Disclaimer : Je ne possède aucun droit sur les personnages, créatures ou lieux cités que vous reconnaîtrez.

Mineko, merci comme d'hab. Il se passe pas grand chose dans ce chapitre, mais j'espère qu'il te plaira quand même. J'essaie de ne pas passer à la trappe certains personnages, mais y en a beaucoup alors c'est dur. J'ai tendance à oublier le chapelier, parce que j'ai du mal avec ses répliques, mais je lui ai donné quelques scènes pour qu'on rigole un peu plus.

Chapitre 6 : Des marcheurs et des espions

Il y avait déjà trois jours que la communauté avait quitté Fondcombe. Seul Elrond avait assisté au départ. Arwen les avait regardés s'éloigner depuis la fenêtre de sa chambre. Accompagnés de Elladan et Elrohir, ils étaient retournés jusqu'au gué de la Sonoronne, puis les jumeaux étaient repartis vers le nord, tandis que les autres partirent vers le Sud. Gandalf avait décidé qu'ils devaient gagner au plus vite des terres plus chaudes avant que les premières neiges ne bloquent le passage. Les marcheurs longeraient donc les Monts Brumeux jusqu'à la trouée du Rohan, où ils pourraient se diriger vers l'est. Le chemin serait long, très long. Bill, le poney, accompagnait la troupe, chargé de nombreux paquets. Cependant, chacun des membres de la communauté portait sur son dos un lourd sac, sauf le chapelier qui n'avait rien voulu entendre et avait insisté pour emporter un baluchon qu'il trimbalait attaché au bout d'un bâton, derrière son épaule. D'une main, l'ami d'Alice agrippait fermement le bâton, et de l'autre, il tenait en permanence une soucoupe dans laquelle était posée une tasse de thé décorée de petites fleurs roses, qui ne désemplissait jamais. Les hobbits affirmaient qu'il cachait une théière sous son chapeau, mais ils n'eurent jamais l'occasion de vérifier cette hypothèse.

Les discussions étaient rares dans la journée, mais le soir, elles allaient bon train, jusqu'à ce que Gandalf demande expressément à tout le monde de baisser d'un ton avant que tous les espions du seigneur ténébreux de la grande mer jusqu'au Mordor ne les entendent. Ainsi, Alice fit plus ample connaissance avec ses nouveaux compagnons. Legolas, bien qu'insaisissable au premier abord, avait la conversation vive, et il aimait les longs débats. La jeune fille y prenait part de bon cœur, même si le prince avait tendance à parler en énigmes, ce qui était probablement une constante chez la race elfique. Il ne l'aurait sans doute jamais avoué, mais Alice était certaine qu'il prenait un certain plaisir à se disputer avec Gimli. Le nain, quant à lui, aimait beaucoup raconter des contes et légendes épiques de son peuple. Il s'entendit très bien avec les hobbits qui partageaient son amour de l'herbe à pipe. De son côté, Boromir semblait plus hostile, mais il s'avéra très bon guerrier et accepta d'entraîner Alice et les semi-hommes à l'épée. Ce fut à cette occasion que la jeune fille put avoir un aperçu de l'homme derrière le soldat. Elle pensa que sans les lourdes responsabilités qui occupaient son esprit, il aurait pu être de très bonne compagnie, car il était honnête et brave. Il portait une immense affection à son jeune frère Faramir ainsi qu'à leur père, malgré le fait que celui-ci détestait Faramir. Alice décida que Boromir avait un cœur noble, et elle lui accorda sa confiance.

Mais si Alice s'habitua vite aux trois nouveaux-venus, eux eurent quelques difficultés avec le chapelier. Gimli ne s'en alarma pas, mais Legolas et Boromir ne lui faisaient visiblement pas confiance. Le fait qu'ils n'arrivaient pas à suivre le cours des discussions qu'il avait avec Alice les vexait.

« Laissez vous porter par les mots, conseilla Frodon. Ne cherchez pas à les rattacher à ce que vous connaissez. Au bout d'un moment, ça viendra tout seul. Regardez Gandalf, il a rencontré le chapelier en même temps que vous, et pourtant il parle sa langue, si je puis le formuler ainsi. Par contre, je voudrais bien savoir ce qu'il en pense...

-Ce chapelier est fou, s'entêta Boromir.

-La plupart des gens bien le sont, intervint Alice. Que ferions nous si aucune folie ne nous poussait jamais en avant ? Jamais nous ne découvririons de nouvelles terres, ni n'inventerions de nouvelles choses. Vous ne pensez pas de même ? »

Boromir ne répondit pas. Alice sut qu'elle avait touché juste, mais le gondorien n'en était pas moins confus. La jeune fille soupira. Les conversations plus ou moins décalées qu'elle avait pu tenir avec Chess, Mally ou Mirana lui manquaient. Même les énigmes d'Absolem lui paraissaient plaisantes. Au moins elles ne nécessitaient pas d'explications rationnelles, précises et complètes. À Underland, tout était plus simple car les choses qui devaient arriver arrivaient. Et les insolites habitants attendaient ces événements. Le temps faisait des siennes, mais pas parce qu'il avait une bonne raison, juste parce qu'il n'avait pas de bonne raison de ne pas passer à sa guise. Alice se rappela que quand elle avait revu pour la première fois le lièvre de mars, il se servait de sa montre-oignon comme d'un sachet de thé. Pas parce qu'il aimait avoir un arrière-goût métallique dans sa boisson. Simplement parce qu'il avait eu besoin de poser sa montre, et pourquoi pas dans une tasse de thé. Oui, pourquoi pas ?

En Terre du Milieu, « pourquoi pas » n'était pas une option. Il fallait soigneusement étudier la moindre décision. Cela pesait sur Alice, tout comme l'anneau autour de son cou. Malgré cela, la jeune fille avançait inlassablement. Avec la chute de Sauron, l'insouciance reviendrait peut-être dans ces contrées.

Quelques jours plus tard, alors que la communauté s'accordait une courte pause, Frodon s'éclipsa quelques instants. Personne ne lui en tint rigueur. Mais lorsqu'il revint il arborait une expression inquiète qui intrigua ses camarades.

« Monsieur Frodon ! Le pressa Sam. Que s'est-il passé ? Qu'avez vous vu ?

-Sam... répondit doucement Frodon. Je préférerais avoir avoir l'avis de Gandalf avant que tu ne commences à paniquer. »

L'intéressé haussa un sourcil et interrogea du regard le hobbit. Hésitant, celui-ci expliqua :

« Je me suis retrouvé face à un loup.

-Vous n'êtes pas blessé ? S'enquit Sam.

-Non, Sam, je n'ai rien.

-Laissez-le raconter, plaisanta Alice, sinon nous y serons encore quand la guerre sera finie. »

Cette réflexion valu à la jeune fille un regard noir de la part de Boromir. Elle se promit d'éviter d'éviter l'humour lorsqu'il serait dans les parages à l'avenir. Elle alla s'asseoir en silence à coté du chapelier qui lui offrit galamment une tasse de thé. Frodon continua son récit.

« Il me regardait fixement, comme si il savait qui j'étais...

-Et qu'a-t-il fait ensuite ?

-Nous sommes restés ainsi pendant une longue minute, à mon avis, puis il est reparti en courant vers le sud.

-Le sud... répéta Gandalf. Saroumane sait que nous sommes ici. La trouée du Rohan sera surveillée. »

Pendus à ses lèvres, les huit compagnons virent le magicien se tourner vers l'est et évaluer des yeux les imposantes montagnes saupoudrées de neige.

« Nous passerons par le col de Caradhras. »

Un silence de plomb suivit cette annonce. Entre ceux qui n'avaient aucune idée de ce dont il s'agissait, ceux qui auraient préféré foncer dans le tas dans la trouée du Rohan, et ceux qui n'avaient tout simplement rien à dire, la communauté au complet était sans voix. Le premier à briser l'instant fut le chapelier qui éclata de son rire cristallin.

« Vous êtes complètement fou ! Autant essayer de danser la guiguendélire dans un champ de roses rouges. En route ! En route !

-Sait-il au moins où se trouve le Caradhras ? Marmonna Boromir.

-Je serais à peine étonnée d'apprendre qu'il y a organisé un thé dansant », laissa échapper Alice, avant de le regretter à la vue du regard exaspéré du Gondorien. Elle devait vraiment apprendre à contrôler ses mots en sa présence.

À côté, le débat était vif sur la route à suivre. Gandalf soutenait que le col était la meilleure voie. Aragorn semblait sceptique. Les hobbits rechignaient à monter si haut avec leur courtes jambes. Le chapelier approuvait tout le monde et était partant quel que soit le chemin emprunté. Son opinion était pour une fois assez proche de celle de Legolas. Boromir préférait quant à lui continuer par la trouée du Rohan. Gimli restait étrangement silencieux. Alice écouta la conversation quelques instants, puis elle décida de prendre les choses en main.

« Silence ! Ordonna-t-elle sèchement. Pour autant que je sache, je suis toujours porteuse de l'anneau, et vous êtes tous ici pour m'accompagner. Quels sont les chemins possibles ? »

Abasourdis par ce changement de personnalité, les huit autres ne s'aperçurent pas tout de suite qu'Alice leur avait posé une question. Ils la regardèrent avec un mélange de crainte et d'admiration. La jeune fille pensa qu'elle y était peut-être allée un peu fort. Elle se justifia :

« La dernière fois que je me suis retrouvée dans un monde étranger au mien, j'ai été rapetissée, grandie, rapetissée à nouveau, jetée dans une théière, on m'a montré mon futur, un futur que je ne voulais pas réaliser, et chacun de mes pas était décidé par quelqu'un d'autre. Ça n'a changé que lorsque j'ai pris mon destin en main et que j'ai fait ce qui me semblait juste. Alors, pouvez vous me dire quels sont les chemins à cause desquels vous vous battez ?

-Bien sûr, s'empressa de répondre Gandalf. Notre route originale passait par la trouée du Rohan, mais il semblerait que ce passage ne soit surveillé par Saroumane. Nous devrions, je pense, emprunter le col de Caradhras, ajouta-t-il en montrant du doigt la montagne la plus haute et la plus menaçante des monts brumeux.

-Il n'y a vraiment pas d'autre option ? Demanda Alice, peu enthousiaste à l'idée de grimper ce roc enneigé.

-Il y a un chemin, intervint Gimli. Nous pourrions passer par les mines de la Moria.

-Des mines ? Dites m'en plus.

-Non, coupa Gandalf. Nous ne passerons par Khazad-dum que si toutes les autres routes sont coupées.

-C'est le chemin le plus court, et il y fait bon », argumenta Gimli.

Alice pesa le pour et le contre. Elle remarqua que les hobbits avaient présenté un grand intérêt pour les mines.

« Je m'en voudrais de vous blesser en contestant votre décision, mais j'ai l'impression, certes invérifiable, que le temps de monter à ce col, de se retrouver ensevelis sous des mètres de neige, d'y mourir de froid... j'en passe, et des meilleures, nous aurions largement le temps de traverser les mines bien au chaud, quoi que nous trouvions dans leurs profondeurs. »

Gandalf ne pipa mot, mais sa mine renfrognée en disait plus que nécessaire. Devant cette réaction, Frodon fit une proposition :

« Nous pourrions voter. Qui est en faveur des mines ? »

Les deux hobbits levèrent la main, le noir les repoussant moins que le froid. Gimli les approuva, après tout, il était celui qui avait mentionné la Moria. Alice, évidemment, était du même avis, et elle fut imitée par le fidèle chapelier. Les autres n'exprimèrent pas leur avis.

« La majorité a parlé ! En route ! S'exclama Alice.

-Et pas de petit pot de beurre ! » Ajouta le chapelier, même si personne ne comprit vraiment le rapport.

La communauté s'enfonça alors à l'est, dans les Monts de Brume. La végétation devint de plus en plus rare, remplacée par des terres pauvres et rocheuses. Les nuits étaient glaciales, et l'interdiction de feu énoncée par le magicien n'arrangeait rien à la situation. Il tardait à Alice d'arriver dans la douce tiédeur des mines. Même le chapelier tremblotait de temps en temps. En fait, seul Legolas semblait insensible au froid. Il semblait manquer totalement de terminaisons nerveuses. Il n'avait pas non plus sommeil. En d'autres circonstances, Alice aurait été profondément énervée par un être aussi parfaitement adapté à tous types de situations, mais elle se contenta d'en rire et de conserver ses forces pour avancer.

Au bout de cinq jours, les marcheurs arrivèrent à un sombre lac qui s'étendait haut dans la montagne, au pied d'une falaise.

« Il ne nous reste qu'à contourner ce lac, et nous atteindrons la porte, annonça Gandalf. Et ne vous avisez pas de toucher l'eau !

-Qu'y a-t-il dans l'eau ? Demanda Sam, une expression d'inquiétude enfantine plaquée sur le visage.

-Pourquoi n'y jetteriez-vous pas un œil ?

-Vous n'êtes pas sérieux, Gandalf ?

-Non, alors cessez de m'importuner avec des questions dont il vaut mieux ne pas connaître la réponse et dépêchez vous de contourner ce lac avant la tombée de la nuit. »

Sam ne se fit pas prier, et il s'élança sur l'étroit sentier en tirant Bill derrière lui.

Il fallu bien une demi-journée pour parcourir le chemin. Enfin, Gandalf s'arrêta au pied de la falaise, là où l'on voyait les restes d'une ancienne route pavée qui était maintenant noyée dans les eaux sombres et qui menait la porte de la mine. Sauf qu'à part deux arbres qui avaient poussé de part et d'autre de la voie, il n'y avait pas de trace d'une quelconque porte.

« Gandalf... soupira Alice. Si vous pensez que nous sommes en mesure de passer à travers ce mur vous vous trompez lourdement.

-Ne soyez pas si désobligeante. La porte est bien ici. Mais on ne peut la voir que lorsque la lumière de la lune et des étoiles brille sur les gravures d'ithildin qui la composent. Nous devons attendre la nuit et... »

Le magicien perdit ses mots en voyant le chapelier parler à la porte comme si elle pouvait lui répondre. Les huit compagnons avaient les yeux rivés sur leur étrange camarade. Ils manquèrent de perdre l'équilibre sous le coup de la surprise quand il proposa une tasse de thé à la falaise, qui apparemment accepta.

« Voilà qui devrait vous faire le plus grand bien, dit le chapelier en tendant sa tasse à fleurs. Oh ! Mais suis-je en train de perdre mon chapeau ? Vous n'avez pas de bras. Je vais vous aider. »

Il versa d'une traite le liquide chaud sur la pierre froide. Gimli laissa échapper une exclamation lorsque de fines lignes apparurent au contact de la boisson brune. Bientôt une arche se dessina sur laquelle on pouvait lire des inscriptions en langue elfique. Alice se demanda pourquoi les nains arboraient de l'elfique sur leurs portes alors que les deux races se haïssaient, mais elle rangea cette question dans un coin de sa tête, se promettant d'étudier de plus près l'histoire de la Terre du Milieu quand la mission serait finie.

« Parlez Ami et Entrez, traduisit Gandalf, sortant la jeune fille de ses considérations géopolitiques. C'est une énigme.

-Parlez Ami et Entrez, répéta Frodon. Cela veut dire que si nous sommes des amis nous pouvons rentrer ?

-Cela veut surtout dire que seuls les amis connaissent le mot de passe qui permet d'ouvrir la porte.

-Chapelier, une idée ? Plaisanta Alice.

-Bonnet, canotier, chapeau-cloche, capuchon, madras, tarbouche, plume, bibi, cabriolet, bicorne tricorne haut-de-forme galurin chapeau-melon FEZ-

-C'est cela ! » S'écria Gandalf.

Tous le regardèrent étonnés. Le mot de passe ne pouvait pas être un nom de chapeau. Personne n'aurait pu avoir une idée aussi ridicule, pas même les nains, pensa sûrement Legolas. Mais le magicien avait tout autre chose en tête.

« C'est le chapeau-melon qui m'a mis sur la piste, expliqua-t-il, un sourire malicieux sur les lèvres. Le mot Ami en langue elfique est... Mellon ! »

Subitement, un grondement sourd se fit entendre et l'arche scintillante s'ouvrit sur le sombre dédale de la Moria. Les hobbits poussèrent des cris de joie. La communauté au complet se prépara pour le voyage souterrain. Ils ne pouvaient pas emmener Bill, au grand désespoir de Sam, alors ils devaient se débarrasser d'une partie de leurs bagages. Le hobbit joufflu regarda s'éloigner son compagnon de route qui trottinait, les oreilles baissées, sur le chemin de retour. Après un dernier repas à la chaude lueur du soleil couchant les marcheurs passèrent la porte qui se referma derrière eux, ne laissant que la lumière de la torche que portait le magicien. Ils se trouvaient dans un hall entouré de piliers taillés dans la masse. La flamme permettait à peine de distinguer le plafond tant celui-ci était haut. Au fond, la pièce rétrécissait pour devenir un couloir. L'architecture était sobre mais la grandeur des lieux laissait sans voix. Alice se demanda ce qui l'attendait dans les profondeurs, si l'entrée seule avait déjà la taille d'un manoir.

« En route ! » dit Gandalf, coupant la communauté dans sa contemplation.

Et d'un même mouvement, les neufs s'élancèrent vers le cœur de la montagne.


Chers lecteurs d'ici et d'ailleurs, du Gondor et du Rohan, de la Comté et de la Lorien, merci d'avoir lu ce chapitre. J'ai encore mis trois plombes à l'écrire. Comme vous le savez, c'est toujours Sel' au clavier !

J : Bienvenue dans ce BFC !

C : Et ça rime !

… oui, c'est vrai Xp Bref sortez vos cartes, aujourd'hui, nous avons parcouru tout le chemin depuis Fondcombe jusqu'à la porte Ouest de la Mooooooria, l'endroit tout noir qui fait peur, et la prochaine fois, nous allons traverser cette foutue Mooooooria (ça fait peur hein!).

J : T'es à fond dans ton trip de la Moooooria !

Absolument ! D'ailleurs, aucun rapport mais les puristes auront remarqué que j'ai « accidentellement » fait l'impasse sur les crébains du pays de Dun.

J : T'as mis un loup à la place.

Exactement, et il y a une bonne raison. En français, « crébains du pays de Dun », ça fait un peu penser à une pâtisserie débile ou à un étrange met local à l'aspect peu encourageant.

J : Tu as conscience que ton cerveau a une manière étrange de fonctionner ?

Grmmbllll.

J : Alors ça, c'est de la réponse ! Au fait où est passée Chouquette ?

Je dirais qu'elle a pris la fuite. Ou elle est allée chasser de l'orc. Bref, j'ai un nouveau chapitre à écrire moi !

Liberté, Egalité, Communauté ! See you, Sel'.