/!\ ATTENTION : Bien que cette fic soit rated M, je préfère vous prévenir que certaines scènes sont très explicites et très graphiques. Désolé donc pour le léger spoil, mais je préfère vous prévenir plutôt que vous laisser ce genre de petite surprise.

Bonne lecture !

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You know you look so tired (Tu sais tu sembles si fatigué)

You're gonna stay up late tonight (Tu vas rester debout tard ce soir)

Under the stars (Sous les étoiles)

Well I'll put you in pride of place (Eh bien je te donnerai une place de choix)

I'm gonna set my sights (Je vais focaliser mon intérêt)

I'm gonna set your soul alight (Je vais arranger ton âme)

Under the stars (Sous les étoiles)

~Morning Parade, "Under the Stars"

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Le matin suivant, Dean se réveille lentement pour trouver de grands yeux bleus en train de le fixer. Cela lui prend en tout deux secondes pour se souvenir de la nuit précédente, et le soulagement et le bonheur et l'anticipation qui s'entrechoquent dans son corps font sauter son cœur. Castiel l'observe, un regard méfiant mais ouvert sur le visage, et quand Dean sourit largement, le visage de Castiel s'adoucie et s'illumine, comme s'il y avait une lueur explosant à travers le sourire qui éclate sur ses lèvres.

Dean bouge une main pour atteindre son ami et l'attire plus près, mais une voix près de la fenêtre l'arrête. « Hey Dean, maman nous a dit de descendre pour le petit déjeuner dans quelques minutes, » annonce Sam.

Se relevant sur un coude, Dean regarde vers son frère alors que Sam écarte le sommeil de ses yeux. « Bien sûr, Sammy. Tu veux bien descendre et lui dire qu'on sera là dans une seconde ? »

« Oui, je ferai mieux de le faire. Je pense que tes ronflements ont effrayés tous les oiseaux matinaux de toute façon, du coup il n'y a rien à regarder ici. »

Dean lance une chaussette sale vers le trou dans le sol alors que Sam commence à descendre l'échelle. « Vas te faire, tu es celui qui ronfle. »

La tête de Sam disparait dans un éclat de rire, et Dean réalise soudainement juste à quel point lui et Castiel sont seuls. Il sent son visage rougir alors qu'il jette un œil à son ami, et il est soulagé de voir que Castiel semble juste aussi nerveux que lui. Quand leurs yeux se rencontrent, ils regardent tous deux rapidement au loin, et Dean pense à faire semblant que tout va bien et à foncer droit vers la sécurité de la maison quand Castiel s'éclaircit la gorge. Dean sursaute au son, se réprimandant silencieusement pour être une telle chochotte.

« Dean, » dit Castiel, sa voix rauque. Dean ne peut pas se souvenir exactement de quand la voix de Castiel était tombée à un ton aussi bas elle s'était toujours abaissée depuis qu'ils avaient atteint la puberté quelques années plus tôt, et s'était pourtant arrêtée. Mais il ne l'avait jamais entendu aussi bas avant, et il se demande si c'est parce que Castiel vient juste de se réveiller ou à cause de la personne à qui il parlait. Il espère en quelque sorte être celui qui la fait apparaitre chez Castiel, mais peu importe la raison, Dean aime ça. Beaucoup.

Il force son regard à remonter jusqu'à Castiel. « Ouais, Cas ? »

Castiel le fixe en retour pendant plusieurs battements, et Dean utilise ce moment pour laisser son regard errer sur le visage de son ami. À un moment au fil des années, Castiel était devenu un homme. La barbe de trois jours qu'il avait la nuit dernière est encore plus longue et épaisse, faisant se demander à Dean à quelle fréquence Castiel doit se raser maintenant. Quand il plisse les yeux ou sourit, les plis autour de ses yeux lui donnent l'apparence de quelqu'un de plus vieux et plus sage. Et la courbe des muscles de son torse et de ses épaules que Dean avait appréciée avant était de façon impossible, plus large, exhibant sa force.

Dean commence à se demander comment il apparait à Castiel, s'il ressemble en rien à l'homme qu'est Castiel, mais avant qu'il puisse s'inquiéter de savoir si Castiel aime ce qu'il est devenu, son ami interrompt ses pensées.

« Bonjour, » répond solennellement Castiel.

Dean lève un sourcil en direction de son ami et renifle. « Toi seul peux faire sonner bonjour aussi sérieusement qu'un discours aux nations unies. »

Il sourit lorsque Castiel lève les yeux au ciel et essaye de cacher un rougissement, utilisant la distraction momentanée pour s'approcher discrètement. Il se penche en avant, s'arrêtant juste alors qu'il atteint les lèvres de Castiel, et fixe. « Salut, » murmure-t-il, fermant les yeux et souriant lorsqu'il sent le souffle chaud d'une respiration contre ses lèvres.

« Hello, Dean, » murmure Castiel, alors qu'il ferme les millimètres de distance entre eux. Le baiser est doux, chaste avec la timidité de la lumière du jour, et les papillons dans les estomacs, et l'inquiétude de l'haleine du matin, mais ce n'est pas moins monumentale pour eux deux, et le cœur de Dean manque un battement quand il sent les lèvres de Castiel se changer en un sourire contre sa bouche.

« Est-ce que c'est réel ? » murmure Dean, alors qu'il fait dériver sa bouche plus bas, traçant son chemin jusqu'à la ligne tranchante de la mâchoire de son ami.

Castiel soupire, glissant une main plus haut sur la nuque de Dean pour glisser ses doigts dans ses cheveux. « J'espère. »

Juste au moment où Dean décide de donner à Castiel un véritable baiser, que l'haleine du matin aille se faire voir, ils entendent la porte fenêtre du patio s'ouvrir brusquement. « Les garçons ! Le petit déjeuner attend ! » leur hurle Mary.

Dean rit, reposant son front contre celui de Castiel et fermant les yeux. Il sent une main de chaque côté de son visage, et ouvre les yeux pour voir Castiel le fixer avec tendresse. « À suivre ? »

« Bordel, oui, » répond Dean, plaçant un baiser rapide sur les lèvres de Castiel avant de s'assoir. Il bouge sur place un moment, regardant autour et attrapant un oreiller. « Au moins j'ai quelque chose à porter pour cacher combien c'était génial de se réveiller ce matin, » sourit-il narquois, rampant jusqu'à l'échelle pour commencer à descendre.

Il s'arrête alors qu'il descend le premier barreau, observant Castiel attraper un t-shirt et le jeter sur ses genoux. Quand il hausse un sourcil à son ami et lui fait un clin d'œil, Castiel lèvre les yeux au ciel. « Ne te donne pas tant de mérite, rêver du livreur de pizza a eu autant d'effet sur moi. »

Dean explose de rire, descendant le long de l'échelle. « Fait attention, Cas, ou je vais dire à ma mère de cacher le pain perdu. »

« Ce n'est pas la peine d'avoir recours à des moyens aussi barbares, » rétorque Castiel alors qu'il descend l'échelle après Dean.

Dean lui sourit alors qu'il atteint le sol, passant un bras autour de ses épaules. « Nah, t'as raison. Je peux être cruel, mais il y a quelques limites qui ne devraient jamais être dépassées. »

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Après le petit déjeuner, Castiel roule sur son vélo jusque chez lui pour faire le point avec Missouri, et pour prendre une douche et se laver pour le reste de la journée. D'autant qu'ils aimeraient tous deux passer un peu de temps seuls, ils ont promis à Charlie quelques jours plus tôt de se retrouver avec elle et plusieurs autres de ses amis pour une journée RPG. Au fond, aussi heureux qu'il l'est que les choses aient changées entre lui et Castiel, Dean est en quelque sorte soulagé de trainer autour d'un groupe de personne. Il est toujours un peu effrayé de tout ce que cela signifie, et inquiet de combien cela change leur amitié.

Quand Dean arrive à la maison de Charlie, Castiel est déjà là, assis les jambes croisées dans l'un des poufs jeté dans la pièce. Dean se tient devant la porte, l'indécision sur l'endroit où s'assoir lui donne l'impression d'être un idiot. Son premier instinct est de filer à côté de Castiel, mais il sait à quoi cela ressemblera pour le reste de la pièce, et il ne sait pas pour Castiel, mais il n'est pas vraiment prêt à répondre à des questions sur leur « relation », surtout quand il a probablement autant de questions que n'importe qui d'autre.

Castiel lance un regard par-dessus le livre dans ses mains, et quand ses yeux rencontrent ceux de Dean, il sourit. Dean peut sentir son propre visage s'éclairer, et ils se fixent, sourires idiots sur leurs visages jusqu'à ce que Dean entende Charlie s'éclaircir la gorge derrière lui.

« Est-ce que tu attends une invitation gravée pour le bottage-de-cul ? J'ai besoin d'aide pour savoir qui placer en dirigeant de la première ligne de la charge, genre, aujourd'hui, si tu peux trouver un moment dans ton habituel faire-les-yeux-doux-à-Cas. »

Dean sourit largement, serrant l'épaule de Charlie alors qu'il la pousse vers la table où le jeu est installé. « Si tu continues comme ça, je vais peut-être devoir passer dans le camp ennemi. »

« Tu n'oserais pas, » se moque Charlie. « J'ai trop de matière à te faire chanter pour que tu puisses sérieusement le considérer. »

Ils se rassemblent autour de la table, débattant à voix basses sur qui mettre dans quelle position. Charlie veut Alfie en première ligne parce qu'il est fantastique en stratégie, mais Dean argumente que le gars est trop tendre, et l'équipe de Ed trouverait un moyen d'utiliser ça à leur avantage. Dean est tellement concentré sur la discussion à propos de leur plan de jeu qu'il ne remarque pas que Castiel les a rejoint sur le banc à la table jusqu'à ce qu'il sente une main passer contre la sienne. Il tourne la tête et regarde Castiel, qui lui donne un regard de côté mais ne dit rien.

Et dès ce moment, Dean devient inutile, parce que tout ce sur quoi il peut se concentrer est la proximité de son ami. Il veut se pencher, attraper la main de Castiel ou toucher son dos ou serrer sa cuisse ou … quelque chose. La chaleur du corps de Castiel à côté de Dean lui donne le vertige, et il doit se concentrer pour empêcher un sourire d'éclater sur son visage. Charlie n'arrête pas de lui parler, de lui poser des questions, mais tout ce qu'elle dit est une tâche désordonnée parce qu'à chaque fois que Dean essaie de l'écouter, Castiel va bouger, tourner son corps ou bouger ses jambes plus près, ou frotter son bras contre celui de Dean, et la distraction est à rendre fou. Quand Castiel soupire et se penche plus loin pour regarder quelque chose par-dessus la table, Dean ne peut s'empêcher de se pencher avec lui, manquant déjà la pression de son corps.

« Dean, tu vas bien ? » demande Charlie, interrompant ses pensées.

Dean lève la tête rapidement pour regarder Charlie, ses yeux ayant été occupés à fixer sa cuisse pressée contre celle de Castiel. « Euh, ouais. Pourquoi ? »

Charlie fait une grimace. « Tu agis putain de bizarrement. Et sans vouloir t'offenser, tu es nul à la stratégie aujourd'hui. C'est comme si tu n'étais même pas là. »

Dean ouvre la bouche pour s'excuser, mais alors cela le frappe que l'excuse parfaite pour partir d'ici lui tombe dans les bras. « En fait, je me sens comme si je couvrais quelque chose. Tu sais, mal de tête, et juste, euh, j'me sens pas tout à fait bien. »

Il sent Castiel devenir très immobile et silencieux à côté de lui, et se demande si Castiel peut dire qu'il ment à travers ses dents, et s'il sera assez ingénieux pour trouver sa propre excuse pour partir plus tôt.

« Mec, rentre chez toi. Je ne veux pas attraper tes poux, » se plaint Charlie, se sauvant plus loin sur le banc, à l'écart de Dean.

Dean pouffe de rire. « Poux ? Qu'est-ce qu'on a, dix ans ? » Il se détourne de Charlie, attrapant le regard de Castiel assez longtemps pour lui faire un clin d'œil conspirateur, et se lève.

« En fait, je pense que je vais y aller, aussi, » entend-t-il Castiel dire alors qu'il marche vers la porte. « Missouri m'a demandé de l'aider avec des … trucs, et choses, » finit-il lamentablement.

Dean doit mordre sa lèvre pour retenir un rire. Castiel est bon à un paquet de choses, mais mentir n'est vraiment pas l'une d'entre elles.

Alors que Dean se tourne pour dire au revoir, il trouve Charlie en train de les fixer tous les deux avec des yeux perçants et soupçonneux. Il fait ce qu'il peut pour prétendre qu'il ne voit pas ce regard alors qu'il interpelle, « A plus tard les gars ! Amusez-vous bien à attaquer le château ! »

Castiel suit de près derrière lui alors qu'il fait son chemin jusqu'à la porte et dans le couloir menant vers la porte d'entrée et dehors. « Qu'est-ce que je fais de mon vélo ? » demande-t-il à Dean alors qu'ils marchent sur le porche.

Autant Dean aimerait lui dire de le laisser là, pour que Castiel puisse monter derrière lui sur sa moto et qu'ils puissent juste partir d'ici et trouver un endroit où être seul immédiatement, autant il s'inquiète que cela blesse les sentiments de Charlie qu'ils soient si évidents sur le fait de vouloir s'en aller. En plus, il n'est pas sûr qu'aucun d'eux soit prêt à laisser tout le monde savoir ce qu'il se passe entre eux, et ça serait définitivement une preuve flagrante.

Dean mordille sa lèvre pendant un moment. « Ma maison est plus près, » dit-il. « Pourquoi on ne se retrouverait pas là-bas et l'y laisserait ? »

Castiel sourit et monte sur son vélo. « On se voit là-bas, » répond-il, et Dean l'observe alors qu'il pédale le long de la rue, avant de monter sur sa moto et d'allumer le contact.

Le grondement du moteur de sa moto rend impossible le fait pour eux deux d'être furtifs et de s'échapper de la maison sans y entrer et laisser sa mère savoir quels sont leurs plans, et une fois à l'intérieur elle les convainc de rester assez longtemps pour prendre le déjeuner. Alors au moment où ils sont enfin merveilleusement seuls et sur leur chemin, le soleil a déjà passé son sommet dans le chaud ciel d'été.

Ils ne discutent pas d'où ils vont, sachant tous deux sans le reconnaitre quelle est leur destination. L'étang est l'endroit où ils savent qu'ils peuvent aller sans que personne ne les trouve, le reste du monde ayant apparemment oublié qu'il existait, s'il ne l'a jamais su. Avant la nuit dernière, Dean aurait voulu prolonger la route jusqu'à l'étang, la sensation de Castiel pressé contre lui le faisant s'accrocher au moment aussi longtemps qu'il le pouvait. Mais maintenant, sachant qu'il n'a pas à s'accrocher à ses moments de touchés volés, sachant qu'une fois qu'ils arriveront il y aura la promesse d'encore plus, Dean est désireux que la route se termine et que le reste de leur journée commence.

Ils trouvent leur chemin lentement le long du passage de terre, la moto rebondissant de façon instable sur les monticules de terres et d'herbes. Une fois qu'ils ont traversé la clairière et sont garés devant l'étang, Dean enlève son casque, et écoute Castiel faire la même chose derrière lui. Aucun d'eux ne semble pressé de descendre de la moto cependant, et Dean se penche en arrière dans l'espace de Castiel quand il sent des bras forts s'enrouler en retour autour de sa taille.

Le soleil du début de l'après-midi rend l'air étouffant, et Dean peut sentir les ruissèlements de sueur coulant le long de sa colonne vertébrale et se perdant dans la ceinture de son jean, mais il ne s'écarte pas de la chaleur du corps de Castiel. Il se laisse être enveloppé par Castiel, le touché, l'odeur, la sensation de son ami devient son monde entier pour quelques précieuses secondes.

Castiel passe son menton par-dessus l'épaule de Dean. « Peut-être qu'on devrait descendre. »

Dean glousse. « C'est une proposition ? » (1)

S'asseyant en arrière sur le siège, Castiel pousse Dean en avant. « Tu sais ce que je veux dire, abruti. »

Se contorsionnant, Dean lui lance un sourire par-dessus son épaule. « Tu me connais, je ne peux jamais résister à une opportunité comme ça. » Il observe Castiel passer une jambe par-dessus, et fait de même, les deux déambulent pour se tenir derrière le ponton et fixe l'eau. Dean est nerveux, soudainement, la nervosité de ce matin revenant en pleine force. Il lance furtivement un regard du coin de l'œil à Castiel, se demandant s'il ressent la même chose.

« On devrait en parler, » commence Castiel, lançant un regard rapidement à Dean avant de fixer à nouveau par-dessus l'étang.

L'estomac de Dean se serre en un nœud. « De quoi ? » demande-t-il, prudemment.

Castiel soupire. « De, tu sais … nous. »

Dean s'éclaircit la gorge et frotte l'arrière de sa nuque, essayant de son mieux d'empêcher sa voix de sonner tremblante. « Tu as changé d'avis ? » Il se déteste de sonner désespéré, nécessiteux peut-être que tout était trop beau pour être vrai.

Castiel se tourne pour regarder Dean de front. « Non, j'ai juste … Je ne veux rien faire qui puisse blesser cette amitié. »

« Moi non plus, » ajoute Dean rapidement, peut-être trop rapidement, à en juger par l'ardeur avec laquelle Castiel lui rend son regard.

« Alors, je pensais que peut-être on devrait y aller doucement, » continue Castiel. « Je n'ai … je n'ai jamais été – tu sais. Intime avec qui que ce soit avant, pas même proche. Alors je ne veux pas que les choses aillent trop vites, et finir par regretter quelque chose. »

Dean n'est pas sûr de comment répondre. Une part de lui est soulagé par la requête de Castiel parce que, s'il est complètement honnête avec lui-même, il a été un peu terrifié par ses sentiments pour son ami, autant que paniqué sur comment ce genre de choses fonctionnent lorsque c'est entre deux mecs.

Mais une autre part de lui est inquiète que cela signifie que Castiel ait des doutes, et qu'il est juste effrayé de laisser Dean le savoir. Il ne veut pas que Castiel se sente sous pression là-dedans juste parce que Dean a pratiquement les initiales de Cas tatouées sur ses fesses avec des cœurs dessinés tout autour d'elles.

Alors que Dean traite tout ça, il peut sentir le regard de Castiel sur lui, observant sa réaction. « Peut-être que c'est dur pour toi de comprendre parce que tu as … fait des choses avec des gens avant, et que ce n'est plus une si grande affaire pour toi maintenant, » ajoute Castiel, la voix incertaine.

« Quoi ? Non ! » lâche Dean. « Je veux dire, ouais, j'ai fait des … choses avec des gens avant. Ou, avec des filles. Jamais avec un mec, cependant. Et je n'ai jamais … jamais eu un véritable … rapport avant, ou rien. » Il peut sentir son visage devenir une nuance brillante de rouge, et il espère que peut-être la puissante lumière du soleil cache un peu de son embarras à Castiel. « Mais, Cas, c'est une grosse histoire pour moi aussi. Surtout parce que c'est, tu sais, toi. »

Les yeux de Castiel s'écarquillent, mais il reste silencieux, alors Dean se force à continuer. « Alors, ouais, je comprends, tu veux y aller lentement. Et, j'sais pas, je suis plutôt d'accord, je crois. » Il ne dit pas ce qu'il y a dans son cœur, qu'il est terrifié que Castiel change d'avis, qu'il ne veuille pas autant Dean que Dean a besoin de lui, qu'il sent que toute sa vie l'a menée ici, à ce sentiment qui est submergeant et exaltant, qu'il serait tout à fait d'accord pour attendre pour toujours si cela signifie qu'il pourra garder Castiel à ses côtés.

Au lieu de ça, il tient sa main ouverte, attend pour que Castiel mêle ses doigts entre les siens, et se penche pour placer un baiser chaste sur le coin de la bouche de Castiel. « On est une équipe, pas vrai ? » murmure-t-il.

Castiel le fixe, les yeux solennels et insondables, avant d'acquiescer lentement. « Tu sautes, je saute. »

Dean serre sa main avant de la laisser partir. « Course jusqu'à l'eau, » murmure-t-il, avant de sourire largement et se prendre un sprint sur le ponton.

Il entend Castiel l'appeler un assbutt alors qu'il passe son t-shirt par-dessus sa tête, et ce seul mouvement donne à son ami la chance de le rattraper. Alors quand Dean plonge dans l'eau claire et délicieusement fraiche, il rit de plaisir quand il sent les bras forts de Castiel s'enrouler autour de sa taille.

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Dean n'est d'abord pas sûr de ce que « aller lentement » signifie, alors il décide de laisser son ami prendre les reines de leur relation. Ce qu'il réalise vite est que « aller lentement » signifie beaucoup de sourires et de regards timides, être assis assez près pour toujours se toucher, de doux soupirs contre de la peau chaude, et de lents baisers volés dès qu'ils sont seuls et se sentent effrontés.

Et c'est assez, pour le moment. Bien sûr, Dean veut plus, il veut toujours plus c'est un mec à l'apogée de sa vie sexuelle, après tout. Mais ce qu'il découvre est qu'explorer cette relation ou chose ou peu importe comment cela s'appelle, lentement, en prenant leur temps l'un avec l'autre et juste apprendre à se connaitre de cette nouvelle façon, … eh bien, c'est une expérience enivrante, à elle seule.

Les quelques semaines depuis leur premier baiser passent dans un brouillard, Dean et Castiel se sentent tous deux comme s'ils vivaient dans une bulle, incapable d'être touchés ou affectés par le monde extérieur. Un des jours où Dean travaille, il passe la matinée à essayer de cacher le sourire qui menace de percer sur son visage, et Rufus lui hurle dessus plus d'une fois pour être si bêbête qu'il va finir par se couper un doigt. Les après-midis il se retrouve à se ruer chez lui, excité parce qu'il sait que Castiel sera là à l'attendre.

Ils font ce qu'ils peuvent pour éviter de trainer avec d'autre gens, tous deux si cupides d'avoir l'autre pour eux. Ils sont rapidement d'accord sur le fait de garder leur couple discret, majoritairement parce que c'est encore trop nouveau et qu'ils ne veulent rien faire pour changer cela d'une certaine façon, mais aussi parce qu'ils savent qu'il y aura inévitablement des gens qui n'approuveront pas. Dean peut à peine songer à comment ses parents réagiront s'ils découvrent leur relation, alors il évite d'y penser autant qu'il le peut. Il espère qu'il pourrait juste dire merde, qui s'intéresse à ce que les autres pensent, mais c'est une petite ville, et à moins que lui et Cas aient un moyen rapide et sûr de gérer cela, il faut qu'ils la jouent intelligent, pour le moment. Tout ceci veut dire que lorsque Dean ne travaille pas, leur temps est majoritairement passé à l'étang, parce que c'est l'endroit où ils savent qu'ils ne peuvent pas être dérangés.

Si cela arrivait avec une fille, Dean serait obsédé par l'idée de comment agir autour d'elle, voulant impressionner et être le gars qui sait ce qui est attendu de lui, le joueur de baseball qui fera l'andouille et fera tout ce qu'il faudra pour trouver le chemin le plus rapide pour rentrer dans sa culotte. Mais avec Castiel, même s'il est nerveux et sent comme une étincelle électrique apparaissant et claquant entre eux dès qu'ils sont proches (et ils sont toujours proches quand personne n'est autour), Dean est aussi plus lui-même qu'il pense ne jamais l'avoir été. Il y a cette tension se construisant entre eux, débordant à la surface à chacun de leur baiser ou toucher, et ça ne se dissipe pas, ne peut pas se dissiper, parce qu'ils se retirent toujours avant que les choses deviennent trop houleuses. Mais même avec cette tension, Dean ne s'est jamais sentit plus relaxé et libre d'être lui-même.

Il ne comprend pas encore ce que cela signifie, pouvant sentir la réponse se cacher juste sous la surface quelque part, attendant d'être trouvée. Il ne se préoccupe cependant pas de partir à sa recherche. Durant les premières semaines, tout ce qui l'importe est d'être autour de Castiel, et c'est presque comme une drogue pour lui. Quand ils ne sont pas ensemble, le monde est vague, tout est muet et idiot et ennuyeux – Dean se trouve irrité, devenant irrationnellement énervé à tout ce qui repousse son temps avec son ami. Mais dès qu'il voit Castiel, c'est comme si une lumière venait d'être allumée quelque part, et le monde est aussi brillant et excitant qu'il devrait l'être ses épaules perdent leur tension, et sa poitrine se gonfle avec le soulagement d'une inspiration d'air frais après avoir été enterré vivant. Dean se sent comme s'il pouvait courir jusqu'en Enfer et revenir, s'il le fallait, juste pour avoir un autre coup de ce qu'être en la présence de Castiel lui fait ressentir.

Alors, ouais. Il est accro. Il n'a jamais vraiment compris pourquoi les gens comparaient être amoureux à une drogue jusqu'à maintenant. La seule chose qui le retient de déclarer sa dévotion éternelle et prier pour plus que quelques fugaces baisers et doux touchés est que Castiel avait demandé d'y aller lentement. Eh bien, ça et parce que Dean ne peut s'empêcher d'avoir des doutes sur la profondeur des sentiments de son ami. Castiel n'a jamais été celui qui parlait à cœur ouvert, Dean l'a toujours su. Il est plus du genre à laisser ses actions parler pour lui, et Dean l'est aussi habituellement. S'il y a une chose que le passé de marine de John a inculqué à Dean, c'est « pas de moments de gonzesse », alors Dean n'est pas du genre à parler de ses sentiments, lui non plus. Mais quand vous voulez tenir la main et embrasser et déclarer votre dévotion éternelle à votre meilleur ami, qui est aussi un mec, ce serait bien d'être à cent pour cent certain que le mec est totalement d'accord avec le scénario et veut faire des choses sales et obscène avec vous juste autant.

En dehors de ces petites idées harcelantes, Dean est heureux à un degré qui l'effraierait s'il prenait le temps d'y penser. Mais il n'y a pas le temps de penser, parce que lorsqu'il ne travaille pas il est avec Castiel, et quand il n'est pas avec Castiel il dort, et aucune de ses choses ne laisse de temps pour l'inquiétude.

Une fin d'après-midi les trouve, comme d'habitude, à l'étang, assis sur le ponton et regardant le soleil commencer à se coucher. La journée avait commencé avec un orage, mais le temps que Dean finisse de travailler et qu'ils arrivent à l'étang, le soleil avait revendiqué le ciel, et la journée était torridement chaude. Au lieu de rafraichir les choses, l'orage matinal avait juste rendu l'air lourd, la chaleur et l'humidité rendant tout collant et triste.

Dean et Castiel décident de sauter le moment où ils coupent les buissons et l'herbe qui continuent de pousser avant qu'ils aient à peine fini de les dégagés, et à la place, vont pour une longue baignade en essayant de se rafraichir. L'eau est chaude et pourtant insatisfaisante, alors peu de temps après avoir plongé ils sortent et s'installent sur le ponton, attrapant deux sodas dans la glacière. Quelques nuages sont apparus, s'ajoutant au brouillard laiteux du soleil de l'après-midi, et rendant le soleil frappant sur eux juste assez tolérable.

Ils sont tous deux dans leurs maillots de bains, et il fait trop chaud pour plus de couches. Dean a sa canne à pêche, mais rien ne semble mordre cet après-midi. Il pense à vagabonder et essayer d'attraper plus d'appas, regardant fixement à travers l'eau. Castiel est à côté de lui, allongé sur son dos avec ses jambes pendant par-dessus le bord du ponton. Dean lui jette un coup d'œil par-dessus son épaule, souriant alors qu'il trouve les yeux de Castiel fermés.

L'immobilité de l'air est presque comme quelque chose de sacré, et Dean garde ses mouvements courts et son souffle silencieux, ignorant lorsque la ligne de sa canne à pêche tressaute avec une prise potentielle. Dean espère que le poisson la laissera tranquille, ne voulant pas briser le moment de paix dans lequel ils se trouvent, et après une autre petite bouchée ou deux le poisson se trouve quelque chose d'autre à attraper et nage au loin.

Quand Dean sent des doigts toucher le bas de son dos, il soupire doucement, mais n'y fait pas attention. Il est habitué aux touchers occasionnels de Castiel, trouvant du confort dans l'assurance de la présence de son ami. Il sent une perle de sueur couler le long de sa colonne vertébrale, et les doigts de Castiel l'attrapent, frottant l'humidité contre la peau de Dean. Dean reste vouté en avant, les coudes assis sur ses genoux croisés, et il ferme les yeux, se concentrant sur la sensation du bout des doigts de Castiel comptant chaque bosse de sa colonne. Toute tension que Dean pouvait avoir dans les muscles de son dos disparait quand Castiel fait ça, ses caresses plus apaisantes qu'elles n'ont le droit de l'être.

Dean frisonne quand les doigts de Castiel tracent ses côtes le long de son flanc, il fait plus de cent degrés mais bordel il s'en fout. Quand Castiel s'assoit soudainement, la paume glissant vers le bas dans le dos de Dean, Dean se penche vers lui tandis qu'un baiser est placé sur son épaule. Il continuer de regarder fixement l'étang, l'orange et le rose lumineux éclaboussant depuis la réflexion du coucher de soleil sur l'eau alors que Castiel embrasse une longue et dangereuse ligne depuis son épaule jusqu'à son cou.

« Dean, » murmure Castiel contre son oreille.

Quand Dean tourne la tête pour regarder Castiel, leurs visages sont au cœur d'un cheveu de distance l'un de l'autre. « Ouais ? » chuchote Dean, grimaçant presque à combien même cela est fort dans le déclin de la lumière dorée du jour.

Les yeux de Castiel sont sombres et illisibles dans la lumière du jour décroissante, son souffle superficiel. Il bouge sa main de son propre genou sur celui de Dean, frottant la chair de sa main lentement sur l'entre-jambe de Dean. Les yeux de Dean se ferment en un battement alors qu'il inspire fortement, et mord sa lèvre inférieure. « Allonge-toi, » dit Castiel, se penchant en avant pour l'embrasser avec une assurance qui était absente de leurs baisers jusqu'à cet instant.

Dean a assez de clarté d'esprit pour se souvenir de retirer la canne à pêche de l'eau et de l'installer à côté avant de laisser Castiel le pousser en arrière sur la serviette de plage étendue derrière eux. Castiel s'allonge au-dessus de Dean, et c'est le plus grand contact de corps entier qu'ils aient eu depuis ce premier baiser quelques semaines plus tôt. Dean réalise seulement à cette seconde juste combien il l'a ardemment désiré, et il a l'impression que son corps passe de zéro à soixante en trois virgule cinq secondes. Il ne peut s'empêcher d'agripper les hanches de Castiel pour frotter fortement leurs entre-jambes ensemble, et la sensation du sexe de Castiel à travers son maillot de bain le fait presque crier.

Castiel pose ses coudes sur le ponton sous eux, faufilant ses mains de chaque côté de la tête de Dean pour le tenir en place. Ses baisers sont bouche-ouverte et mouillés, sa langue passionnée alors qu'elle explore la bouche de Dean. Dean n'est habituellement pas celui qui reste juste allongé et prend le tout, choisissant au contraire de faire sa propre réclamation, mais il y a quelque chose dans l'urgence de Castiel à cet instant qui le fait vouloir s'ouvrir pour son ami, le laisser faire tout ce qu'il considère bon pour lui.

Entre l'air stagnant et tard de l'été et la fièvre brulant leurs corps, la chaleur est étouffante, mais Dean ne peut s'arrêter, n'arrêterait jamais, même si il se sentait prendre feu. C'est fouillis, et chaud, et gênant, et parfait, le bois craquant du ponton est dur et douloureux sous eux, les débris presque certainement en train de le perforer à travers la fine serviette de plage, mais Dean ne peut pas s'y intéresser à cause de ce qui est au-dessus de lui, et sur lui, et en lui, la langue de Castiel s'enroulant autour de la sienne.

Castiel brise le baiser pour lécher et sucer le long de la mâchoire de Dean, les doigts trouvant leurs chemin jusqu'à la poitrine de Dean et taquinant un de ses tétons. Dean arc son dos à la sensation et gémis, ses tétons ayant toujours été particulièrement sensibles. Il ouvre les yeux assez longtemps pour trouver Castiel en train de le fixer avec des yeux plissés, la tête penchée comme s'il était en train de réfléchir, avant qu'il ne se penche lentement pour prendre le bout de chair rose entre ses lèvres. Il garde ses yeux sur Dean tout le temps, observant Dean l'observer alors qu'il lèche la chair dure.

« Putain de bordel de merde, Cas, » marmonne Dean, sa main glissant vers le haut pour se presser contre l'arrière de la tête de Castiel.

Castiel bouge à l'autre téton de Dean, y donnant tout autant d'attention qu'au premier, avant de glisser vers le haut pour donner à Dean un autre baiser. Il s'écarte pour fixer Dean, la respiration pressée. Dean voudrait que le soleil ne soit pas si bas parce qu'il est difficile de deviner l'expression du visage de Castiel, la lumière derrière lui mettant son visage dans l'ombre. Mais à l'instant d'après, il sent Castiel trembler, et il laisse ses hanches pour enrouler ses bras autour du dos de son ami, l'approchant plus près. « Hey, c'est quoi le problème ? Tu veux arrêter ? »

Autant que Dean s'inquiète pour Castiel et veut faire tout ce qu'il faut pour le rendre heureux, une part de lui (la part couramment perchée, lourde et dure comme de l'acier dans son short) veut juste vraiment que son ami fasse le petit adolescent excité qu'il est et prenne son pied. Alors quand Castiel hoche négativement la tête, Dean doit fermer ses poings et serrer les dents pour s'empêcher de hurler un joyeux youpi ! et de faire un high-five à sa bite.

Castiel se penche en avant pour embrasser le côté du cou de Dean, prenant son lobe d'oreille entre ses lèvres et suçant gentiment. « Je veux que tu enlèves ton short, » chuchote-t-il, les mots mouillés contre l'oreille de Dean. « C'est d'accord ? »

Les papillons dans l'estomac de Dean décident à ce moment de faire une danse de la victoire, et Dean ne sait pas s'il est plus excité ou terrifié. Une voix dans le fond de son esprit lui dit de se calmer, c'est juste du sexe, ce n'est pas comme s'il n'avait pas peloté ou tripoté des filles avant. Mais c'est Cas. Ce ne sera jamais juste du sexe quand Cas est impliqué, peu importe le fait qu'il n'a aussi jamais fait quelque chose comme ça avec un gars avant.

Dean avale difficilement, sa gorge faisant un claquement audible alors qu'il lève les yeux à l'ombre du visage de Castiel, espérant énormément pouvoir voir les yeux de son ami. « Ouais, Cas. C'est okay, ouais, » murmure-t-il, élevant la tête pour lui donner un léger baiser.

Maintenant qu'ils se sont mis d'accord sur ce qu'ils voulaient, ils sont tous deux hésitants à faire le prochain pas. Dean enroule ses bras plus fort autour de Castiel, donnant un soupir tremblant quand il sent Castiel faire courir ses doigts à travers ses cheveux mouillés de sueur. Castiel repose sa joue contre celle de Dean, et Dean prend avantage du moment, embrassant toute la peau qu'il peut trouver. Il aime l'odeur de Castiel : la senteur de l'herbe coupée, et de cotons, et de peu importe quel foutu adoucissant Missouri utilise mélangés au propre parfum de terre de Castiel, cela a toujours été comme son chez lui. Mais son goût, de finalement savoir ce que la peau le long de sa mâchoire ou l'arrière de son cou ont comme goût – si Dean pouvait le mettre en bouteille, il en serait saoul chaque moment de sa vie.

Castiel bouge légèrement son corps, et Dean ne peut retenir un grognement lorsque son sexe frotte contre celui de Castiel à travers leurs shorts. Castiel glousse, une chose nerveuse contre l'épaule nue de Dean, et il se pousse plus haut. « Je crois que si nous devons enlever nos shorts, nous devons, tu sais, enlever nos shorts. »

Dean sent son visage rougir, un frisson roulant sur sa peau laissant de la chair de poule sur son sillage. Il s'assoit à côté de Castiel, heureux que sous cet angle son visage ne soit pas perdu dans l'ombre. La bouche de son ami est rouge et gonflée, la peau sous sa mâchoire brillante là où Dean l'embrassait. Dean ne peut empêcher un large sourire de percer sur son visage, et quand il voit le regard confus que Castiel lui lance, il rit.

« Ce n'est pas drôle, Dean, » se plaint Castiel. « Ou est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? »

Dean secoue la tête rapidement. « Non, non, je rigole pas parc'que c'est drôle, » il sourit, se penchant en avant et plaçant une paume contre la joue de Castiel. « Je rigole parc'que c'est génial, idiot. »

Castiel pousse en avant, embrassant le sourire hors du visage de Dean. « Je pense que ce serait encore plus génial sans short, pourtant. »

Et Dean ne pourrait pas être plus d'accord, mais il est trop occupé à mordre sa lèvre et a essayé de ne pas venir lorsqu'il sent la main de Castiel aller sous sa taille et commencer à glisser le maillot de bain sous ses hanches. Castiel s'agenouille au-dessus de lui, et une fois que le sexe de Dean est libéré du confinement du short, il rebondit contre son estomac, du liquide pré-éjaculatoire luisant déjà sur la tête. Dean prend une légère inspiration alors qu'il observe Castiel fixer son sexe, son regard si intense que c'est comme s'il le touchait, et quand Castiel lèche ses lèvres Dean gémit, sa queue tressaillant d'anticipation.

« Cas, » chuchote Dean. « Enlève ton short. » Dean arrête son espèce de supplication, mais si Castiel gâche plus de temps il va peut-être avoir à changer son plan de jeu parce qu'il a besoin de sentir Castiel, tout Castiel, contre lui à cet exacte putain de moment.

Castiel se relève, fixant Dean alors qu'il pousse son maillot de bain en dessous de ses hanches. C'est au tour de Dean de lécher ses lèvres une fois que le sexe de Castiel est exposé, sa longueur s'agitant dans l'air chaud et lourd. Bordel, toutes les fois où Dean s'est masturbé en fantasmant sur ce moment, sur ce à quoi ressemblerait le sexe de Castiel, et sentirait, et quel gout il aurait, et maintenant ils étaient là, et tout ce à quoi Dean pouvait penser était d'enrouler ses bras autour de son ami et le tenir proche, savourant ce moment parce qu'il sait que c'est quelque chose qu'il n'oubliera jamais.

« Viens là, » murmure-t-il, tenant une main en l'air pour tirer Castiel plus bas au-dessus de lui. Castiel semble nerveux, mais il suit la directive de Dean, et au premier toucher de leurs sexes l'un contre l'autre, ils inspirent fortement tous les deux. Ignorant son désir de se balancer et de se frotter contre son ami, Dean glisse ses bras autour de la taille de Castiel, le serrant fort et plongeant dans ses yeux. « Tu vas bien ? »

Castiel libère le souffle qu'il retenait, acquiesçant légèrement. « Toi ? »

Dean sourit, ne s'embêtant même pas à cacher l'affection qu'il ressent. « J'irai mieux si tu m'embrassais maintenant. »

Castiel souffle un rire tremblant, bougeant une main pour faire courir ses doigts à travers les cheveux de Dean. Le mouvement glisse leurs corps ensemble, et ils ferment tous deux fortement les yeux et gémissent à la sensation. Dean ne peut s'empêcher de pousser un peu ses hanches pour intensifier la pression et la friction, et Castiel lui répond avec un roulement de ses hanches, alors qu'il se penche plus bas pour mordre et sucer la lèvre inférieure de Dean.

Leur baiser devient exponentiellement plus obscène après ça, plus tellement s'embrasser que de baiser la bouche de l'autre avec leur langue. Ce que Castiel peut manquer en expérience, il le rend largement avec de l'enthousiasme, de l'instinct et une détermination pure de secouer le putain de monde de Dean Winchester. Dean est proche de façon embarrassante de livrer le paquet en quelques secondes de Castiel haletant et gémissant dans sa bouche alors qu'il lèche et suce les lèvres et la langue de Dean, sexe frottant et rebondissant contre celui de Dean alors qu'ils heurtent leurs hanches ensemble.

Castiel est perché au-dessus de Dean, sur ses coudes, les mains tenant la tête de Dean en place alors qu'ils s'embrassent. Dean se tient aux hanches de Castiel comme si sa vie en dépendait alors qu'ils se frottent l'un contre l'autre, mais aussi bien que tout est, il veut plus, veut sentir la chaleur et le poids du sexe de Castiel dans sa main. Il glisse une main entre leur corps, enroulant ses doigts autour du manche de Castiel en tirant un grognement fort et désespéré de son ami.

« Dean, oh bordel, oui, » articule de façon mouillée Castiel contre l'épaule de Dean. Dean sent le sexe tressaillir dans sa main, devenant de façon impossible plus dur et plus épais. Il ferme lâchement son poing, laissant Castiel aller et venir à l'intérieur et passant un pouce sur la tête pour attraper un peu de sperme et l'étaler sur la longueur de Castiel. Leurs corps nus sont glissant par la sueur, la chaleur et l'humidité combiné avec le désespoir entre eux donne l'impression à Dean qu'ils sont sur la surface du soleil, et il veut hurler de frustration et de besoin de libération. Il faufile son autre main entre eux, attrapant son propre sexe et le serrant contre celui de Castiel. Il essaie d'aller et venir en harmonie avec Castiel, mais il n'a pas la place pour avoir autant de friction qu'il en a besoin. Il s'installe pour se soulever lui-même, paume suantes sur le côté de son sexe avec le manche raide de Castiel le long du sien. Entre eux deux, ils ont rapidement assez de liquide pré-éjaculatoire pour rendre les choses glorieusement glissantes et obscènes, et Dean jure quand il pense à son sexe couvert de l'humidité de Castiel.

Finalement, Dean peut sentir ses testicules commencer à se serrer, la chaleur se groupant dans son ventre. Castiel continue son va et vient dans son poing, et suce son pouls dans son cou, grognant à chaque fois que Dean serre le dessous de la tête veloutée de son sexe. Avec chaque poussée qu'il fait dans la main de Dean, Castiel murmure Dean, Dean, Dean, contre le cou de Dean, son nom dit comme s'il était chéri, souffle chaud mélangé avec le mixe de sueur et de salive. Cela déchire quelque chose à l'intérieur de Dean, quelque chose qui devient lâche et désespéré de trouver son chemin vers la sortie. « Cas, j'ai besoin … j'ai besoin de toi, » chuchote-t-il d'une voix rauque, et ce ne sont pas les mots qu'il avait l'intention de dire, mais ce sont les seuls qu'il a le courage de dénuder à ce moment.

Castiel s'écarte pour le fixer, et Dean se trouve presque reconnaissant que le soleil se soit maintenant couché, se sentant déjà trop ouvert et vulnérable pour rencontrer les yeux de son ami. Il prend une inspiration tremblante alors que Castiel se penche en avant, les lèvres frôlant comme un fantôme la bouche de Dean, et chuchote, « Je suis là, Dean. Tu m'as. »

Dean tombe en morceaux à ces mots avec un sanglot étouffé, sa jubilation ravalé alors que Castiel couvre sa bouche avec la sienne. Il sait qu'il devrait probablement être embarrassé, étant donné qu'il est le plus expérimenté, d'être celui qui éjacule avant son ami, mais Castiel suit seulement quelques secondes plus tard. Entendre Castiel gémir putain dans son oreille alors qu'il sent le chaud jet de libération entre leurs corps est définitivement ajouté à la liste des Choses Préférées de Tout les Temps de Dean.

Après quelques moments à être allongé au-dessus de Dean alors qu'ils essayent de retrouver leurs souffles, Castiel roule pour s'installer à côté de lui. Ils lèvent les yeux pour fixer les étoiles qui commencent à briller dans le ciel sombre, tous deux silencieux et satisfaits. Juste alors que Dean était sur le point de commencer à sommeiller, il sent la piqure d'un insecte cinglant sa cuisse, et essaie d'écraser le moustique sans efficacité.

« Bon, c'était toutes sortes de génial, » dit Dean. Il tourne sa tête pour regarder Castiel, qui continue de fixer le ciel.

« Le sexe ou le moustique ? » demande-t-il, un sourire narquois traçant son chemin sur son visage.

Dean bouscule son bras, mais fini avec leurs doigts entrelacés ensemble, le pouce de Castiel frottant des cercles contre son poignet. « Plaisante tant que tu veux, mais tu es celui qui finira avec des piqures de moustique partout sur ton cul. »

Castiel rit, un de ses rares rires qui prennent tout son corps, faisant plisser son nez et rendant son sourire tout édenté, et Dean remercie les cieux qu'il y ait la pleine lune pour qu'il puisse vraiment voir le visage de son ami parce que c'est ça, c'est le visage qu'il serait heureux de voir chaque jour pour le reste de sa vie.

« On devrait nager pour se nettoyer, » décide ensuite Castiel, se levant sur un coude. « Ensuite aller prendre quelques cheeseburgers et une tarte ? »

« T'sais, je commence à croire toutes ces conneries d'anges parce que c'est comme si Dieu avait fait le parfait être humain et me l'avait envoyé, » lance malicieusement Dean.

Castiel a un rire nasal, se relevant et tendant une main à Dean. « Tu es trop facile. Tout ce que j'ai à faire est de mentionner cheeseburgers et tarte, et tu es content. »

« Et le sexe ! N'oublie jamais la partie sexe, Cas, » répond Dean, prenant la main de Castiel et se levant.

Castiel se penche en avant, embrassant le cou de Dean et l'arrière de son oreille. « Ne t'inquiète pas, Dean. Je ne pourrais jamais oublier la meilleure partie. » Dean ferme les yeux, attrapant la taille de Castiel et l'approchant plus près. Il pense à oublier le diner et peut-être essayer un deuxième round malgré les moustiques et un ventre affamé, mais il a un cri perçant lorsque Castiel tape ses fesses et se tourne pour sauter dans l'étang.

« Le dernier paie la tarte ! » hurle Castiel, plongeant tête la première dans l'eau.

« Oh là tu as des ennuis, Novak ! » marmonne Dean, incapable de cacher son large sourire.

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Pas longtemps après, ils commencent à se préparer pour retourner à l'école. La plupart de ses camarades de classe sont excités de commencer leur année de sénior au lycée, mais Dean ne l'est pas. Il sait que son père va vraiment commencer à le presser pour qu'il essaie d'avoir une bourse liée au baseball en fait, John a déjà mentionné quelque chose à propos du baseball et de l'université au moins plusieurs fois par semaine.

Dean ne sait pas ce qu'il veut faire après son diplôme. Il essaye d'éviter d'y penser autant qu'il le peut, mais cela devient de plus en plus difficile de garder la tête dans le sable quand tout le monde autour de lui en parle. La seule chose qui l'effraie plus que de penser à quitter Lawrence est la pensée d'y être coincé pour toujours. Il sait qu'il est destiné à plus, il peut le sentir dans ses os, mais c'est sa maison, et il ne peut imaginer la laisser derrière.

Sa peur et son incertitude sur le futur deviennent plus qu'une inquiétude un après-midi du week-end avant que l'école ne commence. Dean s'arrête chez Castiel pour le prendre, pour qu'ils puissent aller voir leurs emplois du temps avec Charlie. Castiel est encore sous la douche, alors Missouri guide Dean dans salon, tout en le réprimandant pour avoir une trace de graisse de sa moto sur son jean.

Dean est habitué aux manières désapprobatrices de Missouri maintenant il en a même fait un sport de trouver différentes façons de la faire sourire malgré elle. Alors quand elle lui jette une serviette et se plaint qu'il mette des marques de graisses sur ses meubles, il lui lance juste un sourire insolent et promet de ne pas s'assoir. Elle le laisse seul à attendre et à patienter, mais après quelques minutes il s'ennuie et décide de se diriger vers la chambre de Castiel.

Il s'arrête dans le couloir sur le chemin des escaliers, entendant des voix dans le bureau du Dr. Novak. Il fait toujours de son mieux pour éviter le père de Castiel quand il le peut, puisque l'homme froid lui a toujours foutu les jetons, alors il s'arrête derrière la porte, et est sur le point de faire demi-tour et prendre le plus long chemin vers les escaliers pour éviter d'être vu quand il entend le Dr. Novak demander qui était à la porte.

« C'est Dean Winchester, monsieur, » répond Missouri. Dean peut l'entendre bouger des choses autour, alors il présume qu'elle est probablement en train de nettoyer le bureau. Dean a demandé une fois à Castiel pourquoi Missouri travaillait encore pour eux, puisqu'il est presque un adulte et n'a définitivement plus besoin d'une nounou maintenant. Castiel a répondu que Missouri a pris plus le rôle d'une maitresse de maison depuis qu'il est devenu plus grand, et Dean s'est toujours demandé pourquoi elle voudrait trainer dans un endroit pareil plus longtemps qu'elle ne le devait, cependant il ne le mentionna pas à Castiel.

Il entend le Dr. Novak soupirer, et il y a un bruissement qui donne l'impression que peut-être il lit un journal. « J'aurai vraiment voulu que Castiel ait grandi et laissé tomber sa période Winchester depuis de temps. »

Missouri souffle. « Je ne vois pas cela arriver prochainement. »

« Eh bien, même dans ce cas, ce n'est plus qu'une année. A ce moment l'année prochaine il ira à l'école, et alors il oubliera tout ce genre de Winchester. »

« J'en suis certaine, monsieur, » accorde Missouri, et Dean ne veut pas en entendre plus. Il se tourne et trottine dans le couloir, frappant une photo de la table du salon dans le processus.

Il savait que c'était attendu par un peu près tout le monde que Castiel suivrait les pas de son père, mais Dean avait été capable d'éviter de trop y penser. Au fond, il sait qu'il espérait que peut-être Castiel changerait d'avis à ce propos, choisirait de rester à Lawrence, ou de le suivre peu importe où Dean déciderait d'aller. Il sait que c'est merdique d'attendre de son ami de juste tout laisser tomber et de le suivre, et ce n'est pas vraiment ce qu'il espérait il voulait que Castiel veuille rester avec lui, trouve quelque chose qui le rendrait heureux en dehors de Dean, mais qui le garderait près.

Il fait son chemin à l'étage, passant par la salle de bain, où il peut encore entendre l'eau couler dans la douche. Une fois dans la chambre de Castiel, il se laisse tomber sur le lit, et fixe le haut plafond, ses bras étant lourds de l'appréhension et de l'incertitude. Si Castiel veut partir à l'université, il ira certainement dans une haute école dans laquelle Dean n'a aucun espoir d'entrer. Il laissera Dean, et partira pour une nouvelle vie, et cela n'arrivera pas dans un lointain et distant futur tout est en train d'arriver dans une année. Dans une courte année, tout sera différent.

Dean ferme les yeux, essaie d'arrêter d'y penser autant. Il voudrait qu'ils puissent retourner juste quelques semaines plus tôt, quand ils étaient encore au milieu des vacances d'été et ne s'intéressait en rien au monde, en dehors de trouver un moyen d'être seuls ensemble aussi souvent que possible.

Il entend un gloussement venant de la porte, et ouvre les yeux pour trouver Castiel se tenant là, une serviette enroulée autour de sa taille et les cheveux trempés. Castiel ferme la porte derrière lui, marchant vers le lit et se glissant au-dessus de Dean. Il baisse les yeux sur lui avec un sourire sur son visage, des perles d'eau tombent depuis son cou sur la poitrine de Dean, et humidifient son t-shirt.

« Missouri et ton père sont en bas, » dit Dean. Il en a envie, veut toujours ce que Castiel est ardemment prêt à donner, mais ses insécurités lui donne juste envie de s'accrocher et de ne pas laisser partir, plutôt que de s'envoyer en l'air.

« C'est à ça que servent les verrous et une très bonne isolation, » répond Castiel, se penchant en avant pour sucer la jonction entre le cou et l'épaule de Dean.

Dean soupire, jamais capable de résister à Castiel pendant plus de quelques secondes, et il part à la recherche de la serviette de Castiel pour l'enlever mais hésite quand il sent Castiel devenir immobile au-dessus de lui. « Est-ce que quelque chose ne va pas, Dean ? »

Dean ouvre les yeux pour trouver Castiel en train de le regarder, les sourcils froncés d'inquiétude. Ils se fixent l'un l'autre pendant plusieurs secondes, Dean contemplant l'idée de dire à Castiel ce qu'il a entendu, mais il décide le contraire. Il ne veut pas ruiner les quelques derniers jours avant que l'école commence en créant une dispute, et il sait que ce sera ce qui arrivera s'il parle à son ami tout de suite. Au lieu de ça, il glisse une main sous la serviette de Castiel, les doigts massant la peau douce des fesses de Castiel. « J'ai juste besoin de moins de vêtements entre nous, » taquine-t-il, souriant narquoisement alors qui fait courir un doigt le long de la fente de son ami.

Castiel mord sa lèvre et gémit, et après cela, c'est une précipitation de mouvements, bras se débattant et se pressant de retirer les vêtements de Dean. Bientôt Castiel est plus habillé que Dean, puisqu'il a négligé d'enlever sa serviette dans sa détermination de mener l'Opération : Mettre Dean Nu. Il se tient sur le côté de son lit, fixant le corps de Dean, les yeux errant sur toute sa longueur depuis ses orteils à ses yeux. « Un jour, je prévois de lécher et embrasser chaque centimètre de toi, » murmure Castiel, un ton possessif dans la voix.

La respiration de Dean se bloque à ces mots. Il se sent exposé, pas juste physiquement, mais émotionnellement aussi. Il veut que Castiel le proclame comme sien de cette façon, et l'insinuation qu'ils ont encore beaucoup de moment comme celui-ci dans leur futur est exactement ce qu'il avait besoin d'entendre à cet instant.

Castiel écarte plus largement les jambes de Dean, bougeant pour se tenir entre le V qu'elles forment, sur ses propres genoux contre le bord de son lit. Il défait la serviette de sa taille, la laissant tomber sur le sol. Le sexe de Castiel est déjà à moitié-dur, et Dean gémit alors qu'il le regarde l'agripper, se donnant quelques caresses avant de s'agenouiller sur le sol. Dean se relève sur ses coudes, son cœur battant plus vite une fois qu'il réalise ce que Castiel est sur le point de faire. Ils ne sont jamais allés plus loin que masturber l'autre avec la main et se frotter l'un contre l'autre, tous deux encore trop étrangement timides et nerveux pour tenter quoique ce soit d'autre. Jusqu'à maintenant.

« Rapproche-toi, » chuchote Castiel, mordillant la bosse du genou de Dean. Cela chatouille, mais pas assez pour lui demander d'arrêter, alors Dean se glisse plus bas sur le lit de quelques centimètres, léchant ses lèvres quand il voit juste combien son sexe est proche du visage de Castiel. Il putain de gémit lorsque Castiel commence à lécher et sucer l'intérieur de sa cuisse, son sexe tressaillant d'anticipation. Les cheveux de Castiel sont encore mouillés de la douche, les boucles brillant contre son front. Dean tend la main pour enlever les cheveux de son visage, une douce caresse de son pouce qui fait ouvrir ses yeux à Castiel et le regarder. Leurs yeux restent verrouillés alors que Castiel bouge pour sucer la jonction entre la cuisse et l'entre-jambe, le souffle de Dean se bloquant quand il sent la barbe de trois jours de Castiel se frotter contre ses testicules.

Castiel glisse une main lentement plus haut sur la cuisse de Dean, les doigts taquinant l'arrière de ses testicules avant de s'enrouler autour de son manche. Dean grogne à la sensation, mais il ne quitte pas les yeux de Castiel alors qu'il bouge légèrement vers le haut, léchant une ligne mouillée depuis le pli de la cuisse de Dean jusqu'à l'os de sa hanche. Castiel mord durement la protubérance, puis lèche un baiser apaisant avant de sucer si fortement que Dean se demande, fixant le plafond, s'il essaye d'aspirer l'os hors de sa peau. C'est presque à ce point douloureux, et Dean commence à réaliser juste combien il aime ce genre de brutalité quand sa vision devient blanche et qu'un cri s'échappe de sa bouche alors qu'il sent soudainement la sussions mouillée et chaude sur la tête de son sexe. Il baisse les yeux sur Castiel pour le trouver en train de le fixer, les lèvres pleines et roses enroulées autour de l'extrémité gonflée, et tout l'oxygène qui restait disparait de la putain de planète parce que ce doit être le truc le plus sexy de l'existence.

Les doigts de Castiel sont fermement enroulés autour de la longueur du sexe de Dean alors qu'il suce la chair arrondie de la tête. Il observe Dean l'observer, les yeux papillonnant en se fermant toutes les quelques secondes comme s'il goutait le dessert d'un chef étoilé, et Dean grogne à la pensée que Castiel est actuellement en train de le gouter. C'est putain d'obscène de regarder la tête de son sexe glisser entre ces lèvres, la salive mélangée au liquide pré-éjaculatoire goutant sur le menton de Castiel, une ligne de ça glissant le long de son manche. Castiel s'écarte assez longtemps pour lécher la fente, le bout de sa langue la taquinant avant de bouger sous la tête. Le sexe de Dean trésaille alors que la langue maline alterne entre les massages et les coups, et il doit retenir un cri, parce que cette vitesse est à rendre fou.

Castiel prend son temps, et Dean n'arrive pas à savoir s'il le fait pour le bénéfice de Dean ou pour le sien, et la pensée de Castiel appréciant cela encore plus que lui réchauffe encore plus l'espace de son entre-jambe. Une autre perle de liquide pré-éjaculatoire pulse du bout du sexe de Dean, et il observe Castiel alors qu'il aperçoit le liquide, léchant un chemin depuis la base du manche de Dean jusqu'à la tête, où il suce les gouttelettes avidement, gémissant et léchant ses lèvres.

« Bordel, Cas, » marmonne Dean, attrapant la tête de lit avec chacune de ses mains et l'empoignant, parce que sainte mère de putain, qu'a-t-il fait pour mériter quelqu'un d'aussi splendide et dévergondé et obscène que ça.

Castiel jette un œil à Dean et sourit narquoisement, avant d'ouvrir sa bouche et de pendre Dean entièrement. Dean perd toute cohérence et presque conscience après cela parce que Castiel descend tout en bas sur lui, l'avalant plus profondément que n'importe qui n'a le droit d'aller, le réflexe de gag aillant au diable. Chaque fois que Dean sent la tête de son sexe frapper l'arrière de la gorge de Castiel, le petit enfoiré avale, et la sussions fait loucher et crier Dean. Il espère vraiment que son ami avait raison pour la bonne isolation, parce que lorsque Castiel commence à ronronner et à gémir autour du sexe de Dean, sa tête s'agitant en avant et en arrière comme un genre de poupée pornographique à la tête qui bouge, Dean perd tout contrôle, hurlant « Putain ! » alors qu'il vient directement dans la gorge de Castiel.

Il a ses yeux fortement fermés, gémissant de façon incohérente alors que Castiel le lèche et le suce à travers les répliques de ce qui doit être un des orgasmes les plus changeant d'une vie que personne n'ait jamais eu, aussi loin que Dean soit concerné. Il a l'impression que Castiel à non seulement sucer son érection, mais aussi tous les autres os hors de son corps (2), et maintenant il n'est qu'une pile flasque, incapable de bouger ou parler ou penser. Castiel l'a saigné à sec, pourtant quand Dean entend la bouche de son ami se retirer de la tête de son sexe avec un pop mouillé obscène, il peut sentir son sexe tressaillir avec un peu d'intérêt. A terre, garçon, pense-t-il, gloussant presque hystériquement.

Il ouvre un œil pour regarder Castiel, qui est toujours agenouillé à côté du lit. Dean peut entendre le faible claquement de sa peau, et réalise que Castiel se masturbe. « Hey, hey, vient là, » marmonne-t-il, faisant signe avec la main à Castiel se s'assoir à côté de lui.

Castiel grogne, se levant et se glissant à côté de Dean avec une main sur son sexe, la tête rouge et gonflée dépassant de son poing. Castiel se penche pour donner un baiser à Dean, et son propre goût sur la langue de Castiel est étrange, mais pas dégoutant. Cela le fait se sentir bizarrement possessif, comme s'il venait de proclamer Castiel sien. « Je peux, t'sais, t'aider avec ça, » chuchote Dean, observant Castiel continuant de se masturber.

« Je pense que tu ne pourrais pas bouger tout de suite même si la maison était en feu, » glousse Castiel, respirant lourdement contre la bouche de Dean.

Dean ferme le trou entre leurs bouches, mordant la lèvre de Castiel, ce qui provoque un gémissement de la part de son ami. « Je n'ai pas à bouger si tu baises ma bouche, » chuchote Dean, ses mots mouillés contre les lèvres de Castiel. Les yeux de Castiel s'écarquillent de façon comique, et Dean sourit largement au regard de choc sur le visage de son ami. « Où tu me veux, et comment tu veux le faire ? »

Castiel fixe Dean pendant quelques secondes de plus, presque comme s'il tentait de juger si oui ou non Dean plaisantait. « Glisse en arrière vers la tête de lit, et relève ta tête avec quelques oreillers, » chuchote finalement Castiel, la voix rauque.

Dean sent un petit frisson parcourir comme un fantôme sa peau aux mots de Castiel. Son ton est juste un commandement timide, et Dean ne l'aurait jamais deviné avant, mais l'idée de Castiel l'utilisant comme ça, utilisant sa bouche pour baiser et s'envoyer en l'air, c'est quelque chose qu'il pense qu'ils devraient explorer énormément dans le futur.

Il se sent à vif et exposé alors qu'il se pousse faiblement plus haut dans le lit, Castiel s'agenouillant à l'autre bout et l'observant de près. Son sexe pend épuisé entre ses cuisses, encore humide de la salive de Castiel, et cela devrait sembler dégoutant, mais ce n'est pas le cas. Le cœur de Dean palpite alors que Castiel commence à ramper le long de son corps, s'installant avec un genou de chaque côté de la tête de Dean. Et, salut, bite devant mon visage, pense Dean. Mais avant qu'il ne puisse le laisser aller à paniquer à ce propos, il entend Castiel murmurer Dean, s'il te plait, au-dessus de lui, et soudainement il fixe le visage de Castiel plus haut et ouvre sa bouche, et Castiel place son sexe sur sa langue, et de façon absurde, Dean se demande si c'est le même effet que de recevoir une communion.

Au-dessus de lui, Dean observe Castiel regarder plus bas, souffle superficiel et lèvres séparées. Dean ferme ses lèvres autour de la tête du sexe de Castiel, suçant doucement alors qu'il sent une goutte de liquide pré-éjaculatoire éclater sur sa langue. Le gout n'est pas la meilleure chose au monde ce n'est pas une tarte au pomme ou un cheeseburger, mais ce n'est pas trop mauvais, définitivement pas ce à quoi il s'attendait. Dean fait tourner sa langue autour de la tête, expérimentant, découvrant la peau douce comme du satin, et il sent un clair sentiment de fierté lorsqu'il arrache une forte inspiration de la part de Castiel alors que le bout de sa langue donne un petit coup sur la fente.

Castiel agrippe le bois de la tête de lit au-dessus de Dean à deux mains, ses yeux ne quittant jamais la bouche de Dean alors que Dean suce la tête. Quand Dean remarque que les cuisses de Castiel tremblent, il écarte sa bouche du sexe de son ami. « Cas, tu vas baiser ma bouche, ou bien ? »

Castiel rit de façon tremblante, tendant la main vers le bas pour prendre son sexe et le remettre dans la bouche de Dean. Et alors, il commence à bouger, lentement, poussant à peine, au départ. Dean est reconnaissant qu'il commence doucement parce qu'il sait que, contrairement à Castiel, il possède lui un réflexe de gag en très bonne santé. Il ferme les yeux, essayant de s'adapter à la sensation d'un sexe glissant en et hors de sa bouche, et une fois de plus il est surpris d'apprendre que c'est plutôt sexy. Il avait toujours pensé que donner une fellation serait juste un mal nécessaire parfois, quelque chose que vous faisiez occasionnellement si vous couchiez avec un mec et que vous vouliez être celui qui en reçoit. Mais c'est presque obscène dans sa réalité, la vulnérabilité de chacune de leurs positions rend cela sensuel de façon stupéfiante.

Dean attrape l'arrière des chevilles de Castiel, les ancrant tous les deux alors que les poussées de Castiel deviennent plus profondes et plus rapides. Castiel grognent alors qu'il s'enfonce, observant, éblouit, alors que la longueur de son sexe glisse en avant et en arrière entre les lèvres de Dean. Dean ne peut rien faire d'autre qu'être allongé là et le prendre, prendre tout ce que Castiel lui donne, fixant son visage ouvert et confiant.

Les mouvements de Castiel deviennent plus erratiques, sa respiration plus laborieuse, et Dean essaye de ne pas s'étouffer alors que son ami va plus profondément que ce pour quoi il est préparé. Et soudainement, il sent des mains attraper l'arrière de sa tête alors que Castiel s'enfonce une dernière fois avant de s'immobiliser, le corps rigide alors qu'il crie et éjacule dans la bouche de Dean.

Autant que Dean savait devoir s'y préparer, c'est quand même un choc lorsque le premier jet de sperme frappe contre le fond de sa gorge. Il ravale un étranglement, et la contraction autour de la tête de son sexe fait grogner Castiel, alors qu'il se retire et agrippe la base de son manche. Son sexe est toujours en train de couler, et Castiel se masturbe lentement, des gouttes de sperme éclaboussant les joues de Dean et ses lèvres. Dean se demande comment quelque chose d'aussi ridicule que ça peut être aussi sexy, et pourquoi son premier instinct et d'ouvrir largement la bouche, essayant d'attraper le liquide laiteux avec sa langue. Castiel gémit quand Dean écarte ses lèvres, positionnant le bout de son sexe sur la bouche de Dean pour qu'il puisse prendre tout ce qu'il reste à Castiel. Dean lève les yeux sur lui, ses yeux sont écarquillés et absorbant tout alors que Castiel le finit.

Castiel ouvre les yeux et les baisse sur Dean, les yeux ratissant son visage. Il essuie la joue de Dean avec son pouce, attrapant le liquide restant et l'amenant au bord de la bouche de Dean. Dean sépare ses lèvres et les enroule autour du pouce de son ami, y suçant le liquide alors que Castiel l'observe, les yeux tombant. Il prend son autre pouce et fait la même chose sur l'autre joue de Dean, amenant le liquide sur les lèvres de Dean pour qu'il puisse le lécher et l'avaler, avant de se pencher pour embrasser Dean avec une férocité qu'il n'avait jamais connue de Castiel avant. Sa langue se précipitant dans la bouche de Dean de façon affamée, pourchassant son propre goût dans la gorge de Dean.

Dean enroule ses bras autour de la taille de Castiel, l'attirant fortement contre lui, les sexes épuisés rebondissant paresseusement l'un contre l'autre. Après quelques minutes de baisers passionnés, ils semblent tous deux avoir perdu leur poussé d'adrénaline, Castiel embrassant doucement le long de la mâchoire de Dean avant de reposer sa tête sur le torse nu de Dean. Dean ferme les yeux, faisant filer ses doigts dans les cheveux de Castiel et ronronnant, pensant à ce qui vient juste de se passer et d'à quel point il aimerait refaire tout ça un jour.

« Tu es putain d'obscène, tu le sais ça ? » rit doucement Dean, embrassant le haut de la tête de Castiel.

Castiel a un rire nasal, glissant une jambe entre celle de Dean et se blottissant plus près. Dean avait abandonné la faible protestation qu'il n'était pas du genre à câliner des semaines plus tôt Castiel était capable de voir clair à travers cela, surtout qu'à chaque fois qu'ils se sont réveillés ensemble, Dean avait enroulé ses bras autour de Castiel plus fort qu'un poulpe sous stéroïde. « Il faut quelqu'un de putain d'obscène pour reconnaitre quelqu'un de putain d'obscène, » taquine Cas.

« Hey, tu ne me vois pas me plaindre, Nastiel (3), » plaisante Dean.

Castiel se relève sur un coude pour fixer Dean. « Si tu m'appelles encore comme ça, n'attends plus de moi que je te suce. »

Dean presse ses lèvres ensemble pour se retenir de rire. « Je t'appelle comment, oh Roi et Maitre de Mes Reins ? »

Castiel lève les yeux au ciel et repose sa tête sur la poitrine de Dean. « Plutôt dans ce genre là. »

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En dehors du sexe génial, Dean ne peut toujours pas faire partir l'inquiétude de ce qu'il se passera après leurs diplômes, et cela le rend d'une humeur massacrante pour le reste de journée. Castiel le remarque, mais ne l'incite pas à donner les raisons il fait juste en sorte de donner à Dean l'espace dont il a besoin, puisque c'est ce qui est habituellement nécessaire pour sortir Dean de cet état. Ce que Castiel ne sait pas, c'est que cet espace est ce qui cause la majorité de la déprime de Dean, alors cela les met dans un étrange dilemme de rejet-attirance d'avant en arrière dont Dean n'est pas sûr de comment sortir, surtout puisqu'il ne veut pas dire à Castiel ce qui ne va pas.

Ils s'en sortent finalement chez Charlie l'après-midi, et Dean est soulagé de voir que personne n'autre n'est là. Il n'est juste pas d'humeur à gérer le fait d'être avec beaucoup d'autres personnes. Charlie sort leurs emplois du temps du site du lycée, et ils sont tous ravis d'apprendre qu'ils partagent l'heure du déjeuner.

« Enfin putain ! » s'exclame Dean. Ce n'est pas une grosse affaire, puisqu'ils se voient après les cours, mais puisqu'aucun d'eux ne partagent les mêmes intérêts à l'école ou ne va aux mêmes cours, c'est énervant que Dean puisse vivre une journée entière de cours sans voir ses plus proches amis.

« Hey, Cas, » dit Charlie. « Depuis quand tu es en menuiserie ? »

« Quoi ? » Dean plisse les yeux sur l'écran et ensuite sur Cas. « Tu ne m'avais pas dit que tu voulais prendre les cours de menuiserie ! »

Castiel sourit, bougeant le livre dans ses mains. « Je voulais que ce soit une surprise. J'ai pensé que ce serait une façon sûre qu'on se voit l'un l'autre au moins une fois dans la journée, surtout si nous n'avions pas fini à la même heure au déjeuner ».

Dean sourit largement à son ami. « Toi ? Tu es génial. » Avant qu'il puisse se souvenir d'où ils sont, il se penche en avant et plante un baiser sur les lèvres de Castiel. Il sent Castiel devenir immobile contre lui au même moment où il entend une inspiration surprise et silencieuse à côté de lui.

« Je le savais ! » hurle Charlie. « Je savais que vous deux étiez beaucoup trop heureux dernièrement ! JE LE SAVAIS ! »

Dean suspend sa tête et ferme fortement les yeux, riant malgré lui alors qu'il sent son visage rougir. Castiel bouge légèrement à côté de lui, se penchant plus près alors qu'il frotte une main le long de son dos.

« Depuis combien de temps ? Depuis quand est-ce que vous êtes ensemble ? » demande Charlie, la voix accusatrice.

« Ça a commencé cet été, » soupire Castiel. « Nous ne te l'avons pas dit parce que, eh bien, nous ne voulions pas le dire à que qui que ce soit, parce qu'nous n'étions pas prêt à le partager. Nous ne savions pas comment les gens réagiraient – »

« Oh, aller ! Hello ? Lesbienne ? »

« – Et nous voulions que ce soit juste quelque chose pour nous pendant un moment, » continue Castiel. « Nous ne le cachions pas parce que nous ne te faisons pas confiance, nous … nous n'étions pas prêt à le partager. D'accord ? »

« Alors c'est pour ça que je ne vous ai presque pas vu de l'été, hein ? Pour ça que vous vous partiez toujours en douce ? »

Dean lève la tête pour rencontre son regard. « Je suis désolé, Charlie, » s'excuse-t-il. « On ne voulait vraiment pas te blesser. On a juste … » il fait une pause pour jeter un œil à Castiel, qui attrape sa main et entrelace leurs doigts ensemble. « On voulait juste être tout seuls pendant un moment, et comprendre les choses pas nous-même. »

Charlie lève les yeux au ciel et se bat pour cacher un sourire. « Comprendre quoi ? Genre à quel point vous avez été amoureux de façon écœurante l'un de l'autre depuis, quoi, toujours ? Je suis presque sûr que n'importe qui qui a été autour de vous deux pendant plus de cinq minutes aurait déjà pu vous le dire. » Elle laisse échapper un soupir lâche, tournant sa chaise pour regarder de nouveau l'écran de l'ordinateur. « Bon, bref, on partage tous l'heure du déjeuner, toi et Cas avez le cours de menuiserie ensemble, toi et moi avons l'heure d'étude ensemble. »

Charlie tape sur son clavier alors que Dean et Castiel étudient tous deux l'arrière de sa tête. « Alors, tu es cool avec tout ça maintenant ? Plus fâchée qu'on ait pas partagé et confié ça avec toi ? » demande Dean, confus.

Charlie lui lance un regard noir par-dessus son épaule. « Ugh. Beurk. Non. Tu sais que je n'aime pas les moments à la Hallmark (4). Garde ces conneries pour tes conversations sur l'oreiller, chochotte. »

Dean se penche en arrière dans sa chaise, gloussant. « Je savais qu'on était amis pour une raison. »

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Notes :

(1) Descendre : get off à deux significations : descendre et prendre son pied, c'est sur ce double sens que joue Dean lorsqu'il demande si c'est une proposition.

(2) Erection : ce dit boner en anglais, là il y a une sorte de jeu de mots avec bone qui veut dire os.

(3) Nastiel : ce pourrait être un jeu de mots entre Castiel et nasty qui veut dire « sale » dans le sens obscène.

(4) Hallmark : c'est une entreprise américaine de cartes de souhait et aussi une chaine de télévision.

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