Bonjour cher lecteur.

Désolé j'ai traîné un peu, je voulais écrire une idée qui me trottait dans la tête. Comme ça, ça sera pas perdu. N'hésitez pas à aller lire « l'Ère Blanche ».

J'ai beaucoup aimé écrire le chapitre précédent. Je sais pas si vous l'avez remarquez mais je me suis imposé une contrainte : « aucun souvenir ». Sauf pour trois choses : Jack et Emma ne sont cité que dans les dialogues, et il y a une vague référence au lac de Burgess.

Maintenant, on change un peu d'ambiance l'instant d'un chapitre. Ça me permet de lancer le prochain, qui viendra peut être plus rapidement.

Sur ce, bonne lecture !


ARC I : sauver l'hiver

chapitre 6 : mauvaise journée.

La nuit était calme et paisible. Dans la ville, tous les habitants étaient à présent au soin de Morphée et du marchand de sable. Dans une de ses maisons des plus ordinaires, une petite fille dormait profondément. Étalé sur le dos, elle avait reversé toutes ses couvertures maintenant au sol et tenait dans sa main un grand lapin en peluche à la fourrure grise avec le ventre blanc et un nez rose.

Posé sur une table de chevet à côté de son lit, une petite lampe apportait une faible lumière à la chambre. Sur les murs peint en violet était accroché des étagères supportant une magnifique collection de statuette de fées, de différentes tailles et couleurs. Entre elles on pouvait trouver quelques œufs magnifiquement peints. Dans la pièce se trouvait aussi comme mobilier un bureau recouvert de livres, de papiers et de crayons en désordre. Un bazar qui s'étendait jusqu'au sol avec des poupées, figurines animalières, patins à roulettes, corde à sauté et tout un autre bric-à-brac.

Juste à côté du bureau, se dressait une grande armoire blanche. Et bien qu'elle paraissait habituellement inoffensive, cette nuit elle s'ouvrit de l'intérieur. Alors que le grincement ne dérangea pas le sommeil de la fillette, une ombre se faufila entre les portes pour aller ramper sur le planché.

Caché dans la faible lumière, l'intrus frappait ses pattes sur sol dans un cliquetis sourd, s'amusant au passage à faire rouler une balle et tomber une poupée posée en équilibre. C'est lorsqu'il fit tomber un livre du bureau que l'enfant se remua enfin.

Attiré par le mouvement, l'ombre vint se poster au pied du lit. C'était bientôt son moment de gloire. Un instant fugace mais tellement amusant. Il fallait être rapide. Être vue sans être vue, et disparaître avant que la lumière chasse toute la magie.

À cause des bruits qui résonnaient dans la maison, la petite fille bougea de plus en plus. Elle se réveillait. Alors la créature se prépara, elle se redressa sur ses pattes pour projeter son ombre sur le lit. Six longues et fines pattes se levèrent, prêtes à bondir, attendant le cri strident de sa victime.

Sauf qu'aucun cri ou pleures ne vinrent. À la place, un lapin en peluche se jeta sur le petit corps rond de l'intrus, qui était aussi sa tête. Essayant de reprendre son équilibre, il fit un pas en arrière, mais posa une de ses pattes sur un patin. En l'espace d'un éclair, il glissa en arrière pour s'effondrer sur sol, lâchant au passage une multitude de jurons, toutes les pattes gesticulant en l'air.

Face au fiasco, la créature prit rapidement la direction de l'armoire pour s'échapper. Hors une autre patte se prit dans une corde qu'il n'avait pas vue à l'aller. Il tira dessus pour se débarrasser de l'entrave, mais le mouvement fit tomber un gros sac posé en équilibre sur l'armoire, qui était rattaché à la corde. Le sac tomba rapidement au sol tirant avec lui la corde relier au plafond et emmena en hauteur la créature piégée.

La fillette face au tintamarre s'était redresser et vint allumer la lumière et savoir se qui était entré dans sa chambre. Sous ses yeux se tenait un drôle de spectacle. À moitié suspendu au plafond, était un étrange araignée dont six pattes essayaient de décrocher la corde fixé à l'une d'entre elle, alors que quatre autres la surélevaient du sol, toutes rattachées à un corps rond et noir, un peu plus gros qu'un ballon de basket. Une multitude de yeux rouge recouvraient une partie du corps, au dessus d'une large bouche d'où deux dents pointaient vers le haut. Elle pouvait entendre l'insecte géant lancer différent jurons et toutes sortes de représailles sur les enfants qui ne rangeaient pas leur chambre.

- Est ce que ça va ? Demanda la petite fille devant le désarroi de l'araignée.

La créature s'immobilisa aussitôt se rendant compte qu'elle était maintenant démasqué. L'enfant était agenouillé au pied de son lit, dans son pyjamas rose, l'observant sous ses cheveux long blond en désordre d'un air inquiet, plus par pitié que par crainte. Dépité, l'araignée ferma les yeux et souffla de déception.

- J'ai complètement foiré mon coup, s'indigna l'insecte à lui même avant de retourner son attention sur le nœud et s'adressa à la fillette. Désolé gamine, ça serra plus la prochaine fois. D'ici là, oubli moi veux tu … Et c'est quoi ce nœud bon sang !

- Attends, je vais t'aider, intervint elle en quittant son lit pour atteindre le nœud. Je suis désolé, j'ai installé se piège avec mon frère pour attraper les cauchemars qui pourraient venir.

- Avec une simple corde ? Se moqua l'araignée.

- En tout cas, ça a marché avec toi … Ah ! C'est trop serré.

- Laisse tomber, je m'en occupe. Recule.

Voyant le manque de patience de l'insecte, l'enfant lui obéit et retourna sur son lit. Immédiatement un nuage de fumé engloba l'araignée pour que la seconde suivante un petit bruit sonna au sol accompagné d'un « AÏE », indiquant que quelque chose était tombé. Rapidement la fumé disparut laissant apparaître une minuscule souris de la taille d'un pouce, avec une longue queue de lézard, recouverte d'écaille verte. Enfin libre, la souris-lézard prit la direction de l'armoire pour être arrêter par une petite fille aux yeux ébahit.

- Oh ! Tu peux te transformer en mini-lézard ?!

- Et ?

- Tu peux te transformer en autre chose ?

- Je peux prendre n'importe quelle apparence, lui répondit il avec fierté. Mais pas d'objet, que du vivant.

- Montre moi ! Montre moi ! Allez, s'il te plaît ! Supplia la petite fille avec un regard de chiot.

- Au point où j'en suis …

Sur ces paroles, un nouveau nuage de fumé bien plus grand emporta le petit animal. Lorsqu'il ses dissipa, un gigantesque lapin à la fourrure rose hérissé, dont les oreilles cassés touchaient le plafond, se tenait devant la fillette. Sauf que le lapin ne donnait pas vraiment envie de lui faire un câlin. Debout sur ses pattes arrière, faisant ressortir son gros ventre, ses griffes et ses dents jaunis et effilés donnaient l'idée que l'animal était un grand amateur de viande fraîche. Le pire était ses yeux, inexistant, laissant deux sombres orbites vide et morbide. De toute sa hauteur, le lapin cauchemardesque grognait faiblement, les pattes contractées, prêtes à saisir l'enfant dans ses griffes.

- Incroyable …, s'exclama la fillette fascinée.

- C'est pas vrai … , encore une adepte des film d'horreur …, se plaignit le monstre en rabaissant ses pattes.

- Non, maman veut pas. Elle dit que je suis encore trop jeune. Tu peux faire que des trucs bizarre ?

Répondant au désir de la petite fille, la fumé remplaça le rongeur géant par un petit lapin rose au poil soyeux, similaire à la peluche qu'il avait pris précédemment en pleine figure. Avec aisance, il sauta sur le bureau pour être à la hauteur de la fillette.

- Ça te va comme ça ?

- Sophie, tout va bien ? J'ai entendu du bruit.

Coupant la conversation, un garçon entra lentement dans la chambre. Il avait quelques années de plus que la fille, 14 ans peut être. En voyant le petit rongeur rose sur le bureau, le jeune adolescent changea de rythme et pointa brusquement une batte de base-ball, qu'il avait sûrement pris dans sa propre chambre avant de venir dans celle-ci, devant la truffe du lapin. Il faut dire que, bien qu'il soit mignon, les pupilles rouges sang de l'animal n'aspiraient pas confiance.

- Hey ! Doucement gamin, tu vas éborgné quelqu'un …

- Qui es tu ? coupa le garçon fermement. Qu'est ce qu tu viens faire là ?

- Jamie arrête, il est gentil, intervint la petite sœur.

- Je suis aussi doux qu'un agneau qui vient de naître.

Malgré les yeux rouges du lapin, il réussi à faire un regard attendrissant face au garçon sceptique. Après quelques secondes d'hésitation, il décida de rabaisser son arme. Si sa sœur lui faisait confiance, alors il pouvait faire de même.

- Eh bien, j'ai l'impression que quelqu'un est sur les nerfs

- Tu es un esprit, n'est ce pas ? Demanda le garçon, présumé Jamie, le rongeur confirma aussitôt. Est ce que tu connais Jack ? Ça fait une moment qu'on ne l'a pas vu.

- Jack qui ? Jack O-Lanterne ? Jack l'Éventreur ? Jack Skelington ? Jack Russel ? Jack et le hari …

- Jack Frost.

- Frost ? Humm … désolé, connais pas.

Le garçon déçût par la réponse vint s'asseoir sur le lit à côté de sœur, elle aussi attristé mais plus inquiète pour son frère. Apparemment ils étaient de fervent croyants de ce Jack et l'absence de celui-ci les tracassait. Le lapin étant parfaitement conscient de son mensonge et de la situation de l'esprit, il se prit presque de pitié pour ses enfants. Sauf qu'il avait lui même une réputation à tenir ainsi qu'un travail actuellement qui ne lui permettait pas de faire des petits écarts.

- Excuse moi, reprit le jeune adolescent. C'est que … c'est mon meilleur ami et il m'avait promis qu'il viendrait … et c'est bientôt Noël, il n'est toujours pas venu. Et je sais qu'il tient toujours ses promesses … Je sais que je ne devrais pas, mais je m'inquiète pour lui.

- Écoute gamin, je peux pas faire grand chose la dessus. Si je le croise, je lui ferais un rappel si ça peut te rassurer. Il a peut être eu juste un empêchement. Bon, il se fait tard, j'ai pas mal de boulot qui m'attend et vous vous devriez être au lit.

Instantanément, le petit animal descendit du bureau pour aller vers l'armoire comme s'il prenait le meuble pour une porte de sortit. Devant le comportement de celui-ci, le garçon fut étonné.

- Sur ce, je vous souhaite bonne nuit.

- Attends ! On ne sais même pas qui tu es ? Demanda rapidement Jamie. Et, … qu'est ce que tu vas faire dans l'armoire ?.

- Je suis Esope, Amon Esope. Et ceci, continua le rongeur en pointant l'armoire, est mon moyen de transport. Je ne suis pas le « monstre du placard » pour rien.

- Ce n'est pas le croque-mitaine le monstre du placard ? Intervint la fillette.

- Quoi ? Non, rien à voir. Ne mélange pas les torchons et les serviettes, jeune fille. Lui il se cache sous les lits. Aucune classe si tu veux mon avis. Bon je vous laisse. À la prochaine !

Ne voulant pas prolonger la conversation sur le sujet, le lapin rentra dans l'armoire et ferma la porte immédiatement derrière lui, bloquant tout accès aux enfants pour le rejoindre.

Ça petite escapade fut un total fiasco. Tout ce qu'il voulait était de se changer les idées pendant quelques minutes et créer une petite frayeur à un enfant en jouant avec son imagination. Sauf que l'enfant avait de bon réflexe et n'avait pas eu peur. Son grand frère avait débarqué. Il avait commencé à s'attacher à eux et avait faillit tout leur balancer sur ce qu'il pensait de Pitch. En y repensant, il était presque jaloux de Jack Frost. Avoir de tel croyant s'était quelques chose. Lui, quasiment tous les enfants pouvaient le voir, mais il ne pouvait s'empêcher de leur mentir et leur faire peur. Après tout, c'était son boulot … enfin, c'est ce qu'il croyait. Personne ne le lui avait vraiment dit. Il le faisait juste par instinct.

Reprenant ses esprits, le lapin secoua sa tête pour chasser ses idées noires. Ce n'était pas vraiment le moment de se morfondre. Il changea alors d'apparence pour prendre celle d'un esprit hivernale au sweat bleu et au cheveux blanc, seuls ses yeux gardant leur teinte rouge. Il était adossé à la porte d'une petite armoire métallique dans une petite pièce non éclairé remplit d'outils de jardinage et de bricolage. Il alla près des pelles et des râteaux pour récupérer un grand bâton au bout incurvé qu'il avait laissé là il y a presque une heure. Puis il ouvrit la porte en bois pour sortir, mais au lui d'être dans un jardin, il se retrouva sur le toit d'un immeuble, le cabanon étant devenu une sortie d'escalier. La magie des portes voyageuses …

La nuit n'avait pas changé. Aucun vent, le ciel dégagé, les rues silencieuses, tout était calme.

Balançant le bâton sur son épaules, l'usurpateur tira la capuche sur sa tête et alla s'installer sur le parapet, les jambes dans le vide pour profiter de la vue. Ce soir, il n'ira pas de chambre en chambre. Non, on lui avait demandé de surveiller les environs et brouiller les pistes si nécessaire. Mais franchement, bien que la tâche soit simple, toute cette histoire le mettait mal à l'aise. En fin de compte, il se demandait s'il n'aurait pas dut refuser la proposition qu'on lui avait faite. Tout ça était bien trop grand pour lui, même si on lui avait assuré que s'il se contentait de faire se qu'on lui demande, tout se passerait bien. Sauf que la journée avait mal débuté et avec sa chance, ça n'allait pas s'améliorer.


BONUS : origine des personnages

N°3 : Amon Esope

Légende connut comme étant le monstre dans le placard, et le garçon qui criait au loup, Esope étant l'auteur de ce dernier.

Ici, Amon est sans cesse en compétition avec le croque-mitaine. Il fut connut dès qu'il devint un esprit avec l'histoire du garçon qui criait au loup que son grand père raconta, d'où son nom. Menteur et aimant faire des frayeurs, il peut prend la forme de monstre et utiliser les portes pour voyager. Mais très souvent son travail est pris pour celui du croque-mitaine.

Les portes voyageuses (un peu le personnage aussi) sont inspirées d'un film. Vous avez deviné lequel ?

Autres références : les Jack

Amon cite plusieurs Jack. O-Lanterne fait bien sur partit d'un mythe (vu dans plusieurs fic d'ailleurs). L'Éventreur … pas la peine de vous dire qui sait. Pour Skelington, il s'agit bien de « l'étrange Noël de monsieur Jack ». Russel est juste une blague, c'est une race de chien. Le dernier étant « Jack et le haricot magique », évidement. Je suis sur qu'en cherchant un peu plus, on peut en trouver d'autre.