Helloooooooo désolée pour le gros temps de silence, mais j'ai ENFIN fini ce chapitre. Il était censé être beaucoup plus long, mais je n'en pouvais plus, donc voilà. Ce chapitre est tout de même un peu plus long que quelques précédents, puisqu'il fait trois pages. Bref. Bonne lecture.
Mathieu retira ses lunettes de soleil d'un geste las, se passa la main dans les cheveux et se débarrassa de sa veste afin de la poser sur le dossier d'une chaise. Le jeune homme déboutonna sa chemise noire, celle qui était attribuée au Patron, et la posa sur le siège. Il enfila le tee-shirt beige caractérisant le Hippie et se vissa le chapeau sur la tête. Amorphe. C'était ainsi qu'il se sentait entre les séances de tournage de son épisode. Il ne prenait pas le temps de repenser à sa dispute avec Antoine; il n'en avait pas envie. Dès que son esprit frôlait cette pensée, il faisait en sorte d'en balayer ce sujet.
Oui, il avait été...irrité par le comportement de son ami lorsqu'il avait tenté de savoir ce qui le tracassait. Alors puisqu'il l'avait rembarré, lui, s'était contenté de renvoyer le présentateur de What the Cut avec une certaineme gentillesse ironique.
En soupirant, Mathieu sortit son smartphone de sa poche pour vérifier l'heure. C'est en le déverrouillant qu'il constata qu'il avait reçu un message d'Antoine.
« - Salut mec, j'espère que tu t'en sors pour ton épisode. Je sais pas si tu l'as mal pris pour la dernière fois mais je tenais à m'excuser, j'ai pas été sympa. »
Un sourire timide apparut sur son visage. Ses doigts coururent sur le clavier tactile.
« Pas de prob, j'te pardonne, gros ! Je t'appelle plus tard »
Un message d'approbation lui parvint quelques secondes plus tard. Mathieu respira un grand coup. Soulagé. Au moins, maintenant, il ne se sentait plus amorphe. Le présentateur de Salut les Geeks avisa la paire de lunettes Ray-Ban posée sur une étagère et la posa sur son nez. Il fit face au miroir disposé derrière lui et lui adressa un sourire hébété. Il était temps de se remettre au tournage.
De son côté, Antoine eut un petit sourire satisfait en recevant la réponse de son camarade. Un problème de réglé. Sur deux. Le jeune homme vérifia l'heure sur son téléphone portable et saisit sa veste, son portefeuille, sortit de sa chambre d'un pas rapide en constatant qu'il était dix-sept heures quinze. Il descendit un escalier et parvint à la cuisine où l'attendait sa mère, qui le gratifia d'un regard insistant en l'apercevant. Elle prit la parole:
- Tu n'as pas oublié qu'on a des invités ce soir, n'est-ce pas ?
- Non, j'ai pas oublié, Maman, c'est justement pour ça que je sors en ville m'acheter des pizza.
- Tu es sûr que tu ne veux pas manger avec nous ?
- Oui, désolé, je suis occupé en ce moment.
- Tes vidéos, hein ?
Sa maternelle lel fixa intensément, haussant légèrement un sourcil. Antoine haussa les épaules et détourna le regard. Il détestait quand l'auteure de ses jours le dévisageait ainsi.
- On peut dire ça, lâcha-t-il avant de déposer un baiser sur la joue de sa mère, à tout à l'heure !
L'adressée soupira en observant son fils s'éloigner, hâtif, puis sortir de la maison.
Après une dizaine de minutes de déambulation dans les rues de Paris, le grand brun fut interpelé par un jeune homme: il s'était arrêté en plein milieu du trottoir (c'était un piéton, hein), avait dévisagé le présentateur de What the Cut, figé. Après un silence d'une seconde, il avait articulé – visiblement non sans une certaine difficulté-
- Antoine Daniel ?
L'adressé sourit. L'habitude. « C'est moi », plaisanta-t-il.
- Oh putain désolé pour ma réaction bizarre mais j'aurais jamais cru te rencontrer un jour...
- Non non pas de problème, t'es pas le premier à faire ça, gloussa le youtuber.
- Okay...ah, bravo pour ton dernier épisode, d'ailleurs, il était juste génial !
- Merci, je me suis donné pas mal pour le terminer..sans parler le beug du logiciel de montage...
- Ça a dû être rageant non ?
- Assez, 'ffectivement. J'ai pété un câble, ricana Antoine en remarquant un banc sur le trottoir, bah attends, tu veux pas t'asseoir ? Ça nous évitera de rester plantés là comme des cons en discutant, ajouta-t-il avec un sourire amusé.
L'inconnu approuva avant de s'installer sur le banc public avec le présentateur de What the Cut. Ils discutèrent longuement – non non, ceci n'est pas un résumé parce-que l'auteure a la flemme de décrire toute une conversation- avant de se séparer.
Quelques minutes plus tard, Antoine parvint à la pizzeria qu'il « fréquentait » le plus avec un sourire rêveur aux lèvres. Ses fans, il les adorait. Et il adorait discuter avec eux; mais revenons-en à la pizzeria. C'était celle qu'il fréquentait le plus, donc. Tout simplement parce-que les commandes étaient rapides tout comme le service, les pizza excellentes, le personnel sympathique et les prix non trop excessifs. Et c'est ainsi que cinq minutes plus tard, le jeune homme prenait le chemin de son domicile avec une pile de trois pizza dans les bras – gourmand, va !-. Et c'est ainsi que son téléphone sonna. Forcément.
« Ça doit être Mathieu », songea-t-il en rééquilibrant les cartons de pizza sur son bras droit. Le présentateur de What the Cut sortit péniblement son cellulaire de sa poche et décrocha hâtivement.
- Alooooooo ?
- Salut Antoine, lança la voix du schyzophrène à l'autre bout du combiné, ça va ?
- Beaucoup mieux depuis que tu m'as pardonné, j'dois dire, avoua l'intéressé avec un petit sourire en coin.
- J'espère bien, gamin, répondit une voix rauque.
- Oh non, tu vas pas recommencer ! Oh putain...
- Quoi ? fit Mathieu en reprenant sa voix normale.
- Nan rien, je viens de me rappeler d'un rêve trop zarb que j'ai fait cette nuit...mais le truc vraiment trop chelou...
- Oh putain raconte ! s'écria le présentateur de Salut les Geeks en riant.
- Plus tard, faut que je rentre chez moi là.
- Oh, tu veux que je te rappelle ?
- Si tu veux, sinon je peux rentrer chez moi en te parlant, hein.
- Mouais moi ça me dérangerait pas mais...oh merde.
- Un problème ?
- J'ai rien à bouffer.
- Mais si mais si. Y'a toujours un truc comestible qui traîne.
- Ben non. Le placard et le frigo sont vides. Archi-vides, même.
- Ben mange les croquettes de ton chat.
- Nan, il est radin, ricana-t-il.
- Bon au pire je viens d'acheter des pizza, on pourrait les manger ensemble.
- Mouais, je pourrai m'incruster chez toi ?
- Nan, désolé, mes parents ont des invités. Je peux venir comme d'habitude ?
- Bah pas de problème !
- Attends, si t'as rien dans ton frigo, j'vais acheter un pack de bières.
- Ouais, sinon tu me dis où tu es, j'arrive et je t'aide à porter deux-trois trucs, et enfin on rentre chez moi.
- Bah okay, on fait comme ça. Je retourne devant « ma » pizzeria et tu me rejoins là-bas ?
- Okay. Je viens en voiture. À toute !
Antoine renchérit et raccrocha. D'un pas traînant, il retourna devant la pizzeria, s'adossa à un mur et attendit. Il leva son regard vers le ciel qui semblait avoir viré au gris depuis une vingtaine de minutes, et mieux encore, une goutte d'eau lui tomba sur le nez. Et c'est ainsi que la pluie commença à tomber.
« Oh putain », lâcha le brun en jetant un regard circulaire autour de lui. Il courut s'abriter sous un arbre où il attendit pendant une vingtaine de minutes, comptant les secondes et les gouttes de pluie -c'est très dur-. Au bout de quelques dizaines de minutes qui lui parurent être des heures, Antoine aperçut Mathieu, courant vers lui, au bout de la rue.
Il pleuvait des cordes, et quand le petit châtain parvint à lui, il était trempé jusqu'aux os.
- T'étais pas censé arriver en voiture ? le questionna le plus grand en avisant son regard dépité.
- J'ai passé dix minutes à chercher mes clés. Impossible de remettre la main dessus, désolé.
- Putain mais tu t'es vraiment pris la saucée, mec.
- Ouais. Du coup, va falloir rentrer chez moi comme ça.
- ...c'est mort. T'as pensé aux pizza ?
- T'as une veste, non ?
- Quel rapport ?
Mathieu ne répondit pas. Il lui fit juste part d'un regard insistant.
- Ah non, c'est mort ! J'enlève pas ma veste pour aller sous la pluie.
- C'est soit ça soit les pizza sont mortes quand on rentre. Et j'ai pas de veste, comme tu peux le voir.
Antoine soupira. Au moins, ils seraient aussi trempés l'un que l'autre en rentrant chez eux. « Principe d'équité », songea-t-il en retirant sa veste et en enveloppant les cartons de pizza dedans. Il frémit.
- Bon, on va acheter des bières ?
- Tout de suite !
Ils contemplèrent les cordes que formaient la pluie pendant une seconde et se lancèrent un regard de défi. S'élancèrent sous les trombes d'eau.
Et voilà. J'me suis tuée, sur ce chapitre, là. Bon, c'est fini pour aujourd'hui, j'espère que ce chapitre vous a plu (même si moi je l'ai pas trouvé terrible), on se retrouve au prochain, j'espère ! Review ?
Réponse à la review de Hizerielle: tu m'as bien fait marrer, toi x) Ah, si, CD, DVD…possible. Moi, je doute pas, je suis SÛRE que les rêves d'Antoine sont des cauchemars xD
