éclataient de rire. Remus secoua la tête et je l'entendis très clairement murmurer à quel point ils étaient stupides.

- Je n'ai rien compris à ton plan Black, murmurai-je. Comment est-ce que ça aurait pu marcher un truc pareil ? Et pourquoi un mouchoir bon sang ?
- Je sais pas, j'ai vu ça dans un film moldu.
- Mais quel idiot ! Rit Anna. C'était quel genre de film ?
- Heu... il y avait une princesse qui était amoureuse d'un chevalier et elle laissait tomber un mouchoir. Le chevalier le ramassait et ils finissaient par s'embrasser et se mariaient à la fin.

Anna éclata à nouveau de rire, les larmes coulant librement sur ses joues. Je ne comprenais toujours pas ce qui était si drôle.

- C'est une technique de drague qui marchait au moyen-âge ça, commenta-t-elle en reprenant son souffle. Et, puis, tu ne peux pas juste la laisser le ramasser et l'embrasser comme ça ! Il faut un peu de subtilité si tu veux enfin sortir avec elle.
- Je doute que Potter connaisse la signification du mot subtilité, lui confiai-je.
- Tu peux parler Miss-je-dis-tout-ce-que-je-pense-sans-y-mettre-les-formes, intervint Black à qui on n'avait rien demandé.
- On ne parle pas de moi Black, protestai-je en soupirant. Arrête de défendre ton copain et évite de lui donner des conseils à l'avenir. Ça ne m'étonne pas qu'il n'arrive pas à sortir avec elle si toutes les techniques de séduction sortent de ta tête.
- Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire FitzGerald ? Grogna-t-il.
- Ça signifie que si tu n'avais pas une belle gueule, je ne suis pas sûre qu'il y aurait autant de filles après toi Black. Tu n'as pas une once de tact et ça ne m'étonne pas que tu n'arrives pas à garder une fille plus d'une semaine.
- Tu avoues enfin que j'ai une belle gueule Fitzie, susurra Black en me faisant son sourire charmeur à deux balles. Quant à l'autre partie, c'est n'importe quoi ! C'est juste parce que je n'ai aucune envie de me faire passer la corde au cou, voilà tout.
- Ou plutôt parce que tu as peur, intervint Remus.
- Peur ? Railla le maraudeur. Je n'ai peur de rien Lunard, tu le sais bien.
- Si tu le dis.

Après une discussion hautement philosophique sur les goûts supposés de la préfète en chef en matière de fleurs, je décidai de m'éclipser pour terminer mon devoir de sortilèges ou du moins la partie la plus chiante que Black m'avait laissée.
Je croisai Regulus dans un couloir et comme depuis lundi soir, il ne me gratifia même pas d'un regard en coin. J'étais devenue parfaitement invisible pour lui comme il m'en avait prévenue et il passait tout son temps avec la bande de petites frappes de serpentard. Bref, ça me faisait mal et je me sentais horriblement seule même si j'étais pourtant toujours entourée d'Anna et ses nouveaux potes les maraudeurs.
En général, les maraudeurs se résumaient à Remus, mais bien souvent j'avais la joie de voir ses meilleurs potes nous rejoindre. Même si mon opinion sur la taille de leur ego gigantesque n'avait pas changé le moins du monde, je devais avouer qu'ils étaient quand même plutôt divertissants. Black et Potter avaient environ douze ans d'âge mental et ne cessaient de se chamailler et de faire des plans pourris pour séduire Evans. Remus était égal à lui-même, sérieux tout en faisant quelques blagues de temps en temps et Pettigrow... bah il suivait un peu tout ce monde. Quelque part il me faisait penser à Anna. Très peu sûr de lui, il n'osait pas trop donner son avis et se contentait d'acquiescer la plupart du temps, mais il restait le plus gentil de la bande. Je m'entendais même plutôt bien avec lui bizarrement.

Bien entendu, Avery était avec Regulus et me fit un clin d'œil en passant auquel je répondis par mon geste préféré accompagné d'un regard froid. Je l'entendis éclater de rire dans mon dos, à croire qu'il aimait que je l'envoie chier à tout bout de champ ! La demande de ma mère de ne dire à personne que nous étions officiellement fiancés ne valait apparemment pas pour Avery, car il s'était empressé d'annoncer la bonne nouvelle à tout le monde.
Du coup, plus aucun mec de serpentard n'était autorisé à m'adresser la parole sous peine de subir la colère d'Avery. C'est que monsieur était très possessif, alors que dans le même temps les filles continuaient de défiler dans son dortoir. Je n'en avais rien à foutre de toute façon, j'espérai toujours qu'il se passe quelque chose et que le mariage n'ait jamais lieu. Peut-être une mort prématurée (la sienne bien sûr, je n'avais pas spécialement envie de mourir jeune) ? Ou bien la subite pauvreté de ma famille qui pousserait la sienne à annuler les fiançailles ?

Complètement dans mes pensées, je ne vis pas le grand torse qui s'avançait vers moi et me le prit de plein fouet. D'habitude, je ne regardais pas où j'allais et les gens s'écartaient automatiquement de mon chemin. Pas lui en tout cas et je serais sûrement tombée en arrière si de grands bras musclés ne m'avaient pas retenue.
Je relevai vivement la tête et tentai de m'écarter rageusement avant de m'apercevoir que ce n'était autre que Dirk. Merlin qu'il était beau, son visage parfait entouré de cheveux blonds qu'il avait laissé pousser durant l'été, un sourire éclatant aux lèvres. Je lui rendis un léger sourire tout en gardant une attitude impassible bien que mon cœur batte beaucoup plus vite que la normale. C'était toujours l'effet qu'il me faisait lorsque j'étais près de lui.

- Deirdre, comment vas-tu ? Demanda-t-il de sa voix grave et incroyablement sexy.

Merlin comment une voix pouvait être aussi sexy ? Rien qu'un mot sortant de sa bouche mettait mes hormones dans tous leurs états.

- Bien et toi ? Répondis-je en gardant un ton monocorde.
- Très bien. Ça fait longtemps qu'on n'a pas eu l'occasion de discuter. Depuis...
- Ouais, depuis ce jour-là.
- Je croyais que tu ne voulais plus m'adresser la parole après ce qui s'est passé, poursuivit-il avec un petit sourire inquiet.

Pour bien comprendre l'histoire, nous avions eu une relation que je pensais secrète et très discrète. Aucun signe extérieur n'aurait pu me trahir, j'étais toujours aussi froide avec lui en cours et l'ignorais lorsque nous nous croisions.
Toutefois, je ne sais par quel miracle ma mère avait fini par l'apprendre. J'avais eu droit à une beuglante qui resterait dans les annales où ma chère génitrice m'avait gratifiée des plus jolis noms d'oiseaux tout en m'ordonnant de ne plus jamais voir ce sang-de-bourbe sous peine de représailles dont je me souviendrais longtemps. Étant donné que mon courage était très limité et que je n'avais aucune envie de subir certains sorts qu'elle maîtrisait à merveille durant les vacances d'été, j'avais immédiatement rompu avec Dirk, prétextant qu'il était trop immature ou je ne sais quelle excuse pourrie.

Je me demandais toujours d'ailleurs qui avait bien pu cracher le morceau d'autant que je ne l'avais même pas dit à Regulus et que, de toute façon, il n'aurait jamais trahi ma confiance. Du moins, je le supposais. Bref, depuis cette rupture nos relations étaient inexistantes, nous nous croisions, il me souriait, mais aucune parole n'avait jamais été échangée. Jusqu'à aujourd'hui du moins.

- Je... Eh bien, je sais que c'était stupide comme réaction, avouai-je.
- C'est du passé, ne t'en fais pas, sourit-il. J'ai appris que tu étais fiancée.
- Oh Merlin ! Même les serdaigles sont au courant !
- Tout le monde est au courant, confirma-t-il. Les filles ne parlent que de ça, tu en fais des jalouses. Je dois bien avouer qu'Avery n'est pas le plus moche de l'école.
- Il n'y a aucune raison qu'elles soient jalouses, il continue de se taper tout ce qui bouge de toute façon, déclarai-je d'un ton détaché.
- Et tu vas épouser ce type ? S'exclama-t-il en resserrant sa prise sur mes épaules. Deirdre, c'est le pire des serpentards.
- Je sais, mais je n'ai pas le choix. Tout a été réglé sans mon accord de toute façon.
- Je ne ferais aucun commentaire, tu sais ce que je pense de ta mère et de ses décisions. Je t'ai déjà conseillé un millier de fois de te défaire de son emprise.
- Et je t'ai répondu un millier de fois que je n'étais pas assez forte pour tout quitter et me retrouver à la rue sans rien.
- Je t'ai dit que je serai là pour t'aider ! Tu pourrais t'installer chez moi si tu le voulais.
- Dirk soyons sérieux, tu me vois habiter chez des moldus ? Soupirai-je. Bon, de toute façon, on a déjà eu cette discussion des dizaines de fois et je ne changerai pas d'avis.
- Tu es tellement têtue ! Explosa-t-il. De toute façon, je n'ai jamais autant compté pour toi que tu comptes pour moi !

Merlin, il avait dit « tu comptes » ! Après la manière exécrable dont je l'avais laissé tomber, il continuait d'être accroché à moi, c'était tellement... mignon ! Dirk était une de ces personnes que je préférais éviter en général, un type si bon et gentil que je me sentais automatiquement comme la pire des bouses à côté.
Je n'avais pas cet esprit de bravoure, cette manière de penser qui faisait passer les autres avant soi et je tentai d'éviter les comparaisons lorsque je le pouvais. Dirk était vraiment un mec bien et si ma mère ne n'avait pas fait en sorte de nous séparer j'aurai probablement fini par le faire moi-même, car je ne le méritais pas. Une espèce de sourire niais naquit cependant sur mes lèvres et je m'empressai de le cacher. Il y avait trop de témoins aux alentours et j'avais une réputation de froideur inébranlable à tenir moi !

- Ce n'est pas vraiment le bon moment pour parler de ça Dirk, commençai-je. Si tu veux...
- Tiens tiens, sœurette ? Susurra une voix mielleuse derrière moi.

Je me retournai rapidement pour faire face à la personne que je haïssais le plus après ma mère : ce cher Allistair dans son bel uniforme vert et argent arborait un sourire narquois tandis que son regard passait de Dirk à moi. Mon frère avait hérité du même teint cadavérique que moi allié à d'horribles cheveux roux qui lui tombaient sur les épaules. On ne pouvait certainement pas le qualifier de beau, mais il avait un certain charisme, je devais bien l'avouer et son esprit machiavélique faisait honneur à la maison des serpentards.

Depuis son premier souffle, ce sale petit cafard n'avait eu qu'un seul but : me pourrir la vie. Il cassait mes poupées vaudou, volait mes jouets qui lui plaisaient et me faisait porter le chapeau à chaque connerie qu'il faisait (sachant que les punitions de ma mère n'étaient pas vraiment les même que chez la plupart des sorciers). Bref, je haïssais ce garçon de tout mon être.

Je lui rendis son sourire à la con et me postai devant Dirk.

- Qu'est-ce que tu fous là Alli ? Crachai-je.

J'observai avec plaisir sa moue énervée, il n'y avait que mon père qui l'appelait ainsi et, depuis sa mort, il ne supportait pas ce surnom. Lui au moins avait eu une sorte de lien avec mon géniteur qui était si fier d'avoir un fils qui lui ressemblait autant. Moi j'étais juste sa première fille, une sorte d'erreur de la nature à qui il n'avait rien légué d'autre que son teint.
Je n'avais pas plus de ressemblance avec ma mère d'ailleurs qui était une grande blonde aux yeux verts, à croire qu'ils m'avaient trouvée sur le pas de la porte. Haha, non, si mes parents avaient trouvé un bébé, ils l'auraient laissé crever dans le froid, on ne sait jamais ça aurait pu être un bébé moldu après tout.

- Figure-toi que je me rendais à la bibliothèque, lorsque je t'ai aperçue en train de discuter avec ce sale sang-de-bourbe, répliqua-t-il froidement. Décidément, tu apprécies leur compagnie ces derniers temps. Je ne suis pas sûr que ça plaise à ton fiancé de te voir traîner avec ces sous-hommes.

Dirk sortit immédiatement sa baguette et la pointa sur mon frère, le visage défiguré par la colère tandis que des élèves commençaient à s'attrouper autour de nous. Je ne comprendrai jamais cette joie malsaine que les gens avaient à regarder les autres se battre - comprenez que je m'inclue dans le lot bien évidemment - et restai les bras ballants, ne sachant pas ce que j'étais censée faire. Si je défendais Dirk, je signais mon arrêt de mort mais, en même temps, je ne pouvais pas laisser Allistair s'en sortir. J'attrapai le bras du serdaigle et tentai de baisser sa baguette, mais il était légèrement – comprendre cent fois plus fort – que moi et ne bougea pas d'un pouce.

- Casse-toi Allistair ! Ordonnai-je en me tournant vers lui. Je n'ai aucune envie d'enlever des points à ma propre maison, mais je n'hésiterai pas à te mettre en retenue jusqu'à la fin de l'année si tu ne dégages pas d'ici sans faire d'histoires.
- Comme si tes menaces me faisaient peur, railla-t-il avec un sourire mauvais et sans esquisser le moindre geste de reddition. Je peux faire bien pire que te mettre en retenue et tu le sais. Écarte toi, je ne veux pas que tu te prennes un sort à la place de cette erreur de la nature.

Dirk m'écarta d'un geste de la main et je finis une nouvelle fois contre un mur.

- Stupefix ! Cria-t-il.

Allistair évita facilement le jet de lumière et renvoya un sort que je ne connaissais pas. Merlin quel con ! Mon frère était très doué en duel, ma mère avait même fait en sorte qu'il prenne des cours tous les étés pour se perfectionner. Je suivis du regard les sorts qui fusaient en me relevant péniblement et sortis ma baguette. Il ne fallait pas que ça dégénère, car je savais que si Allistair perdait patience et se sentait en danger, il n'hésiterait pas à se servir de sorts de magie noire bien plus puissants que ceux d'un sixième année lambda.

Celui-ci était tellement concentré sur Dirk qu'il ne me vit même pas lui lancer un Incarcerem. Il tomba lourdement au sol lorsque les cordes lui entravèrent les jambes et je sentis tous les regards se tourner vers moi. Merlin j'avais jeté un sort contre mon propre frère pour défendre Dirk, c'était parti pour faire le tour de l'école en moins d'une heure. Je m'avançai vers lui pour récupérer sa baguette et le libérai du maléfice avant de lui tendre une main pour qu'il se relève. Il l'ignora superbement et me jeta un regard de pure haine, se plaçant devant moi de façon menaçante.

- Tu vas le regretter sœurette, grinça-t-il.
- Et des menaces maintenant ? Mon cher petit Alli, je te mets en retenue tous les soirs de la semaine avec le concierge dans ce cas.

Ses yeux s'agrandirent de surprise à l'instar de tous ceux autour. Ce n'était pas mon genre de punir les élèves de ma maison et je ne me cachais pas du favoritisme dont je faisais preuve. Ce n'était pas pour rien que j'avais été envoyée à serpentard.

- Oh oui, tu vas le regretter, assura-t-il en souriant d'un air mauvais.

Je ne lui répondis rien et me tournai vers Dirk, constatant que du sang coulait de sa tempe avant de continuer mon chemin jusqu'à la bibliothèque sans me retourner. Je profitai d'arriver près du couloir sombre où j'avais eu ma dispute avec Black pour accélérer le pas et m'adossai au mur en reprenant ma respiration.
Merlin, mon cœur battait à cent à l'heure, je pouvais sentir mes jambes flancher sous mon poids, je finis par m'asseoir sur le sol. Les mains tremblantes et la respiration sifflante, je pouvais retirer mon masque d'impassibilité et laisser éclater mon stress.

Je venais de faire une putain de grosse connerie et je prenais les menaces de mon frère très au sérieux. S'il envoyait une lettre à ma mère en lui disant que nous avions fait un duel, car je voulais protéger un sang-de-bourbe, je ne donnais pas cher de ma peau. Je tentai de me rassurer en me disant que je tremblais d'énervement, mais c'était surtout de peur en fait. J'appréhendais énormément ce qu'il allait se passer par la suite chez moi et puis avec les serpentards. Pourvu qu'ils prennent ça pour une querelle entre frère et sœur ! Quand on est à serpentard, il y a un code d'honneur qui dit qu'on ne doit pas se battre entre nous, nous sommes censés nous liguer contre les autres maisons pour gagner et rester les plus puissants.
J'avais désobéi à cette unique règle pour... pour quoi d'abord ? Pour empêcher Alli de faire une connerie ou pour protéger Dirk d'un sort dangereux ? Les yeux fermés je ne vis pas une silhouette m'approcher, ce ne fut que lorsque j'entendis un bruissement d'étoffe que je relevai la tête et ma baguette, pensant découvrir Allistair qui m'avait suivie sans que je le voie. Eh bien non, même pas ! Ce n'était autre que Potter. Qu'est-ce qu'il foutait là et comment savait-il où j'étais bordel ?

- Re-salut ! Lança-t-il joyeusement avant de me rejoindre au sol.
- Qu'est-ce que tu veux Potter ? Soupirai-je. Je ne suis pas trop d'humeur là, tu vois...
- Je ne suis pas venu pour te faire chier ou te demander des conseils sur Lily pour une fois. C'est Anna qui m'a demandé de venir te chercher, ils ont mis la prochaine date de sortie à pré-au-lard.
- Comment tu m'as trouvée ?
- Secret de maraudeurs, sourit-il. Et puis, tu as laissé quelques témoins sur ton passage.
- Oh Merlin ! Vas-y fous toi de ma gueule Potter et laisse-moi mourir en paix s'il te plaît.
- Pourquoi tu veux que je me moque de toi ? Pour une fois que tu fais quelque chose de courageux, je devrais plutôt te féliciter...
- Courageux ? Répétai-je en riant nerveusement. Tu veux dire stupide plutôt ! Je viens de signer mon arrêt de mort Potter et tout ça pour... pour défendre quelqu'un qui n'est même pas de la même maison que moi. Ils vont me faire la peau, c'est sûr. Surtout qu'Allistair va arranger toute cette histoire à sa sauce. Je ne bougerai plus jamais de ce couloir ! Conclus-je en prenant ma tête dans mes mains dans un geste désespéré.
- Ne sois pas stupide FitzGerald, tu devrais être fière de ce que tu as fait au lieu de te cacher dans un couloir sombre. Sirius avait peut-être raison à ton sujet, tu n'es pas une cause perdue...
- Arrête un peu Potter ! Tu ne sais rien de moi et tu ne sais pas de quoi mon frère est capable pour se venger. Si c'est sur moi peu importe, mais s'il s'en prend à Dirk... il serait capable du pire ce sale rat !
- On ne le laissera pas faire crois-moi. On va les avoir à l'œil lui et ses potes maintenant ne t'inquiètes pas.
- Pourquoi tu es soudainement aussi prévenant et gentil avec moi Potter ? Demandai-je.
- Parce qu'Anna nous a fait prendre conscience de quelque chose et que je voudrais arranger mes erreurs si ça peut sauver au moins une personne.

Je n'avais pas compris un traître mot de ce qu'il venait de dire, mais c'était dit sur un ton tellement sérieux que je n'osai pas demander plus de précisions et acquiesçai en silence. Avec toutes ces conneries, je n'avais même pas le temps d'aller à la bibliothèque, Potter me proposa donc de me raccompagner jusqu'à la grande salle.

- Je serais ton garde du corps personnel, déclara-t-il fièrement. Si tu savais combien de filles aimeraient être à ta place.
- J'imagine Potter, j'imagine, ricanai-je. Tu es tellement sexy !

À ce moment-là, Evans passa près de nous et me jeta un regard étonnant, on aurait presque dit qu'elle était jalouse. Haha ! Miss Evans se faisait désirer alors qu'elle n'attendait qu'une chose : tomber dans les bras de Potter. Finalement, ce n'était pas une situation aussi désespérée que prévu.
J'ignorai les autres regards jaloux qui jalonnaient notre chemin, me contentant de fixer celles que je trouvais un peu trop insistantes en leur faisant baisser les yeux. J'étais vraiment trop forte à ce petit jeu ! Toutefois, je ne tentai pas le diable et le quittai avant que nous arrivions dans la grande salle. L'entrée fracassante d'une serpentard et d'un maraudeur aurait été malvenue pour le coup.

Après un rapide repas où personne à l'exception d'Anna ne m'adressa la parole, nous retournâmes dans notre salle commune qui était heureusement quasiment vide.

- Alors tu vas me raconter ce qui s'est passé ? S'empressa-t-elle de me demander.

Qu'elle pouvait m'énerver parfois avec ses questions ! J'étais comme elle, toujours à vouloir tout savoir et je comprenais maintenant à quel point c'était chiant ! Je lui racontai donc vite fait ce qui s'était passé et elle eut la même réaction que Potter. Elle était fière de moi même si je ne voyais pas trop pourquoi, je ne trouvais pas ça si courageux.
Et, puis, j'avais senti le regard noir d'Avery durant tout le repas et je devinais qu'une discussion allait être nécessaire alors que j'avais réussi à l'éviter avec succès depuis que j'avais reçu cette maudite lettre.

Une fois n'est pas coutume, j'avais raison, car il entra en trombe dans la salle, défonçant presque la porte en la refermant et s'avança à grands pas vers moi. Il ne jeta même pas un regard à Anna et se contenta de lui dire :

- Toi la sang-de-bourbe tu rentres dans ton dortoir ! Et vous tous aussi ! Ajouta-t-il en regardant les quelques premières années qui traînaient dans un coin et qui s'empressèrent d'obéir.

Je restai donc seule avec lui debout devant moi. Je me sentais minuscule dans mon petit fauteuil et m'efforçai de garder une attitude froide et détachée. À l'intérieur, je n'avais qu'une seule envie : fuir. Avery m'attrapa le bras fermement et me fit me relever, me dépassant de plusieurs têtes et je ne vis même pas venir la gifle qu'il me lança. Ma tête vrilla et je tombai au sol alors qu'il m'avait lâchée le bras. Je sentis une nouvelle fois un goût de sang envahir ma bouche et passai ma langue sur ma lèvre bien ouverte.
Avery se pencha sur moi, accroupi, et attrapa mon menton avec deux doigts pour que je le regarde dans les yeux. Il n'y avait plus rien d'humain dans son regard. Lui aussi retirait le masque qu'il portait toute la journée et montrait son vrai visage. Il n'était que dégoût et fureur et je me permis de retirer le mien aussi et de montrer ma peur.

- Tu n'écoutes jamais ce qu'on te dit ma chérie, grogna-t-il. Jamais. Mais ça va changer maintenant. Je t'avais prévenu et tu n'as pas obéi. À présent, tu sais ce qui t'attend si tu refais ça. Je t'interdis de revoir ce putain de sang-de-bourbe, tu m'entends ? Si tu ne comprends toujours pas, je m'occuperais personnellement de lui. Tu m'as bien compris mon ange ?

Je hochai la tête en gardant le silence. Il dut prendre ça comme un encouragement, car il plaqua à nouveau ses immondes lèvres sur les miennes dans un baiser enragé. Il marquait son territoire en quelque sorte.
Au bout de quelques secondes, il relâcha mon menton en me repoussa au sol d'une main, je me cognai la tête contre le rebord de la table ce qui le fit éclater d'un rire mauvais. À cet instant, Rogue et Regulus entrèrent dans la salle commune, leurs regards passant d'Avery qui riait toujours à moi qui était sur le sol la lèvre en sang et un coquard que je pouvais presque sentir bleuir.
Rogue avait l'air sincèrement choqué et outré, mais ne dit pas un mot, se contentant d'aller s'asseoir sur MON fauteuil près du feu, tout en évitant bien de nous regarder. Regulus, lui, avait un regard empli de tristesse, mais n'esquissa aucun geste pour m'aider non plus et monta dans son dortoir sans plus de cérémonie. C'était ça la maison de serpentard, on ne se mêlait pas des affaires des autres. Chacun pour sa peau.

- Bonne nuit mon cœur.

Je ne repris ma respiration que lorsque j'entendis la porte du dortoir se refermer et m'allongeai sur le sol pour de bon en fermant les yeux. Merlin, je n'avais pas peur; j'étais terrorisée. Ce mec allait faire de ma vie un enfer, je ne pouvais pas ! Je ne pouvais pas passer ma vie avec un connard pareil, je préférais encore crever. Ou même faire comme Black... Mais non, je n'avais ni le courage de faire comme Black ni le courage de me rebeller contre ma mère. La peur guidait ma vie depuis tellement longtemps que je ne vivais que par elle. J'avais peur de l'avenir, mais quelque part le fait que tout soit décidé pour moi me procurait une certaine sécurité. De toute façon, je n'étais qu'un amas de contradictions depuis toujours.

Une main froide posée sur mon front me fit rouvrir les yeux et je découvris Rogue penché sur moi. Il esquissa un de ses rares sourires, un rictus qu'il voulait sûrement rassurant et j'esquissai une grimace en retour. Merlin la douleur revint me lanciner et je constatai que mon œil droit était à moitié fermé par le coup que cet enfoiré m'avait mis.

- Tu peux te relever ? Demanda-t-il d'une voix incroyablement douce que je ne lui connaissais pas.

Je me rassis douloureusement et Rogue me tendit une main pour m'aider à me mettre sur mes deux pieds puis passa un bras autour de ma taille pour sortir de la salle commune.

- Où est-ce qu'on va ? Finis-je par demander.
- Je t'emmène à l'infirmerie.
- Tu es fou ! Non, non, pas l'infirmerie s'il te plaît Severus !

Il se figea un instant, mon ton suppliant et le fait que je l'appelle par son prénom durent le convaincre. Il reprit sa marche et me força à avancer en prenant un autre chemin.

- Dans ce cas, je vais te soigner moi-même, déclara-t-il.
- Comment ?
- J'ai la clef de la salle de potions, je vais te préparer quelques onguents pour te soulager. J'ai l'habitude, conclut-il d'une voix sombre.

Je ne comprenais pas trop pourquoi il faisait ça pour moi. On avait toujours eu des relations cordiales, mais on n'était pas non plus amis et il risquait sa peau si Avery apprenait qu'il m'avait aidée. Comment se faisait-il qu'il soit habitué à faire des onguents de ce genre ? Je ne l'avais pourtant jamais vu se faire brutaliser, les gens se contentaient de le rabaisser et de l'humilier. Il dut sentir mon regard interrogatif, car il tourna son visage vers moi.

- Ne pose pas de questions, je ne te répondrais pas.

Pourtant, je mourrais d'envie de savoir ! Peut-être que ses parents avaient les mêmes méthodes de punitions que les miens après tout. Nous arrivâmes devant la salle de cours et Rogue m'aida à entrer avant de me faire asseoir sur une chaise. Ses gestes étaient doux et attentionnés, comme s'il avait vraiment l'habitude de les effectuer sur une tierce personne.
Je l'observai ouvrir l'armoire contenant les ingrédients d'un coup de baguette et prendre quelques fioles qu'il ramena jusqu'au chaudron qu'il venait d'allumer. Au bout de quelques minutes, il s'avança vers moi, délaissant son précieux chaudron et posa doucement sa main sur mon œil enflé. J'esquissai une grimace et me retint de pousser un cri de douleur, ma putain de fierté ne me laisserait jamais en paix !

- Il ne t'a pas ratée, constata-t-il en grimaçant à son tour.
- On sait tous que ton copain Avery réussit toujours ce qu'il entreprend, de toute façon.
- Je ne cautionne pas tout ce qu'il fait, reprit Rogue en se tournant vers sa potion qui commençait à laisser échapper une légère fumée violette. Un homme ne devrait jamais s'abaisser à frapper une femme, il n'y a rien de plus lâche.
- Et on sait tous que la maison des serpentards est reconnue par toute la population pour sa bravoure, raillai-je.

Il ne répondit rien, mais je vis son dos et ses épaules se contracter subitement tandis qu'il continuait de touiller son mélange. Au fond, j'aimais bien Rogue; il n'était pas si méchant que ça. Quand il buvait un peu, il pouvait même se montrer marrant et puis j'admirais secrètement son sens de la répartie. En quelques mots, il faisait fermer le clapet de n'importe qui et ça, c'était la classe ! Il irait sûrement loin dans la vie.

Il s'approcha de moi et m'étala une pâte bizarre sur l'œil et la joue puis me tendit un verre. Une fumée rose me piqua le nez et je la bus d'un trait. Ce n'était pas si dégueulasse pour une fois, ça avait un petit arrière-goût sucré et je me sentis tout de suite étrangement... bien et apaisée. Un peu l'effet que me procurait l'alcool sans la gueule de bois le lendemain matin. Du moins je l'espérai.

- L'onguent va te soulager, mais le bleu ne disparaîtra pas, je ne connais pas trop de potions régénératrices, avoua-t-il en détournant le regard.
- Peu importe, répondis-je. Je... je te remercie Severus, c'est gentil de faire ça pour moi. Je ne dirais rien à Avery.
- Je n'en doutais pas, répliqua-t-il en nettoyant son chaudron d'un coup de baguette.

Il me tendit la main et m'aida galamment à me relever avant de m'entraîner à nouveau dans le couloir. Il se raidit à nouveau lorsque les voix de Rosier et Wilkes nous parvinrent et nous jeta à tous les deux un sort de désillusion. Quelle conne, je devrais y penser plus souvent quand j'avais envie d'être tranquille !
Bref, je me plaquai contre le mur à l'instar de Rogue à qui j'écrasai accidentellement le pied d'ailleurs. Rosier était un mec immonde, époustouflant de mocheté ! On aurait dit que la nature avait concentré tout ce qu'il y avait de plus laid dans une seule personne. Il avait de longs cheveux blonds fadasses aussi gras que ceux de Rogue et peut-être même plus encore. Son visage n'était pas plus gracieux : des petits yeux noirs, un long nez aux narines proéminentes et une grande bouche aux lèvres toutes fines. Adolescence oblige, il était recouvert de boutons rouges et purulents que même les puissantes potions de Pomfresh ne pouvaient effacer. Il était grand et maigre. En somme, il était moche.

Wilkes à la limite pouvait être qualifié de mignon, sans être pour autant beau. Il ressemblait à un petit garçon avec ses cheveux bruns bouclés et ses grands yeux verts et avait l'air gentil. Il n'avait que l'air car c'était l'un des pires serpentards, il se servait de son petit visage innocent pour arriver à ses fins et faisait des coups foireux à longueur de temps. Il ne m'avait jamais attaquée personnellement bien entendu, mais les petits regards doucereux dont il me gratifiait souvent me laissaient entendre qu'il n'en pensait pas moins.

Ils s'avancèrent vers nous et je retins ma respiration même s'il était peu probable qu'ils se rendent compte de notre présence, trop occupés à discuter comme deux vieilles commères.

- Il paraît qu'il lui a mis un coup de poing pour lui apprendre à ne plus traîner avec l'autre sang-de-bourbe, déclara Rosier.
- Il n'y a qu'avec la violence qu'il arrivera à se faire obéir. C'est une coriace la FitzGerald.
- En même temps, je ne comprends rien à ce qu'il dit en général, reprit le moche. Il parle toujours par énigmes aux réunions ou avec des surnoms débiles.
- C'est pour ne pas qu'on sache de qui on parle idiot ! Soupira Wilkes.
- Ah ! Dans ce cas, c'est qui le graisseux ?
- À ton avis ?
- Je pensais à moi, mais j'osais espérer que ce soit un gryffondor.
- C'est vrai que ce surnom te conviendrait bien, ricana Wilkes. Le graisseux, c'est Rogue, reprit-il en baissant la voix.

Merde, j'aurais tout donné pour voir la gueule de Severus en ce moment même ! Voir ses soi-disant potes le traiter de « graisseux » juste devant lui, ça devait être mémorable !

- Tu crois qu'il va mener sa mission à bien ? reprit Rosier.
- Il a plutôt intérêt s'il ne veut pas recevoir la correction de sa vie. D'autant plus que la sang-de-bourbe est au courant du plan à ce qui paraît, dit-il à voix basse.
- Comment l'a-t-elle su ?
- FitzGerald nous a entendus l'autre jour.
Comment est-ce possible ? S'exclama Rosier en s'arrêtant de marcher. Avec tous les sorts qu'on a jetés sur la pièce et la porte...
- Les sorts étaient faits pour que des oreilles impures entendent une conversation déformée, expliqua son pote. Mais FitzGerald est de sang pur donc elle a pu nous écouter.
- Tu crois qu'elle l'a dit au traître ?
- S'il était au courant nous aurions déjà tous les cheveux roses ou un truc stupide dans le genre.

Ils ricanèrent tous les deux et continuèrent leur route en disparaissant de notre vue. Je sortis ma baguette pour rompre le maléfice et constatai que Rogue était déjà parti sans que je l'entende. J'aperçus sa cape voleter lorsqu'il tourna pour rejoindre la salle commune et le suivit en silence, repensant à ce que je venais d'entendre.
Il était peut-être temps que je dise à Black ce qui l'attendait, en espérant secrètement qu'il se débarrasse d'Avery dans le même temps.