Oh mon dieu, le retard monstre que j'ai pris avec cette fic ! Et moi qui a écrit au moins quatres autres parties ! Ah ah, excusez-moi ! Voici la suite !

Laissez-moi un petit commentaire pour ce chapitre et je poste l'autre prochainement !

Bisous

LGS


*** *** *** (Ellipse de cinq jours)

- Les garçons, je suis de retour !

N'entendant aucune réponse de leur part, Simone déposa ses valises dans l'entrée avant de monter à l'étage. Ses fils étaient sans doute encore en train de dormir...

Elle ne toqua pas à la porte et entra immédiatement.

Pour se figer quelques secondes plus tard, une expression complètement dévastée sur le visage. Elle s'accrocha au cadre de la porte, s'assurant ainsi de rester debout. Dans la chambre de Bill, des vêtements traînaient de ci de là, des sous-vêtements...

Et ses deux fils étaient tous les deux entrelacés dans le lit de Bill... nus.

- Oh mon Dieu.

Les jumeaux se réveillèrent alors. Tous les deux plongés dans leur monde, ils ne remarquèrent pas immédiatement leur mère, à l'entrée de la chambre, qui paraissait aussi choquée que si elle avait vu un fantôme.

Les deux garçons allaient s'embrasser lorsque Bill, face à sa mère, ouvrit les yeux.

- Scheiße !

- Was ?

Bill ne dit mot et retourna son frère, jusqu'à ce qu'il se retrouve face à leur mère.

- Oh merde. Maman ?

La femme les fixait sans bouger. Tom se redressa immédiatement, enfila le premier boxer qu'il vit avant de s'approcher lentement de leur mère.

- Non ! Ne m'approche pas ! Fit-elle, se réveillant de sa léthargie.

Tom se figea. Leur mère ne voulait même pas qu'il l'approche. Il eut un coup au coeur. Ce simple rejet de la part de sa mère lui fit très mal, autant qu'à Bill, il en était certain.

- Maman...

- Non ! Pas mes fils... c'est un cauchemar !

- Maman... laisse-nous t'expliquer.

- Ne vous approchez plus jamais de moi ! Fit-elle en sortant à toute vitesse de la chambre, craignant qu'un de ses fils ne s'approche d'elle.

Tom, qui avait toujours été plus proche de sa mère, s'effondra, tombant à genoux au sol. Il avait terriblement mal au coeur et une profonde envie de vomir lui broyait les tripes.

Bill s'approcha lentement de son frère, craignant lui aussi un rejet. Tous les deux pleuraient, conscient que leur mère ne leur pardonnerait peut-être jamais cette relation qu'ils avaient.

Le chanteur s'agenouilla alors aux côtés du blond et le prit dans ses bras.

Dans la maison, Bill et Tom pleuraient sur le plancher de la chambre de Bill tandis que leur mère, elle, s'était effondrée sur son lit, de grosses et douloureuses larmes glissant sur ses joues.

- Bill... qu'est-ce qu'on va faire ?

- Je ne sais pas Tom... je ne sais vraiment pas...

Ils continuèrent à pleurer, cette douleur au coeur impossible à déloger. (2)

*** *** ***

Une longue semaine avait passée depuis l'épisode entre leur mère et eux. Lorsqu'ils arrivait dans la cuisine pour manger, leur mère quittait la pièce, trouvant sans doute trop difficile de rester avec eux.

Ils s'étaient faits à l'idée que Simone ne leur parlerait pas avant un bon bout de temps. Ils avaient alors essayés de s'acclimater à la situation. Mais ils ne s'étaient pas embrassés ni touchés depuis ce matin là où leur mère était rentrée deux jours plus tôt.

- Andréas ?

- Bill ! Ça va ?

- Non... ça ne va pas du tout... moi et Tom on peut venir chez toi aujourd'hui ?

- Mais bien sûr ! Allez, je vous attend !

Bill raccrocha avant de regarder son frère. Ils s'habillèrent en vitesse avant de quitter la maison, laissant une petite note à l'intention de leur mère. Ils avaient beau ne plus se parler, il était quand même important qu'elle sache où ses deux files étaient, au cas où...

Lorsqu'ils arrivèrent chez Andréas, la pression fut trop difficile à contenir et Bill fondit en larmes dans les bras de son ami. La longue semaine passée à se retenir de faire toute caresse entre lui et son frère lui faisait très mal. Andréas, surprit, ne réagit pas immédiatement mais se reprit bien rapidement, refermant ses bras autour du brun.

- Je ne sais pas trop quoi dire... Venez avec moi dans ma chambre.

- Ta mère n'est pas là ?

- Non... elle et mon père sont partis à un brunch... ils doivent passer une journée à Berlin... ils ne seront donc pas de retour avant tard ce soir.

Lorsqu'ils furent bien installés dans la chambre de leur meilleur ami, les jumeaux se regardèrent, incertains.

- Et si vous m'expliquiez ce qui se passe ?

- Avant tout... Andréas, ce que l'on va te dire est très choquant et... j'espère que tu resteras notre ami quand même... on n'en a parlé à personne et... enfin, c'est assez difficile à dire.

- Les mecs, je vous connais depuis une tonne d'années. Je ne vais certainement pas vous abandonner... quoi que vous ayez à m'annoncer.

Bill sourit, son premier sourire depuis une semaine.

- Moi et... Tom... On est... enfin, on s'aime...

- Vous voulez dire...

- Bien plus que comme des frères Andréas.

Leur meilleur ami paru choqué quelques instants avant de se reprendre, un immense sourire aux lèvres.

- Et bien je suis content pour vous ! Mais pourquoi est-ce que vous semblez si distants l'un envers l'autre ?

Tom se redressa. Bill avait annoncé leur relation, c'était à lui de parler de leur mère.

- Il y a deux semaines, notre mère est partie en vacances pour une semaine.... Elle est revenue il y a neuf jours, c'est à dire deux matins avant la date qu'elle nous avait dit pour son retour... Pendant cette semaine, moi et Bill avons... enfin... tu sais. Et elle nous a découvert, le matin où elle est revenue...

- Oh.

- Sa réaction a été...

Tom se retint de fondre encore en larmes. Il aimait beaucoup trop sa mère pour ne pas réagir. Andréas le remarqua et immédiatement il lui tendit la boite de mouchoir.

- Tom, je vais le dire... Elle nous a rejeté... Lorsque nous nous sommes réveillés, elle était à l'entrée de ma chambre, complètement figée. Quand Tom a voulu s'approcher d'elle, elle n'a pas voulu qu'on l'approche. Et depuis, elle nous évite et moi et Tom ne nous touchons plus, même pour des petits gestes normaux.

Andréas se redressa dans son petit fauteuil. Il se rassit en tailleur et regarda ses amis.

- Je pense qu'elle se rendait seulement compte qu'elle n'aurait jamais de petits enfants. Les mecs, laissez lui le temps de reprendre le contrôle de la situation. En attendant, vous avez le choix, soit vous restez dans la maison à vous éviter comme la peste pendant encore un mois soit vous vous déplacez et vous essayer de ne pas trop entrer en contact. Votre mère devrait alors se rendre compte combien vous comptez à ses yeux et votre relation devrait reprendre... Enfin, si tout se passe bien.

- Être loin de ma mère... pendant un mois ?

- Je n'ai jamais dit d'être loin. Vous pourriez... venir ici quelques temps et passer devant chez vous quelques fois, question que vous voyiez votre mère au moins un peu...

Tom baissa la tête. Lui qui semblait si fort d'habitude ne se sentait vraiment plus assez bien pour reprendre son rôle de dragueur impassible.

- Je vous laisse la décision... En attendant, est-ce que vous voulez une boisson ? J'ai même du fort...

- Tu peux me donner un verre de fort... quoi que soit la sorte... dit Tom.

- Moi juste un verre d'eau s'il te plaît.

- Je reviens dans quelques minutes. Pendant ce temps là, essayez donc de vous rapprocher. Ici, je ne vous juge pas alors profitez en pour vous coller et vous embrasser. Vous avez tous les deux de vraies têtes d'enterrement et je déteste ça ! Et oh, je ne dis pas de le faire sur mon lit. Gardez vos vêtements...

Les deux frères sourirent. Andréas sourit à son tour, content d'avoir provoqué une telle réaction chez ses amis. Il descendit alors chercher les boissons, prenant volontairement son temps pour que les jumeaux se rapprochent.

En haut...

- Bill... tu crois que ça ne dérange vraiment pas à Andréas ? Parce que moi... j'ai vraiment envie de t'embrasser...

Le brun sourit. Il prit la main de son frère, l'attira entre ses jambes ouvertes. Ils se retrouvèrent alors étendus, Tom entre les jambes de son frère, en train de s'embrasser comme si leurs vies en dépendait.

- Je t'aime tellement Bill... je ne sais pas comment on va faire si maman n'accepte pas...

- Je t'aime aussi Tom... Je ne sais pas non plus... Je veux qu'elle nous reparle au moins... moi aussi je l'aime maman... et de ne plus lui parler me fait très mal.

Ils se serrèrent dans leurs bras après s'être embrassés encore quelques fois.

- Les mecs, j'ai appelé mes parents et si vous voulez rester ici trois semaines, ça ne les dérange pas. Ils disent qu'en fait, ils vous adorent et qu'ils aimeraient vous adopter mais bon... je vois que ça va un peu mieux entre vous ? Ne vous gênez surtout pas avec moi d'accord ? Je vous connais mieux que personne... et je sais très bien que vous êtes incertains de quoi faire en ma présence mais bon...

- Vraiment, un gros merci Andréas... dit Tom, bien enfouit au creux des bras de son frère.

- Qui serais-je pour empêcher ça ? J'aurais une question par contre...

- Oui ?

- Hum... depuis que tu es revenu Bill... il y a quoi... trois semaines ? Je n'ai jamais lu dans les revues que Tokio Hotel reprenait... Vous n'avez pas parlé à David pour ça ?

Bill sembla gêné quelques secondes.

- En fait... j'ai trop pensé à mon frère... je n'ai certainement pas oublié Tokio Hotel mais j'espérais mettre les choses au clair avec Tom avant de tout reprendre... et maintenant, il y a notre mère. Une fois que nous redeviendrons en bons termes avec elle, nous pourrons envisager le retour à la vie de stars.

- Je reçois énormément de lettres de fans sur le forum officiel de votre site et... ils ont tous très hâte de vous revoir sur scène les mecs. Mais bon... vous voulez vous baigner ?

- L'été commence à peine !

- Et puis ? Ma piscine est chauffée ! Ça fera du bien une petite baignade, pour se rafraîchir les idées... Allez, venez.

- Mais... on n'a pas nos maillots.

- Hum... Filez chez vous, aller chercher des maillots de bain et revenez immédiatement.

Tom et Bill hochèrent la tête, quittant le confort du lit d'Andréas pour revenir à la maison. Lorsqu'ils ouvrirent la porte de la maison, ils entendirent la télévision du salon.

- Tom, va chercher les maillots. Je vais parler à maman de... la proposition d'Andréas d'accord ? Je ne veux pas que tu aies mal alors... restes en haut jusqu'à ce que je revienne d'accord ? On avisera ensuite.

Tom acquiesça, bien qu'il aurait aimé revoir sa mère plus que tout au monde. Il monta alors à l'étage.

- Maman... est-ce que je pourrais te parler s'il te plaît ?


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Laissez-moi une petite review s'il-vous-plait !

Bisous

LGS

Les Lettres - 7 Février- Partie 7 - Page 5/5 - 2 266 mots