Détestable Attirance

Chapitre 6

« Amour et luxure, quand le destin s'en mêle »

Note : Voilà, vous allez –oserais-je dire enfin ?- savoir ce qu'un certain démon a demandé, en tout cas vos hypothèses étaient toutes centrées autour de la réalité –on se demande bien pourquoi- J'ai dis tout ce que j'avais à dire –c'est-à-dire pas grand-chose en fait- donc : Bonne lecture n.n.


« Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons. » Freud.


Le brun s'approcha doucement de lui, les yeux dans le vague, comme s'il se préparait psychologiquement à répéter à Draco la demande de Bélial-ce qui était le cas-. Harry accrocha ses bras au cou de son amant et lui chuchota dans l'oreille, rouge jusqu'aux racines des cheveux.

La réaction du blond ne se fit pas attendre, et c'est dans un hurlement indigné que ces mots sortirent de sa bouche :

« Il veut que Quoi ?! »

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La chambre de Draco était plongée dans la pénombre et seul le bruit de deux respirations et le crépitement du feu venaient troubler le silence ambiant. Les flammes éclairaient le blond d'une lueur rougeâtre, conférant un aspect irréel à sa peau d'opale. Il tenait un verre de Whisky Pur Feu entre ses mains et ses yeux fixaient le vide, il était, de par sa posture et l'expression de son visage, la définition même de la sérénité, et pourtant rien n'aurait pu être plus faux que cela.

Ses pensées tourbillonnaient inexorablement depuis l'heure précédente, heure pendant laquelle il avait appris ce que ce serpent pervers voulait pour, qu'enfin, il disparaisse de leurs existences. Et que lui se retrouve seul avec son Harry et capable de lui faire subir les pires outrages. Il bandait déjà rien qu'en imaginant ses mains sur le corps de l'éphèbe, en imaginait les sensations qu'il ressentirait en se fondant en lui. Par Salazar, cela faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas pu aller plus loin que de furtives caresses échangées rapidement, et il avait terriblement envie de Harry !

Mais pour le moment, ce satané reptile était encore là, et le chantage qu'il avait fait n'était pas prêt d'être réalisé. Il ne voulait pas partager son ange avec Bélial. Le brun lui appartenait, à lui, Draco Malfoy et pas à un quelconque démon tout droit sorti des Enfers, de ce fait personne à part lui n'avait le droit de le toucher… Rien que d'imaginer Son amant gémir sous d'autres caresses que les siennes lui donnait la nausée et l'envie de tout briser sur son chemin. D'une certaine façon, ce n'était pas l'acte en lui-même qui le tuait le plus, mais le fait de se dire que tout était de Sa faute ! Il avait invoqué Bélial, il l'avait mis en relation avec Harry. Tout était vraiment de sa faute et pour la première fois de son existence Draco Malfoy ressentait un sentiment qu'il n'aurait jamais voulu connaître : la culpabilité. Et cela faisait mal, ça le laissait frustré, rageur contre lui-même et contre l'impossibilité de faire quelque chose pour arrêter ça. Il était incapable de se concentrer sur autre chose que cela depuis, les mêmes pensées tournaient en rond dans son esprit, s'embourbant dans un cercle vicieux. Et un instinct meurtrier se développait lentement en lui, se demandant s'il serait capable de tuer un démon.

Pour le moment, c'était assez mal parti, compte tenu du fait que Bélial avait sûrement des pouvoirs dont il ne soupçonnait même pas l'existence et que son instinct de conservation très Malfoyen le pousserait sûrement à s'enfuir loin de lui, non par peur de le tuer, après tout lui et Harry serait soulagés de le voir disparaître, mais à cause d'une possible vengeance des habitants de l'Enfer et de Bélial, et aussi parce qu'il ne se sentait vraiment pas préparé à mourir aussitôt. Il était bien trop jeune et il venait de retrouver son Gryffondor, et tenait à passer encore quelques temps –voire beaucoup de temps- avec lui avant de passer Ad Patres.

Harry, lui, n'était pas effondré par une quelconque culpabilité et aurait très bien pu laisser Draco se débrouiller seul avec le démon, tout était de sa faute, qu'il se débrouille avec les conséquences de ses actes après tout. Néanmoins sa conscience gryffondorienne, son foutu complexe du héros et son amour pour le blond retenait fermement sa partie serpentarde qui avait envie de lui hurler toutes sortes de choses horribles à la figure et de le laisser se débrouiller seul… Alors à la place, il se demandait comment cela était physiquement possible de faire ça avec, et bien, un serpent ! Harry avait beau retourné la chose dans tous les sens –et les positions- possibles, il était incapable de s'imaginer la scène, du moins sous la forme actuelle de Bélial. Le brun espérait de tout son cœur qu'il existe une potion, un sortilège ou même un artefact capable de transformer un serpent à ascendance démoniaque en humain. Après si cela était possible, il discuterait de la chose avec son petit ami. Il s'était toujours demander les sensations procurées par cet acte depuis qu'il avait surpris des garçons de Gryffondor en pleine action un soir alors qu'il passait par la salle commune après son habituelle marche dans les couloirs.

Il serait avec Draco alors tout se passerait bien, et il était curieux, il voulait découvrir de nouvelle chose et puis… Il avait toujours espéré pouvoir participer à un ménage à trois.

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Les cours venaient de se terminer et les deux amants s'étaient réfugiés dans la tour des Gryffondors et plus précisément dans le lit à baldaquin du brun. Ils étaient serrés l'un contre l'autre, et Draco somnolait doucement tout en caressant les cheveux de Harry qui lui fronçait les sourcils, se demandant comment aborder le sujet sans que Draco ne prenne la fuite ou s'énerve contre lui... Ou ait une attaque. Après tout, il savait très bien que le blond n'était vraiment pas chaud à cette idée, mais Harry avait préparé des arguments à servir au blond et si cela ne suffisait pas, et bien, il restait toujours la manière forte. Il soupira profondément et se lança :

« Draco ? dit-il d'une voix fluette.

-Oui ?

-Euh… En fait je… Je voudrais que … J'aimerais que tu… Qu'on, balbutia le brun en se tortillant mal à l'aise, le rouge aux joues, regardant partout sauf les deux orbes grises qui le fixaient.

-Oui ? Répéta le serpentard, se sentant fondre devant ce spectacle.

-En fait, jaimeraiqueturepenseàlapropositiondebéli. Répondit Harry en fixant le sol.

-Ecoute Harry, je sais que je te comprends mieux depuis quelque temps mais je ne crois pas avoir des connaissances si approfondies dans le langage Potterien.

-J'aimerais que, Harry déglutit, que tu… repenses à la proposition de Béli, termina-t-il dans un souffle, tordant le pan de la chemise de Dray entre ses mains.

-Quoi ? hurla presque le blond en se redressant. »

Le brun se crispa, il s'attendait à cette réaction, il fallait mettre en place le plan A « le-sauveur-fragile-qui-veut-être-sauvé ». Il agrippa un peu plus fort la chemise de son amant et releva doucement la tête, se mordant la lèvre inférieure, et passant en mode « chibi eyes ».

« -S'il te plaît, Drayyyyyyyyyyy. »

Le regard furibond fondit comme neige au soleil dès que Draco vit l'expression de son Griffy, comment pouvait-il être aussi mignon ! Mais il se reprit vite.

« -Non.

-S'il te plaîîîîîît.

-Hors de question.

-S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.

-J'ai dis non !

-Je t'en pris, murmura-t-il la larme à l'œil »

Le blond se sentit flancher, mais Malfoy oblige il ne céda pas : « Non ! »

Le brun faillit grogner de frustration mais se retint à temps, son côté serpentard avait mit toute la nuit à mettre au point son plan, il fallait que ça marche. Il s'assit à califourchon sur son amant, passant ses bras fins autour du cou diaphane et avec une moue boudeuse il reprit doucement.

« - Pourquoi tu ne veux pas ?

-Tu oses me demander ça ?

-Me dit pas que tu n'as jamais eu envie d'essayer, reprit-il plus sérieux.

-…, le blond tourna légèrement la tête mal à l'aise.

-Ne me dit pas que tu as déjà fait ça ? reprit le Gryffondor en haussant un sourcil de manière malfoyenne.

-…, le blond fuyait son regard gêné.

-Avec qui ? reprit le brun d'une voix autoritaire qui exigeait une réponse.

-…Théo…

- Et qui d'autre ? Redemanda Harry les yeux grands ouverts.

-… Un type de Serdaigle… rajouta Draco avec hésitation. »

Harry fronça les sourcils, ça modifiait la donne, mais il n'allait pas se laisser démonter.

« -Et... c'était bien ?

-Harry !

-Quoi ?! Je te ferai dire que j'ai 16 ans et que je n'ai jamais couché avec quelqu'un d'autre que toi. Alors que toi t'es passé sur la moitié de Poudlard ! C'est pas juste, je veux pas mourir dans l'ignorance moi !

-… »

Le serpentard le regardait bouche bée, depuis quand son Griffy était devenu comme ça ?

Le dit Griffy se réinstalla confortablement sur son amant, et commença à onduler du bassin, réveillant une partie très impatiente de l'anatomie de son partenaire, et en lui mordillant l'oreille il lui souffla :

« -Je suis curieux, je veux expérimenter de nouvelles choses et c'est l'occasion rêvée non ? Comme ça, après, on aura la paix et tu pourras faire de moi ce que tu veux... il accentua ses propos en donnant un coup de langue sur la peau sensible du blond, juste en dessous de l'oreille.

Le vert et argent frissonna, il aimait bien cette facette de Harry aussi, tellement de promesses, c'est qu'il arriverait presque à le convaincre ! Mais tout est dans le presque…

-Non. »

Là, le brun était vraiment frustré, il allait devoir utiliser la manière forte … Le Gryffondor se recula légèrement, toujours assit sur le blond, et porta un doigt à ses lèvres se mettant à le sucer lentement. Comme prévu, Draco fixait sans ciller son doigt, il le suivit lorsqu'Harry le fit descendre dans sa nuque, quand il passa sur son ventre bronzé.

Le rouge et or, un sourire pervers aux lèvres, continuait son geste lascif, faisant descendre son doigt vers ses fesses, s'appuyant contre le torse de son amant qui ne manquait rien du spectacle. Le Survivant arrêta son doigt à la limite du pantalon et remonta pour lui murmurer d'une voix rauque à l'oreille : « Tu sais, si Béli reste, on ne pourra plus jamais aller plus loin que ça »

Ce fut comme un éclair, une réalisation atroce, comment pourrait-il vivre sans pouvoir serrer Harry contre lui ? Sans le faire sien corps et âme ? Sans caresser de manière appuyée sa peau mordorée ? Sans pouvoir explorer son corps, goûter sa peau, dessiner ses muscles ? Comment pourrait-il supporter l'abstinence ? Lui ? Un Malfoy ?

« D'accord » souffla-t-il enfin avec un soupir.

Un sourire radieux et un tantinet pervers illumina le visage de son petit-ami. Et comme s'il n'attendait que ces mots, un sifflement se fit entendre dans la pièce. Les deux amants tournèrent la tête pour voir Béli sur un des piliers du lit qui sifflait joyeusement.

Harry lui dit en fourchelangue que c'était d'accord et qu'il attendait les instructions. Enfin c'est ce que Dray croyait. Ne parlant pas fourchelangue il n'entendit pas tout ce que les deux autres se dirent.

Quand leur conversation finit, le brun se tourna vers le blond lui disant qu'il restait un dernier détail à régler.

« Il va falloir que tu prépares une potion.

-Pourquoi ? demanda le blond suspicieux »

Le Griffy échangea un regard avec le serpent et répondit :

« Tu en as fait une pour sceller le pacte, il en faut une pour finaliser le contrat en quelque sorte »

Le serpentard le fixa un moment, ses mains caressant les hanches de l'attrapeur qui n'avait pas bougé.

« Les ingrédients ? »

Harry regarda le serpent et ils échangèrent quelques sifflements, puis il se leva pour aller marquer les instructions que lui dictait le cobra sur un parchemin. Une fois cela fait il le tendit à Draco qui l'examina quelques minutes.

Il hocha simplement la tête et prit sa cape pour sortir du dortoir en disant qu'il avait « un rendez-vous important »

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Il partit de son « rendez-vous » un sourire aux lèvres, laissant un maître des potions effondré sur son lit derrière lui. Il rejoignit le Gryffondor de son cœur qu'il trouva en pleine discussion avec Bélial et coupant les deux compères il dit :

« J'ai une salle réservée pour la confection de la potion et tout les ingrédients pour sa préparation.

-Et comment tu as fait ? demanda Harry les yeux ronds.

-Je sais trouver les bons arguments » répliqua Draco un sourire machiavélique aux lèvres donnant des sueurs froides à son amant et que le démon lui envia presque !

Le blond repartit aussi vite qu'il était entré lançant à la cantonade un « Ca se passera dans le 3ème cachot, demain soir, tiens toi prêt. »

Le brun sentit une rougeur lui monter aux joues en se rappelant les paroles que lui avaient dit le blond et les souvenirs de cette salle.

Le serpentard avança rapidement vers les cachots jusqu'à la fameuse salle, déposa sa cape sur une table et installa un chaudron. Il alluma un feu dessous, y versa de l'eau et partit dans la réserve personnel de Snape chercher les ingrédients qu'il lui fallait. La potion était longue à préparer et il fallait la laisser reposer douze heures avant de l'ingérer, il fallait donc qu'il se dépêche. Plus vite tout ça sera fait, plus vite il pourrait « Faire ce qu'il veut » de son Harry. Et il comptait bien en profiter rapidement.

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Nos trois compères se trouvaient dans le 3ème cachot, chacun fixant, impatiemment pour certains, nerveusement pour d'autres, la potion dorée que contenait le chaudron. Draco l'examina quelques instant et regardant sa montre il attendit, les deux autres le fixaient en retenant leur respiration. Sa montre sonna et le liquide pris une couleur vert sombre provoquant un sourire satisfait chez le blond. Il prit une coupelle où il versa un peu de potion et la déposa au sol. Il alla se placer à côté d'Harry alors que le cobra serpentait jusqu'à la potion. Il la renifla puis sortit sa langue fourchue et commença à la boire.

A peine sa langue avait-elle touchée le liquide que celui-ci semblait s'évaporer, de la fumée pourpre se format au dessus de la coupelle. La brume grandit, englobant le serpent puis une partie de la salle rendant les adolescents aveugles de par son épaisseur.

Le serpentard tandis la main pour trouver le Gryffondor à l'endroit où il devait être mais ne rencontra que du vide. Mettant sa manche sur sa bouche pour éviter d'inhaler le brouillard –on ne sait jamais- il s'avança un peu à l'aveuglette jusqu'à atteindre une table. La fumée se dissipa peu à peu et le sorcier resta coi devant la vision qui s'offrait à lui.

Harry, SON Harry était en train de fixer un homme, grand, dans le mètre quatre-vingt, avec des cheveux noirs aux reflets bleutés qui lui arrivait aux épaules et des yeux rouges sangs parsemés d'éclats argents aux iris en fentes. Il devait avoir la vingtaine, et possédait un corps musclé, des muscles saillants, roulants sous sa peau sombre alors qu'il bougeait, comment il le savait ? Parce que celui-ci était aussi nu qu'Adam, la feuille de vigne en moins ! Bélial –car il pensait que c'était lui- était hypnotique, envoûtant, d'une beauté démoniaque. Et on pouvait le dire, son identité ne fit plus de doute à Dray quand l'homme sourit satisfait, la forme de ses canines ressemblant à celles des crochets du serpent qu'il avait été plus tôt.

xXxX POV Bélial XxXx

Ce corps d'humain était définitivement mieux que celui de serpent, mais ce n'était pas le top du top non plus, je m'y sentais étriqué et définitivement bizarre. Mais finalement, après un regard dans le miroir que je venais de faire apparaître, je me dis que je pourrais bien m'y habituer après tout… Et si toutes les personnes que je croisais me regardaient comme les deux derrière moi, j'allais vraiment m'amuser beaucoup, enfin plus que ce que j'avais prévu. Je ne m'étais pas attendu à avoir cette apparence là, j'avais vieilli et ce faisant mon corps d'humain avait changé et je me dis que finalement atteindre, plus ou moins en tout cas, l'âge d'un millénaire me seyait plutôt bien- après mon cinq centième anniversaire j'avais arrêté de compter, parce que bonjour les prise de tête en essayant de retrouver le compte et puis le temps passe tellement vite- J'étais vraiment beau, grand, musclé, des yeux et un cul magnifiques que demander de plus ?

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Alors là ! Il n'avait pas du tout prévu que Bélial soit si … hot. C'est qu'il en baverait presque !

Draco se tourna vers Harry qui était en extase devant le corps d'apollon du démon. Celui-ci tourna la tête pour le regarder avec un sourire satisfait, il savait qu'il allait devenir comme ça ! Pas étonnant qu'il ait autant voulu accepter. Mais c'est vrai que lui, qui était encore perplexe il y a quelques minutes, lui avait maintenant donné raison qui ne voudrait pas le faire au moins une fois avec cet homme au corps de dieu grec !

Il se reprit rapidement et envoya la cape d'invisibilité au démon qui avait fait apparaître des vêtements de cuir qui moulaient parfaitement ses courbes, d'un claquement de doigt.

« Il faut qu'on aille dans ma chambre avant que Snape ne fasse sa ronde dépêchez-vous » Il tira le bras d'Harry qui lâcha enfin le démon des yeux et le traina en dehors de la salle, Bélial sur les talons.

Ils arrivèrent rapidement dans la chambre et Béli laissa tomber la cape à terre pour se tourner vers les jeunes hommes avec un regard gourmand. Le blond déglutit devant se regard prédateur mais il se redressa le défiant du regard. Le démon se tourna vers le brun et afficha un air amusé. Le brun semblait complètement ailleurs, et il lui envoyait un regard de pure convoitise. Le serpentard le remarqua et une grande colère l'envahit, comment Harry pouvait-il le regarder comme ça ?

La jalousie lui tordit les tripes et pour mettre fin à ce regard il empoigna sa tête et embrassa durement le Griffy. Il les fit avancer lentement vers le lit et l'allongea dessus. Quand le baiser se rompit le Survivant avait le rouge aux joues et il envoya un regard hésitant vers Bélial qui les avait suivit du regard, son sourire amusé toujours sur le visage. Draco soupira et fit un signe de tête, le démon s'approcha lentement du couple et un sourire prédateur étira ses lèvres. Harry frissonna mais cela ne fit que raviver la jalousie du serpentard qui lança un regard noir à leur aîné.

L' "homme" aux cheveux noir s'allongea à leur coté sur le lit et avec un immense sourire il fit disparaître tous leurs vêtements. Le blond reprit possession des lèvres de son petit-ami qui se mit à gémir dans sa bouche, les mains de son amant parcourant son torse. Il étouffa un cri de surprise quand il sentit les mains froides du disciple de Satan se joindre aux mains déjà sur son corps. Le serpentard quitta sa bouche pour parcourir son torse de sa langue alors que le démon de la luxure déposait des baisers humides sur sa peau à son tour.

Le Gryffondor fondait sous les caresses, et il poussa un cri de plaisir quand la main de Bélial se mit à masturber son membre alors que Draco mordillait ses tétons dressés. Ses mains se crispaient sur les draps et il se mordait la lèvre inférieure pour ne pas crier. Le blond reprit possession de sa bouche sa main remplaça celle du démon. Celui-ci admirait le spectacle, ses mains se baladant sur les deux corps. Une descendant le long de la colonne vertébrale de son invocateur tandis que l'autre titillait les bouts de chair roses du brun, les faisant tout deux frissonner.

Harry sursauta quand il sentit un doigt lubrifié le pénétrer, se faisant se retourner Draco qui lança un regard colérique à Bélial celui-ci s'avança vers lui. Il lui mordit le lobe de l'oreille et, continuant de préparer le brun, il fit reprendre à la main blanche les va-et-vient sur le sexe gorgé de sang du Griffy tout en lui murmurant à l'oreille.

« Fais moi confiance, je n'irais pas plus loin tu as ma parole » Le voix de l'homme résonna dans la pièce, une voix mielleuse, rauque et envoûtante.

Pouvait-on se fier à la parole d'un démon ? Le blond était perplexe mais la main du démon, sur son membre effaça toute pensée cohérente de son esprit. Il se laissa aller imprimant le même rythme à son amour. Le couple gémissait en chœur sous les intentions de l'envoyé des ténèbres qui se rassasiait de ces sons. Les gémissements, les murmures et le bruit des respirations haletantes altéraient le silence devenu complice.

Alors qu'ils allaient venir, le démon arrêta ses caresses avec un sourire pervers, s'attirant deux grognements frustrés. D'un clignement d'yeux les deux adolescents se retrouvèrent à genoux sur le lit. Et d'un mouvement de main Bélial les plaça à sa convenance. Draco les jambes légèrement écartées et Harry sur son petit-ami, un genou de chaque coté de ses cuisses. Reprenant peu à peu ses esprits le blond allait protester quand il vit son vis-à-vis geindre. Le démon déposait des baisers dans le cou du brun, dévorant sa nuque alors que ses mains torturaient ses tétons.

Le Gryffondor était maintenu, par un sort de Bélial, au dessus de sa virilité dressée, il se tortillait entre ses mains, les lèvres rougies gonflées d'où sortaient des sons enivrants. Dray ne put résister à l'envie d'embrasser cet appel à la luxure. Gémissant de mécontentement de ne pas sentir l'antre chaud de son amant alors que ses mains parcouraient le corps de son amour.

Les mains du démon quittèrent le corps du brun pour celui du blond, retraçant ses muscles et alors que les deux autres rompaient leur baiser il prit possession des lèvres de son invocateur. Qui répondit ardemment à cette langue talentueuse, celle d'Harry goûtant la peau de son cou. Quand il ouvrit les yeux il faillit grogner de colère mais il le fit de plaisir : Béli ayant annulé son sort, il pénétra lentement Harry qui mordit son cou, tout en continuant d'embrasser le démon pour étouffer ses gémissements. Ledit démon commença rapidement à imprimer un rythme rapide et irrégulier au couple.

Quand les mouvements des deux furent satisfaisants il lâcha les lèvres du blond pour celle du brun et commença à le masturber d'une main alors que de l'autre il se donnait du plaisir. D'un sort il fit ressentir à lui et Harry les sensations de Draco et à Drake et lui les sensations d'Harry. Ce fut une explosion de perceptions, chacun ressentant celles des autres. Ne supportant pas plus longtemps ce flot de plaisir les deux adolescents se libérèrent en criant leur nom respectif. Epuisé le Survivant se laissa aller sur le torse de son petit-ami en lui murmurant un « je t'aime » et s'endormit doucement.

Reprenant un rythme cardiaque et respiratoire normal le blond le serra dans ses bras et le déposa sur le lit en embrassant son front. Il se tourna ensuite vers Bélial qui arborait un sourire malicieux.

« Tu as tenu parole, dit-il d'une voix neutre.

-Bien sûr, ai-je le droit à une récompense ? »

Le blond ne comprit pas, son regard descendit le long du torse musclé du démon et ses yeux s'arrêtèrent sur la virilité toujours dressée de celui-ci. Il déglutit difficilement en voyant la colonne de chair de taille impressionnante. Ses yeux remontèrent vers ceux de son vis-à-vis qui le fixa de ses orbes rouges, et comme si de rien n'était celui-ci s'installa contre la tête de lit. Draco réfléchit quelque instant puis s'approcha lentement de l'homme déposant des baisers sur son torse, sa bouche descendit sur son ventre plat puis son aine. Il déglutit encore une fois devant le sexe du démon qui afficha un sourire pervers. Il souffla sur le gland palpitant puis laissa sa langue parcourir sa virilité sur toute la longueur, mordillant par endroit suçant à d'autre.

La respiration de Bélial s'était accélérée, le dragon était doué. Il se laissa aller, une bouche chaude enveloppant son membre pour le sucer avec avidité. Le serpentard le prenait le plus profondément possible dans sa gorge mais malgré cela il n'arrivait pas à le prendre en entier en bouche. Il ne put s'empêcher de penser que ni lui ni Harry n'aurait put supporter un tel monstre et il fut reconnaissant au démon d'avoir tenu parole. Il sentait le sexe palpiter sous sa langue et il imprima un mouvement de va-et-vient rapide. Ses yeux rencontrèrent ceux de l'homme et ils ne se lâchèrent plus.

Au bout d'un moment, Béli ferma les paupières et repoussa la tête de son amant pour jouir sur les draps. Il attrapa le menton du blond et la rapprocha de la sienne en prenant avidement possession de ces lèvres talentueuses. Quand leurs bouches se séparèrent, il murmura à un Draco haletant : « Merci talentueux petit dragon ».

Le blond ne dit rien, le démon lui souffla sur les lèvres et son jeune amant s'endormit. Il l'étendit à côté de son amour. Et lui s'allongea à son tour sur le lit, une main derrière la nuque et fit apparaitre une cigarette qu'il alluma d'un claquement de doigt. Prenant une grande bouffé de ce petit plaisir qu'il n'avait pas goûté depuis longtemps, il expira lentement la fumée qui s'éleva dans les airs, se laissant aller à ses pensées.

xXxX POV Bélial XxXx

Bien qu'endormis ils se sont blottis dans les bras l'un de l'autre, leurs corps se réchauffant mutuellement, alors que le mien commence à refroidir et seule ma cigarette – je peux me permettre de fumer je ne risque pas de mourir, moi.- m'apporte une vague lueur de chaleur. C'était bien, non vraiment, ils sont tout les deux des amants géniaux, bon ils ne valent peut-être pas Lucifer mais d'un côté personne ne peut lui arriver à la cheville. Mais pourtant avec eux, et avec lui aussi, il manquait quelque chose, je ne sais pas vraiment ce que c'est, et ça me frustre encore plus de ne pas le savoir. Je tire sur ma cigarette, et tout en pensant à la fumée noire qui emplit mes poumons, je me dis que je suis vide à l'intérieur. Bien que d'une certaine façon, j'ai payé pour cela, vendre son âme au diable, et toutes ces conneries, je l'ai fait, et parfois je le regrette, comme maintenant.

J'aurai vraiment du écouter ce que Satan m'a dit lorsque je l'ai invoqué au lieu de reluquer les jambes de la jeune esclave qui passait devant moi, son blabla sur le fait que ne pourrai plus ressentir ni amour, ni affection, ni tendresse envers quelqu'un mais juste de la haine, de l'animosité, de la rancœur… Seulement cet enflure n'avait rien dit sur la douleur ou la mélancolie, ces émotions là elles marchent encore super bien… Par l'enfer, en plus je me plains comme le premier gosse accrochée aux jupes de sa mère… Je suis pathétique. N'empêche parfois, je me dis qu'il aurait mieux valu que je reste humain.

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Un rayon de soleil naissant vint éclairer le visage paisible de Draco Malfoy, qui se réveilla, somnolent, d'un doux rêve. Il leva lentement la tête pour rencontrer deux iris rouges qui le fixait intensément. Bélial avait rapproché un des fauteuils du lit et le regardait, sa tête reposant sur son poing fermé, accoudé au bras du fauteuil de cuir. Le jeune homme ensommeillé fixa son aîné qui avait toujours son apparence humaine. Harry se blottit contre lui et, après avoir raffermi sa prise sur son bel endormi il dit d'une voix monocorde, étouffée par la fatigue : « Tu t'en vas. »

Ce n'était pas une question mais le démon répliqua :

« Le contrat est achevé, je peux retourner aux enfers…

-Adieu, murmura le blond, ses yeux papillonnants alors qu'il sombrait une fois de plus dans le sommeil.

-Ce n'est qu'un au revoir jeune dragon. »

Et alors que l'image de l'envoyé de Satan disparaissait lentement. La voix suave de Bélial susurra « Nous nous reverrons plus tôt que tu ne le penses ». Cette phrase sonna comme dans un songe au serpentard qui sombra pour quelques temps encore, rejoindre son aimé dans les bras accueillants de Morphée.

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Les jours qui suivirent furent pour le moins tranquilles, s'inscrivant dans une routine agréable. Le matin, Draco regardait Harry se réveiller péniblement, lui lancer un « Bonjour » ensommeillé puis se blottir contre lui pour un moment encore. Jusqu'à ce qu'ils soient à la limite d'arriver en retard en cours en fait. Puis, ils partaient chacun de leur côté ou parfois ensemble, selon les cours auxquels ils devaient assister. Ils se retrouvaient à midi pour manger, le plus souvent à la table des Gryffondors, bien que le contraire arrive aussi. Repartaient en cours, se câlinaient tendrement et parlaient doucement lorsqu'ils en revenaient, dans la chambre de préfet du serpentard ou –Une seule et unique fois depuis que 'Ry avait essayé de le convaincre- dans le dortoir des rouge et or. Partaient dîner et faisaient l'amour tous les soirs.

Et cette même routine les accompagna jusqu'à ce qu'un « Draco Malfoy, espèce de petit con, je vais te tuer ! » sonore, retentisse dans les couloirs du septième étage, l'endroit où se trouvait la tour des Gryffondors en fait, se propageant par l'écho que produisait les couloirs de pierre vides.

Malheureusement pour lui, le dit « petit con » n'entendit rien trop occupé qu'il était à embrasser son petit ami qu'il tenait présentement par les poignets, le collant contre le mur et ondulant contre son corps. Le blond plaça une jambe entre celles de son petit ami qui gémit sourdement, avant de prendre la parole d'une voix haletante et rauque, lorsque le baiser se termina :

« Dr…Dray, t'as pas …entendu quelque …chose ? J'ai cru qu'on t'a…t'appelait ou quelque chose …comme ça ?

-Vraiment ? Et bien je n'ai strictement rien entendu. Alors tais-toi et profite. » Répondit-il commençant à tracer une ligne imaginaire de sa bouche dans le cou du brun.

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Lorsque les deux amants pénétrèrent dans la Grande Salle, le soir même, celle-ci était étonnamment calme, puis ne fut que parcouru de murmures excités alors que tous les élèves les suivaient des yeux jusqu'à ce qu'ils s'assoient à la table des rouge et or.

« -'Mione, pourquoi est-ce qu'ils nous regardent bizarrement ? » Demanda Harry dans un froncement de sourcils, et en se rapprochant inconsciemment du blond à ses côtés.

« -Et bien, Harry, disons que je ne suis pas réellement la plus à même de tout t'expliquer… »

Harry ne comprit pas ce que sa meilleure amie insinuait mais remarqua que la table des Gryffondors n'était pas parcourue, comme les autres tables, de chuchotements, mais qu'un calme plat y régnait. Il chercha son meilleur ami du regard, et lorsqu'il le trouva, il ne put s'empêcher de s'écrier :

« -Par Merlin, Ron qu'est ce qui est arrivé à ton visage ?! »

En effet, après inspection, tous ses compagnons de dortoir abordaient une même teinte verte et argent sur leur visage. Il n'était pas réellement difficile de deviner ce qui leurs étaient arrivés lorsque quatre regards noirs se posèrent, non pas sur lui, comme il l'avait cru de prime abord, mais sur la personne à côté de lui, qui, exemple même de l'innocence, continua à manger son riz comme si de rien n'était… Modèle parfait de l'innocence et de la grâce.

Cependant, Harry –ainsi que ses quatre compagnons de dortoir- ne comptait pas le laisser s'en tirer à s'y bon compte.

« -Draco ?

-Oui Harry ?

-Qu'est ce que tu as fait ?

-Moi ? Je n'ai rien fais voyons, pour qui est ce que tu me prends ? »

Répondit-il une moue boudeuse sur le visage, ce qui le rendait totalement attendrissant au regard de Harry qui du se faire violence pour ne pas laisser tomber, et le défendre face aux autres.

Néanmoins, il n'eut pas besoin de continuer son interrogatoire, puisque Ron, à l'entente de la déclaration d'innocence du blond, avait fini par craquer.

« -Tu n'as rien fait ?? Espèce de sal connard, et qui veux-tu que ce soit si ce n'est pas toi ?! Tu es le seul serpentard qu'on laisse entrer dans la tour, parce que tu sors avec Harry, et tu en profites encore pour nous faire ça ?! Je vais démonter ta gueule de fouine, Malfoy ! Hurla le roux, qui possédait un visage aux couleurs de serpentard, ce qui jurait affreusement avec ses cheveux.

-Ron, s'il te plaît, ne crie pas comme ça. Dit doucement Harry, alors que le seul serpentard à cette table, luttait pour ne pas rire.

-"Ne crie pas comme ça" ?! Harry, ne me dis pas que tu prends la défense de cette enflure ?! Tu as VU ce qu'il nous a fait ?!

-Non, bien sûr, cet idiot aura ce qu'il mérite, mais ne cries pas comme ça s'il te plaît. »

Pour le coup, Draco était indigné, son petit ami, venait de le traiter d'idiot ! D'ailleurs la suite de la phrase ne le rassurait pas vraiment. Lorsqu'il avait fait cette foutue blague, il avait seulement pensé aux réactions des compagnons de dortoir d'Harry, mais pas aux siennes. Ou du moins il avait cru qu'il le défendrait. Apparemment il s'était trompé, et avec le temps il avait appris à se méfier du côté serpentard du brun. Finalement, son envie de rire, lui était passée.

« -Bien, on te laissera t'occuper de ça, alors Harry, répondit le roux d'un ton narquois en fixant Draco, son regard semblait dire « Bien fait pour toi, connard. ». Mais d'abord, je veux, enfin ON veut savoir comment on peut enlever ce putain de truc de nos têtes ! »

Lorsque le regard noir de son petit ami vint à sa rencontre, dans l'attente d'une réponse, Draco déglutit difficilement, et pensant qu'il allait mourir bien plus tôt que prévu, il murmura un « Peut pas. » qui provoqua un cri de Harry, parmi tout les autres.

« Comment ça "On peut pas" ?! Tu te fous de moi ?! Par l'Enfer, Malfoy ! »

Là, ça se présentait vraiment mal si Harry recommençait à l'appeler par son nom de famille. L'alerte rouge était déclenchée, le blond respira profondément et reprit plus fortement et intelligiblement :

« Non, on ne peux pas. Il faut… Attendre que ça passe. Normalement, il faut entre deux et trois jours pour que ça parte totalement… »

Alors qu'Harry fermait les yeux pour éviter d'éviscérer le blond, Dean s'écria que « deux, trois jours n'était pas suffisant et qu'il avait un rendez-vous avec sa petite amie le lendemain après-midi ». Le serpentard du se mordre la langue pour éviter de répondre que avec ou sans le sort, cela ne changerait rien, sa petite amie aurait autant peur de lui.

Heureusement, alors que la phrase allait quitter ses lèvres, le Survivant reprit la parole, d'un ton calme, trop calme pour le bien de son petit ami, qui n'était d'ailleurs plus vraiment sûr de le rester très longtemps.

« Bien, on ne peut donc rien faire à par laisser le temps faire son œuvre. Alors je m'excuse, je ne l'emmènerais plus dans la tour… Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je n'ai plus faim. »

Et sans autre manière, Harry quitta la salle, d'un pas déterminé. Et, Draco qui n'était pas tellement rassuré, au milieu de tous ces regards noirs, fit de même, s'élançant rapidement à sa suite. Il finit par le rattraper deux couloirs plus loin, et s'arrangea pour marcher à son rythme. Au début, il ne dit rien, profitant du calme avant la tempête, puis alors qu'ils arrivaient dans les cachots, ce qui rassura Draco sur la destination de son aimé –il voulait encore aller dans la chambre de Draco alors tout n'était pas perdu, à moins qu'il ne veuille faire un détour par les laboratoires de Snape pour lui emprunter une ou deux fioles de poison.- il prit la parole :

« -Tu m'en veux ?

-… Bien sûr que oui.

-Oh… »

Première tentative pour converser : échouée.

« -Je…Je suis désolé.

-Vraiment ?

-Et bien oui, je ne voulais pas te mettre en colère. »

Sous le choc, Harry s'arrêta, les yeux écarquillés avant de reprendre.

« - Tu ne voulais pas me mettre en colère ? Tu es stupide ou quoi ? Je… Je te faisais confiance, plus que ça, les Gryffondors te faisaient confiance et toi à la première occasion tu fais tout foirer. Alors bien sûr que je suis en colère. » S'insurgea-t-il, et à la fin de sa tirade, secouant la tête, il reprit sa marche, vite suivi par le blond.

« -Je n'avais pas vu les choses comme ça. Je te le promets, 'Ry ! C'est juste que…Et bien je suis un serpentard tu te souviens ?! C'est juste… Dans ma nature de faire ce genre de choses. Je n'ai pas réfléchi, je me suis seulement dis que ce serait intéressant de voir leurs têtes.

- Par Merlin, Dray ! "Intéressant ", ils ont les couleurs de SERPENTARD sur le visage et tu as seize ans, pas six ! La prochaine fois que tu veux faire quelque chose d'" intéressant ", évite de le faire sur MES amis ! » Dit Harry, patientant, alors que le blond prononçait le mot de passe menant à ses appartements.

Ils pénètrent dans la chambre, plongée dans le noir, et alors qu'Harry s'avançait à tâtons pour trouver un des fauteuils de cuir, il fut arrêté dans sa recherche, par deux bras qui s'enroulèrent autour de sa taille, et par un corps chaud qui se colla à son dos. Le blond resserra son étreinte avant de murmurer le visage contre la nuque d'Harry.

« -Je suis désolé, je ne le referai plus. Je te le promets Harry. Mais ne m'en veux pas, s'il te plaît, je déteste ça. Je suis désolé…Je… J'irai m'excuser si tu veux ? Je suis… »

Le blond fut coupé dans ses excuses par le changement de position du brun qui se retourna vers lui pour accrocher ses bras autour du cou de son serpentard, qui lui posa sa tête contre ses cheveux couleur corbeau.

« -Ca va… De toute façon, je suis complètement incapable de te faire la tête maintenant. Mais je te jure que si tu recommences, ça ne ce passera pas comme ça.

-Promis… »

Le brun plongea sa tête dans le cou pâle de son petit ami, ronronnant presque alors que celui-ci lui susurrait un « Je t'aime » à l'oreille.

Cet incident fut le seul qui vint perturber la tranquillité du couple pendant les quelques jours qui suivirent le départ du démon.

XxXxXxXxXxXxXxX

Draco soupira pour une énième fois en regardant sa montre et en pensant qu'il allait définitivement tuer son petit ami ou alors lui enfoncer une horloge dans le crâne, parce que celui-ci pour ne pas changer était une fois de plus en retard. De plus, le blond ne l'avait pas vu depuis la veille, parce que ce stupide Gryffondor avait ressenti le besoin de « renouer » avec ses camarades de dortoir –ce qui était selon l'avis du blond totalement et irrémédiablement idiot et inutile-, aussi il n'avait pas dormi –et plus si affinités- dans sa chambre et le matin même Draco avait eu un entraînement de Quidditch, et la colère du serpentard –ou plutôt sa frustration- était renforcée par le fait qu'il avait horriblement besoin de voir Harry. De lui parler, de l'embrasser ou même de l'écouter respirer.

Mais non Sa Majesté Harry j'en-ai-rien-à-foutre-de-mon-petit-ami Potter était définitivement en retard, de plus d'un quart d'heure en plus de ça ! On ne faisait pas attendre un Malfoy, c'est lui qui faisait attendre les autres –bien qu'il ait toujours été à l'heure à tout leurs rendez-vous, contrairement à une autre personne. Le blond regarda sa montre puis les alentours –pour ne voir rien qui ressemblait de près ou de loin à des cheveux noirs ébouriffés- et décida dans sa grande mansuétude, que puisque son petit ami n'allait pas à lui, c'est lui qui irait à son petit ami ! Il se mit donc en route vers l'entrée du château, d'un pas déterminé.

Cependant, en passant devant les serres, il entendit des bruits on ne peut plus suspect, en fait ces bruits étaient carrément des gémissements –de plaisir, cela va sans dire- et la curiosité de Draco fut mise à rude épreuve –sortie d'une partie de lui on ne peut moins Serpentarde, qui si le blond l'avait écouté, aurait plutôt pris ses jambes à son cou, instinct de survie oblige- en essayant de résister à la tentation de se rapprocher pour voir qui se donnait du plaisir derrière les serres qui pouvaient être dans la minute, remplies d'élèves venus pour assister à un potentiel cours de botanique. Et, qui plus est, les deux amants étaient à l'extérieur, alors qu'il faisait quelque chose comme trois degrés.

Ce faisant, il s'avança prudemment jusqu'à ce qu'il aperçoive une chevelure blonde et une autre noire et qu'il veuille devenir aveugle pour échapper au spectacle qui se jouait sous ses yeux, pour éviter d'avoir l'image de son père prenant son parrain contre un des murs de la serre. Il repartit calmement en pensant à comment se crever les yeux et autre joyeusetés qui l'empêcherait d'avoir cette scène dans la tête jusqu'au soir. Bien sûr, les corps emmêlés de son géniteur et de Severus étaient pour le moins esthétique, en fait si Draco n'avait pas connu les deux hommes, cela aurait été une scène vraiment bandante, mais par l'Enfer ! Il venait de voir son Père en train de coucher avec un autre homme, son parrain qui plus est. Et il aurait vraiment préféré ignoré tout de la sexualité de celui-ci, mais en plus le voir de ses propres yeux, lui rappelait le traumatisme de ses huit ans lorsqu'il avait assisté à la même foutue scène.

Maintenant il avait vraiment besoin de voir Harry pour ôter ses images trop horribles pour son chaste esprit, ou pour les remplacer par d'autres concernant son amant et lui-même. Par Merlin, il espérait ne pas faire de cauchemars cette nuit. Il allait arriver –en mode automatique- devant la porte du château lorsque le brun apparu devant lui, à quelques centimètres de lui en fait, et ce sans même que le serpentard ne le remarque, ses pensées toujours prises dans le même cercle infernal.

« -Draco, je suis désolé d'être en retard, je n'ai pas -

-Tais-toi. Le coupa-t-il en posant sa tête sur l'épaule du brun. »

Du coup il n'était même plus en colère contre Harry, on pouvait dire qu'il l'avait échappé bel, parce que le serpentard l'aurait vraiment fait tourner en bourrique si cela avait été le cas.

« -Draco ? Tu vas bien ? Reprit le brun sur un ton inquiet.

-Huhum.

-Tu es sûr ? Parce que tu sais, tu n'en as vraiment pas l'air, tu es tout pâle, enfin plus que d'habitude en tout cas.

-Vraiment ? » Murmura-t-il.

Tout en parlant le brun avait commencé à faire des cercles concentriques dans le dos du blond, lui apportant chaleur et réconfort, chassant doucement ses images de la tête de Draco, qui reprenait pied.

« -Allez viens, on va aller faire un tour du lac, ça te changera les idées. Dit Harry, un sourire doux aux lèvres, en tenant fermement le blond par la taille.

-Tant qu'on ne passe pas par les serres …Répondit Draco, les yeux dans le vague.

-Heu, si tu y tiens… On peut faire un détour. »

Harry regardait le blond, d'un regard inquiet et plein de questions, il se demandait vraiment ce qui avait pu mettre son bloc de glace personnel dans un état pareil. Mais il ne demanderait pas, ce n'était pas le moment. Pour l'instant il devait s'occuper de lui changer les idées et de le faire sourire, après ils auraient tout le temps pour discuter de ça.

« -Oui, ça vaut mieux.

-D'accord, viens. » Répondit-il une dernière fois avant de traîner le blond vers le lac et le plus loin des serres.

XxXxXxXxXxXxXxX

Ces derniers jours, le temps n'avait pas été très clément –Pour dire vrai, il avait été carrément pourri-, aussi lorsque les élèves se réveillèrent le samedi matin et qu'un grand soleil brillaient déjà dans le ciel, personne n'eut le temps de réagir que la moitié d'entre eux étaient déjà regroupé sur le bord du lac et les autres en train de faire du shopping dans les rues de Pré-au-Lard, qui depuis la chute du Seigneur des Ténèbres et de ses sbires étaient libre d'accès les week-ends pour les élèves qui avaient terminé leur seconde année d'étude.

Harry et Draco, eux, étaient encore endormis, se reposant des activités qui les avaient maintenus éveillés une partie de la nuit, les bras du blond enlaçant la taille du brun qui, lui faisait reposer sa tête dans le creux du cou de celui-ci.

Pourtant un rayon de soleil traître, vint les tirer des bras de Morphée plus rapidement que ceux-ci ne l'avaient espérés. Le blond fut le premier à se réveiller, ces deux orbes argent s'ouvrirent sur une des visions dont il ne se lasserait jamais, celle d'Harry, encore endormi, le visage serein et un léger sourire sur ses lèvres rouges. Il le fixa avec fascination pendant encore quelques temps, puis décida de le réveiller, en songeant que non, jamais il ne pourrait se lasser de lui.

Une fois réveillés et souhaitant profiter eux aussi de ce merveilleux après-midi, le couple décida de suivre la nuée de sorciers de leur âge jusqu'à Près-au-lard. C'est d'ailleurs pour cela qu'Harry était en train de montrer du doigt la vitrine de Zonko à Draco, tout en continuant à avancer dans les rues, lorsqu'il fonça dans quelqu'un, un élève de Poudlard, de Serpentard s'il en croyait sa cravate. Harry l'avait déjà aperçu dans les couloirs, une fille –voire même un garçon- toujours différent(e), accroché(e) à son bras. Il se souvenait également que certains l'appelaient le « Mini-Malfoy » de par son arrogance et son statut d'enfant pourri gâté. Pourtant Harry ne lui avait jamais parlé personnellement et ne savait pas vraiment comment il s'appelait.

« -Potter, Potter, Potter, alors comme ça, même tes lunettes de myope ne te permettes plus de voir où tu marches ? Ou alors tu es tellement stupide que tu n'avais pas remarqué que tu fonçais dans quelqu'un ? »

Harry fronça les sourcils, et s'apprêta à répondre du même ton mais il fut pris de vitesse par Draco.

« -Pour le moment ce n'est pas lui, qui est stupide pour ne pas voir à qui il parle. »

Le jeune homme se retourna vers Draco, le teint plus pâle qu'avant, semblant s'apercevoir seulement maintenant de la présence du Prince des Serpentards. Cependant, il salua son aîné d'un ton humble, ainsi que d'un signe de tête, puis disparut, une fille brune accrochée au bras.

« -Qui est-ce ? »

Demanda Harry, en levant ses yeux émeraude vers le blond qui lui fixait toujours le jeune homme qui avançait dignement à travers les centaines de personnes présentes dans les rues.

« -Liam Laskaris, il est en cinquième année.

-Je ne sais pas pourquoi mais il me rappelle quelqu'un. Pas vrai, Draco ?

-Non, ce mec est pire que moi.

-Je ne pensais pas que c'était possible, répondit le Gryffondor d'une façon espiègle.

-Merci.

-Ce n'était pas un compliment.

-Je sais. »

Ils se remirent à marcher, se dirigeant lentement vers Honeydukes, tout en discutant et en se taquinant, Harry voulait s'acheter des plumes acides, et voir si des nouveautés étaient présentes dans le magasin. Et Draco suivait, heureux de faire plaisir, et de se balader main dans la main avec lui, au milieu de la foule.

XxXxX

Au bout d'un moment, ils se retrouvèrent dans une des ruelles quasi-désertes du petit village, et leurs regards furent attirés par une devanture noire mêlée de touches blanches qui s'entremêlaient gracieusement et avec parcimonie avec différentes nuances d'argent. Ils se concertèrent rapidement d'un regard, et se dirigèrent vers la porte qui menait d'après l'enseigne faite de fer forgé à la boutique d'un antiquaire.

Lorsqu'il entrèrent, il virent qu'un vieil homme était adossé à la chambranle de la porte donnant sûrement sur l'arrière boutique, ses traits étaient pâles et tirés, comme s'il n'avait pas dormi depuis plusieurs jours, néanmoins ses yeux brillaient d'une lueur vive et perçante, et dès que les deux adolescents entrèrent à l'intérieur de la boutique, ils eurent l'impression d'être fouillés jusqu'au plus profond d'eux-mêmes. Cependant, le vieillard ne dit rien, même pas le moindre « Bonjour », et, si ce n'est le regard qu'il leur avait lancé, rien n'indiquait qu'il les avaient vus entré. Il continua à nettoyer lentement sa tasse faite, selon l'œil critique de Draco, de porcelaine Ming avec le tissu pour le moins crasseux qui lui servait de torchon. Bien, ils n'étaient peut-être pas rentrés dans la meilleure boutique qui soit en fin de compte.

La pièce était sombre, exiguë et des objets totalement hétéroclites, sorciers comme moldus, s'alignaient le long des murs, des étagères et certains étaient même suspendus à quelques centimètres du plafond, retenus par un Wingardium Leviosa éternel. Des montres de grand-mère, des réveils munis de poings et des horloges comme celle des Weasley faisaient résonner leurs tic-tacs incessants dans le silence lourd de la boutique. Des centaines de livres à la couverture écornée s'empilaient dangereusement dans un coin de la pièce partiellement cachée par une armoire en ébène d'où sortaient des tableaux aux couleurs délavées par le temps…

Suite au courant d'air que produit la porte en se refermant derrière les deux adolescents, un Rappeltout tomba de l'armoire et roula jusqu'aux pieds d'une statue de marbre blanc qui détonnait de par le rubis accroché à son cou. Le pendentif était fait de platine ou d'argent et des filaments de métaux nobles entouraient la pierre. Ce collier fut la seule et unique chose parmi tout ce fouillis infernal qui attira le regard d'Harry. Ses yeux étaient rivés sur l'objet, ainsi, quand son compagnon partit examiner de plus près des fioles de verres dont le contenu était encore incertain dû à la couche de poussières qui s'étendait à leurs surfaces, le Gryffondor s'approcha lentement, ne prêtant pas grande attention à ce qui l'entourait comme pris dans une épaisse brume dont seul la pierre rougeoyante était visible.

Lorsque sa main effleura le métal froid, un frisson parcouru son échine, qui disparut bien vite lorsque deux bras s'enroulèrent autour de sa taille, et qu'un baiser vint se poser dans le creux de son cou, le sortant un minimum de sa transe.

« -Tu vas bien ?

-Hmm. »

Il avait toujours du mal à détacher ses yeux du collier, mais il s'y efforça se raccrochant doucement à la réalité par le biais de Draco.

« -Sûr ? » La voix inquiète de son petit-ami y réussit finalement.

« -Oui, oui, t'inquiètes pas, répondit Harry avec un enthousiasme feint dans la voix.

-Tu aimes ce collier ?

-…On peut dire ça, le brun continua sa phrase les sourcils froncés, il m'intrigue.

-Pourquoi ? Il n'a rien de spécial pourtant. »

Harry leva la tête vers Draco, vers ses yeux ayant la couleur du métal en fusion et où brillaient la tendresse qu'il portait au brun entre ses bras.

« -Je ne sais pas vraiment mais… »

Le Gryffondor ne termina pas sa phrase, préférant plutôt poser la tête dans le creux du cou du blond, se réconfortant grâce à l'odeur qu'il dégageait et grâce à la sécurité qu'il ressentait dans ses bras. Sécurité qu'il n'avait encore jamais ressentie jusqu'alors.

Il s'éloigna à regret de ces bras protecteurs pour aller voir le reste de la boutique, laissant Draco seul et pensif devant la statue de marbre. Il s'avança et examina le collier de plus près. De petits symboles semblaient gravés à l'intérieur même du rubis, peut-être était-ce un objet magique après tout.

« Cela vous intéresse jeune homme ? »

Le serpentard reteint sa respiration et, se retournant, se retrouva face au vieil homme qui s'était glissé près de lui sans qu'il ne le remarque. Il leva un sourcil et fixa le vieil homme qui le fixait de ses yeux graves.

« -Ce serait un parfait cadeau pour votre compagnon, ce collier est magique vous savez.

-Comment ça ? demanda le jeune homme en jetant un coup d'œil pour voir où Harry était.

-Il montre la force des sentiments que la personne qui le porte éprouve. » Répondit l'autre, un sourire en coin.

Un collier qui montre la force des sentiments… Le blond se tourna encore vers le brun qui examinait les différents objets entassés sur les étagères. Un cadeau, il ne se souvenait pas en avoir déjà offert un à Harry… Pourtant il en mériterait des milliers rien que pour le remercier de rester à ses côtés. Il se retourna vers le vieil homme qui affichait un sourire satisfait.

« -Combien ?

- Quarante galions et dix mornilles.

-Je le prends.

- Suivez-moi » répondit le vieillard en prenant le collier et se dirigeant vers ce qui semblait être le comptoir.

Le vieil homme mit le collier dans un petit sac en velours noir. Draco lui tendit l'argent, gardant toujours un œil sur son petit-ami et le marchand lui glissa le petit sac dans la main. Le serpentard le fourra dans sa poche et se dirigea vers Harry, il enlaça la taille de son amant et lui demanda s'ils pouvaient y aller. Le brun acquiesça et ils se dirigèrent vers la sortie, le Gryffondor ne put s'empêcher de regarder une dernière fois le collier qui l'avait envoûté et c'est avec regret qu'il vit que la statue de marbre ne portait plus le bijou. Il soupira et suivit le blond qui se trouvait déjà à la porte.

Le vieil homme les fixa en fronçant les sourcils, et un sourire narquois fleurissant sur ses lèvres gercées, il encaissa l'argent en haussant les épaules, et laissa les deux amants ressortirent de son magasin sans dire un mot. Bien conscient de ce qui aller se passer. Bien conscient de ce qu'il avait laissé se passer, et n'en ayant que faire…

XxXxXxXxXxXxXxX

Le couple se retrouvait une nouvelle fois dans la chambre de préfet du blond. Draco assit sur un des fauteuils, lisait un livre tout en faisant jouer ses doigts dans les mèches corbeau de son petit ami qui, assis par terre, laissait sa tête reposer sur ses cuisses.

Le brun avait l'esprit ailleurs, ressassant ce qu'il s'était passé à la boutique, ce collier envoûtant, dangereusement envoûtant. Le serpentard laissa son livre et se pencha au dessus de son amour, remarquant ses sourcils légèrement froncés. Sans crier gare, le blond déposa un léger baiser sur ses cheveux, le tirant de ses pensées. Et, avec un grand sourire, il lui dit qu'il avait quelque chose pour lui. Celui-qui-a-vaincu se retourna pour faire face à son compagnon, un air interrogateur et une lueur d'excitation dans les yeux.

Le préfet sorti de sa poche le petit sac de velours sombre et le tendit à son vis-à-vis qui l'ouvrit avec curiosité. Et formant un « Ho… » silencieux (1) avec sa bouche, il sourit au blond.

« Je suppose que c'était l'objet de tes pensées non ?

-Oui, merci. Souffla le brun ému. »

Celui-ci se redressa et embrassa son compagnon, tendrement, pour lui montrer toute sa reconnaissance. Le premier cadeau qu'il lui offrait, il ne l'oublierait pas.

« Tu veux que je te le mette ? » demanda le serpentard quand le baiser prit fin. Le Gryffondor hocha la tête et se tourna. Le blond tendit la main et après une seconde d'hésitation le brun lui donna le collier. Celui-ci se pencha effleurant la peau de son cou de ses doigts chaud juste avant que celle-ci rencontre le métal froid du bijou, Draco déposa un tendre baiser sur la joue du brun juste avant de refermer le fermoir.

Une légère lueur illumina le collier et le rubis l'ornant fonça imperceptiblement. Harry pris le pendentif dans ses mains et l'observa intrigué, puis il haussa simplement les épaules et se tourna une nouvelle fois vers le blond. Il posa sa main sur l'avant bras du blond pour pouvoir se redresser et lui donner un baiser mais avant qu'il n'atteigne les lèvres convoitées, son vis-à-vis glapit de douleur.

Harry ouvrit les yeux qu'il avait fermés et le regarda paniqué alors qu'il retirait son bras.

« Draco ?

-… Le blond examina son bras.

-Ca va ? Redemanda le brun inquiet. »

Il tendit la main vers le visage de Dray mais celui l'arrêta en lui emprisonnant le poignet qu'il lâcha aussi vite qu'il l'avait prit comme brûlé, il ne put retenir un grognement de douleur.

« -Harry…

-Oui ? répondit le susnommé de plus en plus paniqué.

-Il faut que tu… Evites de me toucher. Dit l'autre avec une grimace de douleur.

-Quoi ? Les larmes perlant au coin de ses yeux.

-Ecoute, il se passe quelque chose, je vais t'expliquer mais il ne faut pas que tu paniques et tu me touches. Répondit le blond le regard grave. »

Qu'est-ce qu'il se passait pourquoi ne voulait-il pas qu'il le touche ? Qu'est-ce qu'il avait fait ? Une larme coula le long de sa joue et le serpentard tendit la main vers son visage mais l'arrêta avant de le toucher.

« Écoute Harry… »

Il ne voulait pas écouter, qu'est-ce qui n'allait pas ? Ils s'embrassaient encore il y a quelques minutes. Pourquoi maintenant il ne voulait plus le toucher ? Une autre perle salée dévala sa joue et le Gryffondor sortit en courant de la pièce, les larmes s'écoulant librement sur ses joues.

Il parcourut plusieurs couloirs, sans savoir où il allait l'esprit vide et finit devant la bibliothèque. Hermione ! Le brun se précipita à l'intérieur sous le regard interrogateur de madame Pince, il scanna rapidement la salle et repéra Hermione comme toujours plongée dans un livre. Il se dirigea vers elle jusqu'à ce qu'elle l'aperçoive.

« Harry ?

-… Le susnommé réprima un sanglot

-Ca ne va pas ?

-C'est… Draco… i-il… bégaya le jeune homme. »

Elle lui fit signe de s'assoir à côté de lui et il lui raconta ce qu'il venait de ce passer. Il appuya doucement sa tête contre son épaule, Hermione lui caressant les cheveux. Mais au bout de quelque minute Hermione s'éloigna en poussant un « ouch ».

« -Quoi ? demanda le brun quelque peu calmé.

-Je ne sais pas, ça m'a brûlé… dit-elle pensive. Harry donne-moi ta main. »

Le Gryffondor obéit et la jeune femme posa doucement le bout de ses doigts sur sa paume, elle les retira au bout de quelques minutes en faisant une grimace et les lui montra.

« Je crois que je sais pourquoi Draco ne voulait pas que tu le touches. »

Harry la fixa d'un air incrédule mais avant qu'il ne puisse demander plus d'explication une tornade blonde entra dans la bibliothèque. Le blond poussa un soupir de soulagement quand il vit Harry et se dirigea lentement vers lui et Hermione sous le regard scrutateur de la bibliothécaire.

Il s'assit en face des deux compères et croisa le regard plein de tristesse de Harry, il tendit la main vers lui mais la laissa retomber mollement sur la table en se souvenant de ce qu'il avait ressentit la dernière fois.

« Il te brûle pas vrai ? demanda Hermione le regard brillant.

-Comment ? Articula Dray.

-Il me brule aussi quand je le touche trop longtemps.

-Mais moi c'est à peine s'il m'effleure ! »

Le brun suivit la conversation, se sentant hors sujet car il ne comprenait absolument rien à ce qu'ils racontaient ! Il comprit distraitement que le serpentard parlait de lui, du collier et de son achat. Il avait complètement déconnecté du dialogue alors fut-il surprit quand les deux se tournèrent dans un même mouvement vers lui.

« Il est sensé montrer la force des sentiments hein ? » redemanda 'Mione et le blond hocha la tête.

« Harry tu peux me montrer le collier que t'a offert Draco ?»

L'interpellé s'exécuta, mais à sa grande surprise il ne put enlever le collier de son cou, pas moyen de le détacher !

« Je-je n'arrive pas à l'enlever » balbutia le brun.

La brune fixa quelque instant le bijou qui reposait au dessus des vêtements de son ami en pleine réflexion.

« Je pense que c'est à cause du collier que Draco ne peut plus te toucher, il se brûle dès qu'il te touche comme moi tout à l'heure. »

Harry se tourna vers son –il l'espérait- toujours petit-ami qui lui fit un sourire d'excuse en lui montrant son bras qui était brûlé laissant la forme d'une main sur sa peau blanche.

« Merlin Draco il faut que tu ailles voir Pompom.

-Je voulais d'abord tout t'expliquer »

Le brun tendit la main pour la poser sur celle du blond mais à peine ses doigts le touchèrent que Draco retira sa main.

« Désolé » dit Harry il se tourna vers Hermione avec un regard suppliant. Elle lui fit un sourire rassurant et répondit à la demande muette.

« Je vais faire des recherches ici sur ça, va donc emmener ton prince charmant voir l'infirmière, je vous tiendrais informés ».

XxXxX

Le couple marchait silencieusement dans le couloir, le blond marchant en tête alors que le brun le suivait tête basse. Il s'en voulait tellement, il ne pouvait même pas l'effleurer sans qu'il soit brûlé au second degré… Si Hermione ne trouvait pas une solution rapidement … Il ne pouvait pas imaginer…

Il ne pourrait plus le toucher, l'embrasser, se réchauffer au creux de ses bras, sentir ses lèvres sur son corps, lui témoigner son amour autrement que par des mots. Une larme coula et prit dans sa tristesse Harry ne vit qu'à la dernière seconde Draco qui s'était arrêté devant la porte de l'infirmerie et le regardait.

Heureusement le Gryffondor s'arrêta juste à temps et il se retrouva à quelques centimètres du serpentard qui le regardait, ses deux orbes grises reflétant une grande inquiétude. Il ne pouvait pas avoir peur de lui, de le toucher maintenant… N'est-ce pas ?

Le blond ouvrit la bouche mais fut interrompu par Pomfresh qui les regardait par l'entrebâillement de la porte d'un air perplexe.

« Qu'est-ce qui vous amène ici les garçons ? dit-elle en ouvrant la porte en grand pour les laisser passer.

-C'est pour Draco, murmura le brun en baissant la tête.

-Qu'y a-t-il monsieur Malfoy ? demanda-t-elle en se tournant vers lui.

-C'est mon bras. Répondit le blond, levant son bras en remontant sa manche pour qu'elle puisse voir la brûlure.

-Oh Merlin ! Comment vous êtes vous fait ça ? »

Le blond haussa les épaules et détourna la tête. L'infirmière se tourna vers Harry qui détourna le regard en se mordant la lèvre inférieure. Elle les regarda l'un après l'autre sceptique pendant un moment puis demanda à Draco de s'installer sur un lit pendant qu'elle allait chercher un onguent. Le serpentard s'assit tranquillement sur le lit, son compagnon le suivit et resta debout devant lui en regardant ses chaussures. Une fois qu'il fut sûr que l'infirmière était dans sa réserve et qu'elle ne pourrait pas les entendre Dray reprit :

« Harry… »

Le susnommé se mordit un peu plus fort la lèvre.

« Harry, écoute ce n'est pas de ta faute, tu ne dois pas t'en vouloir pour ça.

-Pas de ma faute ? dit le brun en relevant la tête, tout est de ma faute ! Maintenant même t'effleurer te blesse.

-Harry… Ce n'est pas ta faute, ce n'est pas toi qui t'a fait porter le collier, c'est moi.

-Quoi ? Le Griffy le regarda dans les yeux incrédules, ce n'est en aucun cas ta faute, si je n'avais pas vu ce collier chez l'antiquaire tu ne l'aurais pas acheté ! répliqua-t-il criant presque.

-Et si je n'avais pas décidé d'aller à Près-au-lard, cela ne serrait pas arriver !

-J- .Le brun allait répliquer mais un soupire du blond le fit taire.

-S'il n'avait pas fait beau nous ne serions pas sortit aussi ! Harry on pourrait refaire le monde avec de "si". »

Les larmes du Gryffondor dévalèrent lentement ses joues et malgré ce à quoi celui-ci s'attendait le blond se leva et essaya ses larmes, grimaçant légèrement sous la douleur. Et il effleura les lèvres de son amour des siennes pendant quelques dixièmes de seconde qui furent les plus merveilleuses de ces dernières heures pour le couple.

Lorsque Pompom rentra de nouveau dans la pièce les deux garçons étaient assis côte à côte, bien que le fait qu'ils ne se touchent pas la trouble quelque peu.

« Montrez-moi votre bras » dit-elle à son patient.

Celui-ci s'exécuta. Et Pomfresh examina la brûlure avant de passer l'onguent dessus. Le blond poussa un soupire de soulagement. Quand elle le lâcha, Draco passa sa main sur l'endroit où ne se trouvait plus qu'une rougeur. L'infirmière en fronçant les sourcils lui attrapa le poignet et examina le bout de ses doigts. « Il y en a d'autres. »

C'était une affirmation mais le blond hocha quand même la tête, gêné et lui présenta son autre main. L'infirmière se tourna vers son compagnon qui se mordillait la lèvre inférieure avec un air coupable.

« Je ne sais pas ce qu'il se passe, jeunes hommes, et je ne vais pas me mêler de vos affaires, mais vous allez devoir faire attention. Si je vous revois avec des brûlures graves, peu importe ce que vous direz j'en trouverais la cause, et j'ai déjà ma petite idée » dit-elle en regardant Harry qui baissa la tête.

« Maintenant, sortez de mon infirmerie avant que je ne change d'avis » Les adolescents se levèrent et se dirigèrent vers la porte. Mais juste avant qu'Harry enclenche la poignée Pompom lança :

« Et n'oubliez pas ça, l'amour c'est brûlant ! »

Les deux adolescents sortirent de la salle après lui avoir donné un sourire reconnaissant et le couple se dirigea vers la grande salle, Draco fourrant le pot d'onguent dans la poche de sa robe.

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Hermione était assise sur le fauteuil à droite de la cheminée, un air grave sur son visage fixant alternativement Harry et Draco installés chacun à une des extrémités du canapé –il avait déjà du mal à résister à l'envie de toucher l'autre lorsqu'ils étaient loin l'un de l'autre, mais si en plus il devait se retrouver côte à côte, ils ne savaient pas se qui adviendrait du reste de raison qu'ils possédaient encore.-. La Gryffondor prit finalement la parole, d'un ton solennel :

« J'ai une bonne et… Une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne, c'est que j'ai trouvé ce qu'était le collier. En fait, plus celui qui le porte aime la personne plus celle-ci sera fortement et rapidement brûlé. La mauvaise nouvelle… c'est que, seul un démon peut réussir à l'enlever.

-… »

Draco commençait à penser que soit Harry soit lui, était définitivement maudit. Touché par un sort de poisse éternelle. Que leurs anges gardien tenaient plus du troll des montagnes que d'un ange. Ou qu'un Seigneur des Ténèbres s'était penché sur leurs berceaux à leurs naissances –ce qui dans le cas d'Harry n'était pas si éloigné de la vérité.- Parce qu'ils avaient affreusement la poisse, à croire que tout ce qu'ils touchaient était démoniaque… Minute, en parlant de démon… « Seul un démon peut réussir à l'enlever », et le seul démon qu'il connaissait était bien Bélial… Définitivement maudit, il n'y avait pas d'autre explication.

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Contrairement à d'habitude, ce n'était pas dans la chambre de Draco, mais dans la tour d'astronomie, que les deux adolescents s'étaient réfugiés à l'entente de la déclaration d'Hermione. Ils savaient tout les deux ce qui leurs restaient à faire, mais aucun d'eux ne l'avait encore prononcé à haute voix, refusant de rendre cela plus réel encore.

Le blond était accoudé à la rambarde, fixant l'horizon sans vraiment le voir, ses cheveux blonds reflétant les lueurs du soleil au dessus de lui, conscient du regard brûlant du Gryffondor sur sa nuque. Le dit Gryffondor, se tenait, lui, dans l'ombre, hypnotisé par son amant. Il avait besoin de lui, et il savait qu'il ne pourrait pas vivre sans pouvoir être près de lui et incapable de le toucher, ou même seulement de le frôler. Mais il savait ce que cela impliquait, et n'était pas sûr de pouvoir faire face aux conséquences qui ne manqueraient pas de leur tomber dessus, s'ils faisaient appel au démon.

Néanmoins, alors qu'il regardait Draco depuis plus d'une dizaine de minute, s'efforçant de ne pas ciller pour ne pas perdre cette vue qui le remplissait d'adoration envers le Serpentard. Il se dit que finalement, contre pouvoir vivre avec son amour toute sa vie –enfin disons plus longtemps que quelques années-, et quelques semaines de torture en compagnie du démon, le choix était vite fait. Enfin… Presque.

Ce n'était pas tellement la compagnie de Bélial qui le dérangeait en fait, mais plutôt ce qu'il ne tarderait pas à demander en échange. La première fois avait suffie, et il avait compris que son corps et tout son être étaient dédiés à l'être près de lui, et à personne d'autre.

« A quoi est-ce tu penses, Harry ?

-A toi, et à ce qu'on doit faire, et à un tas d'autre chose.

-Et qu'est ce que tu penses qu'on doit faire ? »

Le brun n'était pas prêt à assumer le fait qu'il pensait vraiment à faire venir Bélial ici, aussi détourna-t-il la question en la renvoyant à son vis-à-vis :

« -Et toi ?

-J'ai posé la question en premier, Potter, répondit Draco, légèrement agacé, et se retournant pour faire face au Gryffondor.

-Et moi je ne répondrai pas sans que tu y ais répondu, Malfoy. Surenchérit le plus jeune, un air de défi dans les yeux et un sourire amusé sur les lèvres.

-Par l'Enfer, Harry ! Réponds à cette foutue question.

-Bien, fit le susnommé, sans se départir de son sourire et levant les yeux au ciel, je vais y répondre, même si tu sais très bien ce que je pense… Ce n'est pas comme si on avait des tonnes de possibilités de toute façon. Pas vrai ?

-Disons que nous en avons deux principales : Faire appel au serpent ou se séparer, tu sais ce -. Répondit Draco, se retournant brusquement pour ne plus faire face au brun, avant d'être coupé par ce dernier.

-Tu le veux ? Se séparer je veux dire. »

Harry croisa les bras sur sa poitrine, dans une tentative inconsciente de protection. Draco ne pouvait pas lui faire ça, n'est-ce pas ? Il n'allait pas le quitter à cause d'un stupide collier ?!

Pas vrai ?

Et contrairement à son tumulte intérieur, extérieurement Harry resta calme et impassible, si ce n'est la touche de tristesse dans sa voix et celle de désespoir dans ses yeux. Ses muscles étaient tendus à l'extrême dans le silence lourd qui s'établit pendant les quelques secondes –qui parurent des heures aux yeux du brun- où le Serpentard rejoint la rambarde pour se remettre à fixer l'horizon, les sourcils froncés. Du moins jusqu'à ce qu'un « Non, bien sûr que non. » du blond ne vienne le troubler, permettant à Harry de quitter sa posture défensive pour se rapprocher de son compagnon.

« -Alors si tu ne le veux pas, pourquoi est-ce que tu en parles ?

-Peut-être parce que c'est ce qui est de mieux pour toi, chuchota Draco, la tête baissée, regardant distraitement les élèves s'amuser dans le parc, je veux dire… Je suis. Un soupir s'échappa de ses lèvres, alors qu'il reprenait, tu ne te rends pas compte des emmerdes qu'on a eu depuis qu'on est ensemble ?! Je veux dire, c'est sûrement un coup du Destin où quelque chose comme ça. Ce n'est pas –

-On a eu pas mal d'embêtements, c'est vrai mais, je te ferais dire que selon le Destin, je suis censé être mort et enterré à l'heure qu'il est. Et puis de toute façon je ne crois pas au Destin, continua-t-il une moue boudeuse aux lèvres, avant de reprendre d'un ton déterminé, ce ne sont que des conneries destinés à nous faire croire qu'on à pas le choix, que ce qui arrive doit arriver. Et que nous ne sommes responsables de rien… Mais, on a toujours le choix. »

Le silence s'installa de nouveau, les deux jeunes hommes étaient à quelques centimètres l'un de l'autre et se faisaient violence pour ne pas se toucher, finalement c'est Draco qui reprit contenance le premier, et ajoutant ironiquement :

« -Sauf maintenant, apparemment.

-Effectivement, ce n'était peut-être pas le moment propice pour lancer mon laïus là-dessus, hein ? Demanda-t-il une moue contrite aux lèvres.

-Je ne pense pas, non… Mais tu as raison. On doit appeler notre démon personnel… Par Merlin, et dire que je me réjouissais de ne plus le voir, ce matin encore. »

Le rire des deux protagonistes vint emplir la tour, alors qu'ils s'accoudaient à la rambarde, profitant de la vue qui s'offrait à eux.

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Tout était placé exactement comme la dernière fois, qui finalement était déjà éloignée de plus de deux mois… Même si Draco avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il avait fait ce rituel pour la première fois, il se rappelait la rage, la peur et enfin l'espoir qui avait pris possession de son âme, et tout cela lui semblait étrangement éloigné de ce qu'il ressentait aujourd'hui. Peut-être parce que Harry était là avec lui, ou parce qu'il était sûr que le démon allait apparaître. Dans tous les cas, alors qu'il traçait les runes sur le sol, il se sentait… Et bien, comme il sentait depuis que le collier l'avais brûlé pour la première fois, peiné, frustré, et impuissant face à ce qui leur arrivaient.

Les symboles tracés, les bougies installées aux positions stratégiques, il se tourna vers le brun qui attendait, nerveux et silencieux, assis sur une des tables poussées contre le mur du fond. Ce dernier avait les yeux fixés sur Draco. Suivant du regard chacun de ses gestes, anxieux face à la réapparition de Bélial. Il avait toujours peur de ce qu'il allait leur demander. Mais, ils n'avaient pas le choix, il était le seul à pouvoir les aider. Une fois de plus. Harry commençait à se demander s'ils n'étaient pas tout les deux pris dans une sorte de cercle vicieux infernal –ce qui était le cas de dire-. Le Gryffondor sortit de son mutisme, lorsque Draco s'approcha de lui.

« -Draco ?

-Oui ?

-Tu …Je… »

Harry fronça les sourcils, finalement il ne savait pas vraiment quoi dire, il aurait juste voulu le serrer dans ses bras, l'embrasser ou seulement lui prendre la main. Il crevait d'envie de caresser, ne serais-ce qu'un millième de seconde cette peau pâle.

« -Non, rien. »

Draco sourit d'une manière oscillant entre la tendresse et la peine, avant de frôler du bout du doigt la joue rosée de son amant, alors que déjà des marques de brûlures apparaissaient sous ses doigts. Harry ferma les yeux, autant pour se préserver de la vue des dites brûlures que pour profiter de la caresse du blond, qui, quelques secondes plus tard, s'éloigna à regret…

« -Tu es prêt 'Ry ?

- On n'a pas le choix de toute façon pas vrai.

- C'est vrai. » Répondit celui-ci, tendant la main pour toucher celle de son vis-à-vis, avant de se rétracter, ramenant sa main vers son corps.

Le blond, avec un dernier regard pour Harry, s'installa dans le cercle et recommença les mêmes incantations que la fois précédente. Cependant, alors que la lumière due au rituel s'effaçait, ce ne fut pas un serpent qui apparu, mais bel et bien l'homme qui les avait quittés la dernière fois. Et qui lança d'un ton enjoué, dès qu'ils aperçu le couple :

« -Comme on se retrouve. Je savais bien que vous n'auriez pas pu vous passer de moi longtemps. »

Au grand désespoir des deux plus jeune …

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« Je sais »

Là Harry et Dray fulminaient, on pouvait presque voir une veine pulsée sur leur tempe. Cela faisait un quart d'heure qu'ils essayaient de lui expliquer la situation et quand enfin il disait avoir compris, il rajoutait qu'il le savait depuis le début ! Alors pourquoi est-ce qu'ils s'étaient embêté à lui expliquer hein ? Si ça n'avait été que ça ! Mais Mônsieur voulait une démonstration ! Heureusement qu'ils avaient l'onguent de Pompom sinon Draco serrait recouvert de brûlure.

Avant que les mains des adolescents n'atteignent leur baguette, Bélial fit apparaître un fauteuil et s'y installa, il fit de même pour deux autres avant de faire signe à ses invocateurs de s'asseoir. Puis il prit un air sérieux et dit.

« Je peux vous débarrasser de ce collier. »

Le couple poussa un soupir de soulagement.

« Mais je veux quelque chose en échange de mon aide. »

Ils s'y attendaient.

« Et qu'est-ce que tu veux ? répliqua hargneusement le blond.

-Et bien durant mon séjour en enfer, en attendant que vous m'invoquiez de nouveau, j'y ai beaucoup réfléchi… Le démon laissa sa phrase en suspends.

-Et ?

-Je veux un garçon.

-Quoi ? Répondirent les deux autres en cœur, les yeux écarquillés.

-Un garçon, un amant, un compagnon. Bref, vous avez compris le principe, non ? Je ne pensais pas que vous étiez si attardés que cela. »

Compagnon il avait bien dit compagnon ? Les démons savaient aimer ? Les deux garçons se fixèrent quelques minutes. Se demandant tous deux comment ils allaient bien pouvoir lui trouver un petit-ami –car c'était bien ça qu'il voulait ils en étaient persuadés-. Mais la question était : où allait-il trouver un garçon qui répondrait aux critères sûrement élevés du démon de la luxure ? Et qui accepterait de sortir avec celui-ci…

Mais ils n'avaient pas le choix.

« D'accord, répondit Harry, on te trouvera quelqu'un.

« Mais j'espère bien… Ajouta le démon, un sourire sadique suspendu sur ses lèvres.


(1) Réminiscences d'une fic super : « Ho » by F0etus.

RAR(s) :

Zelna : Niark niark, et nan, y joue pas QUE les voyeurs, enfin d'une certaine façon si, mais bon, il aurait pas été content de juste regarder. Il lui faut de l'action au pauvre chéri xD. Merci pour ta review. D. A plus j'espère ;).

Lucid Nightmare : Comme quoi t'es pas la seule à avoir l'esprit tordu hein ? xD. Contente que tu aimes Béli parce que tu vas encore y avoir droit un moment -nous aussi on l'aime alors on allait pas le faire disparaître ;O. Pour les lemons, j'm'en fiche, c'est pas moi qui les écrits (niark niark). Dray et 'Ry se saute toujours dessus mais bon que veux-tu, les hormones des adolescents ça travaillent ces petites choses là, et pis faut bien satisfaire le lecteur -pis les auteurs aussi- et comme ça j'ai du boulot en moins O) . A vouiii ! Son God, sur le coup je l'avais oublié tiens dis celle qui essayera de le caser dans le prochain chapitre. Merci pour ta review (qui nous a bien fait délirer soit dit en passant xD). XxX +.


Mais qui donc fera l'affaire, nous on sait mais vous, vous avez une idée ?

Une tite review pour les auteures ?