Point de vue externe:
Angélica se réveilla en sursaut, dans son lit. Quel cauchemar ! Ce disait-elle. Elle se demandait si cette entrevue avec le signore Aro n'était pas en fin de compte le fruit de son imagination... mais sa chemise de nuit déchiré et l'hématome sur son poignet lui prouva le contraire. Tout cela était bien réel, sans plus attendre elle alla se changer et retourna dans son lit. Mais elle eut bien du mal à retrouver le sommeil.
Le lendemain tout les veilleurs de nuit avaient été retrouvés morts. Avec d'étrange marques au cou, beaucoup supposaient qu'il avaient étaient tués par un animal enragé. Mais au fond d'elle Angélica savait que cela était peu probable, car elle aussi était dehors cette nuit là. Pourquoi n'avait-elle point était attaquée elle aussi ? Mais bien sûr elle se garda bien d'en parler à qui que se soit !
Une semaine passa depuis cette nuit, un matin un messager apporta une lettre à son attention de la part du Signore Volturi. Le messager précisa qu'il ne devait remettre cette lettre qu'à elle, pour s'assurer que personne ne la lirait à sa place. Angélica alla dans sa chambre et ferma la porte à clé derrière elle. Elle s'allongea sur son lit et commença à lire cette fameuse lettre.
14 Novembre 1710
Chère Angélica,
Il m'arrive souvent de repenser à notre petite conversation dans
les écuries de votre magnifique demeure, suivi de notre passionnant duel à l'épée. Vous m'avez beaucoup impressionné ma chère.
Il m'a semblé évident que votre père ne soit point informé de vos talents cachés, imaginez-vous votre pauvre père consterné de savoir que sa bien aimé petite fille soit une rebelle dans l'âme qui n'obéit à personne et se moque des lois ? Si je lui disais ce que je sais sur vous me croirait-il ?
Si votre vrai visage se dévoilait enfin au grand jour, ce serait l'humiliation. Qui y a t-il de pire dans l'humiliation, Angélica ? Redoutez-vous par dessus tout que les gens apprennent qui vous êtes vraiment ?
Je vous imagine dans votre chambre, allongé dans votre lit, lisant ma lettre avec attention le cœur battent à tout rompre. Est-ce que j'ai vu juste ?
Veuillez me dire la vérité douce Angélica. Quel est ma place dans votre cœur ?
Et les rumeurs ont-elles déjà commencé ? Si ce n'est point le cas, soyez assuré que ce n'est qu'une question de temps. Vous vous êtes fait une réputation que rien ne pourra effacer, quoi que vous ferez. Soyez honnête avec vous-même, ces envieux vous menaceront toujours. Pour eux vous n'êtes qu'une enfant bâtarde... à leur yeux je suis déjà votre amant. Et je vous avoue que je trouve cette idée délicieuse. Déjà lors de notre dernière rencontre vous étiez plus belle que Vénus, vêtue ainsi... sensuelle... provocante et si fragile. J'ai encore le goût de vos lèvres sur les miennes. Toutes vos émotions resterons gravées dans ma mémoire pour l'éternité.
Personne ne vous voit comme je vous vois, ces imbéciles ne savent point ce que je sais.
Il me tarde de vous revoir, ma chère. Bien à vous votre dévoué serviteur.
P.S. Pensez à ce que je vous ai dis et à ce que je peux vous offrir, ma charmante Rose et vous verrez que l'éternité à mes côtés vaut sans doute mieux que d''être enchaîné à votre beau manoir. A très bientôt... ma tendre Rose.
Aro Volturi, Duca Di Toscana.
A la lecture de cette lettre les joues d'Angélica devinrent rouges vifs. Quel salaud ! Se disait-elle. Comment osait-il ! Il la menaçait et en plus il lui disait ouvertement qu'elle lui plaisait... Mais elle ne pouvait s'empêcher être flatté par ces paroles. Elle ne savait pas si il fallait lui donner réponse ou au contraire l'ignorer complètement. Angélica se leva de son lit et alla cacher la lettre la où nulle ne risquait de la trouver. Si jamais cela s'apprenait... elle n'osait même pas imaginer ce qui lui arriverait.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Quand le mois de décembre arriva enfin au manoir, Angélica commença à recevoir d'autres lettres du Sigore Volturi ainsi que de nombreux présents comme des robes, des parures... et bien d'autre chose. Mais elle les refusa et les lui renvoya. Plus tard William alla voir sa sœur pour justement parler de ça.
-Angélica je peux te poser une question? Demanda-t-il.
-Laquelle ?
-Quand le signore Volturi a-t-il commencé à t'envoyer des présents ?
Elle fuyait son regard et lui répondit :
-Il y a peu de temps...
-Je vois...
-Je n'ai jamais cherché ses avances William et je te jure que je ne les accueils pas bien... s'exclama t-elle. Mon frère dis moi que tu me crois.
-Je te crois ma petite sœur, je pense seulement que j'ai sous-estimé l'intérêt qu'il te porte... et notre père ne fait rien ! C'est comme si le signore Volturi avait tout pouvoir sur lui et je trouve cela effrayant.
-William... j'ai peur...si notre père ne fait rien alors il ne me reste plus que toi.
-N'ais crainte Rose. Dit-il en prenant le visage de sa sœur entre ses mains. Cet homme n'est qu'un fou qui a jeté son dévolu sur toi, mais moi vivant il ne t'aura jamais !
Ces quelques paroles rassurèrent Angélica, son frère était là pour la protéger. Le signore Aro commençait vraiment à l'effrayer. Elle craignait qu'il ne soit devenu fou comme le disait son frère.
Vers la fin du moi de décembre, on ne sait pourquoi le roi décida de rentrer en guerre contre la France, Angélica appris par son père que c'était le signore Aro qui le lui avait conseillé, elle essaya de le raisonner mais il n'y avait rien à faire. Cet homme avait maintenant une forte emprise sur lui. Et en plus de ça le roi ordonna à William de le suivre. Une autre idée brillante du signore Volturi. Se disait-elle. Elle n'était pas dupe, il éloignait tout ses proches cela était plus qu'évident. C'est pourquoi elle décida de lui envoyer une lettre quelques semaines après le départ de son frère.
17 Janvier 1711
Signore,
Vos témoignages et signes d'affections ainsi que vos regards passionnés me touche profondément, mais m'effrayais tout autant. Comment puis-je être ce que vous voulez que je sois ?
C'est avec chagrin que je vous ai renvoyé les présents que vous m'aviez offert. Je ne vous ai jamais donné la moindre raison de me les offrir. Je vous en prie donnez les à une dame qui mérite d'avantage votre affection.
Ne pensez surtout pas que je vous insulte en vous disant cela... mais vous êtes un hommes marié permettez-moi de vous le rappeler, alors je vous en prie n'insistez plus. Qui y a-t-il de changé soudain ? Rien de bon se sortira de cette histoire.
Je vous ordonne dès lors de me laisser cela devient trop pour moi.
Veuillez me pardonner ces dures paroles. Malgré cela je vous souhaite une bonne année puissiez-vous être un homme comblé.
Bien à vous, Principessa Angélica Di Rosebourg
P.S. Brûlez cette lettre ! Et ne cherchez plus à me revoir !
Après une telle lettre elle espérait qu'il la laisserait en paix, il fallait qu'il comprenne qu'il ne pouvait pas tout avoir juste en claquent des doigts. Mais se serait mentir que de dire qu'elle ne le trouvait pas attirant. Elle savait que si il était en face d'elle, elle ne tiendrait pas longtemps avant de tomber dans ses bras. Angélica ce doutait bien que cette lettre risquait de le rendre furieux, mais qu'importe, là il était allé trop loin! il avait osé lui enlever son frère!
Deux semaines plus tard Vittorio le demi-frère d'Angélica arriva au manoir, pour la tenir informée de ce qui se passait à la cour. Vittorio s'installa petit à petit au manoir et tenait compagnie à sa demi-sœur en l'absence de William. Angélica et Vittorrio n'avaient jamais étaient très proche malgré les efforts de celui-ci. Elle trouvait qu'il avait en comportement étrange quand il était avec elle. Il la suivait partout et cela commençait à l'agacer, même William n'était pas aussi protecteur. Mais elle devait bien admettre que la compagnie de son demi-frère lui faisait du bien, ainsi elle se sentait moins seule. Mais même à cet instant l'ombre d'Aro hantait toujours ses pensées.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Volterra. 2 Février 1711. Point de vue externe :
Dans un des salons de la tour ce trouvait Marcus, il lisait un livre quelque peu ennuyeux, quand soudain la porte s'ouvrit laissant place à Caïus. Celui-ci semblait préoccupé, il marchait de long en large dans la pièce. Marcus l'observait sans aucune expressions.
-Que t'arrive-t-il mon frère ? Demanda t-il au bout d'un moment.
Caïus se stoppa et le fixa surprit par sa question.
-Enfin mon frère n'as-tu point remarqué le comportement étrange d'Aro ces temps-ci ?
Bien sûr que Marcus l'avait remarqué...depuis le début il avait senti un nouveau lien chez Aro, un lien très puissant voir même indestructible, un lien blanc, « une âme-sœur » et « la sua cantante ».
Aro avait fait une belle trouvaille.
-En effet. Répondit simplement Marcus.
-Une méprisable humaine, elle le détourne de ses priorités, nous devons intervenir. Il faut y mettre bon ordre et au plus tôt ! Cria presque Caïus.
-Calme toi mon frère, dit moi plutôt ce que tu as en tête.
-Pourquoi ne pas la lui offrir... puisque qu'il la désir tant, ce serait le moins que nous puissions faire pour notre frère. Dit-il avec un sourire narquois.
-C'est donc cela que tu avais en tête. Soupira Marcus soudainement lassé.
-Cette idée ne te plaît guère à ce que je vois ?
-Tu as raison sur un point cette situation ne peu plus durer. Mais comment comptes-tu la ramener ici ?
-L'enlever pendant la nuit du 26 Février.
-Ses proches remuerons ciel et terre pour la retrouver. Répondit Marcus.
Caïus afficha alors un sourire maléfique:-Pas s'ils la croient morte !
-Je vois... mais c'est tout de même une princesse...
-Une bâtarde...et rien d'autre. Trancha Caïus avec dédain.
-Une princesse tout de même et l'âme-sœur de notre frère ! Répondit Marcus.
Caïus semblait étonné d'une telle révélation.
-Impossible ! Murmura-t-il.
-C'est pourtant la vérité. Le sang de cette jeune personne chante pour lui.
-Qu'importe, il ne la veut que pour son sang, il ne compte point la transformer ! Dit Caüs à lui-même comme pour se rassurer.
-Qu'en sais-tu ? Moi je pense le contraire Continua Marcus. Aro est tombé amoureux pour la première fois.
-Si tu le dis. Lui concéda Caüs peu convaincu de ce dernier argument. Mais pour en revenir à notre plan ? Je partirai le 22 février avec Démétri, Félix et Alec et nous la ramènerons ici !
-Soit ! Soupira Marcus pressé de se morfondre à nouveau.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Manoir Di Rosebourg 26 février 1711 : Point de vue d'Angélica :
Le carillon sonnait 22h et pourtant je ne dormais point...non je m'étais habillée pour sortir faire une promenade nocturne à cheval. J'avais prévenue l'écuyer que je sortais en secret bien sûr. Je me dirigeais vers mon cheval en silence et l'écuyer me dit :
-Faites bien attention à vous altesse et si vous pouviez revenir avant minuit...
-N'ayez crainte je serai là à l'heure.
Il hocha la tête puis me laissa. Je montai sur mon cheval et partie en direction de la falaise, j'avais toujours apprécié cet endroit, la lune était pleine et ses rayons éclairaient suffisamment le chemin, une fois arrivée je m'avançai vers le bord de la falaise et mit assise. C'est souvent ici que je venais pour réfléchir, La falaise avait en fait une forme de ''C'' permettent à l'eau de mer de s'y engouffrer. Je n'avais plus de nouvelle de mon frère ni d'Aro. J'étais seule ! Que dois-je faire ? Peut-être sollicité l'aide du signore Volturi ? « pensez à ce que je peux vous offrir » c'était ses mots. Était-il vraiment sérieux ? Quel est sa place dans mon cœur ? Pour être honnête je n'en savait rien d'un côté il m'attirait et de l'autre il me terrifiait. Je soupirai, que faire ?
J'ignore combien de temps je suis restée là à contempler l'horizon quand soudain j'entendis un bruit derrière moi je me relevais et regardais vers la forêt, mon cheval était un peu agité.
-Qui va là ?! Demandais-je personne ne répondit, puis j'entendis un craquement. Qui est là?! Criais-je.
-Moi ! Répondit une voix que je connaissais bien.
Un homme sortit des ombres de la forêt, il s'avança et un rayon de lune me permit de voir son visage, c'était mon demi-frère !
-Vous... vous m'avez fait peur! Murmurais-je d'une voix tremblante de colère.
-Bonsoir ma sœur, désolé ce n'était pas mon attention, je peux savoir ce que vous faîtes dehors à cette heure?
-C'est mes affaires! Vous, pourquoi m'avez-vous suivi?
-Je voulais savoir où vous alliez. Dit-il en s'approchant de moi. Il n'ait pas convenant pour une jeune femme de sortir la nuit. Qui attendiez-vous ? Ne me dites pas que c'est cet homme ?
-Arrêtez vous êtes ridicule mon frère !
-Vraiment ?
- De quoi avez-vous si peur dis-moi ?
-Je n'ai peur de rien vous faîtes fausse route, ma soeur. Assura Vitorrio.
-Puisse que vous le dîtes, maintenant laissez-moi seule s'il vous plaît. Dis-je le lui faisant un signe de la main pour le congédier.
Il ne dit rien. Je vis de l'inquiétude dans son regard, il pâlit puis sans me lâcher des yeux il me dit:
-Nous voilà bien seuls. Soupira t-il.
-Pourquoi êtes-vous là ? Demandais-je doucement.
Il sembla hésiter un moment, puis se décida :- Pour vous faire une proposition.
-Une proposition ? Demandais-je à la fois surprise mais méfiante et puis était-ce vraiment l'heure approprié pour faire une proposition?
-Très bien ! Dit-il comme si il perdait patience et en me tutoyant brusquement. Vois-tu malgré les apparences je n'ai jamais voulu en arriver là, je ne voulais pas non plus que ça se passe ainsi, mais sache que j'ai toujours eu de l'affection pour toi -il fit une pause- Même plus que de l'affection...
-Comment ça ? ''Plus que de l'affection'' ?
Je commençais vraiment à avoir peur. De long frissons me parcouraient le corps.
-Tu sais très bien de quoi je parle...ma belle petite sœur.
Le regard qu'il me lançait me fit frémir de dégoût, ses yeux brillaient de concupiscence et ne semblaient plus vouloir se détourner de mon corps, j'eus soudain l'envie de fuir, mais où aller ? Il n'y avait qu'une issu hélas ! Mais ce regard...je ne le supportait pas ! Il me brûlait la peau. Pourtant devant mon air perplexe, le visage de Vittorio afficha de la déception.
-Tu n'a dont jamais vue l'effet que tu me fais, la passion que j'éprouve pour toi ! Il s'approcha doucement.
-Oh ciel...Murmurais-je, refusant d'y croire. Depuis quand ?
-Depuis huit ans, la première fois que je t'ai vue à la cour, tu venais d'avoir douze ans. Ses épaule s'abaissèrent comme si elles portaient le poids du monde. J'ai tellement honte, j'ai pourtant tout fais pour te bannir de mes pensés, j'ai essayé de résister à ses sentiments impurs que tu m'inspirais...mais ton image c'est gravé dans mon esprit. C'est pourquoi je te propose ceci : si tu tiens tant au trône et à ta liberté...épouse-moi ! Et nous régnerons ensemble.
Mes yeux s'agrandirent d'horreur:-Comment ?! Tu es complètement fou ! Dis-je en le tutoyant soudainement moi aussi. Jamais ! Si je dois régner avec quelqu'un ce sera avec mon frère William et...
Vittorio se rua sur moi et m'agrippa violemment le poignet gauche, m'arrachant un cri de douleur.
-Ne prononce plus jamais ce nom ! Hurla t-il plein de fureur. Je le hait ! Ce misérable a toujours été entre nous ! C'est lui qui m'a toujours empêché de m'approcher de toi.
-Et tant mieux ! Rétorquais-je en lui donnant une gifle de ma main libre. Je pari qu'il avait vue clair dans ton jeu, il n'a fait que me protéger de toi ! Quand il reviendra de la guerre il te tuera !
-Il est mort ! Dit Vittorrio avec une sourire sombre.
A l'écoute de ces mots mon visage se décomposa et perdis toute ses couleurs. William mort ? Non il mentait.
-Tu mens ! Criais-je en sentant les larmes me piquer les yeux.
-Je t'aime Angélica !
-Démence ! Criais-je.
Il poussa un cri de rage et me saisit vivement par les épaules.
-Tu n'a donc aucune pitié ?! Toi ! Si douce, si tendre. Je t'offre mon cœur et tu me repousse !
-Tu es bien à plaindre, mais non ! Je n'ai aucune pitié pour toi ! Tu dis m'aimer ? Non la seule chose que tu veux c'est me posséder, moi ! Ta sœur ! C'est bien là l'œuvre du démon !
-Dis oui, je t'en prie ! Cria t-il désespéré.
-Non ! Je refuse de t'épouser et crois-tu seulement que notre père approuvera une union aussi perfide ?!
-Il n'aura pas son mot à dire et je m'occuperai de lui en temps voulu.
C'était un vrai cauchemar, le feu de l'enfer brûlait dans les yeux de mon demi-frère, il me dévisageait avec tant de convoitise que je cru un instant que j'allais vomir !
-Tu es fou !
-Peut-être, mais c'est de ta faute ! C'est toi qui à fait naître ces sentiments en moi, qui à répandu tous ce mal, ce venin qui me tue. A toi de m'en guérir !
-Lâche-moi ! Va t'en ! Tentais-je vainement.
Mais il ne m'écoutait pas. Je ne parvenais pas à le résonner, il resserra sa prise sur mes épaules.
-Non, laisse-moi prendre soin de toi ! Laisse-moi t'aimer !
Il me serra dans ses bras, je me débattit autant que je le put mais j'étais brisée par son étreinte, il me broyait presque.
-Lâche-moi ! Ne me touche pas démon !
-Je t'en prie...Murmura t-il dans mon cou. Ne me repousse pas, je t'aime tellement !
Il releva la tête et essaya de m'embrasser, mais je détournais la mienne.
-C'est mal ! Arrête ça, c'est un péché immonde !
Il se prit à rire, un rire amer et froid. Je le sentit lâcher une de mes épaules, puis saisir l'arrière de mon crâne pour me forcer à le regarder. Il approcha son visage du mien et huma mon parfum.
-Un péché ? Oh non Angélica, aimer une femme telle que toi n'est pas un péché...c'est une fatalité.
Il me sourit tendrement, mais son sourire me glaça d'effroi. Puis il m'attira brusquement à lui, plaquant tel un fer rouge ses lèvres sur les miennes ! Le baiser était atrocement brûlant, bien que ne croyant pas en Dieu je pouvais entendre le rire de Satan au-dessus de moi, riant de ma détresse et du péché qui venait de se coller à ma peau ! Je me débattit, s'en était trop ! Je ne supportait plus cette humiliation. Voyant qu'il ne me lâchait pas, je lui mordit la lèvre inférieure. Il poussa un petit cri de douleur et sa main s'abattit sur ma joue.
-Pauvre sotte ! Pourquoi ne veux-tu pas comprendre ?! Je t'aime ! Sois à moi !
Il tendit la main pour m'attraper de nouveau, mais cette fois je repoussait son geste avec fureur.
-Ne me touche pas ! Criais-je. Être à toi ! Jamais ! Je préfère mourir que de te suivre sur cette pente de l'enfer !
-Tu ne m'échappera pas Angélica !
-Ah vraiment ?
Sans plus réfléchir je me retournai vers le vide et sauta.
-Non ! Hurla Vittorrio.
Je me laissais tomber, si mon frère était vraiment mort alors je n'allais pas tarder à le retrouver. Le vent me fouetta le visage quand enfin mon corps fut absorbé par les eaux glaciales et une douleur intense parcouru tout mon corps comme si je venais de m'écraser contre du marbre. Je ne cherchais pas à me débattre, la mort allait bientôt arriver pour moi. Toute ma vie défila sous mes yeux, mais la seule chose que je voyais c'était lui ! Notre rencontre, il est le seul à avoir deviné qui j'étais réellement, le seul à avoir animé ma vie, le seul que j'aurai sans doute aimé. Maintenant tout était fini... Puis je sentis qu'on m'agrippait le bras droit « la mort est là ! » me dis-je. Sans savoir comment ni même pourquoi je me sentit tiré vers le haut puis sortit de l'eau le vent de la nuit me fit frisonner. Mon corps me faisait atrocement souffrir.
-Alors ?! Entendis-je.
Je sentais que quelqu'un me portait.
-Elle est vivante maître ! Déclara l'homme qui me portait, j'avais les yeux mi-clos.
-Incroyable ! Dit un autre.
-Amenez-la moi dans la calèche !
Je me sentis déposée avec délicatesse sur les genoux d'un homme.
-Mon frère a bon goût. Dit-il en caressant ma joue. Son parfum est si agréable et quel jolie minois. Elle nous a bien facilité la tâche cette petite humaine. Maintenant rentrons !
La calèche avança et je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait.
-C'est une bien belle humaine maître.
-N'est-ce pas Alec ? Mon frère est un homme chanceux. C'est un présent qui le comblera de joie j'en suis sûr... Son rire diabolique me glaça d'effroi. - oui Aro m'en sera très reconnaissent de lui offrir « la sua cantante. »
A suivre...
XXX
"la sua cantante/ sa chanteuse"
Et voilà les choses on enfin bougés! J'espère que ça vous a plût. Mais dîtes-moi...vous l'aviez vu venir le passage avec Vittorio? Je sais ça peut paraître bizarre mais il avait qu'il y ai des histoires d'inceste à l'époque et Lamia22 et moi trouvions que ça pouvait être un sujet intéressant.
Hormis cela...donc Angélica est aux portes de la mort, William est-il mort lui aussi? Va t-elle enfin devenir un vampire ou simplement mourir comme elle le voulait à la base?
Vous saurez tout ça dans le prochain chapitre et encore merci pour vos commentaires.
