Notes : à ce stade de l'histoire, je tenais à remercier chaleureusement les personnes qui suivent cette fic,
et plus particulièrement les revieweuses, Aësalys, Alexandra48, Alexyae, Alienor, Allersia, Alway Spero, Arya43, Athina, Aude75, Aurélie Malfoy, Bellasidious, Berenice, C, Cassandre, Chocogrenouilles, chouetteensucre, Clmione, DameAureline, Dark Cape, dearisa, Emmagiquement, Emmeline, espe29, Flore, GinervaSnape, Guest, hermione-rogue-story, Hooryael, Isabella Edward SC, Kate, Kimisukiro, Laurine, Lna, Louna, loupa4, Lyly009, Maelle, maho-33, Mary12, Mathilde, MauraneSnape, Minipuce, MioneRogue, Miss-Snape-69, NonowX3, Oroszlan, PhoeniXia14, Ptitepuce11, Pyroli-mon-ami, rivruskende, Seve9hermi, stnijoma, sultana, The Skyline, Tralapapa, wessemassbai, Zeugma412,...
L'immonde Peter Pettigrow entre en scène dans ce chapitre... Et où l'on a des nouvelles de Harry... Excellente lecture à tous !
Avertissement : aucun
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Chapitre VII - Un intrus à l'Impasse du Tisseur
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Fin du chapitre précédent :
Puis la sorcière posa son front en sueur sur celui de son mari et ils restèrent longtemps dans les bras l'un de l'autre, haletants. Le coeur des deux amants débordait d'amour l'un pour l'autre...
Puis, lentement, ils se détachèrent l'un de l'autre, leurs souffles encore chauds et courts, puis Hermione sentit qu'elle était nettoyée. Elle comprit aussitôt que Severus avait employé un "Récurvite" informulé.
Ce dernier prit la parole, tenant entre ses mains le visage de sa bien-aimée, détaillant attentivement les réactions de celle-ci, observant les beaux yeux qui ne pouvaient voir. Il voulait qu'elle enregistrât chaque mot qu'il allait prononcer de sa voix profonde :
"Hermione, écoute-moi attentivement... Pettigrow sera là demain et... tu ne peux te promener ainsi court vêtue avec lui dans les parages."
La jeune femme fronça les sourcils, elle allait protester mais le sorcier anticipa sa réaction ; elle sentit un doigt se poser sur ses lèvres pour l'empêcher de parler. Il reprit :
"C'est un pervers, Hermione. Tu ne dois pas te retrouver seule avec lui, surtout habillée de la sorte, il serait capable de... te faire des choses... abominables, dont tu n'as pas idée."
Severus repassait dans sa tête les ignominies commises par Queudver sur des jeunes filles et même des enfants. Il réprima un frisson de dégoût. Il chassa ces souvenirs horribles de son esprit.
D'une main il caressa sa robe, ses bras nus et son corsage qu'il ajusta et agrafa soigneusement, puis il approcha sa bouche de son oreille pour lui glisser doucement, la faisant frissonner :
"De plus, il est totalement à la botte du Seigneur des Ténèbres, il ne faudrait pas qu'il te surprenne en train de faire quelque chose... d'inapproprié pour l'épouse d'un... Mangemort..."
La jeune femme eut la désagréable impression que son mari savait exactement ce qu'elle tramait dans son dos. Elle fit de son mieux pour donner aux traits de son visage une parfaite impassibilité, mais un léger tressaillement et l'accélération des battements de son coeur la trahissaient aux yeux du sorcier qui enchaîna, ayant toute son attention :
"Sois très prudente, Hermione. Il me craint, mais je ne serai pas toujours là pour te protéger, et avec ta cécité, tu es plus vulnérable. Sans compter qu'il me hait et la réciproque est vraie. Aussi, fais de ton mieux pour ne pas lui fournir de munitions, car notre Maître en serait aussitôt informé, et je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait de toi...
- Et de toi !" répliqua-t-elle aussitôt en pensée.
La jeune femme percevait une pointe d'inquiétude dans la voix traînante. Elle voulut le rassurer :
"Je ferai attention, Severus. Je te le promets.
- Ce n'est pas un jeu, tu comprends ? Il te faudra rester sur tes gardes constamment, surtout en mon absence, ce rat est capable de tout, mais surtout du pire..."
La curiosité l'emporta sur la prudence. Hermione étendit sa main droite sur le torse masculin et formula la question qu'elle mourait d'envie de lui poser depuis fort longtemps :
"Mais... pourquoi t'absentes-tu autant ? Que fais-tu pour Vol... le Seigneur des Ténèbres ?"
Elle sentit son emprise se resserrer sur ses bras. Il parla entre ses dents serrées avec un ton froid qui la fit sursauter :
"Bon sang Hermione ! Je te croyais plus intelligente que ça ! Moins tu en sauras, mieux cela vaudra pour tout le monde, mais surtout pour toi !
- Ne te fâche pas, s'il te plaît, Sev... Pas maintenant... pas après..."
Quand il l'entendit l'appeler par son diminutif avec sa voix suppliante, posant sa joue sur sa poitrine, l'enveloppant entre ses bras frêles, son doux parfum de roses qui lui titillait les narines, il essaya de lutter contre ce sentiment protecteur et cette faiblesse qui l'envahissaient, mais finalement il échoua lamentablement. Il ne put qu'abdiquer et déposer les armes devant ces marques de tendresse et d'amour. Sentant son fléchissement, elle avoua tout contre son cou :
"Si tu savais comme ton regard me manque...
- Seulement mon regard ?" ironisa le sorcier de sa voix sensuelle.
Il allait déposer un doux baiser sur le bout du nez de son épouse lorsque soudain, un feulement mécontent retentit dans la pièce. Pattenrond, pourtant calme jusque là, montrait tous les signes du félin agressif. Severus se raidit instantanément, tous ses sens en alerte et repoussa la jeune femme désorientée qui demanda :
"Que se passe-t-il ?
- Une ou plusieurs personnes essaient de pénétrer dans la maison et de forcer mes protections."
Tout en parlant il avait récupéré sa baguette, avait glissé celle de son épouse dans sa main et la mit debout. Il ordonna d'un ton qui n'admettait aucune réplique :
"Tu vas monter immédiatement dans notre chambre, t'enfermer et ne pas bouger tant que je ne viens pas te chercher !"
Elle voulut se dégager pour lui désobéir mais il la tenait fermement par un bras. Elle rétorqua, vibrante :
"Laisse-moi t'aider !
- Dans ton état ? Pas question ! Tu pourrais être blessée et tu me gênerais plus qu'autre chose ! Tu montes immédiatement, ne m'oblige pas à utiliser "l'Impérium" sur toi..."
Le ton était si cinglant qu'elle sût que ce n'était pas des paroles en l'air. Il lui posa un Pattenrond furibond dans les bras et, vaincue, elle se dirigea vers le couloir et commença à monter les escaliers, au grand soulagement du sorcier.
Il ajouta, un brin goguenard, alors qu'elle avait posé le pied sur la troisième marche :
"Si ce sont les Aurors, réjouis-toi, tu seras enfin débarrassée de moi..."
Ce qui n'était pour lui qu'une simple boutade résonna sinistrement dans son âme. Un grand froid s'empara d'elle à ces paroles. Elle s'accrocha quelques secondes à la rampe, immobile comme une statue de sel, les jambes devenues soudainement défaillantes. Sa bouche articula un "Non !" silencieux et elle refoula difficilement les larmes qui avaient surgi subitement au coin de ses yeux. La douleur qui comprima sa poitrine était intolérable, elle ne pouvait envisager la disparition de l'homme qu'elle aimait. Elle entendit le bruissement caractéristique de sa cape qui virevoltait, lui indiquant qu'il faisait demi-tour, et le bruit de ses chaussures qui décroissait pour aller vers la porte d'entrée.
Elle pénétra dans la chambre et se jeta à plat ventre sur le lit, en sanglotant doucement et priant tout bas le Ciel pour que ce ne fut pas les Aurors qui cherchaient à pénétrer dans la demeure de Severus. Inspirant lentement plusieurs fois pour retrouver son calme, elle se leva et s'approcha de la porte, sa curiosité l'emportant sur la prudence. Elle tendit l'oreille afin de percevoir le moindre bruit qui pourrait lui apporter des informations sur le ou les importuns. Seul le silence lui répondit, puis des éclats de voix se firent entendre. Elle enfonça involontairement ses ongles dans ses paumes.
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"Ce que tu peux être stupide ! Comment as-tu pu croire que tu pouvais forcer mes protections et pénétrer dans ma maison comme un simple rongeur ?"
Severus ne décolérait pas. Comment le Rat avait-il osé essayer d'entrer chez lui sans l'en avertir ? Il aurait dû venir non pas aujourd'hui mais demain. En revanche, l'on percevait nettement la crainte et l'hypocrisie dans la voix tremblotante du serviteur du Mage Noir.
"Je pensais que c'étaient les mêmes que celles de l'année dernière et que je pouvais les lever...
- Tu es plus bête que je ne pensais : comment aurais-je pu conserver les mêmes sorts sachant qu'à l'heure actuelle que je suis le sorcier le plus recherché du Monde Magique ? Seul le roi des abrutis aurait pu avoir une telle idée!"
Le ton de Rogue dégoulinait de sarcasme. Il était profondément irrité que le Seigneur des Ténèbres ait envoyé son valet un jour plus tôt que prévu sans le prévenir. Queudver, piqué au vif par les réflexions négatives de Severus, changea de conversation, son visage tournant dans tous les sens, comme s'il cherchait quelque chose ou quelqu'un :
"Ton épouse n'est pas là ?
- Si, mais elle préfère réviser dans la chambre.
- Elle ne serait pas plus à l'aise dans le salon, pour étudier ? Il n'y a pas de bureau là-haut, ce ne doit pas être commode pour travailler !"
Severus sentait la moutarde lui monter au nez. Une irrésistible envie d'étrangler de ses propres mains l'être abject qu'il était à nouveau obligé d'héberger chez lui, prit possession de son esprit, et il dut faire un effort surhumain pour ne pas se jeter sur lui manu militari. Il répondit donc d'un ton traînant :
"Hermione préfère réviser dans la chambre et personnellement, je n'y vois aucun inconvénient."
Pettigrow hocha la tête pour montrer qu'il avait compris, mais ses yeux racontaient une autre histoire. Si Severus haïssait Queudver, la réciproque était vraie. Déjà, du temps des Maraudeurs, il avait pris un malin plaisir à assister au harcèlement par James et Sirius de Severus qu'ils surnommaient "Snivellus". Si lui-même n'avait jamais osé l'attaquer frontalement - étant trop lâche pour cela et connaissant la valeur du Serpentard - il ne s'était pas gêné pour se moquer de lui avec ses camarades.
Le Seigneur des Ténèbres lui avait ordonné de passer deux semaines chez Rogue, dans cette maison sordide et bien entendu, il n'avait pas osé discuter les ordres de son Maître, ne désirant pas recevoir l'une des cuisantes Malédictions dont celui-ci était friand. Il n'appréciait pas du tout de devoir vivre à nouveau chez Rogue, car l'été dernier, il avait dû le servir comme un elfe, et il n'avait pas envie que cela se reproduise... Il est vrai qu'il n'y avait pas l'écolière à l'époque, le mariage n'avait pas encore été célébré...
D'ailleurs, le seul point positif dans cette retraite forcée, c'est qu'il savait que la femme de Severus s'y trouvait, et qu'il trouvait la sorcière à son goût, bien qu'elle fût une Sang-de-Bourbe... On la disait intelligente, mais ce n'était pas ce qui l'intéressait chez la jeune fille, mais ses courbes avantageuses, et surtout sa jeunesse.
Il n'aimait tant rien que de malmener les Moldues que ses compagnons Mangemorts ramenaient au Manoir Malfoy et qu'il pouvait violenter en toute impunité. Il se délectait de les entendre le supplier de leur accorder miséricorde après leur avoir fait subir toutes sortes de sévices ignobles répondant à ses désirs les plus pervers. Cela le mettait dans une sorte de transe, il se sentait alors tout-puissant, lui que tout le monde méprisait, à commencer par Snivellus !
Oh bien sûr, il ne pourrait pas vraiment maltraiter la jeune épouse de Rogue, car il se doutait bien que ce dernier le lui ferait payer chèrement, mais il pourrait toujours s'amuser avec elle durant les absences du sorcier, et utiliser la magie afin qu'elle ne se souvînt de rien après... Rien qu'à cette pensée, il sentit son sexe s'allonger dans son pantalon.
Ce que Queudver ignorait, c'est que Severus savait parfaitement quelles étaient exactement ses pensées, car il pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, sans même avoir besoin de recourir à la Légilimencie. L'homme dégoûtait viscéralement l'enseignant, et celui-ci jura intérieurement, écoeuré de devoir accorder l'hospitalité à ce monstre. Le susnommé couina :
"Je vais monter mes affaires dans la chambre...
Severus répondit un peu trop vivement :
"Non ! Tu ne peux pas t'installer là-haut !
- Mais... la dernière fois tu m'as bien laissé dormir dans la chambre de tes parents ?
- Oui, mais depuis j'y ai entreposé du matériel pour la fabrication de mes potions et il n'y a plus du tout de place à présent.
- Mais où vais-je dormir, alors ?
Le sorcier le toisa de toute sa hauteur et la réponse fusa, laconique :
"En bas, sur le canapé du salon.
- Mais il n'est pas confortable !
- Tu n'auras qu'à le transfigurer en un petit lit douillet..."
Le ton était moqueur. Le Rat ne répondit rien, mais une lueur mauvaise alluma ses yeux fourbes qu'il baissa pour ne pas que Snivellus le surprît. Il se vengerait du traitement imposé par le Serpentard, ce dernier ne perdait rien à attendre...
Quant à Severus, il se demandait comment faire pour que son épouse soit en sécurité quinze jours durant avec le Rat à proximité. Il n'osait imaginer ce qui passerait dans la tête de celui-ci lorsqu'il saurait qu'Hermione était aveugle. Il en eut un haut-le-coeur et serra fortement sa baguette entre ses doigts.
En haut, Hermione, soulagée que l'intrusion ne fut pas due à des membres de l'Ordre, n'avait pratiquement rien perdu du dialogue entre son mari et Peter Pettigrow. Elle se souvenait d'un homme très petit, à la peau terne, les cheveux fins, décolorés avec un début de calvitie, un nez pointu, de petits yeux humides dans lesquels brillait souvent une lueur sournoise. Il ressemblait étrangement à un rat, son Animagus.
Lors de la troisième année à Poudlard il avait été démasqué grâce à Remus et Sirius mais avait malheureusement réussi à s'enfuir pour mieux servir le Seigneur des Ténèbres dont il avait permis la "renaissance" lors du Tournoi des Trois Sorciers, l'année suivante.
Elle savait que c'était à cause de lui que les parents de Harry avaient trouvé la mort car il était le Gardien du Secret et avait lamentablement trahi ses meilleurs amis au profit du Mage Noir, trouvant le moyen de faire accuser Sirius en disparaissant comme le lâche qu'il avait toujours été.
Brusquement, elle entendit quelqu'un monter les marches. Elle identifia aisément le pas léger de son mari. Vite, elle se recula et s'assit sur le lit, essayant de prendre un air détaché.
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Pendant ce temps, Rue Privet Drive, dans sa chambre, Harry ressassait dans sa tête les nouvelles qu'il avait reçues de sa meilleure amie, les yeux braqués sur le parchemin à présent vierge, l'enchantement éphémère ayant parfaitement joué son rôle. L'encre s'était volatilisée au bout de quinze secondes, comme l'avait voulu la jeune sorcière.
Il s'était demandé si c'était possible que ce fût une autre personne qu'elle qui l'avait contacté mais non, ce ne pouvait être qu'elle. Autrement, quelqu'un de mal intentionné aurait cherché à en savoir plus sur lui, sur l'Ordre, sur ses actions futures, alors que là, elle s'était contentée de lui faire savoir qu'il ne fallait surtout pas s'inquiéter pour elle.
"Elle pense toujours aux autres..."
Il se rendait malade à la pensée qu'elle était avec Rogue, ce salopard qu'elle avait été obligée d'épouser, ce monstre qui avait tué le plus grand sorcier de tous les temps et qui les avait tous trahis. Des larmes de rage affluèrent au coin de ses yeux. Seul Merlin savait ce qu'elle pouvait endurer entre ses mains. Oh, bien sûr, elle lui avait assuré que tout allait bien pour elle, mais il n'en était pas entièrement convaincu.
Il frappa du poing son bureau, faisant sursauter parchemins, plume et encrier qui s'y trouvaient, rattrapant de justesse l'encre enchantée qui faillit se renverser sur les feuilles. Hedwige, réveillée brutalement, se mit à hululer pour marquer sa désapprobation envers son maître. Elle pencha également sa tête comme pour accentuer son désaccord envers l'éclat soudain du sorcier. Elle le dévisageait attentivement, comme si elle comprenait ce qui tracassait le jeune homme.
"Oh Hedwige, si tu savais ! Hermione est entre les mains de la Chauve-Souris. J'ignore où elle se trouve et j'enrage de ne pouvoir la sauver. Elle me dit que tout va bien, mais j'aimerais tellement la revoir pour en être sûr !"
La chouette répondit par un long hululement plaintif, manifestant ainsi sa compréhension et son soutien.
De plus, cette histoire de cécité l'inquiétait terriblement : avait-elle été maltraitée au point de perdre la vue ? Ou avait-elle reçu une Malédiction ? Il fulminait de ne pas en savoir plus. Il avait tant de mal à imaginer Hermione privée de la vue, dans l'incapacité de lire, elle qui passait de longues heures penchée sur les livres, en train de mâchouiller une plume, un air réfléchi sur son visage...
Déambulant dans sa petite chambre, le regard du jeune homme se posa sur une photo de Ron, Hermione et lui au Collège, lors de leur troisième année. Les yeux noisette de la sorcière brillaient d'un bonheur insouciant. Il l'avait toujours considérée un peu comme une soeur raisonnable, et elle était la seule personne à pouvoir tempérer son impétuosité.
En même temps, si elle avait réussi à utiliser son matériel ensorcelé, c'est qu'elle était assez libre de ses mouvements. Il se souvenait parfaitement du moment où Rogue avait enlevé son amie avant de disparaître : Hermione n'avait rien sur elle, cela ne faisait aucun doute !
Si elle avait récupéré ses affaires, ce ne pouvait être que par l'entremise d'une tierce personne. L'assassin de Dumbledore étant personna non grata à Poudlard, qui avait bien pu transmettre à la sorcière ce dont elle avait besoin ?
"Est-ce que je dois prévenir les membres de l'Ordre ?"
Harry poursuivait son monologue sous le regard attentif de sa chouette qui poussa à nouveau un fort chuintement.
"Ah ! Tu n'es pas d'accord... Mais je peux rassurer Ginny et Ron ? Qu'en penses-tu, Hedwige ?"
L'oiseau hulula doucement, et Harry interpréta son cri comme un acquiescement.
Ce dernier poursuivit :
"Evidemment, je dois être prudent car il ne faudrait pas que ma lettre soit interceptée par des personnes mal intentionnées - il pensait aux Mangemorts - je dois donc faire attention à ce que je vais écrire pour ne pas la mettre en danger..."
Il se laissa tomber sans ménagement sur sa chaise, se saisit d'une feuille de parchemin vierge, d'une plume qu'il trempa dans l'encrier et commença à écrire :
"Ginny et Ron,
J'espère que vous allez bien tous les deux ainsi que votre famille, et que vous profitez bien des vacances, même si le mariage de Fleur et Bill doit énormément occuper vos journées au Terrier. Pour moi tout va bien, je vais bientôt être majeur et attends mon anniversaire avec impatience !
Je suis en train de poursuivre ma lecture du conte sur "La Princesse de Gryffondor". Après avoir été enlevée par le Prince Noir, elle est à présent en bonne santé et a pu envoyer de ses nouvelles en utilisant des moyens enchantés seulement connus de ses amis et elle...
Il hésita, sa plume au-dessus de la feuille, ne sachant s'il devait leur annoncer qu'Hermione était aveugle, il abaissa sa main pour poursuivre, s'interrompit à nouveau, puis finalement abandonna cette idée - il la leur annoncerai de vive voix - et termina sa missive par ces quelques mots :
Je pense que nous nous reverrons bientôt, et je languis nos retrouvailles !
Votre ami Harry
Il inscrivit l'adresse de ses amis sur une enveloppe, inséra sa lettre à l'intérieur, la cacheta et s'approcha de la porte de la cage où l'attendait déjà la chouette, très impatiente de pouvoir délivrer le courrier de son maître.
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NB : Alors, l'ignoble Queudver parviendra-t-il à ses fins ?
Un petit hop ? Joyeuses Fêtes de Noël !
