Une fois n'est pas coutume, une petite réponse aux reviews s'impose!
Lollie Lovegood: D'abord, un grand merci pour tes reviews contructives qui me font toujours très plaisir^^ Je suis contente que tu trouves que ma fic colle à la "réalité" de la série! Si tu aimes que la tension monte, je pense que tu va aimer ce chap! Uh uh -^.^-
linaewen ilca: Je te laisse le découvrir dans ce chapitre^^ Oui, Pam a vraiment un humour bien à elle! Merci pour ta review :)
AnZeLe42100: Ouiii! J'adooore quand Eric est provoquant *-* Ne t'inquiète pas, ce côté là de sa personnalité ne risque pas de changer de si tôt...j'aime trop son caractère pour lui changer quoi que ce soit!-*_*-
2L d'R: Eh bien tu va rapidement découvrir ça dans ce chapitre ^^
mc: contente que tu ais envie de suivre ma fic :D
Mrs Esmee Cullen: Oui, c'est vrai que malheureusement il y a très peu de fiction True Blood T-T (mais où va le monde? ) Anita Blake...ça me dit quelque chose, ça ne serait pas les livres sur la chasseuse de vampire?
Un grand merci à toutes celles (et peut être ceux) qui suivent cette Fanfiction :)
Vive le Eric/Sookie!
Chapitre 6: Consternation
Je rentrai chez moi, presque exténuée. Je m'étalai sur mon canapé. Je desserrai ma queue de cheval haute perchée, soupirai de bien-être et fermai les yeux. Je restai là un moment jusqu'à ce que je trouve le courage, Dieu sait où, de monter les escaliers et d'entrer dans ma chambre. Dos au lit et dans la pénombre, j'enlevai mes baskets et défis mon short. Je le laissai à terre. J'aurais tout le temps de le ranger le lendemain après une bonne nuit de sommeil. Je passai mon t-shirt au dessus de ma tête et le laissai retomber sur la chaise devant moi. Sans même voir ou j'allais, je me rendis en mode automatique dans mon lit. Je me sentais tellement lourde. Chacun de mes membres pesait aux bas mots une tonne.
« Plus jamais de soirées comme celle-là, murmurai-je à moi même. »
Tout mon corps était noué. En ce moment même je rêvais d'un massage procuré par deux belles mains d'homme. Elles seraient à la fois douce et ferme et déferaient mes points noueux... comme en ce moment d'ailleurs.
Somnolente, je ne réagis pas tout de suite.
« Hn, rouspétai-je alors que quelque chose de pas très chaud se collait à moi, m'étreignant légèrement. »
Je ne pris vraiment conscience qu'il y avait quelqu'un dans mon lit que lorsque je sentis un souffle tiède sur mon cou. Je me relevai d'un bond, tel un élastique sous tension que l'on aurait soudain relâché. Mon cri resta bloqué dans mes poumons. J'étais à côté du lit, une partie des draps tirés devant moi, plissant les yeux pour mieux voir à travers l'obscurité.
« Eric ? Glapis-je.
– Qui veux-tu que ce soit ? me répondit-il, tout à fait calme en croisant les bras derrière la tête.
– Qu'est-ce que tu fais dans mon lit ?
– C'est évident: Nous sommes ensemble, j'ai donc droit à une place dans ta couche. Sans parler du fait que je t'avais conviée au Fangtasia et que tu n'es pas venue...»
Je faillis m'étrangler.
« Tu sembles oublier que ce n'est que du cinéma ! Je ne sors pas vraiment avec toi!
– Ah oui ? Fit-il en haussant un sourcil. »
Maintenant que mes yeux s'étaient habitués à la pénombre, je pouvais voir sans trop de problèmes… le torse imberbe d'Eric que je venais de révéler en tirant sur les draps pour me couvrir. Sa peau blême était d'une pâleur surnaturelle, sans parler des muscles saillants de ses bras que je pouvais admirer... Seigneur… Il donnait vraiment envie de se jeter dessus. Je me bottai les fesses mentalement quand je commençai à me demander s'il était complètement nu sous les couvertures.
« Oui, répondis-je en croisant les bras dans une position défensive.
– Bien dans ce cas, parlons affaire. »
Il se leva, un petit sourire malicieux aux lèvres. J'en compris la raison quand je vis qu'il... ne portait absolument rien. Sur le coup, l'air me manqua. Si le diable voulait me tenter, il y avait assurément mis les moyens !
« Aurais-tu l'obligeance de te rhabiller ? marmonnai-je en me retournant pour prendre moi même un peignoir d'été. »
Je l'entendis ricaner.
« C'est cela, détourne donc ton chaste regard... »
Je roulai des yeux. Au moins, moi, j'avais eu la décence de porter des sous-vêtements !
« Alors ? M'enquis-je en me retournant vers lui. »
Je pus constater qu'il s'était vêtu d'un blue jeans. Ca me paraissait un peu fade après la scène qu'il venait de m'offrir...
« Du nouveau ?
– En effet, nous avons découvert certaines choses. Bill travaille pour la reine de Louisiane. »
J'en fus abasourdie.
« Il "travaille" ? »
Eric hocha la tête.
« Et vous avez une… une reine ? »
J'étais trop ébahie pour en rire. Le viking se renfrogna.
« Effectivement : un roi ou reine vampire par Etat. Ils sont chacun à la tête d'une fortune plus ou moins importante. »
Soudain, un éclair d'espoir me traversa. Il n'était donc pas avec "elle", une autre femme pour... pour ces trucs sexuels ? Eric me coupa dans ma réflexion, devinant ma conclusion :
« S'il travaille pour la reine, il y a surement une raison, quelque chose doit l'y obliger. Devine qui il a retrouvé là-bas... »
Je n'osai pas répondre.
« ... sa marraine.
– Il a retrouvé une personne de sa famille ?
– En quelque sorte. »
Il eut un petit sourire indulgent devant mon ignorance.
« Quoi ? »
Je voulais bien être patiente, mais j'avais moi aussi mes limites !
« Dans notre jargon, une marraine ou un parrain, se trouve être celui qui "enfante"...
– Ca te dérangerait d'être plus précis ?
– Enfante en tant que "vampire". Termina-t-il.
– Je ne vois pas vraiment où est le problème, rétorquai-je. »
Eric croisa les bras, l'air de s'ennuyer à en mourir... enfin...
« Oh, simplement que nous devons allégeance à ce parrain. Il nous est impossible de ne pas nous soumettre à son autorité...
– Mais alors, réalisai-je, ce n'est pas sa faute s'il doit s'absenter et sa "marraine" aura sans doute demandé à Bill de ne pas m'en parler ! Ce n'est pas sa faute dans ce cas, il ne pouvait rien me dire ! C'est...
– Cesse de parler de lui comme s'il était totalement innocent ! gronda-t-il soudain, le regard noir.
– Mais c'est ce qu'il est ! m'écriai-je.
– Sookie, quand vas-tu comprendre ? Ce n'est pas simplement une retrouvaille, nous sommes attachés à cette personne par tous les moyens imaginables. »
Le blond semblait commencer à perdre patience. Son accent à couper au couteau commençait à s'entendre. Quant à moi, j'eu juste le courage de reculer de quelques pas et de m'affaler sur la chaise derrière moi.
« Si Bill avait voulu se montrer totalement sincère avec toi, il aurait pu te raconter sa situation ! Un parrain peut certes obliger à faire certaines choses mais surement pas le forcer à ne rien dire... »
Je n'aurais pas dû avoir espoir en fin de compte. J'avais de nouveau le coeur dans un étau. Mon cerveau réagit à peine quand le blond m'entoura de ses bras. Il resta un instant ainsi; mi-collé; mi-détaché de mon corps.
« Tu m'as bien dit que tu voulais savoir..., me souffla-t-il en baissant la tête. »
J'hochai faiblement la mienne.
« Très bien, dans ce cas je continuerai les recherches. Pam et moi sommes sûrs que la reine cache quelque chose. »
J'hochai de nouveau, incapable de faire autre chose. Il me serra un peu plus fort et enfuit sa tête dans me cheveux.
« Il ne te mérite pas...
– Probablement... soufflai-je de ma voix étranglée. »
-OoO-
Sam m'avait donné un jour de congé et je lui en étais entièrement reconnaissante. Lorsqu'il m'avait sonné pour voir si je pouvais remplacer Arlène –elle avait eu l'idée d'aller au cinéma avec ses enfants–, en entendant ma voix, il m'avait assuré qu'il allait trouver quelqu'un d'autre pour la remplacer. Il m'avait même conseillé de rester à la maison et de me reposer.
Mais bon, voilà, je me retrouvais les bras ballants, à ne rien faire. Et comme je détestais ça, je me décidai à me mettre en route. Je fis les courses et décidai de m'offrir une petite folie. Si je me souvenais bien, Bill tenait la plupart des magasins du centre commercial. Je décidai donc de passer chez "Tara & Togs". Une petite vengeance financière ne pouvait pas faire de mal... Et une petite coupe non plus, décidai-je quand je repassai devant le coiffeur. Il était vrai que jamais je n'y allais mais bon, comme ce n'était pas à mes frais… Quand je fus rentrée de ma petite tournée, j'étais fraiche et joyeuse comme un pinson.
Je passai le reste de l'après-midi à faire le linge, repasser et mettre en ordre la maison.
Une journée normale, enfin !
L'heure avançait et je me rendis soudain compte d'une chose : J'aurais voulu appuyer sur le bouton pause de sorte à ce que le soleil ne descende pas plus bas et finisse par disparaître derrière l'horizon. Je m'étais activée toute la journée pour ne penser à rien et maintenant, avec une maison rutilante et propre comme un sous-neuf, je me retrouvais de nouveau à ne rien faire. Embêtant n'est-ce pas ? Mais croyez-le ou non, je n'étais pas au bout de mes peines.
-OoO-
Ce fut vers onze heure, heure à laquelle j'allais me coucher que je finis par entendre le remue ménage dans la court-avant de ma propriété. Ni une ni deux, j'attrapai mon peignoir, dévalai les escaliers, traversai le salon et ouvris grand la porte d'entrée. J'ouvris les yeux comme des soucoupes et puis, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
« Ordonne-lui de me lâcher au lieu de rire comme une sotte !
– Mam'zelle Sookie ! J'ai trouvé c'vamp' qui trainaillait par ici, vous l'connaissez ?
– Salut Bubba ! m'écriai-je en descendant du porche. Je le connais en effet. »
Le King sembla se détendre un peu mais ne lâcha pas le vampire qu'il tenait à quelques centimètres au-dessus du sol avec une poigne de fer. Je dois dire que c'était presque jouissif de le voir là, Mon ex-vampire, aussi faible qu'un nouveau-né dans les mains de Bubba.
« Dis-lui de me lâcher, répéta-t-il hors de lui. »
Je perdis soudain le sourire.
« Surement pas. Tu devrais savoir que tu n'es plus le bienvenu ici. Te retirer le droit d'entrer dans ma maison ne t'as pas suffi ? »
Bill suffoquait de rage.
« Qu'est c'que j'fais d'lui ?
– Je sais que tu as passé un marché avec Eric ! coupa Compton, enragé.
– Et alors ? Tu n'es pas concerné que je sache.
– Tu lui as demandé de me surveiller ! »
Une bouffée de colère m'envahit.
« Je ne vois pas où est le problème. Tu comptais cacher encore longtemps à ton shérif, à qui je te le rappelle tu dois allégeance, que tu travailles désormais pour le compte de la reine ?
– Il n'a pas à se mêl...
– Sans compter la superbe relation que tu dois entretenir hebdomadairement avec ta "Marraine". »
J'avais carrément craché le dernier mot. Oui, je sais, ce n'est pas très beau ce que je suis en train de dire et c'est sans doute un peu bas d'utiliser ses faiblesses... Mais rien ne l'empêchait de me mettre au courant de la situation. C'était précisément pour ça que je lui en voulais.
« Quoi ? Tu n'as plus rien à dire pour ta défense ? »
Il baissa le regard.
« Dans quoi t'es-tu fourrée Sookie... ? murmura-t-il. »
Je fis comme si je n'avais rien entendu.
« Alors, c'est la seule raison de ta visite ? m'enquis-je. Tu n'as rien d'autre à me dire ? »
Je croisai son regard bleu désolé.
« Je te demande pardon... pour tout.
– Tu n'aurais pas à le faire si tu m'avais dit la vérité. »
Voyant que mes nerfs s'étaient quelque peu apaisés, Bubba avait fini par le reposer. Il y eut un silence gêné.
« La rumeur veut que tu sois la compagne du Shérif, maugréa-t-il. Est-ce vrai ?
– Ce ne sont pas tes affaires... Mais sache que c'est pour me protéger, ajoutai-je après réflexion.
– Qu'a-t-il demandé en échange ? »
Bill n'était pas idiot. Il savait que pour avoir la protection d'Eric et le surveiller, j'avais dû sacrifier quelque chose. Je lui tournai le dos et remontai jusqu'à la porte.
« Bubba, la prochaine fois que Mr Compton s'aventure par ici, apporte-le à Eric. Au moins, il saura quoi faire de lui... »
Après cette belle tirade où je n'eu pas le loisir de voir la tête déconfite de mon ex-amant, je montai illico me coucher. La vérité est que j'en avais ma claque de ce genre de situation. L'angoisse me rongeait encore le ventre. Eric et moi savions que Bill cachait encore quelque chose.
Qu'avait donc voulu dire ce dernier par « Je te demande pardon... pour tout. » ?
