Une suite qui se faisait désespérément attendre sans doute...
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-Finch, je suis tout à vous.
Cette voix traînante…
Ces lèvres sensuelles…
Ces yeux malicieux dont le bleu semblait plus sombre, plus troublé, à l'image d'un ciel d'orage…
Tout chez cet homme était un appel à la luxure, la promesse d'une soirée inoubliable…
Harold était figé. Malgré toute sa volonté, il n'arrivait pas à détacher son regard de ce visage aux traits si parfaits, de cette gorge dorée par le soleil qu'il entrevoyait au-dessus de son col de chemise ouvert. Car en effet, si Reese portait toujours son élégant smoking, il s'était mis à son aise. Son nœud papillon était dénoué et les deux pans noirs offraient un contraste saisissant avec le blanc immaculé de sa chemise dont les trois premiers boutons avaient été déboutonnés, laissant entrevoir, comme un fruit défendu, sa peau hâlée. La plupart des hommes auraient paru débraillés dans cette tenue, mais pas John. Bien au contraire. Ce mélange de nonchalance, de décontraction, de classe et d'espièglerie lui conférait un charme proprement irrésistible. Il était la perfection faite homme…Avait-il conscience de l'effet qu'il produisait chez les autres, hommes comme femmes ? Et sur lui, en particulier…?
Finch sentit son cœur s'emballer et le sang battre contre ses tempes. Il lui serait tellement facile de se laisser aller et de succomber à la tentation… Mais lorsque son regard, fasciné, croisa celui, légèrement moqueur, de John, il baissa rapidement les yeux non sans avoir, le temps d'un souffle, aperçu son sourire insolent. Évidemment qu'il avait conscience de son pouvoir de séduction! Le jeune homme paraissait même beaucoup s'amuser de la situation, ce qui eut pour effet de dégriser l'informaticien aussi sûrement qu'une douche froide.
Il s'en voulait.
Il avait toujours été sensible au charme de Reese et ce dernier en avait, semble-t-il, bien conscience. Car depuis le début de leur collaboration, l'ex-opérateur de la CIA s'était employé à flirter plus ou moins ouvertement avec lui. Oh, bien sûr, tout cela avait toujours été très subtil. Il ne s'était toujours agi que de taquineries, de petites attentions ou, tout simplement, de sa simple présence, sécurisante et silencieuse. L'agent n'avait jamais outrepassé les règles, respectant l'espace et la réserve de son patron. Mais au fil des mois, il avait su prendre une place primordiale pour ne pas dire vitale dans sa vie.
Et la distance toute professionnelle que Finch s'était évertué à maintenir entre lui et son agent avait fondu comme neige au soleil. Leur collaboration avait rapidement cédé la place à une profonde amitié puis à autre chose. Quelque chose qu'il refusait encore de nommer. Mais quelque chose de terriblement fort et dérangeant. Car ce quelque chose le rendait extrêmement vulnérable.
Aussi, comme la meilleure défense était l'attaque, Finch se reprit. Affichant un visage parfaitement indéchiffrable, il se cala confortablement dans son fauteuil et braqua sur John un regard glacial.
-Cessez vos enfantillages, voulez-vous.
Mais Reese ne se laissa absolument pas impressionner et continua son petit numéro de charme sans se départir de son sourire en coin.
-D'après Miss Mac Allyster, vous pouvez disposer de moi pendant toute la nuit…
Et comme s'il avait la ferme intention de profiter de cette soirée, le jeune homme s'approcha de la table copieusement garnie. Il laissa ses doigts courir sur la nappe en coton brodée de satin tout en contemplant d'un œil appréciateur le repas raffiné qui attendait.
-Je vous ai simplement épargné une situation inconfortable, répondit l'informaticien en lui suivant du regard avec méfiance.
Il avait l'impression d'être en présence d'un fauve, à la fois beau et mortel. Il essayait de calmer les battements précipités de son cœur mais il avait un mauvais pressentiment, la sensation qu'un piège se refermait lentement sur lui. Piège dont il était l'instigateur du reste. Et John ne se priva d'ailleurs pas pour le lui faire remarquer.
-Situation dans laquelle vous m'avez volontairement mis, précisa-t-il en braquant un regard mi-accusateur, mi-moqueur sur un Finch de plus en plus mal à l'aise.
-C'est exact et je vous prie de bien vouloir m'excuser.
Si Harold espérait qu'en assumant son erreur, il mettrait un terme à cette grotesque mascarade, c'était mal connaître Reese. L'agent se tourna complètement vers lui et s'appuya nonchalamment contre la table. Il croisa les bras sur sa poitrine et le contempla avec insistance.
-Des excuses, Finch ? Ce moment est à marquer d'une pierre blanche, ironisa-t-il en arborant un sourire narquois.
Passablement agacé par l'insolente désinvolture affichée par son partenaire, l'informaticien essaya de garder son calme et rétorqua d'une voix glaciale :
-Il faut savoir reconnaitre ses erreurs. J'avoue avoir eu un comportement puéril en ne vous prévenant pas de ce qui vous attendait ce soir.
Le jeune homme émit un petit rire condescendant avant de rétorquer, les yeux pétillants de malice comme un mauvais garçon s'apprêtant à jouer un mauvais tour.
-Dans ce cas, autant profiter de ce qui nous est si gracieusement offert, ne croyez-vous pas ?
Et sans attendre la réponse, il se retourna vers la table et saisit la bouteille de champagne. Il remplit deux flûtes puis fit à nouveau face à Finch, un sourire suffisant sur les lèvres. Un verre dans chaque main, il s'avança lentement.
-Tenez.
Même si l'informaticien était toujours sur la défensive, il accepta. Il tendit le bras mais, au moment de saisir la coupe, ses doigts effleurèrent par mégarde ceux de John. Une violente décharge électrique traversa le reclus qui leva instinctivement les yeux vers l'autre homme. Leurs regards s'accrochèrent. Le sourire de l'agent mourut lentement sur ses lèvres alors qu'il tardait à lâcher le verre, prolongeant ainsi beaucoup plus longtemps que nécessaire le contact de leurs doigts.
Finch essaya d'ignorer le désir exprimé au fond de ses yeux d'un bleu plus sombre qu'à l'accoutumée et murmura d'une voix tremblante, presque suppliante:
-Merci.
C'était fini. Le charme était rompu. John s'en aperçut puisqu'il lâcha la flûte et fit un pas en arrière. Il leva son verre.
- A cette soirée.
-A cette soirée, répéta Finch d'une voix mal assurée avant d'avaler une grande gorgée de champagne.
Il évita soigneusement le regard de John, toujours profondément troublé par ce qu'il y avait vu, ou cru voir, durant ce moment fugace où leurs doigts s'étaient malencontreusement touchés. Il se promit qu'une fois son verre terminé, il s'empresserait de prendre congés car il percevait, en son for intérieur, qu'il était en danger s'il restait.
-Vous savez, Finch, je n'étais pas en danger. J'aurai parfaitement pu gérer un dîner avec l'une de ces femmes.
En entendant la voix légèrement ironique de son partenaire, Harold leva prudemment les yeux et se figea. Le jeune homme avait déjà repris sa place. Appuyé contre la table, ses longues jambes négligemment croisées devant lui, il affichait à nouveau un petit sourire suffisant et ses yeux pétillaient de malice. Il se moquait de lui !
Blessé de constater que Reese, de son côté, ne paraissait aucunement perturbé par ce bref contact, Finch fournit un effort surhumain pour se recomposer un visage vide de toute émotion. Mais les mots qui franchirent ses lèvres étaient loin d'être aussi neutres que ses traits. Bien au contraire. Ils démontraient de manière flagrante l'ouragan d'émotions qui faisait rage en lui.
-Je n'en doute pas une seconde, marmonna l'informaticien d'un ton grinçant qui n'échappa pas à l'agent.
Reese scruta son patron de ses yeux rieurs avant de déclarer d'un ton moqueur :
-Jaloux ?
Piqué au vif, l'informaticien essaya de contenir la chaleur qui commençait à colorer ses joues et rétorqua froidement :
-Vous pouvez faire ce que vous voulez de vos soirées, Mr Reese. J'avais seulement cru comprendre que vous vouliez que je vous sorte de cette situation sous peine de m'exposer à l'un de vos tours pendables dont vous avez le secret.
Le sourire de John s'agrandit alors qu'il se remémorait les différentes petites vengeances qu'il avait tendues à son patron : l'activation du système anti-incendie pour lui permettre de sortir du placard de Jordan Hester, le préparer à une fausse plaidoirie pour truquer un procès, l'obliger à se faire passer par un simple technicien pour installer la vidéo surveillance chez Graham Wyler, lui apprendre quelques techniques de combats ou même, à tirer…
Si, au final, ces petits tours n'étaient rien face aux différentes situations dans lesquelles Finch l'avait mis dans le cadre des missions, il ne devait pas perdre de vue que lui avait été formé par la CIA pour y faire face. En véritable caméléon, il savait revêtir n'importe quel costume, s'adapter à n'importe quelle situation, ce qui n'était pas le cas de son patron. Mais ce dernier l'avait surpris par sa capacité d'adaptation, son courage et son intelligence qui lui permettaient de se sortir des situations les plus inextricables.
Il devait bien avouer qu'il aimait se jouer de lui. Il savourait ces petits moments où Finch, déstabilisé par la situation, baissait un peu sa garde et dévoilait une petite facette de sa véritable personnalité. Il donnerait tout pour savoir ce que son mystérieux patron pensait de lui. Et il donnerait encore plus pour se faire aimer de lui…
Aussi, John entendait bien profiter de cette occasion inespérée pour forcer un peu le destin. Il croisait les doigts pour que ce qu'il avait cru percevoir lors d'instants fugaces soient vrais. Car il avait à plusieurs reprises senti le regard de son patron glisser sur lui comme une caresse, ses joues se colorer lorsqu'il s'approchait un peu trop près, son souffle s'accélérer quand il envahissait son espace personnel pour le protéger. Le jeune homme espérait secrètement que tous ces petits signaux soient la preuve que ses sentiments étaient bel et bien partagés.
Mais il devait être subtil. Il ne voulait pas effrayer l'autre homme. Il savait qu'un geste de trop, une parole malheureuse, et Finch pourrait s'effaroucher comme les oiseaux qu'il aimait tant et partir. Pour toujours.
Il décida donc d'utiliser les deux armes qu'il maîtrisait sans doute le mieux: la séduction et l'humour.
John prit une voix faussement peinée :
-Je suis blessé, Finch. Il m'avait pourtant semblé que vous m'aviez acheté pour passer une soirée romantique en tête-à-tête avec moi.
L'intéressé, qui profitait de cet instant d'accalmie pour boire une nouvelle gorgée de champagne, faillit s'étouffer dans son verre. Il se mit à tousser violemment tandis que Reese essayait tant bien que mal de ne pas partir dans un grand éclat de rire. Ne partageant pas du tout le comique de la situation, Finch, les larmes aux yeux, essaya péniblement de reprendre son souffle. Une fois calmé, il fusilla son agent du regard.
-Je…Je ne vous ai pas acheté, réussit-il péniblement à articuler d'une voix éraillée.
-C'est tout comme.
-Vous avez fait fausse route.
Reese lui lança un regard appuyé. Finch pouvait presque l'entendre dire : Je n'en crois pas un traître mot…
Si le reclus fulminait intérieurement, l'expérience lui avait appris à ne jamais montrer ses émotions. Aussi, il se recomposa un visage aussi froid qu'une statue de marbre avant de porter à nouveau sa coupe à ses lèvres, l'ignorant royalement.
-Vous savez, Finch, théoriquement, vous êtes en droit de tout exiger de moi, murmura l'agent d'une voix suave.
Harold leva les yeux et croisa le regard sombre de John. L'ombre d'un sourire flottait toujours sur ses lèvres sensuelles et le reclus eut soudainement envie de lui rendre la monnaie de sa pièce et lui faire ravaler sa belle assurance. Il haussa un sourcil circonspect avant de déclarer d'une voix assurée qui tranchait radicalement avec son attitude quelques minutes auparavant.
-En tant qu'employeur, je suis déjà en droit d'exiger beaucoup de choses de vous.
Reese parut, le temps d'un instant, désarçonné par ce changement. Mais il se reprit bien vite.
-Mais cela reste dans le cadre professionnel, souligna-t-il en agitant doucement son verre comme s'il analysait un grand cru.
-Nous avons déjà pris des dîners ensemble, même en dehors des missions.
Reese partit dans un grand éclat de rire qui laissa Finch pantois. Il ne l'avait pour ainsi dire, jamais vu rire ainsi. Un rire de pure joie.
Harold se retrouva alors sous l'emprise de son charme, découvrant à quel point son partenaire était magnifique quand il cédait à la joie. Puis il réalisa. Il se moquait encore de lui !
-Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle dans ce que je viens de dire, répliqua-t-il comme un enfant boudeur pris en faute.
John mit de longues secondes à recouvrer son calme. Essuyant ses larmes du dos de la main, il demanda d'un ton ingénu:
-Harold, que croyez-vous qu'il se passe dans les autres pièces ?
Finch cligna plusieurs fois des yeux, ne comprenant visiblement pas le sens de la question. Au bout de quelques secondes, il hasarda :
-Ils dînent, j'imagine…
John ne put retenir un petit rire moqueur.
-Je ne vous imaginais pas aussi candide.
L'informaticien fronça les sourcils.
-Comment ça ?
Reese posa sa flûte sur la table et se dirigea lentement vers le fauteuil sur lequel était installé Finch. Le rythme cardiaque de l'informaticien s'emballa à mesure qu'il approchait. Mais alors qu'il imaginait déjà son agent envahir son espace personnel voire même, pourquoi pas, le toucher, ce dernier s'arrêta juste à côté, en face d'une petite console. Il caressa rêveusement l'acajou puis ses doigts glissèrent sous la poignée en laiton sculptée d'un des deux tiroirs. Il tira doucement et son sourire s'élargit.
De là où il était, Harold n'avait absolument aucune idée de ce qui se cachait à l'intérieur. Mais en voyant le visage de son agent s'éclairer, il devinait qu'il était très satisfait de sa découverte. Les longs doigts de Reese saisirent les mystérieux objets soigneusement dissimulés dans le mobilier puis les brandit comme un trophée.
Finch ouvrit la bouche de surprise et devint littéralement écarlate.
-Vous pensez toujours que les autres ne font que dîner ? Demanda John avec espièglerie en agitant un chapelet de préservatifs, un tube de lubrifiant ainsi que des sextoys particulièrement imaginatifs.
L'informaticien luttait pour calmer les battements de son cœur et retrouver un semblant de calme.
-Quelle prévoyance, murmura-t-il avec un semblant d'indifférence.
John reposa ces objets on ne peut plus explicites dans le tiroir puis le referma du bout des doigts. Mais, contrairement à ce que Finch espérait, John ne reprit pas sa place à côté de la table mais resta à côté de lui. Pire. Il s'approcha lentement jusqu'à ce que son pantalon de smoking vienne effleurer le cuir de son fauteuil.
-Vous semblez gêné, murmura-t-il d'une voix rauque.
Finch leva les yeux vers lui. Il se sentait écrasé par sa présence, sondé par son regard inquisiteur.
-Pas le moins du monde, répondit-t-il en se calant un peu plus profondément dans son siège, espérant inconsciemment mettre un peu de distance entre lui et son agent, je me demandai simplement comment vous saviez où trouver ces…choses.
Les beaux yeux bleus de Reese se voilèrent alors que son sourire mourrait lentement sur ses lèvres. Les muscles de sa mâchoire se crispèrent comme s'il serrait les dents. Pour la première fois depuis son entrée dans la pièce, le jeune homme avait perdu sa belle assurance. Finalement, presque à contrecœur, il expliqua dans un murmure :
-Je connais ces cachettes parce que j'ai déjà vécu ce genre de soirée.
Finch écarquilla les yeux de surprise mais John enchaîna :
-Lorsque j'étais à la CIA, j'ai du, à plusieurs reprises, user d'armes un peu singulières pour obtenir des informations.
Malgré cette explication pour le moins édulcorée, Harold avait parfaitement compris le sous-texte. John avait couché avec des ennemis pour leur soutirer des informations. Des missions l'avaient conduit à se servir de son corps pour mener à bien des missions. Comment la CIA osait-elle utiliser ces méthodes abjectes pour arriver à ses fins ?! Mais après tout, ne lui avait-on pas ordonné de tuer des innocents ? Il avait lu le dossier de John. Il savait tout ce qu'il avait été obligé de faire au nom de la sécurité nationale. Même s'il s'en doutait, il avait espéré qu'il n'ait pas été obligé de faire…ça.
Finch était si scandalisé qu'il en resta muet. Reese se méprit sur son silence. Il eut un rire sans joie.
-Je vous choque, n'est-ce pas ?
L'informaticien réalisa la méprise et réagit vivement :
-Vous n'y êtes pour rien ! Je suis plutôt choqué par ce que la CIA vous a obligé à faire ! Vous n'êtes pas un objet!
Reese haussa les épaules avec désinvolture.
-Je suis bon à obéir aux ordres. Et puis, honnêtement, ce n'étaient pas les missions les plus difficiles...
Puis le regard de l'agent reprit son éclat malicieux et charmeur.
-Du reste, elles m'ont apprises beaucoup de choses…
Harold déglutit avec difficulté, sentant que la conversation était en train de glisser vers quelque chose de différent.
-Comme quoi ? Osa-t-il demander à son grand étonnement.
John fit mine de réfléchir avant de commencer une véritable liste à la Prévert.
-J'ai pris conscience de mon physique attrayant.
Quel euphémisme, pensa Finch en s'efforçant de garder un visage de marbre.
-J'ai appris à maîtriser l'art du flirt, de la séduction.
Le jeune homme fit une pause avant de reprendre avec un sourire énigmatique :
- A être un bon amant.
L'informaticien ne put retenir un frisson. Il peinait à contenir la douce chaleur qui montait inexorablement du creux de ses reins et qui réchauffait tout son corps jusqu'à venir colorer encore un peu plus ses pommettes. Satisfait de son petit effet, John poursuivit:
-Mais surtout, j'ai appris à décoder les expressions et les émotions de mes partenaires, même s'ils s'efforçaient de les masquer.
Finch, qui s'était retenu d'hocher la tête à chacune de ses affirmations, ne put s'empêcher de réagir à la dernière. Tout son corps se tendit sous le sous-entendu. Incertain, il leva les yeux vers John et croisa son regard grave, insondable.
-J'ai vu votre regard, ce soir. Il n'était pas si différent de celui de toutes ces femmes.
Finch tressaillit violemment comme frappé par la foudre. Cette phrase le touchait de plein fouet, aussi surement qu'une balle. Honteux de voir les sentiments qu'il s'efforçait de cacher si soigneusement depuis des mois exposés au grand jour, l'informaticien commença à paniquer.
Il devait nier, dire qu'il se trompait sur ses intentions, que son regard n'avait absolument rien à voir avec celui de ces femelles hystériques qui ne pensaient qu'à coucher avec lui pour satisfaire un besoin primal.
Mais il n'en fit rien. Car non seulement, les excuses qu'il se trouvait sonnaient faux, mais surtout parce que les mots refusaient de passer la barrière de ses lèvres et restaient désespérément bloqués dans sa gorge nouée.
Il se contenta de le regarder, immobile, figé, prisonnier du regard intense de John qui ne cessait de le scruter, évaluant sans doute mentalement l'impact de ses paroles sans équivoque sur lui. Sa main passa alors lentement de l'acajou du guéridon au cuir du fauteuil. Elle remonta lentement du repose-bras au dossier comme une lente caresse. Ses doigts n'étaient qu'à quelques centimètres de la tête de Finch.
Subtilement l'atmosphère changea. L'air se chargea d'électricité. La respiration de Reese était lourde. Ses yeux étaient rivés sur le dos de son patron, sur ses cheveux, sur sa nuque fragile marquée par une cicatrice. Il lui serait si facile de caresser la marque douloureuse de son passé, d'enfouir la main dans ses mèches brunes. Il lui suffirait juste de tendre les doigts. Mais il se retint. Prenant sur lui pour ne pas céder. Pas maintenant. Pas comme ça.
De son côté, Harold retenait sa respiration, s'attendant d'un instant à l'autre à un effleurement, à une caresse qu'il appelait pourtant de tout son être. Mais il n'en fut rien. Et c'était bien là le pire. Il avait l'impression de subir une torture chinoise. Seule la respiration laborieuse de John dans son dos trahissait sa présence.
Lorsque l'agent reprit la parole, sa voix était basse, rauque, délicieusement sensuelle et terriblement érotique :
-Ce soir, je voulais que vous m'achetiez.
Le cœur du reclus cessa de battre un instant avant de reprendre à un rythme dangereusement rapide. Perdu et accablé par un désir presque insoutenable, Finch n'arrivait plus à analyser sainement la situation.
Son côté rationnel lui criait de partir, fuir au plus vite cette situation dangereuse où il était particulièrement vulnérable. Mais, son cœur, ce traître, mourrait d'envie de savoir où cette soirée allait le conduire. Si ce qu'il avait cru percevoir s'avérait être vrai…Il l'espérait…Il le désirait follement…
-Pourquoi ? Osa-t-il pourtant demander, craignant et espérant la réponse.
-Pour vous obéir dans un autre cadre que le travail. Pour accéder à tous vos désirs…
-Je ne veux pas vous utiliser comme la CIA…Vous n'êtes pas …
Par pudeur, Finch laissa sa phrase en suspens. Mais Reese avait parfaitement compris. C'est alors qu'il se laissa aller à un geste d'une douceur incroyable. Du bout des doigts, il redessina la cicatrice sur la nuque de son patron partant de la naissance de ses cheveux jusqu'à venir s'aventurer dans le col toujours serré de sa chemise de smoking.
Un frisson traversa l'informaticien. Frisson qui n'échappa pas à John qui s'enhardit à dévoiler ce qu'il avait sur le cœur :
-Avec vous, Finch, tout est différent. Pour vous, je ferai tout, absolument tout, sans contrainte, juste parce que je le veux, je le souhaite, je le désire plus que tout…
Harold ferma les yeux et se rejeta doucement contre le fauteuil à la recherche de contact plus franc.
-Tout ? Répéta-t-il dans un souffle, conscient qu'il s'apprêtait à ouvrir la boite de Pandore.
A contrecœur, Reese retira sa main et la posa à plat sur le dossier du fauteuil. Il se pencha lentement et murmura à l'oreille de Finch d'une voix sensuelle, remplie de promesses :
-Sans aucune hésitation…
Un long frisson remonta le long de la colonne vertébrale d'Harold. Il inspira longuement pour calmer les battements précipités de son cœur puis rouvrit les yeux. Sa décision était prise…Mais peut être n'allait-elle pas plaire au principal intéressé…
-Très bien. Alors mettez-vous devant moi.
La voix de l'informaticien était claire, décidée, légèrement autoritaire. Lentement, John contourna le fauteuil et se plaça devant son patron, très droit, presque intimidé par son regard direct qui le détaillait de la tête au pied. L'agent frémit sous son regard déterminé où il pouvait sentir le feu de la passion couver.
Satisfait, Harold ordonna :
-Déshabillez-vous.
Pendant quelques secondes, John resta immobile comme s'il hésitait. Puis, en bon soldat, il s'exécuta. Sans un mot, il se débarrassa de sa veste de smoking qu'il laissa tomber à ses pieds puis défit un à un les boutons de nacre de sa chemise. Ses gestes étaient précis et la lenteur, calculée. L'agent ne quittait pas des yeux son patron pendant qu'il faisait glisser son vêtement sur ses épaules. Une fois torse nu, Reese marqua une pause.
Confortablement assis dans le fauteuil, Finch observait cet envoutant striptease tout en sirotant son champagne. Reese voulait être sa chose, un esclave soumis à tous ses désirs. Il allait donc jouer au client. Mais sous son air blasé, le reclus s'émerveillait de ce spectacle, contemplant avec avidité la poitrine puissante et marquée par de multiples cicatrices qui se soulevait au rythme de sa respiration lourde.
Puis, les doigts du tueur s'attaquèrent aux attaches de son pantalon qu'il défit rapidement avant de le faire glisser le long de ses jambes. Bientôt, ses sous-vêtements rejoignirent le tas de vêtements qui se trouvaient maintenant à ses pieds.
Quand Reese se redressa, ce fut pour s'offrir totalement nu au regard rempli de convoitise de Finch. Ce dernier prit son temps pour le contempler, s'attardant sur la courbe d'une hanche, le galbe d'un mollet jusqu'à ses pieds. Puis ses yeux remontèrent le long de ses jambes musclées avant de s'arrêter sur son ventre. Son regard s'embrasa sous l'effet d'une faim dévorante.
L'agent ne bougeait pas, se soumettant sans broncher à ce petit jeu terriblement érotique. Seule sa respiration rapide et saccadée témoignait de la violence de son désir. Bien sûr, un autre détail attestait de son émoi, mais pour l'instant, Finch faisait mine de l'ignorer.
Au lieu de cela, il se leva et boita vers la table. Il remplit à nouveau sa flûte de Champagne et se retourna vers son agent qui n'avait absolument pas bougé.
-Asseyez-vous sur le fauteuil.
John hésita quelques secondes puis s'exécuta et prit la place que Finch occupait quelques instants plus tôt.
-Posez vos bras sur les accoudoirs.
L'agent obtempéra.
Satisfait, l'informaticien but sa coupe d'un trait puis se resservit. Lorsqu'il se retourna vers son agent, son regard était assombri de désir. Sans le quitter des yeux, il s'avança lentement et ne s'arrêta qu'une fois tout contre lui. Il était tellement près que son pantalon effleurait la cuisse de Reese qui ne put retenir un frisson. Il n'aurait su dire si c'était le frottement de l'étoffe de qualité contre sa peau surchauffée, son odeur, son regard ou alors sa simple proximité, qui le mettait dans un tel état. Sans doute un peu tout cela. Et John, malgré sa capacité à sa résister aux pires tortures, avait beaucoup de mal à ne pas tendre la main pour toucher son patron.
Ce dernier sembla s'en apercevoir puisqu'il ordonna sans le quitter des yeux :
- Gardez vos mains sur les accoudoirs.
John déglutit péniblement, sa bouche subitement aussi sèche qu'un désert mais il hocha la tête. Harold sourit et posa sa coupe sur le guéridon. Il s'approcha encore un peu plus, forçant son partenaire à écarter ses jambes pour s'y glisser. Il défit son nœud de smoking puis commença à détacher les premiers boutons de sa chemise, dévoilant lentement sa poitrine.
John n'en croyait pas ses yeux. Il avait rarement vu son patron aussi décidé, aussi séducteur, aussi téméraire. Mais à vrai dire, ce n'était pas la seule chose nouvelle et insolite de cette soirée. Après tout, n'était-il pas assis, totalement nu, devant lui…
Il le regarda donc se déshabiller lentement, sans dire un mot, sans amorcer le moindre geste. Mais à sa grande surprise, et, il devait bien l'avouer, une tout aussi grande frustration, l'informaticien garda son pantalon et sa chemise, quoique largement ouverte. Puis, le dominant de toute sa hauteur, Finch s'avança, s'enfonçant encore un peu plus entre ses cuisses et frôlant effrontément son entrejambe.
Reese inspira violemment mais sa respiration se bloqua lorsque Harold posa à son tour ses mains sur les accoudoirs, juste à côté des siennes mais sans les toucher… Puis, avec une lenteur exaspérante, le reclus se pencha vers lui.
Il allait l'embrasser.
Il en était certain.
Inconsciemment, John commença à fermer les yeux et à avancer son visage. Mais au moment précis où leurs lèvres allaient se joindre, Finch suspendit son geste.
Surpris et terriblement frustré, John rouvrit les yeux et croisa le regard de Finch.
-Harold…Supplia-t-il.
-Chut…Ne dites rien. Ne faites rien. Gardez vos mains sur le fauteuil.
Et sans lui laisser le temps de réaliser, Finch posa enfin ses lèvres sur celles déjà entrouvertes de Reese. Il l'embrassa avec un mélange de douceur et de passion, sa langue avide explorant avec délectation la bouche de l'agent. Ce dernier soupira de plaisir tant ce moment était attendu et agréable.
Au grand étonnement de John, Harold se montrait séducteur, désinhibé et un brin sadique. L'obliger à ne pas lui parler ni le toucher s'avérait être l'une des tortures les plus difficiles qui soit, bien au-delà de toutes celles qu'il avait pu endurer par le passé. Ce baiser était dévastateur et le feu du désir le brûlait de l'intérieur. Il mourrait d'envie de l'enlacer pour le plaquer contre lui, de prendre le contrôle de ce baiser et de tout ce qui allait suivre. Il voulait, pour une fois, déployer toute l'étendue de ses compétences, non pas pour une mission ou pour sauver un inconnu mais pour celui qu'il aimait.
Mais les ordres étaient les ordres. Et en bon soldat, il devait de subir cet assaut sans mot dire. Il se contenta de gémir contre la bouche de Finch en agrippant fermement les accoudoirs en cuir.
Quand Finch mit enfin un terme à ce baiser fiévreux, ce fut pour laisser ses lèvres dériver sur la joue de John et remontrer vers son oreille qu'il mordilla doucement avant de murmurer :
-Vous vouliez vous soumettre à tous mes désirs.
L'homme marqua une pause avant de continuer une octave plus basse :
-Mais que feriez-vous si mon seul et unique souhait était de vous donner du plaisir ?
Harold se recula légèrement pour voir l'effet de ses mots sur son partenaire. Outre le désir qui accablait ses sens, John paraissait totalement déstabilisé. Lui qui avait pensé s'offrir sans condition à son partenaire prenait lentement conscience que finalement il lui proposait l'inverse.
-Finch, vous ne…
Mais l'informaticien posa un doigt sur sa bouche, l'exhortant à se taire.
-On ne change pas les règles en cours de partie, Mr Reese.
Puis, du bout de l'index, Finch redessina les lèvres pleines de John qui s'ouvrirent inconsciemment. Mais l'homme ne répondit pas à cet appel muet. Bien au contraire. Il se redressa et saisit sa flûte. Sans quitter l'agent des yeux, il but une gorgée de champagne avant de se pencher en avant.
Doucement, il posa ses lèvres closes sur celles de John qui les ouvrit spontanément comme s'il avait un besoin vital d'approfondir ce baiser un peu trop chaste à son goût. Harold en profita pour transvaser le champagne de sa bouche à celle de l'agent. D'abord surpris par ce geste audacieux que seuls des amants de longues dates qui se connaissaient sur le bout des doigts et qui avaient une confiance totale l'un envers l'autre se réservaient, le jeune homme savoura comme il se doit le précieux liquide autant que l'acte. Après avoir déposé un léger baiser mutin sur les lèvres de son partenaire, Finch se redressa, sa flûte finement ciselée toujours à la main. Il la contempla longuement avant de déclarer :
-Savez-vous pourquoi nous buvons du champagne dans des flûtes en cristal ?
Reese secoua la tête par la négative.
-Parce que cette forme et le cristal permettent la libération optimale des arômes et la mise en valeur de ces merveilleuses petites bulles…Comme quoi, le contenant est aussi important que le contenu. Ils forment un tout.
Harold marqua une pause avant de continuer, un sourire diabolique sur ses lèvres et les yeux malicieux :
-J'aimerai savoir s'il y a mieux que le cristal pour savourer ce merveilleux breuvage…
Puis lentement, très lentement, il pencha sa flûte et renversa le liquide ambré sur Reese. Lorsque le champagne glacé entra en contact avec son épiderme surchauffée, l'agent tressaillit violemment. Ses frissons se prolongèrent à mesure que le vin ruisselait doucement sur son corps, se répandant sur la poitrine avant de glisser sur son ventre jusqu'à venir se perdre entre ses cuisses.
Une fois sa flûte vide, Finch l'abandonna sur la console en acajou et s'agenouilla avec précaution entre les jambes écartées de Reese qui dût faire appel à tout son self control pour ne pas se laisser submerger et mettre fin prématurément à ce moment.
Délicatement, Harold posa ses mains sur celles de son agent avant de remonter lentement vers ses épaules dans une caresse des plus douces. Elles effleurèrent ensuite son cou où l'on pouvait sans peine voir le sang pulser dans sa jugulaire avant de descendre sur sa poitrine. Sous ses doigts, il percevait avec délectation les battements effrénés de son cœur.
Un sourire mystérieux flottant sur ses lèvres, Finch se pencha et déposa une myriade de petits baisers sur la clavicule de son agent et sur son torse. Puis, du bout de la langue, il commença à lécher consciencieusement la peau douce et parfumée de John, s'attardant sur la courbure de ses muscles pour goûter le champagne qu'il venait de renverser. John retint son souffle en sentant les lèvres gourmandes puis la langue curieuse le déguster comme un met raffiné et délicat.
Lorsque l'informaticien se redressa, son regard sombre. Il se passa la langue sur les lèvres dans un geste volontairement provoquant et annonça d'une voix rauque :
-Effectivement. C'est mieux…Mais je suis sûr qu'il peut encore être bien meilleur…
-Harold…
John reconnut à peine sa voix tant elle était basse, grave, éraillée de désir et suppliante comme jamais.
-John. La seule chose que je veux entendre sortir de votre bouche sont des soupirs, des gémissements de plaisir et éventuellement un cri quand vous viendrez.
Finch laissa sa main dériver sensuellement sur son torse pour récolter du bout des doigts les dernières gouttelettes de champagne. L'agent se mordit les lèvres pour ne pas venir tout de suite, subjuguer par cette main audacieuse qui se descendait inexorablement vers son entrejambe. Lorsque les doigts de Finch se refermèrent sur lui, il ne put retenir un gémissement de plaisir rapidement étouffé par un baiser torride.
L'agent perdait le contrôle de ses sens alors que la bouche de Finch le dévorait et que sa main l'honorait de caresses qui l'amenaient toujours plus loin. Il n'avait qu'une envie : lui arracher ses vêtements, le reverser au sol et lui rendre la pareille. Mais il ne pouvait pas. Alors, le jeune homme se contenta d'enfoncer ses ongles dans le cuir du fauteuil tout en accompagnant du bassin les mouvements du poignet de son partenaire.
Lorsque Finch s'écarta et sourire diabolique se dessina sur ses lèvres :
-Mais pour l'instant, laissez-moi vous savourer, vous gouter jusqu'à la dernière goutte…
Et l'homme reprit là où il s'était arrêté. Ses lèvres se posèrent à nouveau sur la poitrine de John avant de descendre sur son ventre, s'attardant sur son nombril pour y recueillir du bout de la langue les gouttes de champagne égarée. Il embrassa ensuite son abdomen, lécha l'intérieur de ses cuisses tandis que sa main s'affairait avec une dextérité diabolique.
John ferma les yeux, honteux du plaisir qu'Harold lui procurait alors qu'il avait prévu l'inverser. Mais il était incapable de se contrôler et écarta les jambes dans une invitation sans équivoque.
Et lorsqu'enfin, les lèvres de Finch se refermèrent sur lui pour se joindre aux mouvements de sa main, John ne put retenir un gémissement rauque. Le jeune homme essaya tant bien que mal de se contenir malgré les vagues de plaisirs qui montaient en lui crescendo.
Peine perdue.
La main et la bouche d'Harold qui montaient et descendaient, tantôt avec une lenteur insupportable, tantôt à un rythme effréné, menaçaient de le rendre fou. L'informaticien, simplement guidé par les soupirs et les halètements de John, s'émerveillait du pouvoir qu'il avait sur lui. Avec une délectation proche de la jouissance, il le sentait s'abandonner à lui. Sans cesser ses mouvements, Finch leva les yeux pour observer ce spectacle saisissant. Son corps parfait luisant de sueur et de champagne, les yeux fermés et le visage transfiguré par un plaisir brut, Reese s'accordait parfaitement à ses caresses.
Satisfait, Harold reprit alors avec une vigueur redoublée ses mouvements de va-et-vient jusqu'à sentir le corps de John se raidir avant de se mettre à trembler sous l'effet de la jouissance. Attentif au plaisir de son partenaire, l'informaticien s'autorisa enfin à se laisser emporter à son tour par son propre orgasme, et tant pis s'il ruinait ses vêtements.
Il leur fallut plusieurs minutes pour rassembler leurs esprits. Reese émergea le premier de cette tempête émotionnelle. S'estimant dégagé de ses obligations, il s'autorisa enfin à plonger les doigts dans les cheveux de Finch et lui releva la tête. Son visage portait encore les stigmates de la jouissance. Ses yeux était toujours troublés, ses pommettes encore rouges et cette bouche…
John sourit. Un vrai sourire. Un sourire de pur bonheur.
-Alors ? Vous avez votre réponse ?
Il fallut de longues secondes à Finch pour comprendre le sens de la question. Puis il comprit. Le champagne. Il se passa la langue sur ses lèvres gonflées et fit mine de réfléchir.
-Je ne suis pas très sûr…
John haussa un sourcil circonspect.
-Vous n'êtes pas sûr ?
-Je crois que j'aime cette nouvelle manière de savourer le champagne mais je pense qu'il me faudra réessayer pour en être certain…
Le sourire de John s'élargit.
-J'aimerai moi aussi y goûter.
Finch lui offrit un sourire énigmatique avant de répondre:
-La prochaine fois.
Sur cette phrase qui sonnait comme une promesse, Reese se pencha pour capturer les lèvres de Finch dans un baiser ardent, histoire d'avoir un avant-goût.
