Bonjour ! Et voilà, la fac c'est fini pour moi. L'avantage pour vous c'est que j'ai beaucoup beaucoup beaucoup plus de temps pour écrire Sombres Idylles. J'en suis au Chapitre 11 et je vous avoue que j'ai du mal à avancer !
Les réponses au review :
BellaMcCarthy : wahou ! Je... Wahou ! J'ai été très agréablement surprise de tes reviews et très heureuse, ça fait plaisir de voir quelqu'un aussi enthousiaste ! MERCI BEAUCOUP !
ElysaLlove : Non non ce Jasper c'est le mien :3 !
Je vous laisse avec Alec, Bella & les Cullen !
« La confiance de l'innocent est le meilleur atout du menteur. »
Stephen King
Chapitre 6 : Moncton.
Alec roulait maintenant depuis plusieurs heures, il semblait trop concentré sur la route pour être serein, il me cachait quelque chose.
-Pourquoi est-ce que tu fixes la route sans parler ?
-Je ne suis pas bavard, sourit Alec. Je suis un vampire donc je peux rester plusieurs heures sans parler sans être ennuyé.
-Et bah moi je m'ennuie, bougonnai-je.
Je vis un petit sourire traverser le visage dur du vampire puis il mit un peu de musique. Je ne pouvais pas empêcher mon cœur d'accélérer à chaque kilomètre qui me rapprochait des Cullen, de lui.
-Combien de temps dure le trajet ?
Alec regarda sa montre en cuir noir et reposa sa main sur le volant, dans une position confortable.
-Nous roulons depuis 3 heures donc il nous reste 27 heures si tout se passe bien.
-Pardon ? M'écriai-je. Pourquoi est-ce que tu n'as pas acheté des billets d'avion ?
-Parce que je voulais te préparer mentalement à ce que tu vas endurer.
-Comment ça ? M'inquiétai-je.
-Rassure-toi, il ne t'arrivera rien physiquement.
Alec caressa ma main avant de reprendre.
-J'ai appris beaucoup de chose sur le passé des Cullen, en réalité je savais déjà ces informations mais j'avais besoin de preuve car jamais tu ne m'aurais cru si je t'avais déballé ça sans document officiel.
Je regardais Alec, de plus en plus curieuse. Je me doutais bien que ce qu'il allait me révéler ne me plairait pas, pis encore j'allais probablement en souffrir, mais c'était plus fort que moi. Alec me retourna un sourire trop triste à mon goût.
-Je ne pense pas que je reverrais ce sourire de si tôt, soupira le vampire. Mais puisque tu veux savoir autant le faire maintenant. Regarde dans le vide-poche.
J'y découvris plusieurs dossiers de différente couleur ainsi que des enveloppes kraft assez grande.
-Prends le dossier blanc marqué « Marie-Céleste ».
Je pris le dossier qui était en haut de la pile et je ne savais pas quoi faire.
-Tu préfères lire le dossier toi-même ou que je t'explique le fond de mes recherches en même temps que tu liras les rapports que j'ai écrit, d'autre que j'ai récupéré à Volterra et les preuves qu'il te faut ?
-Non je veux l'entendre de ta bouche, répondis-je sans hésitation.
-N'oublie pas que je ne suis pas le méchant dans l'histoire, je n'ai cherché qu'à t'apporter des réponses.
-Alec, tu me fais peur. Envoie la bombe !
-La première fois que je t'ai vu j'ai marqué un temps d'arrêt car je connaissais déjà ton visage. J'ai alors suivi ta trace et j'ai trouvé ton identité mais je n'étais pas plus aidé. « Isabella Swan » n'était qu'une simple fille de sheriff et d'une institutrice, bref rien d'intéressant.
-Merci, marmonnai-je.
-Je n'ai pas fini ! Ricana Alec.
Je haussais les épaules, peu surprise par son franc-parler. Mais je voulais savoir le reste donc je laissais mon agacement de côté.
-Mais le fait que le nom des Cullen apparaissaient à plusieurs endroits de la ville m'a vraiment intrigué, je n'ai pas tardé à trouvé la trace de leur maison. Il y avait peu de chose sur leur vie à Forks mais j'ai vu une photo de toi accrochée au mur et j'ai eu un déclic. Ouvre le dossier Bella.
Il y avait une photo d'Edward et moi datant du bal du lycée.
-Je connaissais ton visage car j'avais déjà vu Edward avec une fille te ressemblant. J'ai cherché à te connaître car je voulais comprendre comment une humaine pouvait être immortelle. Mais tu n'es qu'une humaine et je l'ai vite compris.
Je vis mon acte de naissance en dessous de la photo, il y avait toutes les informations concernant mes informations civiles. Il n'y avait là rien d'étonnant pour moi.
-J'ai continué de me rapprocher de toi et j'ai été agréablement surpris de découvrir une humaine à l'aise avec ma condition et plutôt drôle.
Je fis un petit sourire et regardant l'image suivante, c'était un arbre généalogique, le mien probablement.
-J'ai glané des informations sur ta famille, me faisant passer pour un cousin éloigné voulant retrouver ta trace pour partager mon héritage, ça marche à tous les coups, rit Alec. Là encore, je ne voyais rien d'extraordinaire alors j'ai fouillé un peu plus la villa Cullen et j'ai découvert quelque chose d'énorme. Regarde la photo suivante Bella.
Je vis une photo très ancienne. C'était Edward avec une fille, elle était brune et de même taille que moi. Elle semblait jeune, peut-être 16 ans tout au plus.
-C'est vrai qu'avec tes yeux d'humaine, tu ne vois pas bien les détails. Mais je vais te dire ce que moi je vois et tu regarderas l'image une fois sa qualité améliorée.
J'inspirais un bon coup, sentant la bombe arriver.
-J'ai vu ton visage avec un décalage de 50 ans en arrière. Je t'ai vu avec Edward mais je savais que c'était impossible. J'ai fait expertiser la photo et elle n'était pas truquée donc j'ai continué de fouiller toute la maison et c'est là que j'ai trouvé un nom.
-Marie-Céleste, continuai-je en montrant l'inscription sur le dossier.
-Oui mais tu ne connais pas son nom de famille ! Sourit Alec. Elle s'appelait Marie-Céleste Blonay, fille d'un français de la classe moyenne et d'une américaine qu'il épousa très jeune.
-Je ne vois pas le rapport avec moi ! M'impatientai-je.
-Patience petite humaine ! S'amusa Alec. On va faire une pause pour faire le plein et tu vas faire tes choses humaines pendant ce temps-là.
-Tu es vraiment sadique Alec ! Rouspétai-je.
-Non je prends soin d'une humaine qui n'en fait qu'à sa tête. Et puis sans rire Bella, tu devrais dormir un peu avant qu'on continue à parler de ça.
-Je veux vraiment savoir ! Couinai-je.
-Tu as un nécessaire de toilette dans ton sac qui est dans le coffre, expliqua Alec en stoppant net la conversation.
J'allais dans les toilettes miteuses et je passais un peu d'eau froide sur le visage pour me réveiller. C'est vrai que j'avais l'air fatiguée, épuisée. Et puis merde, j'allais voir les Cullen dans quelques heures, je ne voulais pas ressembler à un zombie. Je rassemblais mes cheveux en tresse et puis je me lavais le visage, la fatigue cessa un peu. J'achetais un sandwich au poulet ainsi qu'une bouteille d'eau et je retrouvais Alec appuyé contre la voiture.
-J'ai cru que tu t'étais enfuie, plaisanta le vampire.
-Je ne sais même pas où on est ! Riais-je.
-Pas très loin de Grands Forks, expliqua Alec.
-Tu plaisantes !
-Non, dit Alec légèrement vexé.
-Désolé je ne savais pas que cette ville existait, m'excusai-je maladroitement.
-Ce n'est rien, me rassura le vampire avant de me serrer dans les bras.
Alec déposa un baiser tendre sur mes lèvres, je profitais de cet instant pour me reposer contre lui. La voiture était peut-être confortable mais rien ne vaut un bon lit !
-J'aurais dû prévoir une chambre d'hôtel pour te reposer, marmonna Alec.
-C'est rien. De toute façon, je ne suis pas fatiguée.
-Ton corps me dit le contraire, allez en voiture Bella !
Je montais dans le véhicule et je fus étonnée de sentir l'air chaud à l'intérieur. C'était agréable surtout que le vampire avait installé une couverture et un oreiller moelleux.
-Pour reprendre notre conversation, c'était qui Marie-Céleste Blonay ? Dis-je en baillant.
-C'était la sœur jumelle de Marie Higginbotham qui s'appelait Blonay à sa naissance, lâcha Alec.
Marie Higginbotham était ma grand-mère maternelle. Je n'arrivais pas à croire Alec car je n'avais jamais entendu parler de cette femme avant cette nuit.
-Regarde de plus prêt ton arbre généalogique.
Je pris le papier dans mes mains et Alec alluma la lumière au plafond. Je remontais les lignes avec mes doigts et je vis le nom de ma grand-mère et sur le même niveau, il y avait le nom de Marie-Céleste Blonay.
-Maintenant regarde la photo avec Edward, suggéra Alec.
-Je ne vois pas le visage de la fille, marmonnai-je.
-Prends la version améliorée de la photo, elle est dans le dossier.
Je cherchais la photo, priant tous les dieux que je connaissais pour que je ne voie pas mon visage sur la photo. Mais la photo vieillie par le temps puis améliorée à l'ordinateur était sans appel. Si cette fille était bien Marie-Céleste Blonay, elle était mon sosie.
-C'est forcément une erreur ! Je ne crois pas que cette fille soit ma grand-tante ou alors la photo est truquée.
-Regarde dans le dossier, j'ai une photo prise avec ta grand-mère et Marie-Céleste peu de temps avant sa mort.
La photo était très belle, elle n'avait pas besoin d'être améliorée pour que je puisse voir les deux sœurs. L'une ressemblait beaucoup à ma mère et l'autre était mon portrait craché, le doute n'était plus possible. J'avais en face de moi la défunte sœur de ma grand-mère, qui était l'ancienne petite-amie d'Edward. C'était à la fois dur à encaissé et déroutant. Un mal de tête me prit soudainement, je me mis la tête entre les mains pour essayait d'avoir les idées plus claires. Alec s'arrêta brusquement de conduire et en clin d'œil j'étais détachée et sur ses genoux.
-Je savais que ça serait dur à encaisser mais il fallait que tu le saches, dit-il calmement.
-C'est impossible qu'il ait fait ça. C'est impossible, marmonnai-je contre son torse.
Alec me berça jusqu'à ce que je sombre dans un sommeil assez profond pour qu'il puisse me remettre en place et faire un long bout de chemin. J'étais à mi-chemin entre le rêve et la réalité, j'entendais Alec au téléphone sans pouvoir bouger.
-Je ne suis pas loin de la frontière. Non je ne vais pas laisser Bella seule dans la voiture. Je le ferais en rentrant. Non. Non Felix. Non tu ne prendras pas ma place. Je m'en fous des ordres de Caïus, je n'obéis qu'à Aro. Non Felix je t'ai déjà dit que je ne te la prêterais pas. Je dois déjà me battre avec l'autre connard pour la garder alors c'est pas pour la partager.
Alec soupira en écoutant la phrase de son interlocuteur mais je n'avais pas l'ouïe assez fine pour l'entendre aussi.
-Ouais bien sûr c'est ça, garde tes menaces pour toi à plus !
Alec raccrocha en soupirant, c'est à ce moment là que mon corps décida de manifester son réveil.
-Bonjour petite marmotte ! Sourit Alec. Bien dormi ?
-Bof, grognai-je en clignant des yeux.
Le soleil brillait dans le ciel mais sans nous éblouir, c'était agréable de sentir la chaleur du soleil sur mon visage, j'en avais perdu l'habitude.
-Caïus c'est l'autre roi des vampires ?
-Tu as entendu la conversation ? S'inquiéta le vampire.
-Seulement une partie, éludai-je.
-Tu as entendu quoi exactement. Je ne veux pas que cela soit sorti hors contexte.
-J'ai entendu un truc sur un prêt que tu refuses, un certain connard avec qui tu te bats pour garder une chose et un ordre de Caïus que tu refuses.
Alec soupira sans ménagement et je me giflais intérieurement pour ne pas avoir tenu ma langue. Mais qu'est-ce qu'il me prenait de mettre en colère un vampire au volant d'une voiture ?
-Tu es en colère, devinai-je.
-Je suis en colère contre Felix, pas contre toi. Le truc c'est que certains Volturi se demandent pourquoi je suis ici et pas en Italie. Caïus m'a ordonné de rentrer et j'ai refusé car je ne lui obéis pas contrairement à Felix.
-C'est quoi la chose à prêter ? M'inquiétai-je.
-C'est toi. Felix a appris que je passais du temps avec l'ancienne humaine des Cullen et il veut jouer avec toi.
Je sursautais en entendant l'aveu du vampire, je ne m'y attendais pas.
-Ne t'inquiète pas, il ne te touchera pas. Déjà il n'a pas le droit de quitter le château sans autorisation et puis le code d'honneur entre Volturi l'empêche de te toucher sans mon autorisation.
-Ça ne me rassure pas plus.
-Il ne t'arrivera rien car tu es sous ma protection, sourit gentiment Alec. Regarde, on arrive à la frontière !
Je tournais mon regard vers le paysage et je vis le poste de frontière avec l'immense barrière. Cela me rappela les aurores boréales, j'eus les larmes aux yeux en me rappelant cette sensation d'amour que j'avais éprouvé pour Alec cette nuit-là.
-Tu me présentes encore comme ta femme ? Souris-je.
-Je ne sais pas, je pensais dire que tu étais mon esclave sexuelle, plaisanta Alec avec un clin d'œil.
D'un geste rapide il mit des lentilles colorées et s'arrêta devant le poste.
-Bonjour monsieur l'agent.
-Bonjour monsieur et madame, répondit respectueusement le douanier.
-Monsieur et madame Volturi, sourit le vampire en présentant nos faux passeports.
-Quelle est la raison de votre visite au Canada ?
-Nous rendons visite à de vieux amis habitants à Moncton.
-Bon séjour chez nous alors.
Il ouvrit la barrière et on fila droit vers une destination encore trop loin à mon goût. Je m'étirais en observant les arbres au loin, c'était apaisant cette verdure quand notre esprit était chamboulé par trop d'information.
-Combien de temps de voyage il reste ? Bougonnai-je en m'agitant sur le siège.
-Un peu moins de 12 heures, répliqua naturellement Alec.
-J'en ai marre, marmonnai-je.
Je croisais mes bras sous ma poitrine, dans une position enfantine mais j'étais mal installée et puis j'étais encore secouée par ma « rencontre » avec Marie-Céleste.
-En plus j'ai envie de faire pipi, geignis-je.
Ma réclamation fit rire Alec et il tapa une indication à son GPS.
-Tu vas mieux qu'hier ? S'enquit le vampire.
-Oui et non. J'essaye de me dire que c'est du passé et pourtant j'ai l'impression d'avoir été trahi.
-Je peux comprendre ça, dit Alec en suivant les indications de la voix féminine.
-J'ai passé beaucoup de temps à me demander pourquoi Edward s'intéressait à moi, maintenant j'ai la réponse.
Pour seule réponse, Alec fit une drôle de tête : moitié sourire, moitié grimace. Quelques minutes plus tard, on se gara devant un petit fast-food pour mon plus grand bonheur.
-Merci Alec ! Piaillai-je en ouvrant la portière.
-Tout le plaisir est pour moi. Je te dépose là et je te rejoins à l'intérieur une fois le plein fait.
Alec se tapota le ventre sous mon regard moqueur.
-Tu parles de quel plein exactement ?
-La voiture et mon estomac, répliqua Alec dans un grand sourire.
Je pinçais des lèvres en entendant sa phrase, une monté de jalousie prit le dessus sur mes autres sentiments et je claquais la portière en la refermant sans aucun regard pour Alec. Il me rattrapa en moins d'une seconde et m'empêcha de m'enfuir.
-Quoi encore ?
-Rien.
-Arrête Bella. Tu t'amuses avec moi puis d'un seul coup tu claques la portière et tu es énervée.
-Je ne suis pas énervée, rétorquai-je en détournant le regard.
-Alors qu'est-ce que tu as à part une envie urgente ? Demande doucement le vampire.
-Je ne veux pas que tu te nourrisses d'une autre que moi, avouai-je.
-Oh je comprends. Mais Bella, j'ai besoin de beaucoup de sang et ton sang aussi nourrissant qu'il soit ne serait pas suffisant pour me nourrir complètement.
Je baissais la tête, car j'avais l'impression qu'il m'avouait me tromper. Je savais qu'il n'y avait rien de romantique entre nous, encore moins une histoire d'amour mais tout de même !
Une seule larme s'échappa de mon œil droit et je la mis sur le compte de l'épuisement, je l'essuyais rageusement et tentais un sourire.
-Ce sourire me fera toujours rire, on dirait plus une grimace qu'autre chose. Bon je reviens dans peu de temps. Je vais essayer de faire vite mais fais attention à toi Bella car le loup n'est jamais très loin surtout au Canada.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Que d'autres personnes ne sont jamais loin.
-Des vampires ? Chuchotai-je.
-Surtout des Volturi et ça, ça craint pour toi, expliqua Alec. Donc ne sors pas de là sans moi et ne parle pas aux inconnus.
-On dirait mon père, pouffai-je.
-Je suis bien obligé de faire ton éducation puisque les Cullen ont oublié de le faire, rétorqua le vampire avec un clin d'œil joueur.
Il retourna derrière le volant et démarra, je me retournais en regardant l'enseigne mondialement connu j'eus un soupir de désespoir, j'avais oublié mon sac dans la voiture. En regardant l'heure sur mon téléphone, je vis qu'il était déjà 4 heures de l'après-midi et j'étais épuisée par autant d'heure de route. Malheureusement, je ne pouvais pas encore me reposer ni même manger car Alec avait mon argent avec lui. Deux tonalités plus tard, Alec décrocha avec une voix moqueuse.
-Tu ne peux vraiment pas te passer de moi.
-J'ai oublié mon sac dans la voiture, marmonnai-je.
-Petite tête ! Heureusement que j'ai glissé de l'argent dans ta poche de jeans.
-Merci Alec, souris-je.
-A ton service bébé.
En regardant dans mes poches, je vis l'énorme somme qu'il m'avait laissé. Je secouais la tête en entrant dans le restaurant, l'odeur de friture et de gras envahit mes narines et me donna l'eau à la bouche. Il y avait peu de client à cette heure, les jeunes étaient probablement en cours ou dehors. Je passais rapidement à la toilette pour soulager ma vessie et je commandais un menu beaucoup trop grand pour la petite humaine que j'étais. Je commençais à manger tout en lisant les e-mails de ma mère qui me racontait ses tranquilles et ennuyeuses journées.
« Bella !
J'ai réussi à préparer un repas français entier sans l'aide de personne. Je crois que je me suis trouvé une passion pour ce pays !
Affaire à suivre ! Bisous, maman »
Encore ce satané pays !
« Ma chérie,
Phil a joué un match incroyable. Bon je t'avoue que je n'y ai pas assisté mais il est passé au journal local »
« J'ai appris par ton père que tu étais parti en voyage. Ou es-tu ? Tu t'amuses ? Tu es toujours avec ce beau brun ? »
Je rédigeais une réponse rapide en lui expliquant que j'étais au Canada sans donner de détail. Je ne voulais pas que ma mère se mêle de ma vie privée mais je devais la rassurer. Je relisais mon e-mail quand Alec s'installa en face de moi.
-Ma mère est au courant que je suis au Canada, elle s'inquiète donc je lui ai dit que j'étais partie en amoureux.
-En amoureux, répéta Alec incrédule.
-C'était plus simple que de dire entre vampire et banque de sang humaine.
Alec ricana et se saisit de mon téléphone d'un geste trop rapide pour que je puisse l'en empêcher.
-Maman, ne t'inquiète pas je suis avec Alec. Tout va bien, on passe un merveilleux moment au Canada. Genre dîner aux chandelles, voyage en voiture et soirée à l'hôtel. Un superbe voyage en amoureux tu vois le genre ! Je t'embrasse, lu Alec.
-Redonne-moi ça !
-Sinon quoi, tu vas m'attaquer à coup de frite molle ?
Je pris un air triste avant de répliquer :
-Si seulement il n'y avait que la frite qui soit molle.
Alec écarquilla de grands yeux faussement bleus mais ne fis pas de commentaire, il semblait choqué de m'entendre parler comme ça.
-Je plaisante Alec, dis-je au bout d'un moment.
-Non je suis vexé. Si tu penses que mon entrejambe est mou, je vais devoir y remédier là maintenant.
Je déglutis face à sa tentante menace ce qui le fit sourire.
-Ici et maintenant ? Mais il y a du monde.
-Je pourrais tous les tuer, me nourrir un peu plus et te baiser sauvagement sur une table.
J'étais à peu près certaine que j'étais toute rouge à présent. Ce n'était pas que je refusais son offre mais là devant les gens c'était trop osé pour moi. Alec renifla mon hamburger avec un air de dégoût.
-Ton sang va avoir un goût de gras après ça. Je ne comprends pas comment vous pouvez manger cette cochonnerie ! Tu sais ce qu'i l'intérieur ?
-Je ne veux pas savoir Alec.
-Tu devrais !
Je roulais des yeux et je vis une pile de dossier colorée, ha oui je devais apprendre des choses sur ma relation avec Edward. Qu'allais-je encore savoir ? Alec soupira en comprenant la direction de mon regard, l'heure des révélations avait encore sonné.
-Ce dossier-là est un peu plus sensible, expliqua le vampire en montrant le dossier vert.
-Quoi, il parle de quoi ? M'inquiétai-je.
-De la relation entre Marie-Céleste et Edward. Tu vas avoir du mal à l'entendre mais je ne vois pas quel serait l'intérêt de te mentir et puis j'ai toutes les preuves.
-Je ne veux pas voir les preuves, ça rendrait les choses trop réelles.
-Elles le sont et tu dois connaître la vérité Bella. C'est cette vérité qui te fera totalement oublié les Cullen et accepter une nouvelle vie. Je serais certain que tu m'aimeras pour moi et pas pour te représenter Edward.
Alec ouvrit le dossier et je vis un papier français officiel. Il ressemblait à un certificat, probablement de mariage.
-Edward et Marie-Céleste se sont rencontrés en 1953 à Lille. Elle était en école d'infirmière et lui était en train de passer un diplôme de médecine. La France se remettait doucement de la seconde guerre mondiale et les mœurs étaient plus légères qu'avant. Aussi quand Marie-Céleste entama une relation avec Edward, personne n'était contre sauf ta grand-mère. Elle ne voyait pas Edward comme les autres, je pense qu'elle savait qu'il était dangereux car selon son journal intime elle le voyait comme une bête sauvage, un prédateur qui venait de trouver sa proie.
Alec chercha dans le dossier et me tendit une feuille, c'était une photocopie du journal de Marie Higginbotham.
« J'ai l'impression que tout le monde est sous le charme de ce Edward. C'est vrai qu'il est beau et charismatique mais il cache son jeu. Je sais qu'il n'est pas humain car ses yeux changent de couleur et parfois j'ai l'impression qu'il veut dévorer Céleste. Et si tout ce qu'on avait lu dans les livres était vrai ? Et si ma sœur était tombée dans les bras d'un monstre ? »
C'était touchant de lire ce morceau de journal, on y sentait la peur de ma grand-mère et son dégoût pour Edward. Je regardais Alec, il avait un sourire fier de lui. Peut-être voyait-il la résiliation dans mes yeux, Edward n'était pas quelqu'un de fréquentable, même ma grand-mère le pensait. Il continua son récit quand je repris une frite dans ma bouche.
-Plus tard, la rumeur disait que ta grand-mère avait posé un ultimatum à Marie-Céleste. Les deux sœurs qui s'aimaient depuis l'enfance ont fini par s'éloigner. Un jour Marie-Céleste est partie avec Edward tout une semaine sans donner de nouvelle à ses parents et la famille l'a cru morte.
-Il l'a transformé en vampire ? Demandai-je doucement.
-Non. Elle est revenue chez elle avec Edward. Et quelque temps après il a demandé sa main à ton arrière-grand-père.
-Je parie qu'il a accepté vu la richesse des Cullen, répliquai-je amèrement.
-Et non ! Sourit Alec. Il a refusé, j'ai d'ailleurs une copie de la lettre qu'il a écrit à Marie car elle était en pension à l'époque.
-Comment as-tu trouvé toutes ces lettres et ces documents ?
-J'ai en parti trouvé ça chez les Cullen mais aussi dans les affaires de ta grand-mère chez ta mère.
-Quoi ? Tu es allé chez Renée sans me le dire !
-Doucement Bella, chuchota Alec en me montrant la serveuse derrière sa caisse enregistreuse. J'y suis allé quand tu avais beaucoup de cours mais je n'ai fait qu'un aller-retour. J'ai trouvé des vieux journaux chez elle et du courrier. Pour les autres documents officiels, j'ai appelé les autorités responsables rien de plus.
-Oh je vois, continue Alec.
-Donc Harrison ton arrière-grand-père a refusé la demande en mariage et selon le journal de ta grand-mère Marie-Céleste était folle de rage et quitta sa famille pour vivre avec les Cullen.
-Je suis sûre et certaine qu'elle était au courant pour leur nature, murmurai-je.
-C'est probable mais je n'en sais pas plus malheureusement, avoua Alec. Quoi qu'il se soit passé une année après, ils étaient mariés.
Alec pointa du doigt le certificat de mariage et mon cœur se fissura en lisant le morceau de papier. Il me prit la main et commença à la caresser tendrement pour me réconforter. J'avais fini mon repas et je me levais, voulant prendre un bol d'air frais.
-On a le temps pour faire une balade à pied ? Demandai-je en regardant ma montre.
-Oui, si tu y tiens. Je vais continuer de t'expliquer tout ça sur le chemin de la chambre.
-La chambre ? Répétai-je sans comprendre.
-Oui j'ai trouvé une chambre d'hôtel pour la journée, on repartira dans la nuit comme ça on arrivera dans l'après-midi.
Je fis un petit sourire comme seule réponse car la vérité c'est que j'en avais assez de cette histoire. À chaque fois que j'avais l'impression d'avoir le fin mot de l'histoire, une nouvelle bombe me tombait dessus.
On marcha dans le silence pendant un moment mais je n'en pouvais plus d'attendre la bombe.
-Et la suite alors ? Marmonnai-je en shootant dans un caillou.
-Ils se sont mariés en 1956 en Normandie mais ta famille n'y a pas assisté car ils sont rentrés aux Etats-Unis en 1955.
-Ils ont été dur avec elle, dis-je.
-Je ne vois pas la situation comme toi. Je pense que son père avait compris que Marie-Céleste courait un danger ainsi que toute sa famille et il a voulu la protéger.
-Un peu comme Charlie le fait avec moi, compris-je. Il a tout de suite détesté Edward sans raison valable à mes yeux.
-Un père a des instincts de protection, expliqua Alec. Charlie a compris qu'il te voulait du mal.
-Pourtant il t'aime bien.
-Parce que tu penses que je te veux du mal ? Rétorqua Alec.
-Non pas du tout mais tu es aussi un vampire, commençai-je.
-Oui mais je n'essaye pas de te manipuler, je ne te soumets pas et je ne fais rien sans ton consentement.
C'est vrai que c'était un type bien avec moi, ça je ne pouvais pas le nier.
-Pour en revenir à Marie-Céleste et Edward, j'ai une dernière chose à te révéler mais je ne sais pas comment tu vas le prendre en réalité.
-Quoi elle est encore en vie et tu l'as trouvé dans leur cave ? Plaisantai-je.
-Marie-Céleste était enceinte. Elle était enceinte d'Edward car après le mariage elle a comme disparu de la circulation.
Je m'arrêtais net de marcher. Enceinte. Enceinte ! Elle avait porté l'enfant d'Edward et Alec me lâchait ça, comme ça.
-Oh. Enceinte, genre enceinte, enceinte quoi ! Marmonnai-je.
-Oui. Elle attendait un petit garçon. J'ai assisté à l'accouchement car c'était quelque chose d'incroyable. J'y étais avec ma sœur, on avait pour mission d'emmener l'enfant à Volterra.
Je me mis à pleurer sans m'arrêter. Edward m'avait menti dès le premier jour et dans quelques heures j'allais devoir l'affronter. Je haïssais chacun des Cullen pour n'avoir rien dit, mais surtout Edward pour avoir trahi mon innocence. Alec posa un bras autour de ma taille pour me soutenir physiquement, il devait avoir peur que je m'écroule.
-Ce n'est pas tout, avoua lentement Alec.
Je tournais ma tête vers lui, il était trop sérieux pour me rassurer.
-J'ai l'impression qu'il n'était pas là par hasard.
-Comment ça ?
-Je pense qu'ils se sont installés à Forks pour te trouver.
-Non ! Criai-je. Non Alec ! Edward était déjà à Forks avant moi.
-Ce n'est qu'une intuition mais pourquoi est-ce qu'il possède une maison à Phoenix à quelques rues de la tienne ? Suggéra le vampire à côté de moi.
-Ils ont des maisons un peu partout, contrai-je.
-Et pourquoi avoir une maison également à Jacksonville. Avant de me répondre, je te précise qu'il a acheté cette maison peu de temps après ton accident.
-Je ne sais pas. Ma mère a acheté la sienne une semaine avant mon accident, et de toute manière Edward voulait que j'aille habiter chez elle mais j'ai refusé.
-Car tu n'aurais plus été sous la surveillance de Charlie et il aurait eu la tache facile.
-Pour remplacer Marie-Céleste ? Tentai-je.
-Non pour essayer de te faire un enfant. Edward n'en est pas à sa première tentative mais malheureusement aucune fille n'a répondu à toutes les caractéristiques à part toi.
-Et pourtant il est parti, chuchotai-je.
-Ça je ne l'explique pas, acheva Alec.
Je n'étais qu'un pauvre incubateur pour lui. Je n'étais qu'une idiote ! Voilà pourquoi il s'était intéressé à moi ! Voilà pourquoi les Cullen m'aimaient bien !
-Je les hais, soufflai-je.
Se fut la dernière chose que je prononçais avant que mes jambes ne lâchent. Heureusement Alec me rattrapa et me blottis contre lui, il me disait des paroles réconfortantes mais je n'arrivais pas à les entendre. Tout ce que j'entendais c'était la voix d'Edward dans ma tête qui me disait qu'il m'aimait puis qu'il me quittait.
-Tout va bien Bella, je suis là. Je serais toujours là pour toi contrairement au Cullen. Ils t'ont utilisé comme un objet. Ils ne t'aiment pas, surtout pas Edward.
Alec répétait cette phrase sans cesse, comme une berceuse. Il me déposa dans un lit quand je repris à moitié conscience.
-Je veux rentrer Alec, suppliai-je.
-Non Bella, j'ai besoin que tu vois le vrai visage des Cullen. J'ai besoin de toi, murmura-t-il très bas.
Alec s'allongea contre moi et il caressa mes cheveux jusqu'à ce que ma crise se calme. Quand j'ouvris les yeux, la nuit était tombée mais Alec n'avait pas bougé de place. Il semblait endormi mais je savais bien que c'était impossible. Quand je me retournais vers lui, il ouvrit instantanément les yeux avec un doux sourire.
-Hey Bella. Tu vas mieux ?
-Je ne sais pas. Je veux prendre une douche et manger, ensuite je verrais d'accord ?
Le sourire d'Alec m'indiqua qu'il semblait soulagé, l'eau chaude me relaxa entièrement et j'essayais de remettre les choses en ordre dans ma tête. Premièrement Edward c'était marié à ma grand-tante. Ils avaient eu un enfant ensemble. Elle n'était plus vivante.
Une question me trottait dans l'esprit et une fois la douche terminée, je retrouvais Alec assis sur le lit entrain de regarder l'écran de son ordinateur portable.
-Je regarde le parcours qu'il reste à faire et je réserve les billets de train pour le retour, expliqua ce dernier.
-Et la voiture ?
-C'est une location, expliqua Alec. De toute façon un Volturi est dans les alentours donc il l'a prendra et la rendra. Nous on rentrera dès que tu auras vu les Cullen.
-D'accord, soupirai-je. J'ai plusieurs questions Alec.
-Je t'écoute mais mange, car après on prend la route.
Je pris un bol de céréale pour donner l'illusion que je mangeais.
-Où est l'enfant d'Edward ?
-Il est mort à la naissance, confia Alec.
-Et comment s'appelait-il ?
-Anthony.
-Comment est morte Marie-Céleste ? M'inquiétai-je.
-À l'accouchement, conclut le vampire sans ménagement.
-Tu pourrais être plus empathique quand tu me lances des bombes comme ça ? Suggérai-je.
-Je ne vois pas pourquoi tu dis ça !
-Laisse-tomber !
Je ne demandais plus rien pendant plusieurs heures. Je me contentais d'écouter la musique dans la voiture et de regarder le temps défiler. Je me préparais mentalement pour affronter les Cullen mais quand le GPS indiqua « vous êtes arrivés » mon cœur s'arrêta brusquement.
-Respire Bella, me conseilla Alec en serrant brièvement la main. N'oublie pas de ne pas lui montrer que tu souffres de tout ça. Vide ton sac ma belle, crache lui tout ce que tu as ressenti depuis des mois.
-Tu ne viens pas ? Couinai-je.
-Seulement si ça dégénère.
Je remontais la fermeture de ma doudoune et j'ouvris la portière. Je marchais dans la neige en écoutant les bruits venant du garage, c'était probablement Rosalie qui bricolait. Plus que quelques pas et je serais devant la porte. Un coup à la porte. Des pas derrière la porte et une odeur de lavande me confirma sa présence. Soudain sa voix résonna avant que la porte s'ouvre.
-Rose, c'est ta commande !
Edward ouvrit la porte et s'immobilisa devant moi.
-Bonjour Edward, fis-je très fière de mon effet.
Le vampire roux était sans voix. Pis encore, il semblait en état de choc de me voir.
-Edward, pourquoi reste-tu devant la porte ? Et tu connais la voiture garée en face ? Demanda Esmée en s'approchant.
Elle s'immobilisa en me voyant.
-Bonjour Esmée.
-Bella, souffla la mère vampirique.
-Edward ? Appelai-je avec un sourire. Tu me reconnais ?
Ledit Edward secoua la tête pour reprendre ses esprits et il prononça simplement mon prénom comme si s'était suffisant pour rattraper tous ces mois d'absence. Il me prit contre lui et mon corps se raidit aussitôt, son contact était désagréable et presque douloureux. Son odeur de lavande me donnait mal à la tête, mon corps le rejetait entièrement. Probablement que toute la maison avait entendu mon prénom car quand Edward me lâcha enfin, je vis le reste de la famille à part Jasper qui était toujours à Forks. Se fut la tornade Alice qui réagit en première, elle poussa un cri très aigu avant de se jeter dans mes bras et de manquer de justesse de nous faire tomber au sol.
-Bella ! Bella ! Bella ! Bella ! Répéta ma meilleure amie en me tenant par le cou.
Je n'aurais jamais cru que ses câlins m'avaient manqué à ce point. J'aurais voulu être forte et rejeté son contact mais mes bras se posèrent dans son dos pour continuer cette étreinte. Toutefois, j'avais une affaire à régler et même si Alice n'y était pour rien dans cette histoire, j'étais persuadée qu'elle était quand même au courant et je lui en voulais un peu.
-Je dois parler à Edward, lui dis-je au bout d'un moment.
Toute la famille s'éloigna de quelques pas mais je savais très bien qu'ils entendraient, tant mieux ! Edward ferma la porte derrière lui pour nous donner un peu plus d'intimité. Il lança un regard en direction de la voiture mais ne fit pas de commentaire, savait-il que c'était Alec ?
-Je n'aurais jamais cru que tu serais venue nous trouver ici, murmura Edward.
-J'ai reçu une aide inattendu, esquivai-je.
-Je vois. Bella écoute...
-Non tu vas m'écouter Edward, le coupai-je. Je n'ai pas eu le temps de te dire tout ce que j'ai ressenti après votre départ je n'ai même pas eu le droit à des explications correctes. Tu peux garder tes excuses pour toi car il est trop tard.
-Je vois que tu es vraiment en colère contre moi, sourit le vampire.
-En colère n'est pas la bonne expression, je dirais plutôt que je suis déçue par vous tous. Je vous croyais proche des humains et sensible mais vous êtes des monstres. Tu m'as décrit les Volturi comme des enfoirés mais finalement je connaissais déjà les enfoirés de l'histoire.
-Je ne comprends pas Bella, nous sommes partis pour ton bien.
-C'est ce que tu te dis le soir pour ne pas culpabiliser ? Tu penses vraiment que tu ne m'as pas fait de mal à me retirer mes amis ? Tu aurais pu me quitter sans emmener ta famille avec toi, tu aurais pu partir sans manipuler je ne sais comment tout Forks et me faire passer pour folle !
-Je ne voulais que protéger ma famille, murmura Edward.
Je levais un sourcil septique.
-Et puis, reprit-il d'une voix plus forte, ce n'est pas moi qui ai fait ça mais c'est Rosalie.
J'entendis un bruit à l'intérieur de la maison, comme si quelqu'un tapait dans un mur et puis je vis une tornade blonde débouler devant moi.
-Pardon ? Cria Rosalie.
-Tu as bien entendu Rose, ce n'est pas moi qui a manipulé toute une ville mais c'est toi.
-Et pourquoi j'ai fait ça hein ? Parce que tu m'as fait du chantage ! Moi j'étais contre ça, je ne voulais pas manipuler tout le monde mais tu m'as forcé et je le regrette tous les jours.
-Comment tu as fait ça ? Demandai-je en criant.
Edward voulu empêcher la blonde de parler mais elle fut plus rapide que lui et se retourna vers moi.
-J'ai la capacité d'effacer les souvenirs. Je n'ai pas eu le choix, je m'excuse Bella.
-Tes excuses ne changeront rien Rosalie, répliquai-je amèrement. J'ai failli être interné à cause de vous ! J'ai souffert à cause de vous et je n'avais personne à qui en parler. Je me suis réveillée un matin et personne ne se souvenait de notre passé commun. Je regrette vraiment de vous avoir connu.
Rosalie acquit de la tête et retourna à l'intérieur. Si je devais vider mon sac devant chacun des Cullen je le ferais même si ça ne me plaisait pas de leur faire du mal.
-Bella puis-je m'expliquer ? Implora piteusement Edward.
-M'expliquer quoi ? Ton mariage avec Marie-Céleste ou ton défunt fils Anthony ?
J'avais touché le point sensible. Edward recula d'un pas, mentalement et physiquement blessé. Si j'avais voulu le gifler, je n'aurais pas fait autrement. Le voir souffrir était tellement jouissif après tout ce que j'avais enduré à cause de lui.
-Comment sais-tu cela ? S'étonna Edward.
-J'ai mes sources et puis il suffisait de chercher chez vous. Sans compter qu'elle fait partie de mes ancêtres donc il est normal que je connaisse son nom.
Edward se laissa tomber sur une marche du perron et c'est à ce moment précis que sa mère referma doucement la porte derrière elle.
-Je pense que ton jugement est erroné Bella. Tu ne sembles pas comprendre ce qu'il s'est passé entre Céleste et Edward.
-Un mariage, un enfant. Fin de l'histoire.
-Elle était vraiment son âme-sœur et tu es sa réincarnation pour nous. Quand on t'a vu à Forks on a compris qu'il avait une deuxième chance.
-C'est un récit digne d'un conte de fée tout ça. Non la vérité Esmée c'est qu'il m'a traqué jusqu'à ce que j'arrive à Forks. Vous avez une maison à quelques pas de mon ancienne résidence de Phoenix, Edward à une propriété à Jacksonville. Je ne parle même pas des mensonges qu'il m'a racontés tout au long de notre relation.
-Pardonne-moi, me supplia Edward.
-Non, claquai-je. Non je ne te pardonnerais jamais, ni toi ni vous.
Je regardais Esmée droit dans les yeux et je vis de la peine dans son regard.
-Pourquoi ne m'avoir rien dit ? Lui demandai-je.
-Car je voyais en toi la future mère de mon petit-enfant. Je voulais tellement que mon fils retrouve le bonheur avec toi.
-Ce n'est pas comme ça que j'aurais trouvé le bonheur.
Edward releva son regard vers moi et je vis de la colère dans ses yeux.
-Parce que tu penses que tu trouveras le bonheur avec cet enfoiré ? Tu le vois sous un bel angle et il fait le gentil vampire. C'est vrai qu'il a quitté sa famille mais il reviendra et il te laissera, mais tu es trop aveuglé par lui pour le voir. Peut-être t'a-t-il promis des choses, d'être là pour toi mais il sera toujours un enfoiré.
-Jasper n'est pas un enfoiré ! Répliquai-je.
Pourquoi avais-je dit son prénom ? Il parlait bien de son frère n'est-ce pas ?
-Je ne parlais pas de lui, sourit le vampire en face de moi. Mais ça confirme bien ce que je pensais, tu te tapes les deux. Finalement tu as raison de ne pas revenir avec moi, je ne veux pas d'une traîné.
J'eus l'impression de prendre une gifle mentale, ça piquait. Je n'avais pas besoin de tourner la tête pour sentir la présence d'Alec. Il se plaça entre Edward et moi, me protégeant tout en menaçant Edward. Il était terrifiant quand il était en colère comme ça, mais j'étais touchée qu'il prenne ma défense.
-Premièrement, Bella ne s'est pas tapé ton frère même si ce dernier lui tourne autour tout le temps. Deuxièmement ce n'est pas une traîné même si je prends un pied d'enfer avec elle et qu'elle est délicieuse sexuellement et physiquement. Troisièmement, je ne sais pas qui est l'enfoiré toi qui lui ment ou moi qui lui dit la vérité ?
-La vérité ? Rit Edward. Tu lui as dit pour Jane.
-Bien sûr ! Moi je ne mens pas. Je ne lui fais pas croire que c'est mon âme-sœur.
Je vis que tout les Cullen étaient réunis autour de nous et je me sentais prise au piège. Je mis ma tête dans le dos du vampire brun qui tourna la sienne vers moi.
-Ça va, s'inquiéta-t-il ?
-Ouais. Je veux juste partir maintenant que j'ai pu dire ce que j'avais sur le cœur, chuchotai-je.
-Pas de soucis, sourit-il.
-Mais avant j'ai une dernière chose à vous dire à tous, dis-je assez fort.
Je m'éloignais légèrement du Volturi pour regarder chacun des Cullen dans les yeux avant de m'exprimer.
-Vous m'avez tous menti. Chacun était au courant pour Marie-Céleste et vous avez préféré vous taire. Je me sens trahie par Edward mais encore plus par vous. Toi, Emmett qui passait beaucoup de temps à jouer avec moi tu aurais pu me mettre au courant. Toi, Alice qui te disait ma meilleure amie même si tu n'étais pas avec eux à l'époque tu étais forcément au courant ! Vous, Esmée et Carlisle vous le saviez et personne ne me l'a dit. Pis encore vous avez joué une comédie avec moi en me faisant croire que j'étais l'élue pour Edward. Les seuls qui ont été honnête c'est Rosalie et Jasper.
La blonde me regarda, surprise.
-Vous n'avez pas joué avec moi et je t'en remercie.
Je m'avançais vers elle pour lui offrir une étreinte en guise de remerciement puis je rejoins Alec qui m'attendait.
Il me prit la main et toisa chaque Cullen qui était présent. La seule qui semblait heureuse c'était Alice, elle poussa légèrement Emmett pour me rejoindre.
-Bella attends !
Je me retournais vers elle, intriguée.
-Au revoir, souffla-t-elle.
Elle retourna dans la maison et j'ouvris la portière de la voiture, Alec se tourna une dernière fois vers la famille Cullen.
-Oh Cullen, si jamais tu oserais t'approcher de Bella ou la regarder de loin sans son accord, je te tue. Ça vaut aussi pour chacun d'entre vous. Elle est sous la protection des Volturi, ne l'oubliez pas !
On retourna dans la voiture sans aucun mot de plus. Il fit demi-tour et je vis le léger signe de la main d'Emmett, il ne semblait pas du tout intimidé ce qui me fit rire. Une fois plusieurs kilomètres roulés, Alec parla enfin.
-Je suis désolé de t'avoir fait subir ça mais c'était un mal pour un grand bien.
-Tu as raison je me sens mieux ! Réalisai-je.
Je retirais mon énorme doudoune et je sentis un petit papier dans ma poche.
« Appelle-moi quand tu seras seule, je veux tout savoir car je ne vois rien sur toi. Tu m'as manqué ma chérie. »
Alice avait laissé son numéro avec un cœur, tellement mignon.
-Alice m'a laissé son numéro. Je peux garder contact avec elle ? Demandai-je comme une enfant.
-Tu fais ce que tu veux Bella, sourit Alec. Alice c'est la petite brune voyante ?
-Ouais.
-Alors non, ça ne me dérange pas Bella.
-Je me demande bien comment fonctionne le pouvoir de Rosalie ?
-Tu demanderas à Alice. On arrive à l'aéroport, d'ici quelques heures on sera chez toi dans peu de temps.
-Je n'ai pas envie de rentrer, soupirai-je.
-Je t'emmènerais une autre fois en voyage, promit le vampire.
-Mais la prochaine fois, on évite les révélations choquantes !
On eut un fou rire en se garant et en sortant de la voiture, j'allais embrasser Alec comme si ma vie en dépendait. J'avais vraiment l'impression que ma vie venait de prendre un tournant grâce à lui j'avais définitivement dit adieu à Edward. Un nouveau livre s'ouvrait pour moi.
L'avion était très spacieux sans être privé, Alec n'avait pas voulu attirer l'attention en utilisant le jet privé dans Volturi. On me proposa un livre, des boissons, des oreillers et d'autre chose pour mon confort. Le trajet dura 9 heures pendant lesquelles je mangeais, gigotais sur mon siège, regardais un film comique et dormais. Alec semblait en pleine méditation et je n'osais pas le déranger durant le trajet, j'avais encore honte de ma réponse à Edward, pourquoi avais-je cru qu'il parlait de Jasper ! Parfois Alec mettait son bras autour de mes épaules comme s'il avait peur que je lui échappe et je me blottissais contre lui car j'avais vraiment besoin de sa présence. L'avion entama sa descente à l'aéroport de Seattle vers 4 heure de l'après-midi, j'étais à la fois épuisée et pleine de vie. Mon corps réclamait de longue heure de sommeil mais mon esprit était encombré par trop de questions et d'idées. Je voulais aussi appeler Alice mais j'avais peur de la déranger et qu'en penserait Alec ?
Le vampire appela un service de location de voiture et il fut déçu en voyant le véhicule allumer ses phares quand il appuya sur le bouton de la clé.
-Il va falloir que je m'achète une voiture, marmonna Alec.
-Je préférais l'autre à celle-ci, lui confiais-je.
-Moi aussi, sourit-il. Je vais profiter d'être à Seattle pour visiter un concessionnaire automobile.
-On reste à Seattle ? M'étonnai-je.
-Oui jusqu'à lundi.
On avait plusieurs jours rien que pour nous, sans Jasper dans les parages, sans Charlie, sans les regards accusateurs de Sue et Jacob, sans Forks. Je remerciais Alec pour ces petites vacances improvisées, je ne fus pas déçue par notre chambre, plutôt notre appartement qui était immense et avec une grande baie vitrée. C'était notre paradis à nous, je soupçonnais Alec d'avoir acheté ce lieu car il y possédait beaucoup d'affaires, c'était sûrement là qu'il habitait. Alec me commanda un repas pour le soir avec une glace en dessert car il savait que c'était mon pêché mignon avant de me coucher. Juste avant de dormir, je demandais à Alec de boire mon sang car j'avais besoin de ça. J'avais besoin d'Alec et pas d'Edward, je le savais maintenant car mon cœur me disait qu'Edward ne ferait plus jamais parti de ma vie.
Gros chapitre et énormes révélations. C'est beaucoup à encaissé pour Bella !
Des avis, des remarques, des questions ? les reviews sont là pour ça (et puis ça me rassure sur vos ressentis)
Des bisous sanglant sur vous, à Samedi !
