P'tit mot de l'auteure : parce que j'ai eu un coup d'inspiration éclair et que j'avais envie d'écrire un truc sur la FACE family. ENCORE. Et ouais.
Bonne lecture !
PS : tout le monde est humain !
Pour la énième fois, Arthur jeta un œil à l'horloge accrochée au mur. En voyant l'heure qu'il était, il ne pouvait s'empêcher de sentir une pointe de crainte en lui. Francis aurait déjà dû être rentré depuis un bon moment mais Arthur voulait éviter de l'appeler sur son portable au cas où le français conduirait. Il savait que jamais son mari ne prendrait le risque de téléphoner au volant et surtout pas en compagnie de quelqu'un mais...
La sonnerie du téléphone le tira de ses pensées et il se jeta quasiment dessus comme une abeille sur du miel.
"Allô, mon amour ?"
- Vous êtes où ? demanda Arthur un peu brusquement pour masquer le rougissement de ses joues - même si cela ne servait à rien au téléphone. Tu n'es pas au volant, j'espère ?!
"Si, mais je ne conduis pas, don't worry ! On est en plein dans les bouchons, ça n'avance absolument pas donc on sera un peu en retard, désolé."
- D'accord, mais ne prends aucun risque sur la route, même si tu dois arriver demain et à vitesse d'escargot !
"Oui, darling."
- Et arrête de parler anglais avec ton accent français dégueulasse, imbécile !
"Mais tu l'aimes mon accent français dégueulasse, non ?"
- Shut up ! Si jamais Alfred t'entend...
"Il dort comme un loir à l'arrière, ne t'inquiète pas. Et Matthew ?"
Arthur ouvrait la bouche pour répondre quand des pleurs s'en chargèrent à sa place.
"J'entends que non." rit doucement le français à l'autre bout du fil.
- Votre absence doit le rendre anxieux, soupira Arthur. Il n'a pas l'habitude de s'endormir sans son frère... Mais tu sais que j'aurais pu aller chercher Al à la maternelle...
"Et te retrouver coincé dans les bouchons avec les jumeaux parfaitement réveillés ? Si notre pile électrique préférée dort, c'est uniquement parce que son frère n'est pas là et qu'il ne se sent pas obligé de jouer les durs pour l'impressionner. Je ne dois le salut de mes tympans qu'au simple fait de n'en avoir qu'un avec moi !"
- Mais en attendant, c'est Mattie qui veille, soupira Arthur avant d'entendre les pleurs doubler de volume. Bon, je te laisse, je vais m'occuper de lui. Sois prudent.
"Oui oui, ne t'en fais pas. Je t'aime !"
L'anglais marmonna un semblant de réponse, le rouge aux joues, avant de raccrocher sur le rire de son mari français. Puis il se rendit dans la chambre d'enfant où son petit bout de chou l'attendait tout en le réclamant à grand renfort de cris. Arthur retrouva donc son fils en pleurs, debout dans son lit, ses petites mains serrant les barreaux. Ce spectacle lui fendant le cœur, le jeune père se hâta de prendre le petit blond dans ses bras.
- Come on, Mattie, come on... fit Arthur en dorlotant son fils. Papa et Alfred vont bientôt arriver, d'accord ? Allez, ne pleure plus, honey...
Il fallut faire au moins cinq voyages à pied entre la chambre et le salon pour que le bambin se calme, vaincu par la fatigue. Une berceuse doucement chantonnée par son père acheva de l'envoyer au pays des songes, pour le plus grand bonheur d'Arthur et plus précisément de ses oreilles. Ne voulant pas tenter le diable en reposant l'enfant dans son lit à coup sûr refroidi, l'anglais se posa en douceur sur le canapé moelleux et confortable à souhait du salon. Contemplant le visage endormi et serein de son petit garçon, il sentait ses yeux se fermer contre sa volonté et Morphée ne tarda pas à le cueillir lui aussi.
Alors quand Francis rentra une dizaine de minutes plus tard, ses bras chargés d'une deuxième marmotte blonde et ronflante, il ne sut pas s'il devait s'attendrir devant l'adorable spectacle ou bien désespérer de devoir ramener tout ce petit monde dans leurs lits respectifs.
