Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour…Non, je rigole. Je sais que je suis horriblement en retard, c'est pourquoi je remercie tous ceux qui m'ont soutenus et attendus mais j'ai eu une année chargée. Maintenant que j'ai un nouveau pc, cela devrais aller mieux (surtout que j'ai une autre dracula/gabriel en cours d'écriture).
Environ 18h, dans la salle à manger du comte :
« Réfléchis, Karl, qui sont les plus meurtriers ? Moi, je tue pour me nourrir et jamais plus qu'il ne m'en faut. Vous, les hommes, vous tuez pour le plaisir de voir le sang couler. Alors, ne me traites pas de monstre alors que tu ne sais rien de moi ! »
Un long silence s'installa à ces mots. Le moine, qui n'avait plus du tout faim, réfléchissait et n'osait bouger de peur d'un nouvel éclat de la part du vampire qui ne cessait de faire des allers-retours dans la pièce.
« J'ai des affaires qui m'attendent, mon jeune invité. Tu as devant toi plusieurs heures avant le prochain repas. Si tu le désires, je peux te montrer où se situe la bibliothèque. » proposa courtoisement Dracula.
Au mot bibliothèque, les yeux du frère s'illuminèrent.
« Si cela ne vous gène pas, j'en serais ravi »
Le vampire se leva et fit signe à Karl de le suivre. Dans un silence pesant, ils montèrent l'escalier, traversèrent 3 couloirs et au fond du 4eme se trouvait une porte en bois avec une gravure de livre au niveau des yeux. Le comte ouvrit la porte et entra, suivit du moine. En un claquement de doigts, les 6 flambeaux s'allumèrent et éclairèrent l'immense bibliothèque. Celle-ci était circulaire et pouvait bien contenir des milliers de livres. Karl, émerveillé, se dirigea vers le centre de la pièce où se trouvaient une table, 4 chaises et un chandelier allumé. Les 5 étagères partaient du centre et s'arrêtaient à un mètre du mur (comme les cotés d'une part de tarte). Chacune d'elles faisait presque 3 mètres de haut et comportait une échelle coulissante. Un flambeau se trouvait entre chaque rayonnage et 2 flambeaux encadraient la porte. Tout à son admiration, le moine ne vit pas que son hôte avait déjà quitté la pièce depuis un petit moment.
« C'est magnifique » s'exclama Karl, les larmes aux yeux, en allant vers la première étagère.
Tout heureux, il prit le 1er livre qu'il trouva intéressant (L'Ecriture Sainte, sensé avoir brulé lors de l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie) et commença sa lecture.
0h30, encore et toujours le château lugubre et sombre :
Karl n'avait pas bougé d'un pouce lorsqu'Igor ouvrit la porte.
« Le maitre vous fait savoir que le repas est servi » fit haineusement l'horrible serviteur de Dracula avant de repartir.
Le moine sortit tristement se sa lecture malgré son estomac qui enchainaient des bruits douteux depuis presque une heure. Le repas se déroula dans un silence quasi-religieux. Quand celui-ci fut fini, le comte fit signe à son invité de le suivre.
« Je vais te faire visiter le château afin que tu t'y sentes plus à ton aise. Sache que les sous-sols te sont interdits car c'est le territoire de mes loups-garous. Tu peux te promener dans le parc, à l'arrière du manoir pendant la journée mais prend garde à posséder toujours une torche avec toi, il en va de ta sécurité »
Ils commencèrent la visite par le rez-de-chaussée qui était composé d'un gigantesque hall qui donnait sur un massif escalier en pierre permettant de monter à l'étage. A gauche de celui-ci se trouvaient le cellier, la cuisine et la salle à manger. A droite étaient situés une salle de bal et un boudoir.
« Le déjeuner et le diner sont servis à minuit trente et à 7h30. Tu peux prendre ton petit-déjeuner dès ton réveil. Chaque étage est relié aux autre par un escalier principal que voila et 2 escaliers de service situés à chaque extrémité des étages et près desquels se trouvent les latrines »
Ils montèrent l'escalier et se trouvèrent au 1er étage qui comprenait 2 salons, la bibliothèque et une salle de musique où trônaient différents instruments. Le dernier étage abritait 5 chambres identiques à celle de Karl mais dans des tons différents. Bien sur, chaque étage était un vrai labyrinthe, avec des couloirs sans fin et ses innombrables pièces laissées à l'abandon.
« Il y a actuellement 5 chambres habitables avec chacune leur salle d'eau… Au fait, maintenant que j'y pense, voici la clef de la suite rouge qui t'a été assignée. Ainsi, tu te sentira peut-être plus en confiance » fit le vampire en tendant une énorme clef en bronze à laquelle était suspendu un ruban rouge sang
« Et vous, où se situe votre chambre » demanda curieusement le moine.
« Pourquoi ? Tu veux m'y rejoindre pour la journée ? » rétorqua malicieusement le vampire.
« Non…je… » bafouilla le pauvre blondinet devenu rouge brique sous le sous-entendus.
Devant tant de candeur, Dracula ne put retenir son rire, alors qu'ils se dirigèrent vers la bibliothèque. Le jeune frère observa, étonné, le vampire. Sa gaieté transformait son visage, le rendant plus humain, plus vivant, plus beau. C'est en se taquinant que les 2 hommes entrèrent dans le sanctuaire des livres, brisant l'habituel silence des lieux par des éclats de rires bon enfants. Ils passèrent la fin de la nuit à plaisanter et jouer aux échecs. Après un repas très convivial, le vampire reconduisit le moine jusqu'à sa chambre.
…Une fois que l'on apprend à le connaître, le comte est de très bonne compagnie. On en oublierait presque sa nature de vampire…Mais, un vampire est-il obligatoirement une bête sanguinaire ? Le comte est tellement différent de ses anciennes compagnes… Demain, j'irais me renseigner à la bibliothèque…
C'est sur ces joyeuses pensées que Karl, épuisé mais étrangement heureux, rejoignit les bras de Morphée.
Vladislas, voyant qu'il lui restait plus d'une heure avant l'aurore, prit son envol et se dirigea vers les forêts de Transylvanie.
Levé du jour -1h, quelque part dans la forêt :
Le comte se posa avec grâce sur l'herbe tendre des sous-bois et se dirigea silencieusement vers une forme allongée à même le sol. Un cheval, attaché non loin à un arbre gigotait nerveusement devant l'arrivée du vampire. Dracula n'y prêta pas attention et s'agenouilla devant le cavalier endormi.
« Gabriel… Comme te voila paisible. Tu n'as pas changé depuis toutes ces années…Reposes-toi bien, demain sera une journée éprouvante pour toi… » murmura le comte en caressant délicatement les cheveux de la belle au bois dormant. Sentant l'aube pointée, il posa délicatement ses lèvres sur celles de son vis-à-vis et s'en alla.
8h57, château du vampire :
Du haut de sa tout, Dracula regarda les nuages devenir pourpre, synonyme d'aurore dans le monde des hommes.
« A ce soir, Gabriel » murmura-t-il avant de rejoindre sa chambre
J'espère que cela vous a plut et que je n'ai pas perdu la main
Schmoutz
