L'Artiste.

Disclaimer: Les personnages de Esprit Criminel ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent avec cette fanfiction.

Rating: M.

Pairing: Spencer/OC au début pour devenir un Spencer/Derek par la suite.

Note de l'auteur: J'ai fini de corriger ce chapitre donc je le reposte. Il peut rester des fautes mais n'hésitez pas à m'en faire part que je répare cela.


Chapitre 7 :


Le reste de la journée avait filé en cherchant toujours des pistes. JJ avait passé de nombreux appels et notamment à la société qui s'était chargé de faire le service le premier jour de l'exposition. Elle avait apprit que les délais ayant été très court avant l'exposition, l'entreprise avait été obligé de se servir de tout son personnel disponible en urgence. Cette équipe se composait d'une petite dizaine de serveurs dont les dossiers s'étaient rapidement trouvés sur le bureau de JJ. Cependant, chacun d'entre eux étaient propre. L'homme de la vidéo était un intrus qui avait véritablement prit un déguisement pour se faire passer pour un serveur sans être passé par la société. Les visages des véritables serveurs étaient tous visibles dans les vidéos et leur chemin avaient pu être retracé. Ceux qui n'étaient pas entré dans la salle du nus étaient vraisemblablement exempt de toute suspicions et ceux qui y avaient eu accès ne correspondait pas au profil de L'Artiste. La théorie d'Emily selon laquelle L'Artiste avait incrusté l'exposition via l'agence était fausse néanmoins ces informations menaient à une deuxième piste. Comment l'homme s'était-il procuré le costume des serveurs? Spencer fut celui qui eu l'idée brillante de demander à Orlando d'enquêter sur la question. Orlando, fier d'avoir été chargé de cette tache, visionna tout d'abord la vidéo avant de décréter qu'il ne s'agissait pas de la même tenue que les autres serveurs. D'une part, la coupe était différente et cela n'aurait choqué personne puisque dès lors que l'on portait un costume, les hommes perdaient leur singularité et cela à la condition qu'il s'agisse d'un costume anonymisant tel par exemple un costume de chauffeur, de serveurs ou de pilote au même titre que les uniformes militaires, les blouses de médecin ou la robe des juristes, juges ou avocats. Les différences dans le costume passaient donc inaperçues et le tueur le savait nécessairement ce qui permit d'étoffer le profil. La chemise blanche et le pantalon noir constituait la clef de ce déguisement, ils étaient pertinemment simples et efficaces. Le nœud de papillon ajoutait également à cet effet. Cependant, la coupe et les mouvements du tissu montrèrent à Orlando qu'il ne s'agissait pas d'une vulgaire chemise sortit de n'importe quel magasin de prêt à porter mais bien d'une chemise de qualité. Le tissu était noble et la couture précise et régulière. Il ne pouvait s'agir que d'un travail de professionnel. Cependant, la qualité de la vidéo et l'impossibilité de voir l'intégralité du model ou de zoomer sur les points de couture empêchèrent le tailleur de reconnaître l'œuvre d'un condisciple particulier. Il tacherait d'obtenir des informations mais rien ne garantissait de résultats.

Le chef de police Donak qui travaillait avec l'équipe ne cessait d'être surpris par les méthodes de ces agents du FBI. Ils étaient allé jusqu'à interroger un styliste pour connaître son avis sur les vêtements d'un suspect. Et si l'interrogatoire ne sembla rien révéler sur le criminel, les agents avaient déduit du peu d'informations qu'ils possédaient des choses pertinentes. Il se demandait s'ils y avaient réellement un fondement à leurs hypothèses de travail au moins autant que la plupart des agents du poste de police. Néanmoins, contrairement à ces officiers, il ne le leur fit pas remarquer. Ils étaient du FBI après tout, ils devaient bien savoir plus de choses qu'eux et avec des méthodes plus avancées. Cependant lorsque l'ambiance de la station de police se fit glaciale Morgan ne put rester sans rien faire. Certes ils avaient tous passé une longue nuit et devaient néanmoins assurer le service de jour, mais cela ne leur permettait pas de critiquer leur travail. Certains avaient même murmuré que plutôt que du travail d'enquête, son équipe faisait de la divination et tentait de coller les morceaux manquant en lançant des dés.

-Assez! Nous ne faisons pas de la divination. Nous sommes tous des sociologues et psychologues avertis. Notre capacité de déduction est soutenu par des statistiques de criminologie particulièrement avancée et si vous ne comprenez pas que chacun de nous mérite son job et ne lance pas juste les dés au hasard en espérant tomber sur le juste coupable alors pour autant ne vous mettez pas dans nos pattes pour ralentir l'enquête. Je comprends qu'il faille garder de bonnes relations avec les services locaux de police pour pouvoir avancer mais si nous nous y mettons du notre, ça ne change rien à la situation puisque peu importe à quel point nous nous efforçons de vous aider, vous préférez critiquer ce que nous faisons plutôt que d'aider sur l'enquête.

-Voilà. Maintenant, nous avons la preuve que les agents du FBI se prennent pour les meilleurs! Vous venez sur notre territoire, nos enquêtes et vous voulez qu'on accepte ça alors que vous ne faites que prendre du bon temps?! L'handicapé social passe son temps à peindre, la pute de l'informatique regarde des vidéos de chats toute la journée et les autres se prélassent en organisant une exposition pour s'acheter de nouvelles tenues! Et nous, de notre côté on dénombre les morts et on passe la nuit à assurer une surveillance stupide alors que nous savons parfaitement que le criminel ne viendra pas! Et la journée nous devons encore nous occuper du reste des affaires, des citoyens qui n'en font qu'à leur tête et des dépôts de plainte mensongés ou des courses poursuites que vous seriez incapables de supporter en sachant que la moitié de votre équipe est composée de vieillard, d'une victime et de femmes dont un gros thon qui ne serait même pas utile pour tendre un filet sur ordinateur au risque de se prendre les nageoires dedans alors même que les mailles du filet seraient trop large pour capter même un gosse de douze ans!

L'équipe vit parfaitement Derek se tendre à ce discours et se retenir du mieux qu'il le pouvait de frapper le policier, il y avait trop de témoins pour ça. Il avait la machoire serrée au maximum ce qui l'empêcha de rétorquer immédiatement mais son patron le devança. Il se plaça devant lui, face à face avec l'agent et presque nez à nez avant de parler.

-Bien. Maintenant que tout le monde a dit ce qu'il voulait dire, est-ce que je peux me permettre de faire un rapport? Nous comprenons que la situation est complexe et que tout le monde est tendu en revanche cela ne justifie pas que l'on se laisse insulter. Nous avons plus avancé sur l'enquête en quelques semaines que vous en un an. Pourquoi? Parce que notre angle de vue est différent. Nous avons des méthodes scientifiquement prouvées pour nous soutenir et des qualifications pertinentes et nombreuses. Si l'instinct demeure pour une bonne partie la fondation de notre discipline, nous nous sommes démarqués durant nos carrières précédentes justement grâce à cet instinct. Nous prenons chacune des affaires sur lesquelles nous travaillons aussi personnellement que vous, d'autant plus sur cette affaire que le tueur est un érotomane obsédé par l'un de nos agents et justement pour cette raison, il est insupportable de se faire ainsi malmener alors que nous sommes dans le même camps. Mon agent a brisé la loi du silence parce que cela perturbait notre travail à tous. Si vous ne comprenez pas nos méthodes, nous pouvons vous les expliquer mais au moins, laissez-nous le bénéfice du doute. La stratégie que nous utilisons est la seule que nous ayons tous eu pour l'instant pour tenter de contrôler les actes du tueur afin de l'arrêter alors, effectivement, nous nous donnons les moyens de mener cette stratégie a bien. Certes nous avons acheté des vêtements luxueux mais voyez-vous, nous l'avons fait à nos propres frais.

-Comment?

-Oui. Nous ne faisons pas payer ce genre de chose par le bureau et donc par les impôts des citoyens. Pour ce qui est de la peinture, cela concerne bien évidemment le cœur de notre stratégie et vous n'imaginez pas la chance que nous avons de posséder un peintre de renom parmi nous. Cet agent est celui qui dispose du plus grand nombre de qualifications parmi nous tous malgré son jeune âge. Vous vous doutez au regard de vos réactions que ce docteur n'est pas particulièrement apprécié malgré ce qu'il fait pour notre pays au même titre que vous. Et, plutôt que de rester peintre ou de travailler dans une grande entreprise où sa vie ne serait pas en danger, il décide néanmoins de rester au cœur du danger en exerçant une telle profession. Notre informaticienne n'est par ailleurs pas une profiler et vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'elle soit, comme nous, relativement immunisée devant la cruauté des hommes de ce monde, devant votre cruauté. Elle est l'une des plus qualifiées pour faire son travail et si pour se ressaisir des horreurs que nous côtoyons il lui faut regarder des vidéos drôles, mignonnes ou amusantes alors je serais le premier à les lui fournir de sorte qu'elle puisse revenir à sa tache en toute sérénité. Cette femme n'a rien ni d'un thon, ni d'une obèse, ni d'une folle, c'est une belle femme, intelligente et forte qui plus est. Contrairement à ce que vous avez affirmé, c'est une femme vertueuse qui n'irait pas vendre sa personne à autrui et elle le prouve régulièrement en aidant le gouvernement au sein de différentes équipes et en sauvant des vies plus nombreuses chaque fois que vous ne pouvez même l'imaginer avec ses doigts de fée et son talent divin pour l'informatique et tout ce que cela touche d'autre. Maintenant, pour ce qui est de l'équipe de bras cassés que vous décriviez en parlant de vieillard, de victimes et de femmes incapables de courir après un suspect... Dois-je vous rappeler d'abord qu'être une femme n'est pas un handicap ou êtes-vous même simplement trop ignare pour le reconnaître? Pour ce qui est du reste, nous avons chaque année des rappels concernant les exploits physiques que tout agent du FBI à le devoir de réussir et figurez-vous que non seulement les femmes et vieillards que vous voyez là les ont réussis chaque année ce depuis qu'ils travaillent dans cette équipe mais qu'en plus il ne s'agit pas des qualifications demandées pour être profiler. Un profiler doit après tout utiliser son esprit plutôt que sa force physique à la fois dans la recherche du coupable et dans sa capture. Autrement dit, la capacité physique de nos agents n'est pas à remettre en question a fortiori parce qu'ils seraient capables d'arrêter les coupables sans. De plus, notre équipe ne vient pas supplanter les officiers de police dans leur travail mais les supporter. Nous aidons du mieux que nous le pouvons mais l'enquête et la capture des suspects et criminels sont d'après la logique et les termes de notre partenariat laissés à vos propre soins, nous n'intervenons qu'en soutiens. Nous vous guidons mais vous faites le travail. J'attends de vous que vous le fassiez bien. Je ne veux plus entendre aucune insulte ni aucun reproche ou quoique ce soit venant de vous si ce n'est de quoi aider sur cette enquête. Pour mon rapport, je n'évoquerai pas cet incident et j'espère que vous ferez de même parce qu'il s'agit du mieux vous concernant. Néanmoins s'il venait à advenir que vous fassiez, disiez, murmuriez ou même pensiez à quoi que ce soit de désobligeant envers l'un, quelconque, des membres de mon équipe, mon rapport sera clair, précis, structuré et complet et envoyé à qui de droit. Dois-je vous rappeler qu'un de mes agents à une mémoire eidétique?

-...

-Je prends cela pour un oui. Reid, rappelles-nous précisément quels ont été les mots de cet agent à notre égard?

-Alors euh… Je cite: 'Voilà. Maintenant, nous avons la preuve que les agents du FBI se prennent pour les meilleurs! Vous venez sur notre territoire, nos enquêtes et vous voulez qu'on accepte ça alors que vous ne faites que prendre du bon temps?! L'handicapé social passe son temps à peindre, la pute de l'informatique regarde des vidéos de chats toute la journée et les autres se prélassent en organisant une exposition pour s'acheter de nouvelles tenues! Et nous, de notre côté on dénombre les morts et on passe la nuit à assurer une surveillance stupide alors que nous savons parfaitement que le criminel ne viendra pas! Et la journée nous devons encore nous occuper du reste des affaires, des citoyens qui n'en font qu'à leur tête et des dépôts de plainte mensongés ou des courses poursuites que vous seriez incapables de supporter en sachant que la moitié de votre équipe est composé de vieillard, d'une victime et de femmes dont un gros thon qui ne serait même pas utile pour...'

-C'est bon, ça ira, je crois que nous avons tous bien entendu. Je citerai donc dans mon rapport chacun de vos mots à la virgule près. Avant toute réclamation, je tiens à préciser que je citerai mots pour mots les propos de mon propre agent. Chacun assumera sa part de responsabilité. Selon-vous, quelle part de responsabilité sera la plus lourde? La notre? … Ou… La votre?

-Vous me menacez?!

-Non. Vous menacer est illégal. En revanche, écrire un rapport et vous affirmer que je le ferais est parfaitement légal. Mieux encore, il serait illégal que je ne l'écrive pas. Cependant, je ne vais rien rédiger tant que vous vous en tenez à un comportement convenable. Je ne demande pas que vous nous appréciiez mais uniquement que vous soyez respectueux. Il s'agit d'un accord et non d'une menace. Me suis-je bien fait comprendre, agent... Connely?

-Parfaitement.

-Attends Connely!

-Oui, chef Donak?

-Ils seront peut-être cléments si vous vous comportez mieux à l'avenir mais ce ne sera pas mon cas. Cette insubordination recevra sa juste punition à la fin de cette enquête, vous serez mis à pied en attendant que je sache que faire de vous.

-Bien chef.

-Excusez-moi pour le comportement de mon agent. Il a des problèmes de maîtrise de soi.

-Rassurez-vous, il fallait bien que la glace se brise pour qu'il agisse ainsi et c'est mon agent qui l'a brisé. Il prendra sa part de responsabilité et je prendrai la mienne pour ma réponse qui manquait de sang-froid.

-Vous savez, j'aurai manqué d'encore plus de sang-froid à votre place. Pour autant, je n'apprécie pas qu'on menace mes agents. Vous devez bien le comprendre.

-Je suis profiler, je sais que votre agent ne pensait pas la moitié des choses qu'il a dite. Ce n'est pas la première fois que mon équipe n'est pas très bien accueillie et ce ne sera pas la dernière ni la pire de toutes ces fois. Cette menace est en réalité purement fictive. Je n'écrirais pas de rapport de ce genre sur ces situations. Cela donnerait trop de raisons politiques pour pénaliser notre section du FBI et puisque nous ne sommes pas parmi les plus appréciés, je n'en ferais absolument rien. Retournons au travail à présent.

-Tout de même, comment avez-vous fait pour déduire des choses sur le tueur à partir du peu de détails qu'un simple couturier vous a donné? Plus que d'être sceptique, je suis curieux.

-Le couturier nous a dit que le tueur n'avez pas des vêtements de type prêt-à-porter mais des vêtements sur mesure. Cela signifie deux choses, même s'il veut passer incognito et qu'il y arrive très bien, il n'est pas prêt à prendre des vêtements de moindre qualités. Autrement dit, c'est un homme riche mais aussi un homme présomptueux. Il aime se savoir supérieur aux autres et le montrer de toutes les façons qu'il le peut, y comprit lorsqu'il veut être discret. C'est aussi un gage de son milieu social élevé ou d'une montée sociale particulière incluant le souhait de ne pas descendre ou redescendre en classe sociale ancré profondément dans son être. Ainsi, il ne se fera pas attraper facilement par la police mais néanmoins son besoin de se montrer supérieur aux autres est une faille que nous pourrons exploiter contre lui.

-Mais vous ne saviez pas déjà tout ça?

-Si. Cependant pour que le profil soit solide il ne faut pas juste un détail qui donne pleins d'informations mais pleins de détails qui confirment une seule information. C'est ainsi que nous fonctionnons.

-Incroyable.

-Vous faites la même chose en cherchant des preuves d'un crime. Nous il s'agit juste d'une psychologie que nous cherchons et prouvons, et cette psychologie sert de modèle pour définir comment chercher les meilleurs preuves d'un crime ou comment arrêter le coupable.

-Votre principal suspect pour l'instant est donc ce dénommé Victor. Le profil lui correspond-il?

-La bonne question serait plutôt correspond-il au profil? Il ne faut pas faire en sorte que le profil s'adapte aux suspects ni d'adapter le profil du suspect au profil du criminel. Nous dressons le profil du criminel ainsi que le profil des suspects et déterminons s'ils sont semblables, identiques ou différents. Pour l'instant le profil de ce suspect semble correspondre pour partie mais nous manquons d'information à son sujet pour étoffer son profil et le comparer réellement avec le profil du tueur. En revanche, nous pouvons enquêter sur lui via une enquête préliminaire classique et récolter des informations qui pourront aider soit directement à l'incriminer soit à développer son profil.

-Je comprends mieux... Je vous remercie pour ces précieuses informations. D'ailleurs, nous soupçonnons ce Victor d'être L'Artiste mais... Quel est son nom déjà?

Toute l'équipe se tourna vers Reid et Garcia qui devaient être les seuls à connaître la réponse. Pénélope parce qu'elle avait fait des recherches sur lui et Spencer parce que "Victor" le lui avait sans doute dit. L'équipe n'en revenait pas de ne pas s'être posé la question auparavant. Spencer haussa les épaules, il savait quel était son nom mais il ne savait pas si c'était son vrai nom ou non et Pénélope à qui il l'avait dit pour aider ses recherches n'en avait pas reparlé alors peut-être avait-elle trouvé son véritable nom puisqu'elle avait trouvé des informations sur lui. En réalité, le petit génie voulait juste taire ce nom. Il voulait le garder pour lui. Il ne pensait pas que Victor ait pu lui mentir mais il ne voulait pas prononcer ce nom à voix haute comme s'il lui appartiendrait toujours s'il ne le disait pas. Comme si le prononcer était le perdre. Victor ne lui avait sans doute pas mentit puisque les recherches de l'informaticienne avait été concluantes néanmoins, même s'il avait donné ce nom à son amie, il le lui avait donné à voix basse, murmuré, presque expiré. Pénélope prit les choses en main en voyant que Spencer ne répondait pas et n'avait pas l'intention de le faire.

-Victor Dioskurs.

-...

-Dioskurs... Comme dans les entreprises Dioskurs? Comme dans le groupe Dioskurs? Comme dans la société? Comme dans Victor Dioskurs, le gérant de la société Dioskurs? Celui qui élève des chevaux de course pour les grands parieurs et qui a des branches de son entreprise dans tout le domaine des transports maritime et le domaine nautique en général?

-Lui-même.

-Mais... Je le pensais plus âgé, les médias vieillissent... Et puis... Même si son nom apparaît souvent dans le journal avec sa photo, pourquoi ne l'a-t-on pas reconnu immédiatement?

-Parce que monsieur Dioskurs a le luxe de pouvoir passer inaperçu quand il le souhaite.

-Comme L'Artiste!

-Comme l'autre suspect également, le serveur qui ne fait jamais face à la caméra. Rien que pour ça ces deux hommes se ressemblent.

-Sauf que nos deux suspects sont apparus ensemble dans la même pièce donc ils ne peuvent pas être la même personne, inutile de comparer leur profil.

Spencer avait bien entendu les paroles de son père et comprenait parfaitement leur sens néanmoins, son instinct tiquait. Il y avait quelque chose a creuser... Mais quoi?

-Je dois rappeler que notre objectif n'est pas de faire en sorte que le profil de nos suspects correspondent à celui du tueur mais bien à faire tous les profils indépendamment les uns des autres et les comparer.

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Le téléphone de Spencer n'arrêtait pas de sonner depuis le matin sous les coups de téléphone d'Ethan mais il ne lui avait pas encore répondu parce qu'il était trop concentré sur l'affaire. Cela agaçait fortement le reste de l'équipe et finalement Hotch ordonna au jeune docteur de décrocha son put*** de téléphone avant qu'il ne lui tire dessus pour le faire taire. Le plus jeune s'exécuta alors immédiatement.

-Ethan? Qu'est-ce qu'il y a?

-Tu n'as pas lu le journal n'est-ce pas? Trop occupé avec ton tueur, tu ne fais même pas attention à ce qu'il se passe autour. Et je parie même que le reste de ton équipe n'a rien vu non plus... Idiots! Vous vouliez un appât pour le tueur? Vous l'avez! S'il n'est pas venu hier soir ou s'il est venu mais qu'il ne voulait pas voler ton tableau malgré tout, ce dont je doute, maintenant c'est nécessairement le cas! J'ai fait un travail extra - ordinaire avec les journalistes avant l'exposition et pendant aussi et ça vient de payer! Trouves-toi immédiatement le journal du jour et tu comprendras. Je raccroche à bientôt!

Spencer regarda donc autour de lui à moitié hébété et observa les tables des policiers de la station. Il repéra un journal posé sur un angle de bureau et s'avança pour le récupérer sous le regard dubitatif du reste de l'équipe. Il s'excusa auprès du policier à qui appartenait le journal et qui était occupé à répondre au standard de la police et se dirigea vers ses coéquipiers. Il observa le journal et prit la page de couverture. Mince, Ethan avait raison... Il tourna les pages pour arriver jusqu'à celles désignées par la première page et ses yeux s'écarquillèrent. Il lut rapidement ce qui était écrit et n'en revint pas.

-Ethan avait raison, notre idée a fonctionné. L'Artiste va définitivement vouloir voler ce tableau. Il ne pourra pas y couper avec cet article.

Apparemment, les quelques journalistes qui avaient été invité à l'ouverture de l'exposition avaient parfaitement fait leur travail et Ethan aussi. Pénélope arracha le journal des mains de Spencer et lu à voix haute pour les autres.

Une exposition précipitée? p4

Bruler son œuvre: caprice ou publicité? p4

L'exposition, ses spectateurs. p4

Les œuvres magnifiques du Renard Argenté: paysages, portrait puis nu. p5

"L'Affaire", qu'elle est-elle? p5

Revenons sur l'histoire du Renard, sa signature (sa patte ou sa griffe), ce que l'on sait de lui et ce que l'on cherche encore. p6

La muse qui a inspiré le nu. p6

Nul ne doutait du talent du célèbre artiste peintre nommé Le Renard Argenté et s'il devait demeurer quelques sceptiques, à présent, il ne doit plus y en exister aucun. En effet, hier soir, nous avons pu assister à la fameuse exposition de ce peintre anonyme qui a été organisée à toute vitesse et celle-ci s'est révélée splendide! Nous vous parlerons de cette exposition dans quelques instants. Mais commençons plutôt par vous parler des raisons qui ont précipité une telle exposition.

Plusieurs personnes ont émis l'hypothèse que la vitesse de préparation de cette exposition révélait d'un coup de publicité pour redorer l'image de ce peintre. Nous pourrions cependant reprocher à cette hypothèse que Le Renard Argentée n'a jamais eu une mauvaise image auprès des amateurs d'art et qu'il n'a jamais connu le déclin après avoir lentement connu un succès durable. Nous avons donc questionné pour vous le célèbre intermédiaire du Renard que tous connaissent déjà sous l'identité d'Ethan lL Redoutable. L'incorruptible intermédiaire garde habilement et de façon féroce le secret sur l'identité du Renard. Ce talentueux orateur nous a par ailleurs non seulement répondu que l'urgence de cette exposition tenait en la volonté particulièrement vive du peintre de bruler au plus vite une œuvre magnifique (dont nous parlerons par la suite) mais également que le peintre avait assisté pour la première fois à sa propre exposition étant à la nouvelle Orléans pour une courte durée. Nous n'avons malheureusement pas pu obtenir davantage d'informations sur ce sujet. Le peintre nous est resté parfaitement anonyme malgré notre travail particulièrement vif pour le démasquer et parvenir à lui soutirer un commentaire sans passer par son intermédiaire, monsieur Ethan Le Redoutable. Ainsi, cependant nous avons cherché à connaître la raison qui se cachait derrière la volonté farouche du Renard de bruler l'une de ses œuvres et son intermédiaire nous a répondu avec désespoir quelque chose qui nous a beaucoup intrigué. En effet, nous n'avions pas encore aperçu l'œuvre au cœur de cette exposition, le célèbre nu dont nous avions parlé dans les précédents numéro. Il s'agit du premier nu peint par Le Renard Argenté, un nu masculin. Cette œuvre aurait un pouvoir divin d'après monsieur Ethan, elle recèlerait le secret de la luxure. Le tableau aurait la capacité de plonger les personnes qui le regarde dans une transe. Les sens des individus le regardant seraient envahi de désir et de passion. Le péché de la chair serait d'après lui représenté sur un tableau qui nous plongerait dans un état second, contrôlé par nos pulsions. L'Artiste refuserait à la vérité de laisser une telle œuvre s'emparer de nos âmes et la beauté de cette œuvre ne devrait pas rester dans notre monde. L'œuvre serait en réalité divine, le peintre aurait été touché d'après son intermédiaire par la grâce et son tableau serait l'œuvre des dieux de la luxure et des arts. Cette œuvre somptueuse ne pourrait donc pas demeurer en l'état. L'œuvre qualifiée de pécheresse par l'intermédiaire du Renard devait retourné à l'état de poussière et bruler dans les flammes. Serait-ce une image pour rappeler les flammes de l'enfer qui lécherait un tableau divin qu'un mortel n'aurait jamais du peintre? Bien entendu, nous avons immédiatement douté de cette raison, ces propos sulfureux semblaient davantage publicitaires que de l'ordre du réel.

Bien mal nous en a prit, L'Artiste avait du être subjugué par sa propre œuvre et avoir comprit avant tous le pouvoir sans limite que possédait ce nu. Un tel pouvoir ne devrait pas demeurer accessible à tous, jamais, ni à quiconque. Aussi la décision de brûler le tableau à la fin de l'exposition est-elle à la fois tragique pour une œuvre aussi merveilleuse, qui devrait par ailleurs figurer parmi les plus belles œuvres ayant jamais été peinte, et évidente puisqu'en effet, une œuvre aussi parfaite et puissante ne devrait avoir qu'un destin tragique. Je me plais à penser que le peintre est tombé amoureux de sa muse et que le destin tragique de cette toile réponds à l'amour à sens unique du peintre. Comment ne pas comprendre immédiatement cela lorsque l'on relit les indices en notre possession? Le peintre assiste pour la première fois à une de ses expositions en compagnie de l'homme, que nous appellerons "Patte de velours", qui a été représenté sur la toile du tableau. Par ailleurs, il brûle son tableau comme brûlerait le cœur d'un amour qui se consume, comme on brule de passion et d'amour et comme se meurt un amour sans partage. Nous vous ferons le plaisir de revenir sur cette œuvre et l'homme qui l'a inspiré en dernière page mais parlons maintenant de l'exposition elle-même.

Aussi bien organisée que les précédentes, l'exposition s'est révélée de toute beauté. Toujours accompagnée de champagne et de bouchées délicieuses, les convives pouvaient déambuler entre les œuvres en toute sérénité guidés par la musique d'un petit orchestre talentueux. Organisé en trois pièces contigües l'exposition répondait à une classification des œuvres selon leur nature: paysage d'abord, portrait ensuite et enfin, nu. Une salle entière contenait l'unique nu de l'œuvre du Renard Argenté. L'exposé au milieu des autres œuvres eu été une erreur.

Nombreux habitués des œuvres de notre Renard se sont précipités pour admirer ces toiles, nous avons ainsi pu admirer dans une première salle des paysages fabuleux avant de nous diriger dans une salle aux portraits magnifiques et vers le nu puissant et divin. Parmi les invités se trouvaient ainsi non seulement le Renard lui-même sous couvert d'anonymat malheureusement, comme nous l'avons précisé auparavant, et la muse qui avait servi de modèle pour le nu masculin mais également le célèbre Victor Dioskurs qui a passé un long moment à discuter avec Patte de velours et un illustre mais néanmoins charmant inconnu…

Illustre mais néanmoins charmant mon petit Spencer! Charmant!

ainsi que...

-Pénélope passes-nous la liste des invités, nous la connaissons parfaitement après l'avoir revu en long, en large et en travers.

-D'accord, alors... Tac tac tac… ah voilà!

Ainsi donc, l'exposition a accueilli de nombreux amateurs d'arts connus pour leur passion mais également quelques riches inconnus dont huit qui ont particulièrement éblouis les convives par leur beauté et leur tenues signés 'Orlando et Jeanny' dont nous avons reconnu la marque de fabrique somptueuse. (Pour les détails concernant les deux créateurs stylistes voir les notes de bas de page). L'un d'entre eux serait-il le Renard?

-Mon Dieu! Il parle de nous! 'Huit riches inconnus qui ont éblouis les convives par leur beauté et leur tenues signés Orlando et Jeanny!' C'est nous, c'est nous! C'est cool qu'ils fassent de la publicité pour Orlando et Jeanny. C'est d'ailleurs étonnant qu'ils aient reconnu la marque de fabrique...

-Des vêtements aussi beaux, c'est forcément Orlando et Jeanny. Ils sont très connus pour ça.

-Pénélope continus de lire.

-Bien, bien, patron, à vos ordres...

-Et par pitié sautes nous la description de toutes les œuvres de Spencer. Passe directement au nu.

Le tableau central de cette exposition s'est révélé être aussi splendide que nous l'avait décrit l'intermédiaire du Renard, Ethan Le Redoutable. Il s'agit en tout et pour tout de la représentation d'un homme nu ayant un drap enroulé autour de ses hanches. Rien de bien grandiose me direz-vous, un classique intemporel, mais sans doute pas un chef d'oeuvre. Cependant, si l'homme qui a été représenté sur le tableau, Patte de velour, était déjà à croquer mesdames et mesdemoiselles, sa représentation et un appel à la luxure! Nous n'avons pas prit la peine de compter les personnes qui ont gémis devant ce nu tant elles étaient nombreuses et tant nous étions occupés à reprendre nos esprits plutôt qu'à nous laisser dévorer par la passion et le désir. Il fut très complexe de se reprendre et les réactions physiques qui touchèrent (si je peux me permettre de le présenter ainsi) l'assemblée furent sans commune mesure en considérant la seule nature de tableau de l'œuvre. Cette représentation de l'homme dans toute sa splendeur était effectivement aussi divine et diabolique que le peintre l'avait suggéré à son intermédiaire. Nous ne pouvons pas vous décrire avec des mots le chef d'œuvre que nous avons admiré. Rien ne se rapprocherait assez de l'art qu'il nous a été donné d'admirer. Nous ne pouvons en revanche que vous conseiller d'aller vous présenter à cette exposition dans les plus brefs délais pour découvrir le génie du Renard Argenté. Ce nu le classe parmi les peintres les plus talentueux de notre siècle et des siècles précédents à n'en pas douté. C'est du moins ainsi que le célèbre critique d'art de renommé mondial, Harry Stark Belstamp* (voir plus d'information en note de bas de page), nous a parlé du Renard et de son œuvre, il a même ajouté, nous citons: "Un tel chef d'œuvre qui dépasse l'entendement ne serait-ce que par sa capacité à nous faire ressentir de telles sensations mériterait de faire parti du patrimoine mondial et d'être vu, reconnu et admiré dans le monde entier". Ce critique s'était caché à nos côtés avec notre accord pour passer inaperçu en faisant son travail nous donnant en exclusivité ses impressions sur l'exposition et ces impressions furent absolument fantastiques, spectaculaires et improbables. Peut-être était-il encore sous le pouvoir du tableau lorsqu'il nous a affirmé ceci néanmoins sa passion soudaine et débordante pour l'Artiste et son œuvre sont révélatrices du talent du Renard. Il devrait rendre compte de l'œuvre du Renard Argenté dans un "édifice littéraire" d'après ces propres termes, édifice qu'il a décidé d'entamer la nuit même de l'exposition. L'écrit n'est donc pas encore prêt de voir le jour. Mais d'après les propos tenus pas le critique lui-même, il ne fait aucun doute que Le célèbre Renard Argenté fait parti désormais de ces artistes incontournables. Courez donc au plus vite voir cette exposition! Faites-vous votre propre idée du génie du Renard. A n'en pas douter, vous aurez la même opinion que tous, le Renard est un maître et ce nu masculin et l'apogée de ses œuvres. Vous ne pourrez plus vous faire d'opinion réellement éclairée sur son œuvre après l'exposition car si vous n'avez pas vu le nu masculin de ce peintre, vous n'avez rien vu de lui! Pourra-t-il même un jour peindre une nouvelle toile avec un tel génie? Cela semble impossible tant ce nu relève de l'irréel.

Ce nu appelé "L'Affaire" est un tableau sacré qui mériterait d'entrer dans le patrimoine mondial de l'UNESCO qui contient nous vous le rappelons un ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l'héritage commun de l'humanité. Le comité du patrimoine mondiale de l'organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, actualise chaque année depuis 1978 ce patrimoine mondial, nous aurons bien à cœur de regarder les prochaines intégration dans ce patrimoine en espérant y voir figurer le nom de ce tableau "L'Affaire". Nous espérons de fait qu'un membre de ce comité se soit promené dans cette exposition par hasard et en espérant aussi que le fait de bruler un tel tableau n'empêchera pas à cette œuvre d'entrer dans ce patrimoine mondial. Peut-être parviendrons nous à convaincre le Renard Argenté de ne pas brûler "L'Affaire" si nous accourons tous pour la voir?! Penchons-nous d'ailleurs sur la signification du nom de ce tableau. "L'Affaire"... L'Affaire pourrait désigner le mystère qui entoure la personne de L'Artiste, Le Renard Argenté, qui est-il? Où se cache-t-il? Qui était-il parmi les invités d'hier soir? Ou bien s'agit-il d'après vous d'une affaire extra-conjugale? Entre le peintre et sa muse? L'homme représenté sur le tableau étant de toute beauté comme nous avons pu le constater hier soir dans sa tenu de jeune marié, tout en blanc, réalisé par Orlando, il ne serait pas impossible que notre Renard soit tombé amoureux de son mannequin. Ce serait une Affaire romantique et romanesque comme L'Amour avec un grand A entre L'Artiste et sa muse. Pourquoi brûler alors le tableau de cet homme? Pourquoi brûler la représentation délicieuse de l'homme qu'il aime alors qu'il est offert à lui tentateur? Serait-ce un amour à sens unique comme nous l'avons supposé ci-dessus? Que dire si ce n'est que ce nom, "L'Affaire" est tout approprié. Il est à la fois trop précis et trop vague, c'est en dire trop ou pas assez. C'est exactement comme ce tableau qui en dévoile trop et pas assez. Nous en voudrions plus, pourquoi ce drap ne tombe-t-il pas? Et nous voyons sur les traits du visage de cet homme tant d'émotions, d'envies, de désirs, de besoins et tant de sentiments intimes. Nous lisons dans le plus profond de son âme ses plus basses passions et ses plus nobles sentiments. N'est-ce pas trop indiscret d'en découvrir autant? Nous nous démènerons pour vous obtenir une interview avec le Renard pour répondre à ces questions qui envahissent notre esprit!

D'ailleurs, en parlant du Renard, nous en avons vu la queue hier soir mais ne l'avons pas attrapé. Qui est-il? Voici donc un récapitulatif de ce que nous savons du Renard. Le Renard Argenté est un excellent peintre doté d'un talent incommensurable et d'une patte ou d'une griffe délicate et sensuelle. Ce peintre fait exposer ses œuvres par son intermédiaire Ethan, dit monsieur Ethan ou Ethan Le Redoutable, et sans doute ces deux personnes se côtoient-elles depuis longtemps car jamais cet intermédiaire n'a laissé filtrer d'informations sur le peintre qu'importe les sommes d'argent qui lui ont été proposé ou les menaces qu'il a subi. Du moins, c'est ce qui est dit. Il est vrai cependant que le secret qui entoure le Renard est fait du plus épais des brouillards. Ses expositions ayant toutes lieu ici, à la nouvelle Orléans, nous pensons que L'Artiste y est né et y a toujours vécu néanmoins, rien ne nous permet de le confirmer d'autant que son apparition à sa propre exposition pour la première fois ainsi que la précipitation de l'organisation de cette dernière semble du à la venue et au départ de l'Artiste de la région. Cependant, la seule chose que nous pouvons réellement confirmer de lui est ce que son intermédiaire affirme de ses œuvres.

-Mince, Ethan a refait son speech... Et à un journaliste en plus...

L'artiste possède en effet une signature toute particulière. Ces œuvres seraient un appel à la luxure. Chacune d'elles, même les plus innocentes, aurait vocation à nous perdre dans nos désirs. Les pulsions incompréhensibles qui nous assaillent seraient sinueusement en train de s'infiltrer en nous dès que l'on regarde ses œuvres et grandiraient à mesure qu'on les admire. Petit à petit, nous nous laisserions guider par ces pulsions avant d'y succomber et de satisfaire nos envies par la luxure, le plaisir et la débauche. Peu de personnes ont accepté de commenter ce talent obscur du Renard mais les quelques personnes qui ont parlé à la condition de garder l'anonymat ont révélé des choses impensables! "Depuis que j'ai acheté un tableau l'année dernière, ma libido a grimpé en flèche. Ma femme en est ravie! Quand elle est pas là par contre, j'ai un peu honte de me masturber devant le tableau mais... Je n'arrive pas à m'en empêcher! J'adore ça!" nous a confié un chef d'entreprise de quarante six ans. Une femme dans la quarantaine également, mère au foyer, nous a affirmé qu'elle prenait à la fin de chaque exposition un autre convive pour satisfaire ensemble leur désirs. Un jeune étudiant, qui ne manque pas d'argent de poche, a avoué qu'il s'était un jour acheté un tableau dans le seul but de pouvoir enfin en "jouir, au sens propre du terme, je me branle dessus et j'invite toujours mes conquêtes à le voir parce qu'après on fait la meilleur baise de toute notre vie". Nous vous passerons les détails croustillants que nous ont confié ces personnes. Cependant, nous leur avons demandé que représentait ces tableaux pour les faire réagir ainsi et figurez-vous que les réponses sont surprenantes! Le premier représenterait un paysage estival, une plage entre deux récifs comment aurait-il le pouvoir d'augmenter la libido d'un homme? La femme a raconté que c'était un paysage hivernal qui l'avait le plus excité, elle aurait joué une nuit entière avec un jeune homme a certains jeux impliquant bougies et glaçons. Comment est-ce même possible? Y a-t-il réellement un lien, une relation de causalité entre le tableau et cette orgie? Le jeune homme lui a confié que son tableau était le portrait d'un homme malgré que lui-même soit totalement hétérosexuel. La patte de L'Artiste serait donc un moyen de raviver la sexualité de chacun au travers d'œuvres apparemment innocentes? Sa griffe vient-elle caresser notre chair pour nous pousser au vice? L'Artiste a-t-il même conscience de ce talent? Son intermédiaire nous a dit qu'il n'en avait pas eu conscience avant que lui-même ne le lui dise et que malgré cela, il n'y croyait pas. L'Artiste serait-il donc un ange? Un doux rêveur? Un homme vierge de tout désir? Pourtant "L'Affaire" semble révéler le contraire... Pour l'heure nos questions restent sans réponse.

Désormais, parlons de la muse de cet artiste qui a inspiré le tableau du nu. Nous avons pu lui parler et lui arracher certaines réponses néanmoins, rien de bien intéressant ne fut dévoilé sur le Renard Argenté bien que nous sachions désormais qu'il s'agit bien d'un homme relativement jeune et quelque peu attirant. Le modèle aurait-il succombé au charme de son peintre? La muse elle-même est un délicieux apollon chocolaté répondant au doux nom de "Patte de velours".

-Pénélope... tu lis vraiment le journal là?

-Oui, Derek!

-Tu as appelé la journaliste pour qu'elle dise ça?

-Même pas!

-Bon. Je crois que ce n'est pas la peine d'en lire davantage Garcia.

-D'accord chef! Mais c'est quand même dommage, on allait aborder la meilleure partie… Je vais faire encadrer ce journal! Non, mieux! Je vais en acheter un tout neuf et le faire plastifier puis encadrer!

-En tout cas, la stratégie a vraiment bien marché. Même trop. Tout le monde va se précipiter pour le voir et L'Artiste aura encore plus de facilité à se fondre dans la masse...

-Oui mais au moins on est sur qu'il viendra voler le tableau! Je veux dire, la journaliste sans le faire exprès a appelé Spencer "L'Artiste" à plusieurs reprises ce qui dérangera l'égo du tueur. De plus, la façon dont la journaliste encense l'œuvre de Spencer et Spencer lui-même va forcément l'obliger à vouloir posséder ce tableau. Je veux dire... Elle demande carrément à enregistrer ce tableau dans le patrimoine mondial en citant les propos de Harry-Stark Belstamp qui d'après mes recherches est effectivement renommé mondialement pour ces critiques d'art. Sans compter que notre Artiste tueur a déjà un intérêt particulier pour Spencer et il sait qu'il est notre Artiste peintre.

-C'est au delà même d'exagéré. C'est tellement impossible. Je veux bien accepter un compliment mais ça c'est beaucoup trop. Si on me l'avait dit à voix haute au moins j'aurai entendu l'ironie qui se cache derrière mais là sincèrement, la journaliste veut me tuer à coup de chevilles enflées? Je comprends pas... qu'elle ait écouté le baratin d'Ethan et s'en serve dans une publication pourquoi pas puisque c'est racoleur mais... on dirait presque que je suis dieu sur terre dans ce journal. C'est horripilant.

-Dis plutôt que tu es gêné fiston. Terriblement gêné. Et s'il est certain que cette journaliste en fait trop, 'divin' entre autre, et que Harry-Stark Belstamp a sans doute eu des mots qui ont dépassé sa pensée, 'patrimoine mondial' rien que ça avec un 'édifice littéraire' en prime en plus, il est certain aussi que ces deux personnes ont été absolument charmé par ton tableau. Elles ont reconnu l'œuvre d'un grand peintre. Tu as indéniablement du talent et peu importe si ces personnes n'ont pas juste admiré ce talent mais sont tombés en admiration de toi, ce qu'elles ont dit n'est à prendre que comme un compliment sincère. Exagéré mais sincère. Moi-même je ne pense pas que ce soit si exagéré que ça mais je n'irai pas jusqu'à implorer le classement de ce tableau dans le patrimoine mondial non plus! Tu as le droit d'être gêné mais pas de douter de ton talent ou de la sincérité de leurs propos.

-Merci papa.

-Revenons-en sur ce que disait Emily. L'Artiste voudra voler ce tableau à tout prix. Comment va-t-il s'y prendre? La salle elle-même est quasiment un huit-clos étant donné qu'on surveille constamment la seule porte d'accès. Le bâtiment est sécurisé et le voleur se doute que nous cherchons à l'attraper sur ce tableau.

-Pour ce qui est du vol... Je doute qu'il ait lieu directement sur les lieux de l'exposition finalement.

-Pourquoi?

-C'est très compliqué. Puisque nous surveillons chacune des entrées et sorties du bâtiment, on attrapera sans doute le voleur avant qu'il n'entre dans le bâtiment ce qui sera problématique pour le relier à nos meurtres.

-Avec un bon avocat, il sortira sans problème. Du moins je pense, Hotch, puisque tu étais avocat, tu en penses quoi?

-Tu as raison Gideon, il vaudrait mieux attendre que le voleur vol le tableau dans un premier temps avant de l'arrêter. Ensuite nous pourrons plus facilement trouver des preuves pendant sa garde à vue. Mais du coup, comment procédons-nous? Est-ce qu'on change notre méthode d'hier?

-Notre voleur a déjà volé des tableaux d'une valeur inestimable dans de grands musées, je doute qu'il ne parvienne pas à entrer dans ce bâtiment. La réelle question est comment en sortira-t-il? S'il trouve le moyen d'entrer, la sortie peut être le point d'entrée mais sur beaucoup de lieux où il a volé des tableaux, son point d'entrée et celui de sortie sont différents. Donc… Peut-être qu'il procèdera de la même façon.

-Reid, Garcia, vérifiez cette information pour chaque vol et calculer la probabilité qu'il fasse de même. Rossi, tu as une idée de ce que ça veut dire?

-Nous avons déjà constaté qu'il s'agit d'un homme intelligent et arrogant. Je pense qu'il met tout ça en exergue en prenant un lieu normalement inviolable et en pointant du doigt deux failles au lieu d'une seule. Après tout, il pourrait garder la deuxième faille pour lui au cas où il voudrait voler un nouveau tableau au même endroit. Alors qu'au contraire, il met en avant deux problèmes.

-Après, ça peut aussi être du à des problèmes techniques. Peut-être que son point d'entrée ne peut pas être son point de sortie pour X raison et que son point de sortie ne peut pas être emprunter dans l'autre sens pour Y raison… Comme un labyrinthe pour les études scientifiques sur les rats duquel on aurait fermé la porte d'entrée et ouvert la porte de sortie lorsque le rat est à l'intérieur.

-Morgan, vérifies si cette théorie est fondée ou non.

-Je ne suis pas un pro du labyrinthe pour rat…

-Non, mais tu as travaillé dans l'unité de déminage, c'est le même principe. En plus, avec la façon dont tu suis le parcours des bombes à rebours sur les restes après explosions, je ne doute pas une seule seconde que tu saches repérer si une entrée peut servir de sortie ou pas et inversement.

-Je m'y colle… Et avant que tu ne le dises, je ne suis pas un rat Emily!

-Non, non, tu es une sourie de laboratoire!

-Arrêtes, on a déjà un rongeur dans l'équipe pas besoin d'un deuxième...

-Un rongeur, JJ? Qui?

-Notre rat de bibliothèque en chef!

-JJ!

-Désolé Spencer… Ou pas.

-Continuons en passant outre vos gamineries les enfants. Comment on protège le tableau alors?

-Le but reste d'arrêter le tueur dans tous les cas, sans toutefois le forcer à se maintenir à l'écart.

-D'après nos calculs, il y a une forte probabilité que notre voleur emprunte une sortie et une entrée différentes.

-Forte?

-Quatre-vingt-sept pourcent et des poussières.

-C'est tout?

-Cela dépendra surtout de notre stratégie pour l'attraper et donc du nombre réel d'entrée et de sortie qu'il y aura. S'il n'y en a qu'une…

-Bien... Personne à l'intérieur même du bâtiment. C'est un petit bâtiment, ce n'est pas un musée. Les gardes des musées mettent nécessairement plus de temps pour arriver sur les lieux du vol dès qu'ils repèrent que quelque chose ne tourne pas rond. Ce qui veut dire que si nous mettons des personnes à l'intérieur, elles courent un plus grand danger. Nous nous abstiendrons donc de mettre des agents à l'intérieur comme hier soir. Une caméra en direction de la porte d'entrée de la dernière salle permettra un minimum de surveillance. Nous la placerons au dessus d'un tableau de la salle des portraits pour ne pas attirer davantage l'attention dans la pièce du nu. En ce qui concerne les positions autour du bâtiment… Je propose de faire comme hier soir.

-Je pense que mettre moins de personnes en patrouille pour les quatre prochains jours serait plus intéressant. Nous pourrions avancer les positions de chacun pour garder une maille serrée mais cela permettra à pas mal de personnes de prendre du repos et puis… le profil du tueur nous indique qu'il agira certainement vers la fin de l'exposition et non pas en plein milieu donc nous avons quelques jours relativement calmes. S'il n'agit pas selon son profil, il faudra le modifier mais je crois sincèrement qu'il est trop arrogant pour ne pas agir comme d'habitude. Ainsi, il nous montrerait qu'il n'a pas besoin de s'inquiéter, même lorsque nous sommes prévenu, il parvient à agir.

-Faisons ça. Lorsque la fin de l'exposition sera proche en revanche, nous reculerons les positions générales mais pas complétement. Cet homme est très intelligent et profondément talentueux pour voler des tableaux sans se faire remarquer. Bon, continuons de travailler là-dessus. Cette nuit nous nous reposerons et les policiers prendront la charge de la surveillance. Demain ce sera notre tour. A l'heure actuelle, l'équipe de surveillance de jour pour l'exposition s'en sort-elle, agent Donak?

-Pour l'instant, rien de suspect. Ils sont parmi les spectateurs en civil comme vous nous l'aviez demandé. Ils ont pris des photos de tous les visiteurs, compté le nombre de personnes qui entrent et sortent de la pièce principale et ils surveillent le tableau attentivement. Le prochain roulement est dans… maintenant. Le prochain aura lieu dans un bon moment. Apparemment, il y a beaucoup de monde ou en tout cas bien plus que ce matin pour regarder votre exposition. Le journal a fait sensation apparemment. On ne parle que de ça.

-... ça peut compliquer les choses…

-Après, beaucoup de personnes ont déjà été éliminées de la liste des suspects selon votre profil donc la liste est sensiblement réduite après avoir enlevé les femmes. Mes agents se plaignent que les femmes ne sont que des commères et qu'elles ne viennent voir votre tableau que pour pouvoir en parler à cause du journal. Les hommes sont moins nombreux. En revanche, ce qui me choque c'est que mes agents soient indisposés devant vos œuvres. Ils sont obligés de se concentrer pour regarder vos toiles au risque d'être repéré mais ils sont si mal à l'aise qu'ils détournent le regard sans y faire attention. C'est à la fois drôle et problématique…

-Ce sera une bonne histoire à raconter pour eux. Et dites leur de penser à vous en sous-vêtements féminins, avec une cravache et fouettant la cuvette des toilette d'un bar tabac et soudainement ils parviendront à se concentrer sur leur travail.

-Je ne leur dirai certainement pas cela! Mais je dois avouer qu'une variante de l'idée sera sans doute un bon moyen de les remettre sur pied. Mes agents devraient arriver à présent… Ah! Les voilà! Rapport le plus vite possible!

-De suite chef! Dr Reid. Je télécharge les photos de l'appareil et je vous les donne après mon rapport chef.

-Oui.

-Dr Reid, bonjour. Je peux faire le rapport dans deux minutes chef?

-Pourquoi?

-Je... Dois aller me changer.

-... Dépêches toi alors!

Spencer avait été le premier surprit de s'être fait saluer par ces deux agents de police qui auparavant n'étaient pas parmi les derniers pour le critiquer dans son dos mais voir l'expression sur le visage des membres de son équipe fut à proprement parler hilarant. Il éclata d'un rire trop souvent contenu et défigea ainsi ses camarades. Apparemment, bien peindre était source d'un minimum de respect même pour les personnes qui souffraient d'un manque complet de compréhension de cette impensable notion que devait être le "respect". Mais pour une fois qu'il était le seul à être bien perçu, il en profiterait! Même si c'était légèrement au dépend de son équipe…

La journée passa trop lentement au goût de l'équipe. Les quelques points qui avaient été relevé pendant leur échange plus tôt dans la journée avaient fait l'objet d'une vérification pointilleuse et ce qu'ils avaient pensé c'était révélé juste. Cependant, cela fait, ils n'avaient pas beaucoup plus avancé. Le profil se confirmait petit à petit mais il n'y avait rien de nouveau pour poursuivre les réflexions générales. Morgan avait pu par la suite esquiver cette lassitude en enfilant son costume noir taillé par Orlando pour retourner à l'exposition en tant que "Patte de velours". Il se devait d'y faire une apparition. Il put ainsi échanger avec Ethan qui lui-même semblait inépuisable et faisait le show dans la galerie pour chaque nouvelle vague de spectateurs. Ils se firent évidemment assaillir par la foule de multiples questions sur le Renard Argenté ou sur Patte de velours lui-même. Néanmoins après un avertissement d'Ethan, les assauts se firent moins nombreux et violents. Morgan pu de nouveau admirer les œuvres du gamin de l'équipe et s'y perdre tout en s'assurant de continuer la surveillance. Il fit également attention à regarder même les personnes passe-partout puisque le serveur du premier soir les avait tous prit au dépourvu. C'était pourtant évident comme déguisement cependant la faculté du serveur à n'être jamais réellement visible dans le cadre des caméras portables était un exploit désagréable. Ce jour là cependant, il n'y avait pas de serveur ou de petit-fours, l'exposition était ouverte à tous.

Au bureau, l'équipe perdait toujours continuellement son dynamisme. La soirée fut rude car complétement monotone si ce n'était un cas d'ivresse sur la voie publique. De fait, lorsque Derek revint, il subit les moqueries bon enfant de son équipe comme leur exutoire. Il ne manqua cependant pas de répondre à chacune des attaques verbales espérant gagner cette joute. Les rapports furent simples et courts et l'organisation pour la nuit et le lendemain étant déjà établie, ils partirent se coucher sans perdre davantage de temps.

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Le lendemain matin, ils se retrouvèrent au poste de police avec un peu moins d'entrain qu'à leur habitude, s'attendant à passer la journée dans la continuité de la précédente, morose. Cependant, un appel sur une ligne policière à peine une heure après leur arrivée suffit à remettre cette idée en question. L'appel était passé par une femme célibataire au foyer qui venait de se faire dérober un tableau dans la nuit. Elle vivait semblait-il grâce aux allocations de son ex-mari. Il semblerait que son ex-mari avait été défendu par un avocat véreux au moment du divorce et avait été contraint de donner à cette femme sa maison de famille ainsi que des allocations particulièrement corsées. D'après les recherches de l'informaticienne haute en couleur, elle vivait également grâce à l'argent de son riche propriétaire de père qui ne jurait que par sa progéniture ce qui expliquait d'après les profileurs le caractère exécrable de la femme. Fille unique et pourrie gâtée, elle avait toujours eu ce qu'elle désirait et désirait vraisemblablement tout. Le tableau volé était l'un des merveilleux cadeaux de son ex-mari qui, l'équipe devait l'avouer, savourer sa vengeance glacée avec un soupçons de mauvais humour. Le tableau placé juste dans l'entrée de la maison représentait en effet, l'ex-beau-père de cet homme dans une peu flatteuse nudité dans le lit conjugal du couple avec sa propre fille. L'ex-mari avait ainsi pu annihiler la vie sociale de son ex-femme odieuse à la manière dont elle avait sans doute ruiner sa vie et son porte-monnaie de ce qu'en avait conclu l'équipe. Le voleur n'avait certainement pas volé ce tableau pour sa beauté, c'était une horreur, une croute dont la propriétaire était enfin heureuse de se débarrasser. Le tableau avait en effet était savamment encastré dans le mur pour être particulièrement pénible à enlever. Il était par ailleurs protégé par un verre très résistant. Le surdoué de l'équipe avait déduit que si le tableau était très compliqué à enlever pour la plupart des gens, ce n'était pas si complexe pour L'Artiste puisque ce mécanisme était utilisé dans plusieurs musées. L'odieuse victime avait contacter la police, non pas pour le vol du tableau, bon débarras, mais parce qu'ayant lu les journaux et étant représenté sur le tableau ainsi que son propre père, elle ne souhaitait pas être assassinée ni que son père le soit puisqu'elle n'était pas certaine de figurer sur son dernier testament au regard de leur dernière conversation du moins, c'était ce que Jennifer avait affirmé à ses amis et ceux-ci avaient bien évidemment souris en gardant leur contenance. Il lui assurèrent cependant qu'elle ne risquait rien puisqu'elle était une femme et que le tueur ne tuait désormais plus que des hommes et le fait que son père ne vivait pas à la Nouvel-Orléans lui garantissait sa survie. En revanche, un autre homme ressemblant allait être ciblé dans les prochains jours. Elle tenta de les faire sortir de chez elle une fois rassurée mais ils parvinrent à rester grâce à quelques menaces d'un officier de police. Les plus âgés de l'équipe discutèrent avec elle et parvinrent à lui arracher une photo de son père pour pouvoir estimer l'apparence des victimes potentielles à risques et le numéro de son ex-mari pour obtenir une représentation du tableau volé afin de pouvoir le comparer, si le pire arrivait, à la disposition d'un cadavre. Ils procédèrent évidemment à toutes les vérifications d'usages et la police technique passa à l'œuvre. Hotch récupéra le mot laissé par le voleur à la place du tableau, le plaça dans un sac plastique et le garda sur lui sans le lire.

Forts de leurs résultats, les agents retournèrent travailler et lancèrent une alerte pour conseiller à toutes personnes ressemblant à la description du père de la victime du vol de prendre de fortes précautions pendant les prochains jours tels que sortir en groupe, s'assurer d'être plusieurs y comprit la nuit, ne pas sortir après une certaine heure et d'autres conseils de ce genre. L'équipe approfondit encore le profil du tueur confirmant son arrogance puis se posa finalement la question la plus importante dans cette affaire, L'Artiste avait volé un nouveau tableau pendant l'exposition, leur plan avait-il échoué? Après de nombreux questionnements, ils parvinrent à la conclusion que ce n'était pas le cas. Le tueur avait simplement déjà eu ce tableau dans sa ligne de mire avant le début de l'exposition, il avait simplement continué sa tache en suivant son emplois du temps initial. Cela montrait encore une fois l'arrogance dont il pouvait faire preuve en continuant normalement ce qu'il avait prévu en se moquant de la présence des agents du FBI et en prouvant à ses yeux qu'il était à la fois plus malin et parfaitement serein. Cependant, le nu de Spencer était désormais dans son viseur et il n'en sortirait pas alors leur stratagème tenait toujours même si L'Artiste le connaissait. Ils avaient l'assurance que le tueur tenterait de le dérober. Cependant l'objectif de l'équipe était désormais double: attraper le tueur et empêcher l'assassinat d'un nouvel homme puisque dans la chronologie, il fallait un nouveau meurtre avant le prochain vol. Parvenu à cette terrible conclusion, les membres de l'équipe décidèrent finalement de lire le mots que "L'Artiste" avait laissé à l'emplacement du tableau volé. Il l'avait délibérément mit de côté pour ne pas fausser leur déduction avant de le lire. Cependant, ils ne s'attendaient pas à lire ce qui étaient écrit sur le papier…


Nota bene:

*Harry-Stark Belstamp le critique d'art de renommée mondiale cité dans l'article du journal tient son nom des mots "aristarque", de "bel" et "estampe". L'estampe est le résultat de l'impression d'une gravure, c'est une catégorie d'œuvre d'art particulièrement reconnu au japon, et aristarque est la façon dont sont désignés des personnes exerçant la profession de critique ou d'expert dans certains domaines, qui proposent des critiques sévères mais néanmoins justes de ce qui leur est soumis.


Bonjour ou bonsoir!

Pour la première fois, je n'ai eu aucun mal à trouver un nom de personnage et je suis ravie du résultat! XD Je me permets donc d'expliquer pourquoi ce nom.

Sinon, j'ai remarqué ne jamais avoir donné de nom de famille à ce cher Victor lors j'ai essayé de rattraper cette erreur du mieux possible… J'espère que ça n'a pas été trop grossier. Sinon, pour ce qui est de la dispute entre les policiers et notre équipe préférée du FBI, j'ai estimé qu'une affaire pareille allait nécessairement mener à des tensions et de fait, j'ai choisi d'aborder ce problème maintenant plutôt que de le remettre à plus tard dans un moment où votre attention sera plus concentrée sur un point plus important. Cela m'a semblé être également une bonne solution en terme de fluidité de l'histoire tout en parlant de tout ce que j'avais estimé devoir parler.

Il n'est pas impossible que j'ai laissé des erreurs mais comme d'habitude, n'hésitez pas à me le dire! Je fais de mon mieux mais je suis loin d'être infaillible!

Avez-vous aimé ce chapitre? J'espère que oui. Merci pour votre soutien!

à la prochaine,

YYY