Titre : Bazar à Poudlard (je sais, question originalité on a vu mieux mais bon…)
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Résumé : Une potion mal préparée est glissée par inadvertance dans le vin de la table des Professeurs lors d'un dîner de vacances ou seuls trois élèves sont présents, cela donne un BAZAR À POUDLARD lol. SSLMHP et MMHG…
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Rating : MA et peut être B à l'occasion lol.
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Genre : Humour (normalement) Romance (on va tenter) lol
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Disclaimer : Les personnages appartiennent bien évidemment à la magnifique et unique J.K Rowling.
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Spoilers : Tous les Tomes, à petite dose --'
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Bêta lectrice : Yukimai-chan (correction de ce chapitre fait par Fanny 8 voila ma belle, et merci beaucoup et recorrigé par la suite par Yukimai ^^)
Attention !!!! CECI EST UN SLASH.!!!!!! Attention !!!!
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HOMOPHOBES, PRUDES, INTOLERANTS, MAMAN, PAPA QUITTEZ CETTE PAGE IMMEDIATEMENT SOUS PEINE D'ARRET DU CŒUR ET D'ECOEUREMENT A VIE POUR LES JEUNES AUX HORMONES DETRAQUEES !!!!!
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POUR LES SLASHISTES DANS L'AMES, LES YAOIEUSE ET AUTRES PERVERSES EN TOUT GENRE……..BIENVENUE !!!!!
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Merci à toutes et à tous (et oui, j'ai eut une review masculine ^^) pour vos commentaires tous plus gentils les uns que les autres, cependant, j'en ai reçut une assez… violente dirais-je, donc ma douce et tendre beta a tenue à y répondre lol, je lui cède la parole.
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Réponse à la review d'Anonyme:
C'est Yukimai-chan qui parle présentement puisque Pauline préfère ne pas faire de commentaire. Je vais vous montrer une review écrit par une personne anonyme.
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Anonyme
2009-11-27. Chapter 7
Sans interet aucun, nul a chier, arréte d'écrire tu sert a rien sale lesbienne de merde, tu pollue va te cacher grosse pute t'es qu'une gamine qui fait des trucs de merde va retourne dans ton journale intime pauvre conne, t'es histoire a la con en s'en bas les couilles salope, tu fait honte aux adolescentes, j'espére que c'est assez constructif pour toi Kerba nardine mouk!!
SHAME TU CREVE GROSSE CHIENNASSE!!
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Voici la review que Pauline a reçu. Elle a préféré ne pas la prendre en compte et je l'a comprend. Ce genre de commentaire est de la violence verbale gratuite. Et j'ai décidé d'y répondre.
D'abord c'est plein de fautes, si tu veux insulter quelqu'un fait le au moins correctement. Deuxièmement, pourquoi tu te décides à écrire un commentaire aussi méchant rendu au chapitre 7 si tu adore autant la fic hein ? Tu es qui toi, pour te permettre d'écrire ce genre de commentaire ? Écris-tu seulement pour commencer ? Tu connais si bien Pauline pour dire qu'elle aime les femmes ? Et puis même si ce serait le cas, qu'est-ce que ça peut te faire à toi ? Elle a essayé de te draguer c'est ça ? Je ne crois pas non. Tu t'es dis, bon ça ne vas pas dans ma vie aujourd'hui, je n'aime pas sa fic alors allons l'insulter ? Qu'aurais-tu fais si mon amie avait eu des problèmes dans sa vie et aurait été en dépression et se serait suicider ? Tu aurais été contente ? Ça peut arriver pour vrai ce genre de chose. Heureusement pour toi, Pauline est forte et sur toutes ses reviews, tu es la seule qui a écrit se genre de chose. Tu veux t'exprimer ? Vas-y ! Mais il y a d'autre moyen de le faire et d'autre mot pour le dire. Moi c'est les personnes comme toi qui me dégoute. Si une histoire ne te plait pas, alors ne la lis pas, c'est aussi simple que ça.
Voilà ce que j'avais à dire, et si cette personne à un compte et qu'elle voit ceci je ne lui dirais qu'une chose: Vient lui dire en pleine face (façon de parler), par message perso, ce que tu penses de la fic et même à moi, si il le faut, on verra si tu es aussi courageuse quand on sait qui tu es.
C'est tout ce que j'avais à dire, merci, bonsoir.
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Fanny 8,
Je tiens à dire que ce genre de review est totalement indésirable. On veut bien connaître l'opinion des personnes qui lisent la fic de Pauline, mais ça, ça s'appelle de l'insulte gratuite. C'est anonyme bien sûr, car la personne n'a pas eu le courage d'affirmer son opinion officiellement, et encore, sans argumentation valable. Pareille que Yukimai, pourquoi cette personne à laissé une review au chapitre 7? Et pourquoi lit elle une fiction avec un tel rating si elle a une opinion si arrêtée sur les relations entre femmes? C'est de la violence verbale gratuite que mon amie ne mérite pas, car cette personne ne l'a connait pas, et pourtant elle se permet de la juger.
Bonne lecture.
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Voila, à présent, place à la fiction.
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~*~Bonne lecture !!!~*~
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°~*~*~*~*~° BAZAR À POUDLARD °~*~*~*~*~°
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Chapitre 3 : Rencontre étonnante.
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C'était une nuit claire et paisible, le parc de la plus grande école de Grande-Bretagne était recouvert d'une douce et lumineuse couche de neige épaisse à l'aspect duveteuse. Le ciel était dégagé et tapissé de milliards d'étoiles qui brillaient de mille feux tel de sublimes joyaux disposés sur un tapis de velours noir. La lune, ronde et protectrice, illuminait de ses tendres rayons spectraux la mélancolique beauté du paysage qui s'offrait à son regard bienveillant. Tout n'était que paix et harmonie dans ce silence paisible qu'offrait la nuit dans sa plus tentatrice noirceur, cependant, un homme observait d'un œil absent la fine pellicule de givre qui recouvrait la surface du lac, sans sembler s'apercevoir de la beauté qu'offrait le parc enneigé.
Albus Dumbledore était soucieux et dépassé par les récents événements qui c'étaient produits dans son école. Ce qu'il avait pris comme une gentille farce inoffensive avait virée en cauchemar en moins de temps qu'il n'en fallut pour dire Quidditch.
Il se détourna de sa méditative contemplation pour s'assoir sans grâce sur le fauteuil accueillant et moelleux de son bureau. Il poussa un profond soupir avant de se caler confortablement tout en invoquant une tasse de thé au citron qu'il agrémenta de quelques sucre afin de mieux faire passer le breuvage tant apprécié. Il en but quelques gorgées avant de finalement renoncer. Il n'avait pas soif. Non, il voulait juste s'occuper les mains, et l'esprit, afin de s'empêcher de penser plus en avant sur ce qu'il allait devoir faire.
Les mêmes mots retentissaient sans cesse avec la force d'un hurlement déchirant, une plainte d'agonie dans son esprit tourmenté. Une simple phrase qui l'avait littéralement achevé…
IL est revenu…
Comment était-ce possible ? IL était mort bon sang ! Mort et son corps avait été brûlé par le feu du démon, un ancien sortilège de Magie Noir qu'il avait lui-même lancé sur la dépouille de celui qui fut l'homme le plus craint de toute une génération. Comment un tel prodige avait-il pu s'opérer ? Ils avaient pourtant détruit tout les Horcruxes, aucune chance qu'il ne puisse revenir grâce à eux, de plus la pierre philosophale avait été détruite il y avait plus de sept ans. Qu'avait-il échoué ? Qu'avait-il manqué ?
Un second soupir lui échappa tandis que son regard se porta sur une de ses machines si précieuses qui ronronnait doucement, faisant vibrer la table sur laquelle elle reposait paisiblement. Il l'observa sans vraiment la voir, produisant des bruits apaisants et des veloutes de fumée qui se dissolvaient lentement dans les airs tout en adoptant des formes étranges et imprécises. Une veloute de fumée, plus sombre et plus longue que les autres, s'éleva langoureusement dans l'air, captant son attention de façon distraite, elle se mouvait lentement tout en s'élevant avant de se dissocier en deux parties totalement égales. Ondulant paresseusement, indépendamment l'une de l'autre, elles se rattachèrent brusquement en une seule et unique veloute de fumée qui se dissipa lentement…
Une seule et unique…
Dissocié…
Indépendante…
Lié…
.. « Oh doux Merlin, non ! Tout mais pas ça… »
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*~*~* SSHPLM HGMM SSHPLM HGMM SSHPLM HGMM *~*~*
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Hermione se réveilla en sursaut, elle cligna plusieurs fois des paupières avant de se redresser doucement tout en se demandant ce qui avait bien pu la réveiller. Elle observa ce qui se trouvait autour d'elle avant que sa mémoire ne refasse surface, agilement caché par le sommeil encore présent dans son esprit. Elle s'étira lentement, savourant silencieusement les dernières traces du rêve qu'elle venait de faire, celui de sa toute première nuit avec une femme, quand un reniflement suivit d'un sanglot étouffé se fit entendre dans la calme et entièrement silencieuse infirmerie dans laquelle elle se trouvait. Silencieuse, elle repoussa doucement les chaudes couvertures qui recouvrait douillettement son corps avant de sortir du lit dans lequel elle se reposait en attendant le réveil de son ami qui avait été amené ici quelques heures auparavant. Un fin sourire joua sur ses lèvres en se rappelant les regards scandalisés et les hurlements outrés qu'avaient produits ses deux Professeurs quand Madame Pomfresh les avait virée de son infirmerie sous le motif du repos intégral et non troublé de son patient. Elle avait rarement vu le Professeur Snape et le Professeur Malfoy autant en colère, elle faillit éclater de rire à se souvenir quand une plainte retentit de nouveau.
Retenant son souffle inconsciemment, elle tendit de longs doigts fins vers les tentures légères qui entouraient le lit du malade et d'où s'échappait périodiquement des sanglots et des reniflements. Délicatement, elle fit glisser ses doigts entre les deux pans de voile qui pendaient lâchement et qui cachaient à son regard la literie dans laquel Harry Potter devait normalement dormir pour encore plusieurs heures. Elle repoussa les tentures et resta figé par la vision qui s'offrait à son regard écarquillé par la surprise.
Vulnérable.
C'est le seul mot qui lui venait à l'esprit tandis qu'elle observait le visage ravagé par les larmes de son meilleur ami, des perles de nacre s'écoulaient librement sur ses joues rougies alors que ses yeux, d'habitude si vivants et lumineux, semblaient ternes et éteints. Il se tenait assis, le corps encore couvert de couverture et les mains crispées sur les draps froissés. Il paraissait tellement fragile dans son pyjama trop grand pour lui qu'elle ne réfléchit pas une seconde de plus avant de pénétrer dans l'espace caché par les voilages.
Elle s'approcha de lui en douceur et le prit dans ses bras afin de lui donner un peu de réconfort et de chaleur humaine. Seul les bruits de sa respiration entrecoupée raisonnèrent dans ce silence apaisant. Protégé et caché, Harry Potter laissa les larmes de rage et de désespoir couler librement, sans honte ni peur. Se raccrochant fermement aux bras fins qui l'entouraient, il cacha son visage dans le cou aux senteurs sucrées qui se trouvait près de lui et il pleura, longuement, douloureusement, rageusement, désespérément.
Il pleura les morts, il pleura sa victoire qui n'en était plus une, il pleura l'avenir, il pleura sa vie…
Durant plusieurs minutes, le Héros du Monde Sorcier se laissa aller à une preuve de faiblesse qu'il ne s'était pas octroyé depuis longtemps. La dernière fois que des larmes pareilles avaient coulées sur son visage, c'était à la fin de son combat contre Voldemort, juste après que sa baguette eut infligé la mort à un autre être humain, juste après que les cris de joie ne raisonnent dans la grande salle, juste après que tout le monde l'eurent félicité et serré dans leurs bras, il avait pleuré comme jamais avant il n'avait pleuré. De soulagement, de joie, d'allégresse, d'euphorie et de tellement d'autres choses qui lui paraissaient dorénavant si dérisoire. Ce temps lui paraissait soudainement lointain à présent, comme un rêve incertain dont les souvenirs s'éloignaient inéluctablement dès le lever du jour. Il semblerait que le destin ait décidé que sa vie ne serait qu'une succession de douleur et de mort, un chemin tracé dans le sang et la peur. La Guerre venait à peine de s'achever, tant de personnes avaient perdus la vie, du héros combattant sous la lumière des projecteurs, à celui qui était mort dans une ruelle sombre uniquement parce qu'il n'était pas comme il devrait l'être. Ils avaient tout fait pour rien. Des millions de vies éteintes pour rien. Finalement, ils avaient échoués, il avait échoué…
Les bras autour de lui se resserrèrent tandis qu'une voix douce et vacillante s'élevait au-dessus de sa tête, provoquant une nouvelle crise de larme qu'il n'arrivait pas à maitriser :
.. « Harry… Harry… Chut, c'est moi… Hermione… Chut, ça va aller Harry, respire doucement, ce n'est rien… Chut… Harry… »
Il entendait la détresse dans sa voix, il ressentait la peur et la peine dans ses gestes tremblant, il voyait la douleur qu'il provoquait et ce fut surement cela qui le décida à refouler ses larmes, à se montrer fort, encore une fois. Il endossa le masque du parfait Héros sans peur qu'il avait du porter durant tellement de temps, prenant de profondes respiration, il se redressa et détourna la tête afin de cacher son visage et de se donner un peu de contenance avant de faire face à sa meilleure amie. Il respira calmement tout en faisant le vide dans son esprit et en ayant une seule pensée en tête, celle de rester fort pour tout ceux qui avaient foi en lui. Il serra les points et crispa ses mains. Qui pourrait vaincre de nouveau Voldemort si ce n'était lui ? Qui en aurait le courage si ce n'était lui ? Personne. Ils étaient liés, indissociables, qui pensait : Harry Potter, pensait indubitablement Voldemort. Leurs noms n'allaient pas l'un sans l'autre, c'était ainsi et ça le serrait toujours, invariablement.
Où que tu sois Tom… Je te jure que je n'aurais de cesse que de t'envoyer en Enfer, même si je dois en mourir…
Une vague de quelque chose de chaud et de doux s'infiltra dans ses veines, une impression diffuse qui l'avait habité tellement d'années et qui avait disparut après la mort du Mage Noir, une force qu'il pensait avoir perdu après son combat : la détermination, le courage, la rage de vivre et celle de vaincre. Il rouvrit les yeux et se tourna vers son amie qui était resté silencieuse, lui laissant le temps de se reprendre, et quand il croisa ses grands yeux noisettes, il se fit la promesse qu'il serait fort, fort pour tout ceux qu'il aimait, fort pour l'avenir, fort pour tuer…
Où que tu sois Tom… Je te trouverai…
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Severus était confortablement installé sur le canapé qui ornait le salon des appartements qui leurs avaient été attribués de force tout en observant de façon insistante la personne qui se trouvait en face de lui, le regard perdu dans les flammes de la cheminée qui ondulaient paresseusement. Celle-ci, exaspérée par le regard qu'elle sentait peser sur elle, se tourna vers le sombre Professeur tout en déclarant d'une voix froide et impatiente; cela faisait tout de même une bonne vingtaine de minutes que ce petit manège durait et cela la mettait doucement mais surement sur les nerfs :
.. « Severus, faites-moi dont part de ce qui vous agace au lieu de me fixer de la sorte ! »
Le Serpentard resta silencieux, nullement intimidé par les regards froids et assassins de sa collègue de travail. Néanmoins, en voyant ses poings se crisper, il se pencha quelque peu en avant tout en déclarant d'une voix suave :
.. « Je me demandais juste comment cela se faisait-il que vous ailliez laissé votre compagne au chevet de Potter juste après votre Union. »
Il haussa un fin sourcil noir au rougissement subit de la Directrice des Rouge et Or qui détourna le regard précipitamment. Lui-même avait eut un mal de chien à se détourner du corps fragile et fin du Gryffondor, il s'était sentit mal et honteux de quitter son jeune compagnon alors que celui-ci était dans un état proche du coma magique, mais il avait beau crier, menacer et injurier l'Infirmière, celle si était resté inflexible, il avait besoin de repos, seul. Pourtant, il avait autorisé Miss Granger à rester près de SON compagnon, sans doute après avoir perçu le regard paniqué du Professeur MacGonagall qui ne pouvait s'empêcher de lancer des coups d'œils anxieux à la jeune Rouge et Or qui n'avait pourtant d'yeux que pour le corps faible étendu entre des draps trop blanc. Il sortit de ses pensées quand l'Ecossaise déclara d'une voix vacillante :
.. « Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler Severus ! Et en ce qui concerne Miss Granger, il me semble qu'elle est majeure et libre de faire ce que bon lui semble ! »
.. « Vraiment ? »
.. « Vraiment ! »
Severus observa plus avant le visage toujours rougie de Minerva tandis qu'elle baissait la tête vers ses mains qu'elle tordait d'anxiété. Sa posture était fragile, comme si elle avait peur ou qu'elle était indécise, elle avait le regard fuyant, celui des gens qui cache quelque chose et qui ne veulent pas que leurs doutes et leurs angoisses ne transparaissent dans le miroir de leurs yeux tourmentés, elle était indécise, perdue, vulnérable. Il reprit, un doute insidieux s'insinuant dans son esprit, d'une voix profondément étonnée :
.. « Vous regrettez n'est-ce pas ? C'est pour cela que vous l'avez laissé partir alors que vous devriez pourtant rester aussi proche que possible de votre compagne. »
Minerva se redressa de toute sa hauteur, les yeux lançant des éclairs tandis qu'une rage sans nom s'empara de son être. Comment pouvait-il prendre un ton aussi choqué après la seule chose de sensé qu'elle avait pu faire ? Comment pouvait-il paraitre aussi incrédule qu'elle ait laissé partir la jeune fille ? Elle avait abusé d'une enfant, une jeune fille tout juste sortie de l'adolescence, une jeune fille qui avait du respect et de la confiance pour une femme qui avait honteusement profité de son corps. Elle l'avait abusée et même si elle semblait consentante, cela ne devait plus jamais se produire, plus jamais :
.. « CE N'EST PAS MA COMPAGNE SEVERUS SNAPE ! CE N'EST QU'UNE ÉLÈVE SANS IMPORTANCE COMPRIS !!! »
C'était faux, elle-même pouvait entendre dans sa voix que ce n'était qu'un mensonge, mais affirmer la vérité la ferait sans aucun doute sombrer sans rédemption possible. Elle avait couché avec une de ses élèves, même sous couvert de leurs nouveaux pouvoirs, elle ne pouvait l'accepter. C'était au-dessus de ses forces de cautionner se genre d'acte immonde. Son cœur se crispa quand elle se rendit compte qu'elle dénaturait l'instant passé entre les bras de la jeune fille. Durant quelques minutes, elle avait connue la passion, l'extase et la joie, mais comme tout péché, cela était trop bon pour ne pas être une tentation infâme. Elle avait aimé, oh oui, elle avait aimé chaque minute, chaque seconde où elle avait touchée, caressée, embrassée cette peau si douce et si fine aux senteurs fruitées. Elle avait aimé ses regards, ses mots, ses gestes, ses soupirs et ses cris de plaisir. Elle lui avait fait l'amour, elle avait joui, et durant quelques secondes, elle avait même aimé ce corps, cette personne, Hermione, mais c'était contre nature, c'était une enfant, elle était vieille, elle n'avait rien à lui offrir, rien. Elle ancra son regard dans celui sombre et envoutant de son collègue qui observait fixement un point derrière elle avec ce qui ressemblait à de la compassion dans ses orbes d'obsidiennes. La peur au ventre, elle se tourna pour tomber dans de grands yeux noisettes qui la fixaient, un lueur de douleur et de trahison au fond de ses yeux rougis et brillants.
Merlin… Pardonnez-moi…
Que pouvait-elle dire, il était si facile de prononcer toutes ces paroles odieuses devant une tierce personne, mais devant elle, elle qui avait sans doute tout entendu, elle qui l'observait avec colère à présent, elle dont le corps était crispé et tendu, elle qui était son tout. Elle le savait pertinemment, elle le sentait partout dans son être, dans son esprit, dans sa magie. Elle était son univers même si elle la refusait, quoi qu'elle face, quoi qu'elle dise, elle ne concevait pas sa vie sans elle, mais cela la rassurait de dire toute ses choses affreuses, comme si ça ne la touchait pas le moins du monde, comme si elle était simple spectatrice de cette pièce de théâtre absurde dont ils étaient les personnages involontaires. Sa gorge se bloqua tout comme son souffle quand elle vit une larme, une seule et unique larme couler sur la joue à la peau fine et pale. Une larme de détresse et de douleur, une larme de trahison et de colère, une larme d'amour tout simplement.
Le silence, seulement brisé par le crépitement des flammes qui dansaient dans la cheminée, était assourdissant, mais quand elle ouvrit la bouche pour le briser, la jeune fille avait déjà déclaré d'une voix ferme et tremblante :
.. « L'élève sans importance tient à vous signaler qu'Harry vient de se réveiller… »
Elle lança un petit sourire amusée à Severus qui c'était redressé vivement à cette déclaration avant de partir chercher son compagnon qui était allé se reposer dans leur chambre. Restées seules, le silence s'installa de nouveau, plus froid et plus destructeur qu'un ouragan. Minerva ancra son regard dans celui, inflexible de la jeune fille. Sa voix qu'elle pensait froide et ferme, déterminée, n'était qu'un souffle vacillant se perdant dans le silence oppressant qui régnait en ces lieux :
.. « Miss Granger, je… »
La jeune fille leva fermement une main et détourna quelque peu la tête, l'intimant explicitement au silence. Elle l'observa déglutir difficilement avant de se détourner, sans un regard en arrière jusqu'à la porte d'entrée qu'elle ouvrit doucement. Elle ne bougea pas, la main fermement crispée autour du panneau de bois, elle baissa la tête et la détourna quelque peu afin que sa voix, pas plus haute qu'un doux murmure, atteigne sa destinataire :
.. « Non Professeur, je crois que c'est suffisamment clair à présent. Très clair même… »
La porte se referma doucement, laissant le Professeur Macgonagall seule et profondément triste, elle l'avait blessée c'était indéniable, elle était sure à présent que la jeune fille ne chercherait plus sa compagnie, elle l'avait définitivement rejetée, elle avait ce qu'elle voulait. Alors pourquoi ce sentait-elle aussi triste, aussi bouleversée et aussi seule ? Elle avait réussit, elle devrait en être joyeuse, soulagée mais non, elle ne ressentait rien d'autre que la culpabilité et le manque. Elle sursauta quand elle entendit des pas se rapprocher dans son dos, elle se tourna et tomba sur le visage impassible de Lucius Malfoy suivit de près par Severus Snape. Elle détourna la tête pour cacher son trouble quand la voix froide et moqueuse retentit comme un glaive transperçant un rocher, un rocher de marbre qu'elle avait construit autour de son cœur :
.. « Je vous connaissait un tempérament de feux Minerva, mais jamais je n'aurais pensé que vous étiez lâche. Je dois avouer que pour une Gryffondor, vous me décevez énormément. Sur ce, je vais rejoindre mon compagnon que j'assume parfaitement soit dit en passant. »
Minerva observa le Serpentard blond quitter le salon, la démarche fière et altière, laissant derrière lui un silence douloureux. La Gryffondor se laissa tomber lourdement sur le canapé qu'elle avait quitté précédemment, les yeux dans le vide, elle entendit plus qu'elle ne vit le Directeur des Serpent s'assoir élégamment sur le fauteuil lui faisant face. Elle eut un sourire cynique avant de demander d'un ton plein de fiel :
.. « Qu'il y a-t-il Severus, vous aussi vous voulez me faire la morale ? »
Seul le silence lui répondit. Elle leva la tête et tomba sur le visage fermé de son vis-à-vis qui l'observait de manière indifférente. Si elle n'avait pas été son professeur jadis, elle aurait surement baissé la tête devant se regard déçu qu'il dardait sur elle, mais elle était une Gryffondor pure et dure, alors elle garda la tête fièrement droite tout en affrontant ces yeux de glace qui l'observaient implacablement. Un combat visuel débuta, vert d'eau contre noir profond, l'un dur, l'autre neutre. Cela aurait pu durer des heures quand soudain, la voix froide du Vert et Argent perça le silence :
.. « Miss Granger est une jeune fille, ça me coûte de le dire, mais c'est une jeune fille charmante et douée d'une intelligence spectaculaire… Je ne comprends vraiment pas que vous la rejetiez de la sorte. »
L'Ecossaise écarquilla démesurément les yeux, d'une part car le discours entretenu ne cadrait absolument pas avec le personnage et d'autre part car Severus Snape essayait de… l'aider ? Elle se reprit pourtant tout en déclarant, sur le ton de l'évidence et comme si cela justifiait ses actes :
.. « Severus enfin, c'est mon élève ! »
Le Maitre des potions eut un geste agacé de la main, réfutant son excuse tout en arborant un rictus impatient. Il se pencha vers elle, vrillant ses yeux aux siens en murmurant d'une voix de velours :
.. « En effet, tout comme Potter est le mien, cela n'empêche nullement le fait que, quoique nous en pensions, ils sont nos compagnons de vie… même si je trouve cela particulièrement mièvre, niais et indigne de la Maison que je représente fièrement, je ne conçois pas ma vie sans… Potter. »
La Rouge et Or observa, fascinée et étonnée, les taches rougeâtres qui apparurent sur les joues du célèbre Professeur des Potions, froid et implacable. Ce dernier détourna quelque peu la tête tout en toussant, comme pour masquer sa gêne. Si un Serpentard, connu pour être sans cœur et sans scrupule, osait avouer ses sentiments à lui-même mais aussi à une tierce personne, comment elle, qui était dans la maison du courage et de la bravoure, pouvait-elle les dénigrer et les refuser ? C'était le monde à l'envers. Elle était devenue lâche, elle avait peur. Un regain de courage envahit soudainement ses veines, elle se voyait courir et embrasser à pleine bouche la jeune fille pour se faire pardonner ses paroles cruelles, douce chimère d'un monde utopique qui n'était pas le sien. Elle se laissa pourtant emporter par cette vision emplie d'amour et de tendresse, s'octroyant le droit de rêver un peu, ne serait-ce qu'une minute ou deux. Cependant, cette tendre pensée se brisa brutalement tandis qu'un soupir de ses lèvre tremblante alors qu'elle se rappelait le pourquoi des ses paroles dure. Elle ancra ses yeux dans les yeux ténébreux de son interlocuteur qui avait observé une myriade d'émotions traverser le visage de sa collègue ; honte, peine, détermination et tant d'autres encore qui n'avaient pourtant pas lieu d'être dans cette situation si simpliste. Il pensait qu'elle allait lui dire qu'elle allait de se pas rejoindre sa bien aimée quand elle déclara d'une voix incertaine et peu sure :
.. « J'ai une quarantaine d'années de plus qu'elle, c'est littéralement de la pédophilie ! »
Sur le moment, il resta là, bêtement, à l'observer, peu sûr de comprendre ce qu'elle voulait dire par là. Après tout, oui, vu ainsi, il était vrai qu'elle avait effectivement une quarantaine d'années de plus que la jeune fille, mais uniquement au niveau de leur vécu. Seulement, à présent, ce principe et cette constatation ne valait rien, c'était tout simplement un blocage psychologique. Après tout, Minerva avait retrouvé son apparence d'antan, quand elle était encore jeune et de toute beauté :
.. « Bien sûr ! Si tenter de vous prouver que deux personnes de vingt ans d'écart qui couchent ensemble se rapproche de près ou de loin à de la pédophilie, cela va sans dire. »
Il lui adressa un sourire ironique auquel elle ne répondit que par un faible et désespéré :
.. « Severus… »
Cela en était assez, il fallait maintenant la convaincre, d'ailleurs, il s'interrogerait plus tard sur le pourquoi de ce qu'il faisait présentement, il était Serpentard et le voilà en train de prodiguer de l'aide à une Gryffondor bornée, surement le caractère d'Harry déteignait-il sur lui :
.. « Non Minerva. Vous cherchez simplement des excuses car vous avez peur ! Vous avez peur de ce que vous ressentez. Cela vous effraie n'est-ce pas ? Cette attirance passionnée que vous ressentez pour une jeune fille que vous n'avez jamais regardée autrement que comme l'élève modèle qui faisait votre fierté. Cela vous effraie de ressentir du désir, de l'envie, de la tendresse pour elle. Vous êtes lâche ! Et qui plus est, la barrière de l'âge ne peut être prise en compte dans notre cas. à croire que la compassion est contagieuse avec vous, les Gryffondor, mais, Minerva, pour une fois dans votre vie, laissez-vous aller sans réfléchir aux conséquences, laissez-vous porter par votre instinct et seulement par lui… Il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une seconde chance dans la vie et, en ce qui me concerne, je compte bien en profiter au maximum temps que cela durera et je vous conseil dans faire de même. À présent, je vais rejoindre mes compagnons et je vous enjoins à faire de même pour faire des excuses à une jeune fille qui n'a commis que le crime de vous aimer… Bien sûr, il va sans dire que je n'ai jamais rien dit de tel ! »
Il se leva souplement, sans un regard pour sa collègue dont il sentait le regard franchement incrédule. Il lissa sa robe de sorcier trop grande pour lui désormais qu'il avait enfilé quelques heures auparavant, le blanc de sa précédente tenue lui provoquant d'étranges plaques d'urticaire. Parfaitement calme, il se dirigea d'une démarche souple et assurée vers la porte dissimulée par un tableau qui fermait leurs appartements. Mieux valait quitter les lieux avant une effusion de larmes et de remerciements si typique des Griffons, même s'il semblait avoir retrouvé un semblant d'humanité qu'il pensait n'avoir qu'envers Lucius, il n'était toujours pas adepte des marques de compassion à son égard. Il n'était pas un stupide Poufsouffle mièvre et féru d'étreintes joyeuses et larmoyantes au sujet de sa si belle complaisance envers les autres. Il ouvrit le panneau de bois épais d'un geste fluide avant de se diriger vers la sortie, impatient à présent de se retrouver en présence du jeune stupide et imbécile garçon qui était son compagnon. Il n'arrivait toujours pas à croire à ce qu'il avait avoué à sa collègue de travail à se sujet. En effet, il n'était pas vraiment contrarié de se savoir lié à un jeune homme dont le corps lui était si tentant, mais jamais il n'irait le dire à Potter bien entendu. Après tout, il restait un pur Serpentard. Il s'apprêtait à quitter la pièce quand un murmure parvint à ses oreilles :
.. « Severus ? »
Il s'arrêta sans se retourner, dans l'attente d'une seconde parole qui lui prouverait bien que ce n'était pas une erreur de son imagination. C'était une étrange sensation que celle d'entendre quelque chose comme si elle été dite au creux même de son oreille, surement ses gènes Vampiriques qui ressortaient. Il entendit parfaitement un bruit de froissement de tissus qui lui indiqua que Minerva venait de se lever et venait près de lui. Il se crispa, soudainement mal à l'aise à la possible réaction que pouvait avoir la Directrice des Rouges et Or. Il sentit plus qu'il n'entendit l'Écossaise s'arrêter et murmurer d'une voix pleine de reconnaissance et de douceur :
.. « Merci… »
Il ne put empêcher un fin sourire glisser sur ses lèvres. C'était si étrange et exaltant comme sensation, celle d'avoir accomplit quelque chose de bien, d'avoir aidé quelqu'un sous les feux des projecteurs et non plus comme une sorte de héros de l'ombre. Il sentit une pointe de fierté s'insinuer dans ses veines à cette constatation qu'il n'avouerait bien entendu jamais. Il se retourna, le visage de nouveau neutre et fermé avant de déclarer d'une voix froide vers le visage si reconnaissant qui lui faisait face, hors de question qu'elle ne s'aperçoive que ce simple mot avait provoqué au cœur de son esprit et de son âme :
.. « Minerva je vous en pris ! J'ai déjà suffisamment honte de moi de mettre conduit en parfait Poufsouffle dégoulinant d'amour, ne me faites pas non plus l'offense de me remercier. »
Il ne savait pas s'il devait se sentir joyeux ou vexé face au petit rire que provoqua sa tirade sur son interlocutrice. Décidant qu'il s'était assez torturé les méninges pour un autre que lui-même aujourd'hui, il haussa simplement les épaules et se détourna tout en franchissant la porte malgré la voix qui déclara avec douceur :
.. « Vous êtes plus Gryffondor qu'il n'y parait, Severus. »
Sans s'arrêter, il haussa le ton pour que sa voix soit tout de même perceptible, malgré le fait qu'il avait quitté la pièce et qu'il s'enfonçait dans le couloir :
.. « Ne m'insultez pas, s'il vous plait !! »
Il ne put réprimer un sourire face au gloussement qu'il entendit. Cette simple phrase l'aurait hérissée quand il était plus jeune, mais les faits étaient là, il aurait du être répartit à Gryffondor. Le Choixpeau en avait décidé ainsi, arguant qu'il avait du courage et une volonté sans faille. Cependant, en voyant tous les visages joyeux et immatures de ceux qui peuplaient cette maison, il avait presque supplié le maudit bout de tissus de le placer à Serpentard. Ce dernier avait hésité, mais en voyant l'obscurité qui régnait dans son esprit et dans son cœur, il avait capitulé, avant de crier haut et fort le « Serpentard » tant attendu. Il se rappelait tout de même les dernières paroles qui avaient raisonnées dans sa tête :
.. « Ainsi soit-il, mais tu viens de choisir un chemin bien sombre mon jeune ami. »
C'était bien vrai mais l'homme régit sa vie par ses choix, et il avait choisis, certes c'était un mauvais choix, mais c'était un choix quand même, le sien, à lui seul. Il disparut dans le couloir, le bruit de ses pas faiblissant avant de disparaître totalement, laissant Minerva dans un silence réconfortant et paisible. Elle souffla avant de se laisser tomber sur le fauteuil, les pensées plus joyeuses et sereines que précédemment. Elle fixa de nouveau son regard sur les flammes qui avaient repris leurs envoûtantes danses hypnotiques dans l'âtre de la cheminée, flamboyante et légère, leurs tendres mouvements rougeoyants se reflétant dans les yeux de leur muette spectatrice. Un sourire pris place sur son visage alors que son cerveau enregistrait les paroles prononcées par Severus Snape en personne, le bâtard des cachots, la chauve-souris graisseuse et tant d'autres surnoms que sa froideur et sa haine lui avait apportés. Quelle étrange idée que celle-ci, l'homme qui lui avait explicitement dit de foncer tête baissée était un homme qui chérissait plus que tout la raison et la logique. L'amour était vraiment bénéfique en fin de compte. Il semblait si sincère, si passionné de la convaincre, de la persuader du bien fondé de ses mots qu'il avait percé son cœur jusqu'à toucher son âme. Bien entendu, elle savait qu'elle ne pourrait se comporter comme un couple tout à fait normal avec la jeune fille, mais elle le voulait… Oui, elle voulait essayer. Comme lui avait dit Severus, il est vrai qu'elle-même ne voyait pas sa vie sans Hermione Granger, elle la voulait, son cœur, son corps, son esprit, son âme et même sa magie la réclamait, hurlait, ordonnait sa présence auprès d'elle. Une bûche se brisa, envoyant sur le sol des morceaux de braises crépitantes, comme pour lui donner le signal qu'il était temps à présent. Elle se releva, souffla profondément pour se donner du courage, avant de se diriger vers la porte qu'elle referma silencieusement derrière elle avant de se diriger d'un pas relativement rapide vers l'infirmerie.
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*~*~* SSHPLM HGMM SSHPLM HGMM SSHPLM HGMM *~*~*
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Hermione Granger courait dans les couloirs sombres et glacials du château qu'elle avait habité depuis ses onze ans. Sans se soucier des remontrances venants des divers tableaux qu'elle rencontrait durant sa route, elle restait indéniablement sourde à tout ce qui n'était pas cette phrase, cette maudite phrase qui était la cause des larmes roulants sur ses joues, la causes de cette douleur infâme et terrible au cœur, cette phrase ignoble qui était en train de la détruire, aspirant, tel un Détraqueur, toute joie et tout souvenir heureux de son esprit :
Ce n'est pas ma compagne… Ce n'est qu' une élève sans importance…
Un sanglot éclata dans sa poitrine tandis que sa vision se faisait de plus en plus trouble, elle avait si mal, tellement mal qu'elle avait envie de hurler toute sa rage, tout son désespoir, toute cette haine qui gonflait dans son cœur. Elle qui désirait si ardemment connaître les affres de l'amour, elle avait oublié que l'amour allait souvent de paire avec la haine et la douleur. Toute à sa peine, elle ne vit pas la grande statue qui se dressait en face d'elle et dont les bords larges s'étendaient sur une bonne partie du couloir. Elle continua donc sa course avant de se prendre les pieds sur le marbre froid, elle se sentit soulever et n'eut que le réflexe de fermer les yeux en attendant le choc brutal de la rencontre et de son corps et du sol.
Choc qui ne vint jamais.
Elle ouvrit lentement les yeux pour se retrouver justement à quelques centimètres du marbre froid du couloir, doucement, sans paniquer, elle tenta de se redresser lentement, se fiant aux battements incessants qui raisonnaient à ses oreilles. C'était tellement étrange, elle volait, elle sentait la force qu'elle devait maintenir, elle sentait les mouvements de ses ailes battant l'air jusque dans sa colonne vertébrale, c'était comme bouger un bras, une sorte de réflexe uniquement commandé par l'envie. Avec un sourire humide, elle s'éleva doucement dans l'air, observant, presque fascinée, les milliards de pellicules d'or qui l'entouraient et qui tombaient sur le sol, de la poussière de lumière, brillant de mille feux comme le soleil au zénith. Elle sentit quelque chose de chaud engourdir son cœur, elle se sentait si libre et si légère qu'elle eut un petit rire avant de foncer comme une flèche vers les escaliers qui s'étendaient devant elle. Elle volait avec rapidité, évitant les murs et zigzaguant entre les escaliers qui se mouvaient paresseusement autours d'elle.
C'était merveilleux.
Un éclat de rire lui échappa tandis qu'elle se retournait sur le dos, ses ailes s'accommodant avec cette nouvelle position pour maintenir son équilibre, elle vit avec étonnement un large sillon d'or la suivre à la manière d'une étoile filante, comme si des étoiles l'accompagnaient dans sa ballade, brillants pour elle avant de s'éteindre, très vite remplacées par d'autres. Un chemin de feux qu'elle traçait de ses ailes d'apparence si frêles et si fragiles. Elle se sentait bien, enfin en paix avec elle-même, enfin elle était elle-même tout simplement. Une envie de rire la prit soudainement, une envie de crier sa joie si contradictoire avec ses précédents sentiments mais elle ne voulait pas y penser, elle ne voulait pas briser cet instant de bonheur si bienvenu. C'est alors qu'elle le réalisa pleinement.
Elle était une Fée.
Une Fée.
Elle continua sa course folle, allant de plus en plus vite, frôlant les rambardes des escaliers, le sol et les murs, s'attirant les cris outrés des tableaux qui ne voyaient que passer une pellicule d'or. Elle étendit ses bras en fermant les yeux, savourant cette instant de liberté, laissant l'air s'infiltrer dans ses cheveux tout en lui murmurant de douce parole de sa langue étrangère à ses oreilles, elle apprécia sa fluidité qui touchait et qui portait son corps, elle la respira à grandes bouffées comme un met exquis, un doux nectar qui emplissait ses poumons, lui donnant la sensation de revivre. Quand elle ouvrit les yeux, elle vit qu'elle se trouvait dans le couloir menant à l'infirmerie dont elle distinguait la haute porte de bois.
Elle ralentit considérablement l'allure avant d'ouvrir la porte, toujours en suspension dans l'air afin de montrer à son ami toute l'étendue de nouveaux ses pouvoirs. Elle était tellement euphorique qu'elle ne réalisa pas tout de suite que des plaintes de peur s'élevaient du lit qui était caché à son regard. Ce n'est que quand un cri déchirant parvint à ses oreilles qu'elle vola au-dessus des tentures pour rejoindre le corps tremblant et couvert de sueur qui reposait en travers du lit et dont les couvertures avaient été jetées à même le sol.
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Il ouvrit les yeux qu'il n'avait pas conscience d'avoir fermé en sentant une odeur salée et un vent glacial parcourir son corps. En réalité non, il ne possédait pas de corps, il ne le sentait et ne le voyait pas. Sous lui s'étendait une mer calme et sombre à perte de vue qui luisait paisiblement sous les rayons de la lune. Il regarda autour de lui mais il n'y avait rien, rien d'autre que l'Océan et le chant des vagues et des remous de l'eau. Il ne savait pas où il était, ni comment il y était parvenu. Il avait presque perdu la notion de son propre corps, comme une âme errante sans but ni destination. Il voyait pourtant, surement à travers des yeux qu'il n'avait pas conscience de posséder. Un bruit assourdissant parvint à ses oreilles tandis que son regard tomba sur une sorte de trouble dans la mer. Deux grosses vagues se formèrent avant qu'une explosion d'eau ne jaillisse au cœur même d'un tourbillon de petite taille. Il observa se phénomène durant quelques secondes avant que son regard ne capte une lumière bleutée au fond de l'eau qui semblait se rapprocher à grande vitesse de la surface. Il retint inconsciemment sa respiration alors qu'une forme surgissait brusquement de l'eau. Il aurait crié s'il avait possédé une bouche mais avant même qu'une pensée ne traverse son esprit, il fut ébloui par une lumière qui l'aveugla. Ne possédant pas de paupière, il observa la chose dégoulinante d'eau qui venait de surgir de nulle pars de l'Océan alors que la lueur faiblissait graduellement. C'était un homme, un homme nu avec de longs cheveux blancs qui collaient à son torse et à son dos d'où surgissait des grandes et imposantes ailes enflammées bleu électrique, il portait tout contre lui un autre corps inconscient à la longue chevelure noire. Avant qu'il ne puisse faire quoique se soit, la silhouette se raidit avant de se tourner vers lui dans un geste lent. Il plongea dans un regard d'un bleu hypnotisant et dangereux qui le captiva bien malgré lui. Il resta figé par les flammes de détermination qu'il voyait luire au cœur de ses pupilles qui fixaient les siennes avec passion. Une sueur glacée parcourut son corps quand il se rendit compte que cet être le voyait. Il essayait de partir mais il était comme prisonnier d'une réalité qui n'était pas la sienne. Cédant doucement mais surement à la panique, il releva son regard dans le bleu irréel de l'autre, tandis que ce dernier murmurait d'une voix sensuelle qui le fit frissonner jusqu'au plus profond de son cœur tourmenté :
.. « Harry Potter… Bientôt nous nous retrouverons face à face… Je m'en languis déjà… »
Il passa doucement et sensuellement sa langue sur ses lèvre tout en fixant son regard dans les orbes verts émeraude qui l'observaient, démesurément écarquillés. Harry se sentit rougir alors qu'une chaleur traitresse s'insinuait entre ses jambes qu'il n'avait pourtant pas. L'autre reprit d'une voix charmeuse et avec un érotisme saisissant :
.. « Tu es à moi Potter. »
Une gerbe d'eau fusa de la mer pour l'enrouler de ses insidieuses tentacules. La dernière chose qu'il vit avant de sombrer, ce fut deux grands yeux en amande d'un bleu azure qui l'observaient avec désir…
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On le secouait brutalement pour l'aider à s'échapper des eaux tourmentées qui emplissaient ses poumons, il se noyait, il pouvait presque sentir l'eau salée couler dans son organisme, emplir son système respiratoire et couler dans ses veines. Il savait qu'il criait, il savait qu'il se débattait contre cette main douce qui ne lui était pas étrangère mais il ne pouvait s'empêcher de lutter contre les eaux qui l'entrainaient vers le fond. Une brûlure claqua sur sa joue avant qu'il n'ouvre brusquement de grands yeux apeurés. Une vague d'énergie s'échappa de son corps tandis qu'il voyait, de manière trouble et floue, une forme lumineuse et étincelante être envoyé brutalement à l'autre bout de la pièce, amenant avec elle les tentures qui cachaient son lit au reste du monde. Un cri puis un bruit sourd se fit entendre malgré les halètements précipités qu'il poussait en tentant de retrouver une respiration plus calme et maitrisée. Il porta sa main à sa gorge et à sa poitrine pour calmer les battements désordonnés de son cœur. Doucement, il ouvrit les yeux, il attendit quelque seconde pour que sa vue s'adapte à voir de nouveau convenablement et il vit une forme allongée de tout son long sur le sol, le corps enchevêtré parmi les rideaux blancs, seules deux grandes ailes fluides, transparentes et lumineuses dépassaient de plus d'un mètre des draps qui cachaient à son regard le visage de son propriétaire. Il se redressa difficilement quand il remarqua une touffe de cheveux brun ondulé :
.. « Hermione ! »
Il se leva, prenant garde à ne pas glisser sur les couvertures qu'il avait du rejeter durant son sommeil avant de se précipiter sur la forme allongée avec grâce et élégance. Il se laissa tomber à genoux devant elle avant de glisser une main tremblante sur la nuque de son amie. Il écarquilla démesurément les yeux quand il sentit sous ses doigts une matière visqueuse et humide qui coulait le long de son poignet jusqu'à son avant bras avant de goutter lentement sur le sol tout en produisant un bruit régulier et écœurant de part ce qu'il représentait. Il sentit la terreur et la panique circuler dans ses veines quand son regard capta le léger battement d'ailes de son amie, ailes qui commençaient doucement à perdre de leur éclat, tournant légèrement au gris cendre. Il sentit ses yeux se remplir de larmes alors que le visage de son amie était d'une pâleur effrayante. Mais où était Madame Pomfresh quand on avait besoin d'elle ? Il respira un bon coup, tentant de se reprendre avant de fermer les yeux et de laisser sa magie circuler dans tout son corps. Il tenta de contrôler cette force qui grondait en lui tout en la dirigeant vers ses mains tremblantes qui étaient posées à l'endroit même où le crâne de son amie était fracturé. Il se concentra, priant Merlin que cela marche. Si son amie venait à mourir par sa faute, il ne se le pardonnerait jamais.
Un sourire joua sur ses lèvres tandis qu'il sentait une douce chaleur engourdir ses doigts et picoter agréablement son épiderme. Il rouvrit les yeux pour tomber sur une vision enchanteresse. Une lumière blanche très pure éclairait l'arrière de la tête de son amie, ce qui donnait l'impression qu'elle-même luisait doucement de l'intérieur, rendant sa peau de pêche d'une couleur nacré et faisant ressortir magnifiquement le rose de ses lèvres.
C'était étrange, il n'y avait pas vraiment fait attention la première fois mais à présent il s'en rendait compte. Sa magie jouait avec celle de la jeune fille étendue au sol, il les sentait toutes deux, se frôler, s'enrouler, se pourchasser dans se corps fin. C'était agréable bien qu'un peu fatiguant. Il sentit sa propre magie pousser celle de son amie vers la plaie ouverte qui saignait abondamment, il sentait sa magie se mêler à l'autre pour refermer doucement la plaie, poussant et forçant les cellules régénératrices du corps à accélérer ce processus qui devait habituellement mettre plusieurs jours, il la sentait se dissocier en plusieurs parties qui pénétrèrent dans le cytoplasme et dans le noyau des cellules. Si étrange, presque dérangeant, il faisait corps avec chaque fibre qui les composaient. Quand il se fut assuré que la Rouge et Or était totalement hors de danger et parfaitement guérie, il sortit de son corps, non sans lui avoir envoyé une petite onde électrique qui la réveilla en sursaut.
Sans lui laisser le temps de comprendre ce qu'il se passait, il la prit dans ses bras et la serra aussi fort que possible tout en prenant garde à ne pas toucher les ailes fines qui s'étaient remises en mouvement. Un fin sourire aux lèvres, il la sentit répondre à son étreinte, désorientée et légèrement tremblante, il ne cessa de lui dépiter des flots d'excuses et de suppliques sur une voix vacillante. Il avait eut si peur, il était si soulagé et tant d'autres émotions qu'il sentit des larmes couler le long de ses joues.
.. « Harry… Ça va, je vais bien ne t'en fais pas, je ne t'en veux pas. »
.. « Je suis tellement désolé Hermione… Je suis désolé pardonne moi… »
La jeune fille cacha son visage dans le cou de son ami qui ne cessait pas ses excuses dont elle n'avait que faire. Après quelques minutes à tenter de le réconforter, ce n'était quand même pas elle qui l'avait fait pleurer de la sorte, elle pausa ses mains sur les épaules dures et nerveuses de son ami afin qu'il lui fasse enfin face. Avec douceur, elle effaça les traces de larmes qui s'étaient dessinées sur les joues rougies de son ami. Toujours en douceur, elle le releva et l'installa sur le lit en évitant de regarder la petite mare de sang qui s'étendait sur le sol et qui coulait lentement le long de son dos, tachant sans vergogne les habits blancs que l'infirmière lui avait donné, lui apprêtant un air macabre.
Elle soupira, portant inconsciemment la main à sa tête qui se faisait lourde et brumeuse. Elle respira calmement et demanda d'une voix faible :
.. « Harry, que s'est-il passé ? De quoi as-tu rêvé ? »
Elle ouvrit les yeux au moment même où le jeune homme se crispait férocement, le regard lointain et vague de celui qui se rappel des choses qu'il tentait désespérément d'oublier. Elle hésita l'espace d'une seconde avant de se raviser et de fermer la bouche qu'elle avait ouverte, prête à poser une nouvelle question. Mieux valait lui laisser le temps de répondre et de rassembler ses souvenirs, même si ces derniers ne semblaient pas des plus joyeux pour le Survivant qui avait pâlit de façon quasiment alarmante. Elle l'observa sans retenue, passant au peigne fin la myriade d'émotions qui assaillaient son visage si délicat. Elle bougea un peu, son dos étant encore un peu douloureux, se qui fit se lever brusquement son camarade de Maison qui commença à marcher de long en large devant le lit aux draps défait, évitant souplement le tas de voilages qui reposaient encore sur le sol près d'une marre de sang qui imbibait doucement mais surement le tissus. Mais tout cela passa loin au-dessus des deux jeunes adultes qui s'observaient en silence.
Harry souffla un bon coup, comme pour se donner du courage, avant de s'arrêter devant la jeune femme qui lui offrit un sourire tendre, comme pour le pousser à se confier à elle en toute sécurité, ce genre de sourire que l'on fait quand on sait que ce que l'autre a à nous annoncer est grave et important.
Sa voix faible qu'un s'éleva dans le silence seulement troublé par les flammes des torches et des bougies disposées un peu partout dans la grande pièce. La jeune fille dut tendre l'oreille pour entendre les paroles de son ami qui semblait honteux :
.. « Je rêvais, enfin, je crois que je rêvais, c'était tellement étrange Hermione, une sorte de rêve mélangé à de la Légilimencie et aux visions que je recevais de Voldemort. Je faisais partie de la scène comme un spectateur omniscient, un Dieu sans corps, comme une âme errante. Et je l'ai vu Hermione, je l'ai vu comme je te vois, grand, beau, fort et puissant… Vraiment très puissant. Il est sortit de l'eau et il… il a dit que… »
Il baissa la tête, ses joues se colorant d'un beau rouge vermeille tandis qu'il déglutissait fortement. La jeune fille lui demanda, d'une voix douce et basse pour ne pas l'effrayer, sans montrer sa curiosité face à cette information, même si elle ne savait pas vraiment de qui il parlait :
.. « Que quoi Harry ? »
Il releva la tête et fixa son regard dans celui, patient et clame de son interlocutrice avant de déclarer d'une voix blanche :
.. « Il a dit : Tu es à moi Potter. »
Hermione écarquilla démesurément les yeux, ne s'attendant pas le moins du monde à une déclaration de ce genre. Elle toussota et demanda sur un ton apeuré :
.. « Harry, qui t'a dit cela ? »
Le jeune homme l'observa distraitement avant de déclarer sur un ton étrangement sensuel, comme s'il savourait ce nom du bout de sa langue, se délectant de ses sonorités érotiques comme du mets le plus exquis :
.. « Andelu… C'est un peu un Voldemort pour les Pures… Il est le Mal dans un corps humain… Puissant, sans état d'âme… Si tu savais ce que j'ai vu Hermione. Il a… avec Voldemort, ils ont… C'est si confus dans ma tête, je ne sais plus si… je… »
Il se tourna et fini sa phrase dans un murmure inaudible pour Hermione mais pas pour la troisième personne qui se trouvait dans l'embrasure de la porte et qui avait écouté l'échange entre les deux Gryffondors avec une haine visible dans le regard :
.. « Je ne sais plus ce que je veux… Je ne me comprends plus… »
Il se sentait comme déchiré en deux, une partie de lui savait qu'il aimait les deux Serpentards mais une seconde partie de lui-même, sûrement la plus sombre et la plus vicieuse désirait le Pure. C'était ignoble et écœurant, de se sentir flatté des intentions d'un être qui trouvait la jouissance dans la mort et la haine, d'éprouver du désir pour quelqu'un qui était assez intime avec Lord Voldemort, en vue de la façon dont il avait d'interagir avec lui. Il se sentait perdu, fragile, honteux. Il ferma les yeux, tentant de repousser aussi loin que possible ces images sensuelles de deux corps qui se meuvent dans un enchaînement frénétique et salvateur de plaisir et de désir, ignorant ces gémissements sourds et profonds qui envahissaient traitreusement son esprit tourmenté.
Un soupir tremblant s'échappa de ses lèvres alors qu'il ouvrait les yeux en sentant un vent glacé le parcourir. Une vague de fureur le submergea aussi surement qu'un tsunami, dévastant tout sur son passage et ne laissant que des ruines et de la douleur. Une indicible envie de tout détruire autour de lui le consuma entièrement, le laissant tremblant et choqué. Cette fureur sans nom n'était pas la sienne.
Il écarquilla les yeux tout en se crispant brusquement. Il savait à qui appartenait ces ondes de magie en furie, il connaissait ces vibrassions qu'il avait du combattre tant de fois auparavant, il reconnaissait ce parfum doux et fruité qui emplissait l'air de ses douces et voluptueuses fragrances. Il se tourna, lentement, pour tomber sur le visage froid et fermé de Lucius Malfoy qui se tenait droit et rigide devant les portes de l'infirmerie.
Et là, il sut, il sut que jamais rien ne pourrait se passer entre lui et cet autre, que ce n'était qu'un moment d'égarement de sa part, peut-être même un sortilège de son tourmenteur car alors que ses yeux se perdaient dans ceux d'un gris orageux, il oubliait tout ce qui n'était pas lui, sa carrure, sa prestance, son charme, tout ce qui faisait qu'il était tombé désespérément et follement amoureux de cet homme à l'allure princière et dédaigneuse. Il sortit pourtant de sa contemplation quand il remarqua que se dernier le regardait avec haine et colère, une lueur de pure trahison et de… peine ? jouant dans ses beau yeux de cristal.
Il avait l'air furieux contre lui.
Doucement, comme s'il était un animal dangereux et sauvage, il s'approcha de Lucius, faisant fit de son amie qui observait la scène, tendue, aillant parfaitement remarqué la présence de l'autre durant sa conversation avec le jeune homme qui lui, n'avait rien vu. Avec lenteur, il s'approcha de lui, jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de l'homme qui gardait la tête haute et le regard glacé, comme si le fait qu'il ait dépassé de loin l'espace limite de la bienséance soit sans importance ou que cela ne l'atteignait pas. Tendrement et sans le regarder, Harry se pencha et enroula ses bras autours de la nuque du Serpentard qui se crispa d'avantage. Sans en tenir compte, le jeune homme posa doucement ses lèvres sur celle de son vis-à-vis qui resta de marbre, ses yeux plissés en deux fentes coléreuses et qui étaient fixés sur les paupières close du plus jeune qui savourait ce baiser chaste et timide.
Je t'aime.
Son esprit hurlait ces mots sans fin, mais ces mots-là, il n'avait pas le droit de les prononcer, pas tout de suite, pas maintenant. Il rapprocha leurs deux corps et passa sensuellement sa langue sur les lèvres serrées du Vert et Argent qui ne répondit pas à son baiser. De désespoir et de frustration, il consentit à laisser tomber sa fierté de la plus adorable des façons qui soit pour le Professeur d'Arithmancie qui n'en montra bien sur rien :
.. « Je vous en pris… Lucius, je t'en pris, embrasse-moi… Lucius… Lucius… »
Sa voix était tremblante, vibrante de désir contenu, il avait besoin de ça, il avait besoin que l'ancien Mangemort réaffirme sa domination sur lui, il lui fallait vite une preuve de leur lien pour oublier la salissure qui rongeait son esprit. Il fallait que le Vert et Argent lui montre qui était le Maître, il désirait plus que tout que son compagnon lui montre à qui il appartenait, il le fallait et vite. Ses joues rougies, sa respiration quelque peu sifflante et laborieuse lui conféraient une image de débauche son nom. Lucius cligna des yeux, surpris de voir dans quel état se mettait le jeune homme, il frissonnait entre ses bras qui s'étaient enroulés autour de la taille fine sans qu'il ne s'en aperçoive, comme si c'était un geste allant de soit, une sorte d'habitude tellement encrée dans ses gènes et dans ses fibres qu'il n'avait même plus besoin de contrôler ses mouvements, c'était un automatisme. Comment avait-il pu devenir aussi dépendant du jeune homme en seulement deux jours ? Comment pouvait-il rester de marbre alors que ce regard d'un vert émeraude fouillait son âme, le suppliant de l'embrasser comme s'il n'y avait plus de lendemain ? Comment pouvait-il ne serait-ce que penser refuser quand il l'observait de la sorte, avec besoin et envie ? Il n'était pas un saint homme, il n'était pas gentil et il était furieux, furieux contre ce sentiment de désir que le jeune avait ressentit pour un autre que lui ou que Severus, furieux contre le doute qui l'avait assaillit, comme s'il se demandait vers qui il allait se tourner, furieux contre la chaleur qui s'était rependu dans son corps quand son esprit avait imaginé un autre homme le serrer contre lui et le prendre. Il n'y avait que lui qui pouvait honorer le corps d'Harry Potter, lui seul avait le droit de le toucher, de l'embrasser, de le caresser, de le pénétrer… Lui et Severus bien entendu, mais personne d'autre et encore moins un bellâtre sans âge qui ne saurait apprécier à sa juste valeur l'esprit belliqueux et rebelle du jeune homme. Il était à lui. À LUI !! :
.. « Lucius… Luc… »
Avec violence et bestialité, il emprisonna ces lèvres avec les siennes, les martyrisant, les mordants, les léchant, lui faisant subir les pires outrages uniquement par sa bouche qui le dévorait sans aucune tendresse, sans aucune pitié pour le punir, pour lui prouver à qui il appartenait. Brusquement, Lucius le souleva, sans quitter ses lèvres, avant de le plaquer avec force contre le mur de pierre brute qui se trouvait non loin d'eux. Il sentit avec plaisir les jambes fines se resserrer autour de sa taille, pour rapprocher leur corps en fusion, les gémissements de douleur et de plaisir mêlés lui enflammaient les sens, troublant son regard de glace, le rendant obscur et incertain. Il entendit une exclamation étouffée féminine mais il n'y tint pas compte, seul comptait le corps tremblant qui se mouvait avec lui, en quête de plus de contacts, plus de sensations, plus de tout en réalité. Il avait envi de le prendre, là, tout de suite maintenant, de déchirer ses vêtements et de lui faire l'amour à même le sol, il voulait se sentir s'enfoncer dans cette antre chaude et inviolée, il voulait sentir contre sa peau celle, luisante de sueur et de frissons, de son compagnon, il voulait le sentir s'accrocher à lui comme si sa vie entière en dépendait, il voulait sentir son souffle dans son cou, entendre ses gémissements à ses oreilles. Il voulait tout de lui, absolument tout. Il se plaqua avec plus de force encore au jeune homme qui enserrait douloureusement son corps contre le sien, il sentait pertinemment la fière érection qui se pressait durement contre sa propre réaction physique plus que vivante.
Il détacha ses lèvres de celle de son vis-à-vis qui respirait rapidement dans sa chevelure, avant de murmurer d'une voix sensuelle et prédatrice :
.. « Monsieur Potter… Que cela soit parfaitement clair entre nous… Vous m'appartenez corps et âme, tout votre être porte ma marque et je ne saurais tolérer que vous puissiez désirer un autre que moi, mis à part Severus… Me suis-je bien fait comprendre ? »
Il plaqua avec violence le corps contre le mur une seconde fois pour le forcer à répondre, le jeune homme en gémit de bien-être, arquant son corps souplement entre ses bras qui le retenaient. Les mains fines du plus jeune étaient profondément enfouies dans les longs cheveux du plus âgé qui gardait son regard fixé sur le visage rougit et transpirant du plus jeune qui n'avait même plus la force de garder les yeux ouvert.
Il gémissait sourdement, avide de toujours plus de contact, sa magie s'affolait, exacerbant son désir déjà bien présent. Tout son être réclamait la présence du Vert en Argent dont il sentait la brûlure du regard sur son visage illuminé par le désir le plus brutale et sauvage. Peu importe sa peur face à la réaction de ses deux compagnons, peu importait ses peurs à ce sujet, peu importait tout ce qui n'était pas eux, il avait viscéralement besoin de la présence de l'homme au creux de son corps, il sentait en lui la partie basse de son anatomie s'humidifier pour accueillir en son sien le membre dur et vigoureux de son Professeur d'Arithmancie et même si une part de lui, lui dictait que cela ne devait pas se passer ainsi, il s'en fichait, il ne voulait pas entendre cette voix qui murmurait dans son oreille qu'il ne devait pas poser sa marque sur le Chef du Clan Malfoy avant leur dominant suprême. Il ne voulait rien savoir, seul son désir importait, peu importait les conséquences, il en avait besoin, c'était une nécessité, sa magie, son corps, son âme, son cœur réclamait sa présence, vite.
Il trouva au plus profond de son être assez de force pour se redresser entre les bras chauds et musclés qui le retenaient habilement. Il enfouit son visage au creux du cou à la senteur fruitée et à la peau de nacre qu'il embrassa avec douceur, la dégustant sensuellement comme pour en apprendre le goût. Il resserra ses bras autour du corps raide du Vert et Argent, reposant sa joue sur l'épaule solide à sa porté avant de murmurer d'une voix rauque et vacillante, un sourire illuminant son visage angélique, il le savait à présent, il en était sûr, persuadé et convaincu :
.. « Je t'aime. »
Harry sentit le corps de Lucius se crisper brutalement mais il n'en fit pas grand cas, dans son cœur il savait que c'était la seule chose à dire pour calmer le Veela. Et puis, depuis le temps que ces deux mots voulaient sortir, il n'allait pas se priver. Avec douceur, il reprit ses petits baisers sur la gorge blanche, honorant lentement cette chaire qu'il savait à lui. Il était heureux, vraiment heureux, nul endroit n'était plus beau et fait pour lui que cette place entre ses bras. Il souffla doucement avant qu'une main ne le repousse lentement en arrière. Il ouvrit péniblement les yeux pour tomber sur le visage de son tendre tourmenteur.
Il lui offrit un sourire désarmant, pencha mignonnement la tête sur le côté, en attente d'une parole. Il se sentait si bien que le fait que l'autre n'ait pas répondu à ses sentiments ne l'inquiétait pas, le lien lui prouvait que même sans les mots, l'amour était présent, il ne saurait le d'écrire et encore moins l'expliquer mais il le sentait, sa magie le lui murmurait constamment mais jusqu'à présent, il n'avait jamais su l'écouter. Avec un soupir d'aise, il caressa du bout des doigts le visage très légèrement rouge de son vis-à-vis qui l'observait sans mot dire, n'osant peut-être pas croire ses paroles. Il gloussa quelque peu avant de murmurer une seconde fois, la voix pas plus haute qu'un murmure et pourtant semblant raisonner comme un cri aux oreilles de son interlocuteur :
.. « Je t'aime… »
Il se pencha et embrassa chastement les lèvres à demi ouverte du Serpentard qui n'avait toujours pas bougé. Soudainement, il sentit une main se plaquer avec force sur sa nuque et une langue envahir sa bouche avec la force du désespoir. Il enserra plus fortement son corps contre celui de son doux bourreau, engageant ainsi un combat érotique ou les coups se portaient grâce à des gestes tendres bien qu'un peu sauvages et bestiaux.
Passionnés.
Il gémit adorablement quand Lucius passa une main sur ses fesses qu'il malaxa doucement sans être vraiment vulgaire, comme pour ne pas l'effrayer.
Il était bêtement euphorique. Cette tête de mule lui avait dit qu'il l'aimait, sans honte ni fausse pudeur, il s'était confessé à lui comme s'il n'avait plus ses peurs idiotes qu'il ressentait au tout début. Ses doutes semblaient s'être évaporés, il acceptait avec plaisir sa domination, sans rouspéter ou se rebeller, mieux encore, il l'appelait à lui comme un papillon était appelé par la lumière pour se brûler les ailes. Il sourit tendrement dans le baiser qu'il avait initié et auquel répondait favorablement le jeune homme dans ses bras. Il adorait cette sensation, celle d'avoir contre lui ce corps fin et désirable, lui qui n'était habitué qu'au corps d'homme de Severus qui était d'ailleurs fort magnifique à son regard. Au moment où il se fit cette réflexion, une voix froide sans être pourtant hostile raisonna avec force dans le silence régnant dans la pièce, silence seulement coupé par les gémissements et autres bruitages symbolisant le plaisir :
.. « Messieurs, bien que pour moi vous offrez une vision des plus alléchantes, je pense que Miss Granger, ici présente, vous serait reconnaissante de cesser ces effusions de… bonheur dirons-nous. »
Lucius sourit doucement contre les lèvres du plus jeune qui n'avait, à priori, pas entendu la voix pourtant délectable de son cher amant. Le baiser échangé se fit plus lent et plus tendre, l'orage de la colère était passé. Avec douceur, il lâcha le jeune homme qui tint difficilement sur ses jambes avec un geignement plaintif. Il gloussa doucement avant de donner un dernier baiser sur les lèvres rougies et gonflées par ses baisers. De sa main, il retraça doucement le visage juvénile qui gardait une expression d'extase tout à fait charmante.
Avec un sourire sarcastique, il déclara d'une voix forte, faisant sursauter Harry qui était encore plongé dans les affres du plaisir :
.. « Jaloux ? »
Lucius vit le jeune Potter l'observer sans comprendre. Quand la voix profonde de Severus se fit de nouveau entendre, il observa avec plaisir le rougissement intense qui prit place sur les joues du plus jeune qui tourna brusquement la tête vers la source même de cette voix grave :
.. « Peut-être… »
Il allait répliquer quelque chose quand Minerva pénétra dans la pièce. Il nota du coin de l'œil la soudaine crispation qui atteignit la jeune Préfète toujours assise sur le lit quand un Phénix d'argent de consistance vraisemblablement vaporeuse fit son apparition tout près de la Directrice de Rouge et Or. Le phénix se posa avec grâce sur une bouteille de potion qui se trouvait sur une petite table près d'un lit. Il replia ses ailes sur lui-même avant que la voix douce et claire de Dumbledore se fasse entendre :
.. « Mesdames, Messieurs, je vous pris de bien vouloir me rejoindre immédiatement dans mon bureau. »
Malgré la douceur de la voix, il semblait évident que c'était un ordre et non une demande. Après un bref échange de regards, ils se dirigèrent vers le bureau du Directeur, Lucius, Severus et Harry en tête. Alors qu'Hermione allait franchir le panneau de bois pour rejoindre le couloir ainsi ses compagnons d'infortune tout en ignorant la femme qui l'observait depuis son entrée, cette dernière lui saisit le bras avec force, l'empêchant d'avancer, tout en déclarant sur un ton qui se voulait ferme, mais qui faisait plus penser à la supplique d'une personne qui doute affreusement :
.. « Il faut que l'on parle. »
Elle se dégagea avec force, sans adresser un regard à l'Ecossaise. Elle était furieuse et blessée et ne voulait absolument pas entendre des excuses ou une justification à son comportement atroce à son égard. Elle recommença à partir, ignorant totalement son interlocutrice qui la plaqua soudainement avec violence contre le mur de pierre où elle l'embrassa avec passion.
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ÇA Y EST !!!
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Et voila la seconde partie du troisième chapitre ^^, il est très court et j'en suis désolée mais bon, la suite sera sûrement trop longue pour l'inclure ici et puis de cette façon, je poste plus vite ^^
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Pour les anonymes, laisser-moi vos adresses e-mail pour que je puisse vous répondre ^^
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À BIENTÔT J'ESPÈRE !!!!!!!!
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°~*~*~*Cordialement Pauline*~*~*~°
