Littel Sayuri : HEY ! :D Je vais essayer de faire en sorte que ça avance un peu plus vite et qu'on découvre Papa et maman Tina ! x) Oui c'est vrais que Gueuleford était mieux « qu'Alukard » pour cette scène x) « Alukard » aurait tué Kurgan au lieu de juste le menacer ! x) Le retour de la ville qui fait fomp ! x) Mami devin est dans la place ! ^^ Et oui ! Rustik a son Pdv ! Moi-même, j'ai été étonné ! XD C'est vrais que j'ai longtemps hésité entre les deux options. Il le secoue ou il le ramène ? Finalement, heureusement qu'il l'a ramené, car ça m'a débloqué des petites idées pour plus tard ;) Oui Arzane domine Geralt, mais quand tu verra la totalité de son histoire et surtout les beignes qu'il lui a foutue au début de leur « relation »... XD Hé oui ! C'était Kard/Alukard mais Geralt ! Drama hein ? ^^ J'ai adoré l'idée xD Mais alors... Où est le corps du vrai Alukard ? Et celui d'Allurnite ? Mystère ! ;) Peut-être que c'est pas la même salle ? XD MUHAHAHA ! C'est vrai qu'Émelie qui passe sa fille au questionnaire XD ça m'a fait marrer ça de l'écrire x) Oui la fin est un peu brut en mode : Fin. La suite plus tard. x)

Bonne lecture à toi Lili ! ^^

Floki : Saaaaaalut ! Dééééééééésolééééééééé pour le retard, mais comme je te l'ai expliqué, j'ai eu des empêchements. Le boulot, tout ça tout ça hein x) Oui je sais que tu aime Rustik par-dessus tout, mais au moins il passe pour un guerrier car il était avec ses hommes au cooooooooooommmmbat ! ^^ Mais t'inquiète, il aura son heure glorieuse ! ^^

Bonne lecture mon floki ! Et à la prochaine ! ^^

SAAAAAAAAALUT TOUT LE MONDE ! Quoi ?! Comment ça j'ai du retard ? J'ai le droit d'avoir une vie nan ? XDDDD Bon, j'ai pas trop d'excuse. J'ai eu du boulot et à la fois la flemme, car des journées ou on commence à 5H pour rentrer à 22H et se relever à 4H le lendemain pour porter des meubles etc... Voilà quoi xDDD Mais je suis tout de même dééééééésolé pour le retard... Bon, vous avez eu le premier chapitre de « Destin malchanceux » qui, d'ailleurs a eu du succès à ce que je vois ! ^^ Mais on est pas là pour ça ! Nouveau chapitre ! Nouveau drama ! Nouvelle annonce ! ^^

Bonne lectuuuuuure ! ^^ Bisous ! :3

Un monde meilleur

(Harkard)

Chapitre 7

Les neiges éternelles.


Se promenant dans le calme de la nuit, Arzane marchait sans but au milieu des sapins et des peupliers, accompagné par le vent qui soufflait dans ces derniers. Il se disait que par moment, Geralt méritait bien de mourir des centaines fois, quand ce dernier s'amusait à le « chatouiller » un peu trop avec son passé. Mais même qu'il en avait besoin pour mener à terme son plan, il réfléchissait à comment le terminer lui-même, si un jour Geralt l'agaçait une fois de trop. Il se demandait également ce qu'il faisait là. Pourquoi n'était-il pas partie ? Retourner à sa vie de solitaire, au calme, là où personnes ne viendraient l'emmerder avec des conneries sans queue ni tête. La raison de sa présence ici lui était revenue comme un boomerang en plein visage. Il était là pour eux, pour sa famille. Pour avoir enfin des réponses à des questions qui étaient resté sans explication depuis le jour de sa naissance. Arzane n'avait jamais connu ses parents... À cette pensée, des images de son enfance lui revenait à l'esprit, comme un mauvais rêve.


Flash-back. Narration Arzane.

J'avais été recueillit par une femme, déjà mère de cinq enfants. Elle m'avait racontée et montrée des années plus tard où était le lieu ou elle m'avait trouvée. C'était un coin abandonné, au milieu d'un bois glacial sans âme. Là bas, au village, tout était recouvert de neige et le peu de fois que le soleil parvenait à la faire fondre, s'en suivaient des glissements de terrain interminable, tellement brutal que des maisons s'en écroulaient le plus souvent. Cette femme, que j'appelais autre fois, Mère, se débrouillait toujours pour que ses six enfants puisent manger à leur faim. Elle était travailleuse la vielle ! Elle avait trouvé un poste pour chacun de ses enfants dans l'auberge qu'elle gérait depuis qu'elle était enfant. Elle avait aidée ses parents, alors elle ne voyait pas pourquoi les siens n'en feraient pas de même. Les journées étaient tout sauf épuisante. Des repas à préparer et à servir. Un bâtiment à entretenir avec de nombreuses chambres. Les voyageurs étaient toujours très bien reçu. Mais dès que l'occasion se présentait, c'était à dire à chaque journée sans travail, mes frères et sœurs aimaient s'amuser avec leur jouet préféré : Moi.

J'étais un petit garçon tout ce qui avait de plus normal. Brun. Frêle. Yeux vert. Aucun défaut, ni différence par rapport aux autres gamins de mon âge. Alors, pourquoi... Pourquoi me martyrisaient-ils de la sorte ?!

Ces maudits gamins... Dès mon plus jeune âge, ils avaient décidé de me faire vivre un enfer. Cette bande d'idiot s'amusait à faire des tas d'expérience sur moi, même quand je n'étais pas encore capable de marcher ou de parler. Leurs rires m'avaient hanté pendant des années. Au début, je me disais que ça devait être une passade, qu'ils finiraient par se lasser et qu'ils changeraient de comportement à mon égard ! Mais même après quinze ans de vie commune avec eux, ils ne changeaient pas. Alors après un événement plutôt fâcheux, j'ai pris mes affaires et je suis partie.

Mais les jours n'en étaient resté pas moins vivable à l'époque ! J'avais la belle vie même, si on mettais de côté mes idiots de frères et sœurs.

Même que la majorité de sa vie avait été rempli de souffrance, de peine et de douleur, il en étais resté pas moins joyeux. Toujours le sourire, aimable et voulant toujours aidé son prochain. Les autres habitants en étaient d'ailleurs ravi d'avoir un jeune garçon si bien élevé dans leur entourage, comparé à l'un de ses demi frères.

Il était grand, gros, grossier, infernal et invivable. Étant le plus âgé (quinze ans), il profitait souvent de son statu pour obtenir ce qu'il voulait de la pars de ses jeunes frères et sœurs. L'idée de faire vivre un enfer à Arzane était venu de lui d'ailleurs. Kay. Tel était son nom. Cheveux blond court, yeux bleu, habillé d'une tunique beige, d'un pantalon noir, d'une paire de chaussure en peau de la même couleur que son haut. Sa peau ainsi que ses vêtements était sale, couleur terre, ce qui exaspérait le plus souvent sa mère qui tentait de faire en sorte que son garçon prenne le plus de bain possible. Ce que Kay détestait. Il disait souvent qu'un homme devait sentir comme ça pour prouver aux autres qu'il était travailleur.

Les autres frère et sœur s'appelait : Jack, treize ans. Cheveux noir et yeux marron. Aussi grand que son frère aîné, mais moins imposant niveau poids. Un caractère en acier trempé, ce dernier était toujours derrière Kay pour tout et n'importe quoi. (Donc, si on suit la logique... Si Kay saute d'un pont, il le ferra ?... Et si il meurs alors ? sourire sadique xDDDD) Surtout pour embêter le petit dernier de la famille. Il portait le plus souvent les mêmes vêtements que son grand frère, par manque de budget de leur mère.

Lydia, onze ans, brune aux yeux marron. Assez frêle physiquement. Plutôt timide et réservé, elle ne prend jamais pars au mauvais traitement infligé à Arzane. Elle préférait lui mener la vie dure autrement que pars la violence.

(À croire que personne ne l'aimait beaucoup dans cette famille xD)

Ysolda, la sœur jumelle de Lydia, brune aux yeux bleu vert, tout deux habillé d'une long robe verte et les cheveux coiffé en un chignon. Contrairement à sa sœur, elle prenait un malin plaisir à martyriser l'orphelin à l'aide de ses deux grands frères.

Yulie, sept ans. Elle avait les cheveux noir et si long, qu'ils lui tombaient en bas des fesses, quand sa mère ne lui attachait pas en une longue tresse qu'elle faisait passer en générale par dessus son épaule gauche. Yeux marron. Tout comme ses deux grandes sœurs, elle portait une longue robe verte, des petites chaussure marron et se baladait toujours avec un sourire rayonnant. Contrairement à ses frères et sœurs, elle ne menait aucunement la vie dur à Arzane, elle l'aimait d'ailleurs comme son frère jumeaux, ayant tout deux le même âge.

Le petit dernier de cette belle et grande famille, se trouvait être Arzane. Âgé de sept ans. Les cheveux noir, balayé en arrière et possédant deux grands yeux verts hypnotisant.

Un jour ma « mère » m'avait demandé d'aller au village voisin pour y faire quelque emplette. Le notre se trouvait à la frontière enneigé, mais après deux bonnes heures de marche, les verts pâturages remplaçaient le décor monotone que nous avions habituellement. Contrairement aux autres de la famille, faire tout le voyage tout seul ne me dérangeait pas. Ce n'était qu'à une demi journée, et avec le chariot qui se trouvait tiré par notre âne, je n'avais pas trop d'effort à fournir. Ma mère ne pouvait s'autoriser à partir de la maison qui se trouvait être le gagne-pain principale de la famille. Ça me permettait aussi de prendre l'air, loin de mes frères et sœurs. Comme indiqué sur la liste laissée par mère, je suivais ses recommandation à la lettre. Du tissue acheté au tailleur. Du pain au boulangé. Du lait au fermier. La dernière chose sur ma liste se trouvait être d'acheter de la viande...

-Espèce d'arnaqueur !

Le jeune Arzane se trouvait encore à l'extérieur quand la voix d'un homme venait d'hurler au scandale. Il poussa lentement la porte, pour ensuite se joindre à la fil d'attente pour prendre commande. Sans un bruit, il écoutaient les personnes qui étaient servit tout devant. Il s'agissait de deux hommes, tout vêtue de noir, et visage en partie couvert pour l'un, tendis que le second était rouge de gêne dû certainement au comportement de son ami. Il était beaucoup plus petit et moins baraqué que l'autre, mais son visage était sale, triste, il semblait souffrir et d'être mal en point. Même un aveugle le verrait ! Avoir une peau aussi blanche que la neige du village natale d'Arzane n'était en aucun cas signe de bonne santé.

-Vous vous foutez de moi ma parole ! Quatre-vingt quinze pièces d'or pour ça ?!

-Bah ouais mon gaillard ! Chez nous, les temps sont dure ! Et estimez-vous heureux que je ne double pas le prix !

-Doublé le prix ?! Vous vous ma main dans la gueule ou comment on s'arrange ?!

-Calme toi s'il te plaît ! T'es entrain de te donner en spectacle. Intervenait le plus petit du duo, mort de honte.

L'homme encapuchonné tournait vaguement son regard vers la fil d'attente, avant de soupirer lourdement et de lancer une bourse au boucher. Quand ce dernier l'avait prise en main pour en vérifier le contenu et si la somme exacte s'y trouvait, l'ami du gueulard en donna une seconde avant de lui chuchoter à l'oreille.

-Ceci vous dispensera peut-être de tout recompter ?

À en juger par la grosseur de la seconde bourse, il y avait visiblement le triple de la somme demandé ! Le bouché rangea la monnaie sous le comptoir avec un grand sourire ravi. Pendant ce temps, le grand gueulard avait prit la nourriture et se dirigeait vers l'extérieur sans la moindre politesse. La file d'attente était tellement imposante que des personnes s'était entassé sur toute la longueur du magasin, et le dernier arrivé bloquait donc la sortie. Lorsque que l'homme se retrouva face au pauvre petit Arzane qui regardait partout, sauf cette homme terrifiant, ce dernier l'avait attrapé par le col de sa chemise pour ensuite le soulever de quelque centimètre du sol.

-Hors de ma route, avorton !

Il le lança un peu plus loin avec violence pour ensuite sortir, suivit de prêt par son camarade. Arzane lui, restait un moment au sol, les yeux écarquillé, tremblant de peur ! Une personne à côté de lui l'aida à se redresser avant d'adresser discrètement des jurons à l'intention du duo qui était déjà loin. Le jeune brun était choqué à cause de cet homme, mais pas pour la même raison que certain imaginaient. Ses yeux... Ils étaient froid, sans expression, mais surtout, ils étaient rouge ! Rouge comme le feu ! Comme le sang... Était-ce normal ? Il ne préféra pas prêter plus attention à ce détail, voulant rentrer au plus vite.

Sur le chemin du retour, alors qu'Arzane tenait les rennes de l'âne, ses pensaient se concentraient sur les deux personnes étranges qu'il avait vu à la boucherie. Il ne savait pas pourquoi, ni comment, mais ces yeux rouges ne lui étaient pas inconnue. Il avait l'impression de les connaître. De les avoir déjà vue... En rêve peut-être ? Il n'en savait trop rien. À la vue du village, le visage du jeune Arzane s'était en partie illuminé de joie, avant que son regard ne viennent se planter sur Kay, toujours accompagné de son frère moins âgé. Les deux affichaient un sourire malsain et Arzane craignait déjà le pire. En arrivant à leur hauteur, Arzane les salua poliment comme à son habitude et eux ne lui répondirent qu'avec des grincements de mâchoire et des regards de tueurs.

-Salut le nain. Se décida de répondre Kay.

« Toujours aussi agréable » Pensa Arzane.

-Dis ? J'espère que t'as tout trouvé tout ce que Mère t'as demandé ?

-Il me manque qu'une seule chose.

-Encore une fois, tu prouve que tu es un moins que rien ! Cracha Jack. Et on peux savoir ce que t'as oublié ?

-Le tissue pour que Mère vous fasse des nouvelles culottes !

N'appréciant pas la moquerie de leur petit frère, le plus grand fit se stopper l'âne, tendis que le second tira Arzane hors du chariot vers le sol enneigé ! Jack lui fit une clef de bras, lui bloquant ce dernier dans le dos, tendis que Kay lui marchait sur l'autre main. Ayant la tête enfoncé dans la neige, ses hurlements semblaient à peine audible, alors que les rires sadique de ses frères emplissaient l'espace. Arzane les suppliait d'arrêter ! De le laisser tranquille ! Mais ils n'entendaient rien, enfin, c'était ce qu'ils laissaient croire.

Ils adoraient me torturer pendant des heures. Me faire manger de la neige par le nez et autre supplice infernal, que mes frères et sœurs possédaient et qualifiaient d'art. De don même. Durant les sept années suivante, mon enfer devenait de plus en plus oppressent. Heureusement, Yulie était là. Elle faisait partie des rare personnes qui m' appréciait et m'aimait.


En pleine après-midi, alors que la neige se déversait sur le village paisible du nom de Malok, les personnes qui se trouvaient prêt de l'auberge pouvait entendre une douce voix angélique réciter quelque parole, accompagné d'un luth manié d'une main de maître. Ce n'était autre que Yulie qui apaisait le monde de sa voix de lin. Une personne en particulier l'écoutait très attentivement. Il s'agissait d'Arzane qui se trouvait dans la même pièce que sa sœur. Il était comme hypnotisé par la douce mélodie qu'émettait la jeune brune.

Quand elle s'arrêta de chanter, le garçon fut sorti de sa transe et tout en se frottant les yeux comme s'il avait dormi, venait ensuite dresser son regard vers Yulie qui s'écroulait sur le lit de fatigue.

-C'était comment ? Demanda-t-elle en le regardant à son tour en rougissant.

-Superbe ! Mais j'ai une question... Tu sort ça d'où : ton parfum de groseille et de lilas ?

Yulie fit rouler ses yeux au ciel, pour ensuite toucher à plusieurs reprises sa tempe du bout de l'index.

-De ta tête ? Répondit le jeune garçon innocemment.

-Tes cheveux, tête de yack ! Ria-t-elle aux larmes avant de reprendre plus calmement. Maman te les lave bien à l'essence de groseille et de lilas ?

-Oui bien-sûr que oui, je ne suis pas comme Kay, à fuir les bains et à me rouler dans les porcheries !

-Ahah, beurk ! T'es dégouttant !

Les deux jeunes explosèrent de rire en chœur, tellement fort que les murs de l'auberge auraient pu s'écrouler.

-Quand compte-tu faire une prestation sur cette musique ?

-Elle n'est pas encore tout a fait prête. Il me manque quelque partition et couplet, mais tu en serra le premier au courant !

Yulia et Arzane, un duo de jeunes enfant. Innocent, aimable et serviable au possible, ces deux bambins aux cheveux de jade ne manquaient pas une occasion pour aider les habitants de leur mieux. Que ce soit de retrouver leur troupeaux échappé, couper du bois ou encore, garder des enfants plus jeunes qu'eux ( ou parfois même des plus vieux, car certain avaient la motricité d'une montagne et la fainéantise d'un coucou. ) Tania, la mère de toute cette marmaille, était une petite femme au cheveux noir et en partie gris, dû à son âge. Elle gérait les affaires de l'auberge à l'aide de ses bras et ses enfants volontaire. Cinq génération avaient dirigé cette endroit, mais peux nombreux étaient les racheteurs. En même temps, qui voudrait acheter une vielle bâtisse planté dans un village hivernal et paumé ? Une personne qui aurait de l'argent à jeter par la fenêtre sûrement. Ysolda et Lydia étant aux services et à la plonge, Yulie s'occupait à mettre un peu d'ambiance à l'aide de ses don pour le chant et la musique, tendis qu'Arzane s'occupait de l'entretien des chambres, très souvent aidé par sa sœur quand elle ne faisait pas fondre les cœurs des gens avec son visage de poupée et sa voix douce. Les deux plus âgées, Kay et Jack, avaient quitté en partie l'affaire familiale pour un travail un peu plus dans leur corde. Ils étaient grand, fort, dragueur et charmant, rapide avec une bonne dose de courage ! Dommage, cela ne servait à rien pour s'occuper des cochons et des vaches. (Allez, salut bande de nul ! xD)


Les semaines et les mois passèrent, et un jour que Tania n'avait besoin ni de l'aide de Yulie, ni de Arzane, ces deux derniers s'en étaient donc allé dans les bois aux alentours du village. Dans ce grand décor blanc, il n'était pas difficile de repérer la moindre trace au sol. Les pas des deux jeunes étaient d'ailleurs parfaitement bien encastré les un dans les autres. Mais alors que le duo admirait le décor qui leur étaient plus que familier après tant d'année à vivre ici, un couinement venait de retentir dans le calme du bois et du sons des pas dans la neige.

-C'était quoi ? Demanda Yulie en se stoppant derrière Arzane.

-J'en sais rien, mais ça venait de là-bas ! Dit-il en réajustant son épais manteau de fourrure.

En continuant leur route, ils remarquaient des traces d'animaux sur le sol. Lapin, biche et celle d'un loup, plusieurs même ! Même que Yulie avait insisté discrètement au prêt d'Arzane pour rentrer, ce dernier voulait pas démordre et continuait sur sa lancé, même quand du sang commençait à se mêler dans la neige. Yulie se sentait de moins en moins rassuré, tendis qu'Arzane ralentissait progressivement le rythme pour finalement s'arrêter devant une scène des plus macabres. Du sang partout et une carcasse au milieu de tout ça. Ce pauvre loup avait deux pattes de coincé dans ces pièges inhumain. Elles étaient en partie grignoté par le prisonnier, mais il avait fini par en mourir. Mais alors, qui avait couiné ? Lorsque les douces mains de Yulie s'était mêlé à celle d'Arzane, accompagné d'une mise en garde, les deux jeunes comprirent vite de qui était venu la longue et déchirante plainte.

-Regarde ! Ça a bougé au niveau de son ventre ! Dit-elle en chuchotant.

En effet, ce n'était pas un loup, mais une louve. Son petit était couché à côté d'elle, blotti sous l'une de ses pattes et tremblant de froids (ça me fait trop penser au Roi loin xD Il est où Scar ? XD pardon.) Ils s'approchèrent du petit animal frigorifié, Arzane fut le premier à vouloir entrer en contact avec le louveteau. Ce dernier se laissait caresser, mais grognait tout de même pour montrer qu'il n'était pas une peluche sans défense. Les deux étaient littéralement sous le charme de cette petite créature, et en voyant les nouveaux venu être doux, calme et attentionné avec lui, il abandonnait et se laissait porter par Arzane qui l'avait cachait dans son manteau pour le réchauffer. Seul sa petite dépassait au niveau du col et chatouillait le cou et le menton du jeune garçon. En rentrant chez-eux, ils tentèrent de passer le plus discrètement possible, car ils connaissaient bien l'avis des adultes sur les loups, mais il était tout sauf dangereux ! Il était si petit et inoffensif. Une fois arriver dans la chambre de Yulie, le louveteau fut déposé sur une vielle couverture placé sur le milieu du lit.

-Comment on vas l'appeler ? Demanda Yulie.

-J'avais déjà réfléchis à un nom... Que pense-tu de Châtaigne ?

-Châtaigne ? Drôle de nom pour un animal. Mais c'est vrais que ça lui vas à merveille !

-Qu'est-ce que t'en pense Châtaigne ? Il te plaît ce nom ?

Le louveteau semblait acquiescer en aboyant de sa voix aigus. Le problème qui persistait, était de le nourrir et de s'en occuper sans que personne ne l'apprenne. Même qu'ils avaient tout mis en œuvre pour faire en sorte que Châtaigne ne manque de rien, Tania avait très vite compris que ses deux petits anges complotaient quelque chose dans son dos. Alors un soir, alors qu'Arzane et Yuie avaient engloutie leur repas tel des ogres, leur mère s'était discrètement lancé dans une filature et quand elle avait entendu les rires de ses enfants ainsi que les halètements d'un chien, un tendre sourire venait se dessiner sur son visage. Elle rentra subitement dans la chambre, surprenant ses enfants assis face à face et nourrissant un jeune loup. Après avoir refermé la porte, elle s'était avancé vers eux avec son grand sourire tendre, tendis que ses enfants étaient tétanisé ayant été prit la main dans le sac.

-C'était donc ça que vous faisiez dans mon dos ? Vous occuper d'un invité clandestin ?

-S'il vous plaît Mère ! C'est qu'un bébé, il peut pas survivre tout seul dehors ! Implora Yulie.

-Et que fait-il tout seul ce louveteau ? Ils sont censé se balader en groupe et ils n'abandonnent jamais leur progéniture.

-Sa mère a été attrapé par un piège et en est morte de froid. Avoua Arzane à son tour.

-Un piège ? Nous ne pratiquons ce genre de barbarie pour nous protéger !

-C'est la vérité pourtant ! Ses pattes avant étaient coincé dans cette gueule d'acier... Elle a essayé de s'en défaire, mais...

-Mais elle n'a pas survécus, je sais.

Tania s'approchait un peu plus du louveteau qui s'était légèrement recroquevillé sur lui-même, tellement que l'agitation lui avait fait peur. Elle le prit ensuite dans ses bras et lui caressa le dos ainsi que la tête.

-Et comment s'appelle vôtre ami ? Demanda-t-elle avec un regard attendrit.

-Châtaigne ! S'empressa de dire Yulie avec un grand sourire.

-En voilà un nom amusant pour un loup ! Pourquoi un tel nom ?

Ne sachant pas quoi répondre, Yulie s'était tourné vers son frère en espérant que ce dernier aurait une explication.

-Ses yeux. Répondit Arzane en caressant la truffe du jeune loup. Ils sont marron, rond et aussi gros que des châtaignes !

-Il n'y a pas que ses yeux qui sont gros à ce que je vois ! Plaisanta Tania en constatant que Châtaigne avait la vendre qui ressemblait à un ballon, puis elle reprit. Vous vous en êtes admirablement bien occupé, mais si vous voulez le garder, il va falloir arrêter de le gaver comme une oie ! Ça pourrait lui faire avoir des problèmes de santé.

-On peux le garder alors ? Demanda Arzane.

Tania acquiesçait avec un grand sourire, avant de rire aux éclats sous les léchouilles du louveteau ce qui fit également rire les deux jeunes, à la fois de joie, d'amusement et de soulagement de pouvoir garder leur loup.

Châtaigne fut afféré à la surveillance de nos resserves des années plus tard. Entre temps, tout le village fut mit au courant qu'un jeune loup apprivoisé avait élu domicile dans l'auberge de Tania, ce qui attirait des curieux qui mouraient d'envie de rencontrer ce fameux loup aux yeux marron. Peu commun pour un loup. Kay ainsi que Jack n'étaient pas très rassuré quand cette bête se trouvaient dans les parages. Ils savaient les dégâts que pouvait procurer un loup, mais dès qu'il sortait avec sa deuxième maîtresse, ces derniers en profitaient pour martyrisé comme à chaque fois leur petit frère. Châtaigne sentait bien qu'il y avait un problème et s'était empressé de rentrer pour protéger son maître en grognant sur ses agresseurs, mais lorsque Tania l'avait appris, le pauvre Châtaigne avait passé la nuit dehors, stipulent que les animaux méchants n'étaient pas les bien venu ici. Ça lui faisait mal d'avoir fait ça, surtout quand elle voyait ses deux plus jeunes enfants déprimer et touiller leurs cuillère dans leur potage le soir même. Kay et Jack s'étaient également fait réprimandé, mais ils en avaient que faire !


Le jour des neuf ans d'Arzane, Tania avait décider d'enfin montrer l'endroit où elle avait trouvé son fils. Enfilant un épais manteau en fourrure, aussi bien pour la mère que le fils et leur loup, et les voilà partie pour une petite promenade. En deux ans, Châtaigne avait presque atteint sa taille adulte, et le moins que pouvaient constaté les gens, c'était qu'il était grand ! Presque autant qu'un poney, ou un veau ! Sur la route enneigé, Tania parlait et expliquait à Arzane la raison de pourquoi elle avait été se fourrer dans un endroit si reculé dans les bois. C'était pour récolter des herbes qui poussaient uniquement à cette endroit pour soigner Kay qui avait attrapé froid.

-Je cherchais les herbes dans les endroits habituelles et j'en récoltais très vite une quantité plus que suffisante, mais je ne savais pas pourquoi, je continuais d'en amasser dans ma sacoche.

-Tu appréciais peut-être d'être dehors ?

-Peut-être... Pourtant je savais que Kay comptait sur moi pour revenir le plus pour le soigner. Puis, des bruits ont attiré mon attention.

-Des bruits ? Quels bruits ?

Tania s'était arrêté quelque seconde plus tard, avant de pointer une direction qu'Arzane suivit attentivement. Devant-lui se trouvait une vaste zone déneigé, comme si une source de chaleur empêchait la neige d'y rester. Il avançait lentement, seul, Châtaigne étant resté aux côtés de Tania, et une fois au centre de ce cercle dégagé il ressentait comme une impression de déjà vue.

-Je t'ai trouvé à l'endroit exacte ou te trouve ! Emmitouflé dans d'épaisses couvertures, posé à même le sol. N'importe quel enfant y serait resté, mais toi, tu avais survécu malgré les tempêtes de neige. J'ai gardé la couverture dans le grenier, si au cas ou tu aurais envie de la voir.

Arzane ne disait rien, il penchait simplement la tête en arrière avant d'inspirer un longuement. Sa mère le regardait faire avec un petit sourire satisfait, mais voyant que le jeune garçon ne bougeait pas depuis une poignée de minutes, elle commençait à s'inquiéter.

-Quelque chose ne vas pas ?

Elle s'approchait d'elle discrètement, histoire de ne pas lui faire peur ou de le brusquer, alors que Châtaigne commençait à avoir les poils du dos hérissé !

« Ces voix ? D'où viennent telles ? »

Dans sa tête des voix résonnaient, comme si elles se trouvaient dans une grotte et très éloigné ! Parmi ces trois voix, il en reconnaissait une. Même que ça faisait longtemps, les voix des deux hommes étrange qu'il avait croisé quelque années en arrière ne l'avait jamais vraiment quitté. Surtout celle du plus grand.


Les voix sonnaient comme des échos. Comme dans une grotte.

-Tu es contente, j'imagine, hein ? T'as enfin réussi à venir à tes fins !

-Quoi ?

-Ô ne fait pas l'innocente, ni la sainte ni touche ! Ose me dire que c'est une pure coïncidence, que tes amis abattent ma maison le jour ou, comme par hasard, je n'y suis pas.

-Kard ! Tu raconte n'importe quoi ! Ma fille ne ferrait jamais une chose pareil !

-Biiien évidemment ! Répondit le dénommé Kard d'un ton sarcastique. Elle est bien trop bonne et trop sage pour nuire à qui que ce soit ! Suis-je bête... Minute... Qu'a-t-elle essayé de faire il y a environ une heure ?

-ARZAAAAAAAAAAAAANE !


Le jeune venait de retrouver ses esprits. Le plus étrange, c'était qu'il ne se trouvait pu dans le bois, mais dans son lit, avec Châtaigne couché à ses côté et Yulie assise à son chevet qui chantonnait. En le voyant enfin réveillé, un tendre sourire venait de faire son apparition sur son doux visage. Après lui avoir rendu avec sincérité, Arzane avait entreprit de se redresser, histoire d'être installé plus confortablement.

-Qu'est-ce que je fais là ?

-Mère t'as ramené ici en catastrophe. T'aurais fait un malaise étrange apparemment...

Elle se pencha un peu plus vers lui pour lui chuchoter à l'oreille.

-Et t'avais plein de sang sur le visage !

Elle portait ensuite une main à son front, pour voir s'il avait de la fièvre. Yulie le trouvait également pâle, autant que de la neige. Le pauvre était congelé, même avec une pile imposante de couverture et Châtaigne couché à ses côtés ! En voyant l'air inquiet de sa sœur, Arzane s'en voulait intérieurement de leur avoir fait peur. Il l'avait entendu sa mère pourtant ! Il aurait voulu bouger et lui dire que tout allait bien ! Mais il était comme retenu par une force invisible. Et ces gens, qui étaient-ils ? Ils les avaient vu comme il voyait Yulie devant lui ! Il aurait pu les toucher tellement ils étaient proches !

-Quelque chose ne vas pas ? Demanda Yulie.

-Il faut que j'y retourne...

-Où ?

-Là-bas. Là où nôtre mère m'a trouvé !

Il ne savait pas trop comment l'expliquer, mais il sentait comme si quelque chose l'appelait à cette endroit. Curieuse et ne voulant pas laisser son frère agir seul, Yulie l'aidait à se relever avant de se préparer tout les deux pour affronter le froid. Seulement quelque heures s'étaient écoulé depuis son malaise, la nuit était du coup bien avancé. Arzane, ainsi que Yulie accompagné de Châtaigne, se frayaient un chemin dans une tempête qui, de minute en minute, devenait de plus en plus violente.

-Tu es sûr que c'est pars-là ?! Cria Yulie en tenant sa capuche pour pas qu'elle s'envole.

-Ce n'est pas loin ! Et on serra à l'abri !

-Arzi ! Y'a que de la neige à perte de vue et des arbres ! À moins que ton endroit se trouve dans une grotte, je ne vois pas comment on pourrais être à l'abri !

Soudain, ils le virent cette endroit ! Toujours le seul sans neige. Elle semblait contourner le cercle, moins qu'elle fondait juste en atteignant la zone délimité. Ils n'en savaient rien, mais ils n'attendaient pas un instant de plus pour y rentrer. Même si Yulie trouvait ça légèrement flippant que la neige refuse de se déposer à cette endroit...

-On fait quoi maintenant ? Demanda-t-elle en se frottant les mains pour les réchauffer.

-Faut que retrouve un son. Une voix !

-Une voix ? T'es sûr de toi là ?

-Pas vraiment... Mais... Je sais pas trop comment te le dire... Je sentais comme si cette endroit m'appelait.

-Ah ouais ? Bah alors dépêche-toi de faire ce que tu as à faire, avant que maman ne se rende compte que nous avons disparue !

Sans perdre un instant, Arzane se remit en place au centre de la zone. Il ferma les yeux, puis il inspira profondément...

-Arzi ?

Il se tourna vers Yulie.

-Je ne sais pas ce que ça va te faire... Mais fait attention, d'accord ?

-Je suis solide ! Il m'en faudrait mille fois plus pour me faire peur. Lui répondit-il avec un sourire convainquant.

Il reprit son calme et referma les yeux. Il sentait ensuite comme si l'air le happait vers le haut, le rendant de plus en plus léger. Il sentait ensuite la chaleur d'un feu, mais il entendait également des cris et des rugissements.


Fin du flash back.

Et quand Arzane r'ouvrit les yeux, il était de retour dans son bois. Dans ce bois silencieux, ou la vie dormait paisiblement. Il se leva, fixa le ciel un cours instant avant de reprendre sa route. Il atteignit ensuite un fleuve qui se divisait en plusieurs bras qui allaient courire dans les bois. De son bras gauche à la couleur noir, il posa sa main dans le fond du ruisseau, puis il attendit quelque seconde. L'eau se troublait peu à peu, avant de devenir aussi noir que le charbon. La nuance de noir se propageait ensuite comme une maladie, ou un poison. Sur le passage du liquide qui devenait noir, toute la vie autour semblait mourir à petit feu. Les arbres perdaient leur feuilles et leur écorce se craquait. L'herbe pourrissait, ainsi que les fleurs et les buissons. Vue du ciel, la forêt devenait de plus en plus sombre et perdait tout son éclat de pureté. Elle était entrain de mourir.

Arzane étirait un large sourire, puis il reprenait sa petite promenade. Un peu plus loin, il croisait un corbeau qui venait instinctivement se poser sur son épaule. Ce dernier avait les yeux rouges comme le sang ! Sûrement venait-il de boire de l'eau noir et était devenu une espèce de sbire, aux ordres d'Arzane ! L'oiseau semblait ensuite lui dire quelque chose dans l'oreille, puis, sous ordre du jeune homme, il reprenait sa route dans le ciel, alors qu'Arzane lui continuait sa balade. Les mains joint dans le dos, il fredonnait une douce et apaisante mélodie qui s'élevait dans le ciel.


Le lendemain matin, au château de Berk, Émelie avait insisté personnellement pour que la petite vielle (la devin) revienne à la « maison ». D'une part pour s'excuser, mais également pour connaître le future de son royaume, si elle en était capable. Elle ne fut pas difficile à trouver ni à convaincre de venir, personne n'oserait refuser une invitation pareille !

Les deux femmes discutèrent un long moment, parlant de divers sujet sans importance. Puis, le jeune Kard fit son apparition. En voyant la voyante, un faible sourire vit le jour sur le visage du jeune homme, ce qui avait intrigué cette dernière. Il alla faire une faible la bise à sa grand-mère, avant de prendre place à table pour déjeuner. Alors que la suite du repas se passait dans le calme, Kard fut prit de curiosité et questionna la vielle dame.

-Dites ? D'où venez vous ? On ne vous avez jamais vue avant, c'est bizarre..

-Je viens de très loin, mon petit. Là où le soleil ne réchauffe rien. Une immense région couverte de neige.

-Et il est loin cet endroit ?

-Kard, laisse-la finir enfin ! Intervenait Émelie, amusée par la curiosité de son petit-fils, étant également intrigué par cela.

-Il était à des semaines d'ici. À l'écart de tout. Un endroit paisible et sans histoire.

-Ça doit être un endroit sublime !

-Il l'était, mais...

-Mais ?

-Il a été détruit... Par un démon... Un monstre...

En entendant cela, l'attention de Kard était entièrement focalisé sur la petite vielle, le regard rêveur. Émelie était également concentré sur ce que disait l'autte femme, mais elle avait prit un air beaucoup plus grave et sérieuse.

-Il y a quelque temps de cela, je ne sais pu quand très exactement. Un monstre a déboulé dans nôtre petite vie tranquille. Et a tout brûlé.


Flash-back avec Narration.

Le village tout entier était à feu et à sang ! On entendais les enfants et les femmes hurler de terreurs lorsque leur maison s'enflammaient avant de s'écrouler ! Ce monstre était partout et nul part à la fois ! Comme une ombre se combinant à la nuit pour faire plus de ravage. Je me trouvais chez-moi quand c'était arrivé, caché avec mes enfants dans la cave, priant les dieux pour qu'ils nous viennent en aide. Il faisait noir, mais avec le feu à l'extérieur, de la lumière parvenait à se faufiler entre les lame du parquet.

-Notre père, qui est aux cieux... que ton nom soit... sanctifié...

Je tentais, tant bien que mal, d'implorer l'aide des dieux avec mes prières et nos croix, mais lorsque le planché au-dessus de nos têtes se mit à grincé, le silence se fit comme à la messe.

Les personnes dans la cave arrivaient à voir où se trouvait leur nouvel « invité » grâce à la poussière qui s'écoulait à leur niveau, mais également à sa silhouette, faiblement visible entre deux planches. Sa respiration était calme, mais très bruyante. Ses mouvements lent et désordonné, mais il savait où aller. Plus personnes n'osaient respirer, ni même bouger sous le planché, de peur que ce monstre les trouve, et il allait les trouver vue qu'il se dirigeait vers la trappe dissimulé pour accéder à la cave. Tout devenait soudainement silencieux, alors que la personne au-dessus tentait d'ouvrir la trappe. Cette dernière avait été fermé à clef par les soins de la mère qui, en voyant la bête s'énerver sur porte, resserrait ses trois enfants pour les protéger. Elle voyait la peur dans leurs yeux, même qu'elle essayait de dissimuler la sienne, elle eut plusieurs sueur-froide lorsque une main, avec des longs doigts pointue comme des griffes, perforait la planche de bois. Par cette petite entrée, l'odeur de la fumé avait pénétré dans la pièce, faisant suffoquer la petite famille.

La main du monstre s'était ensuite retiré lentement, comme dans un film d'horreur, puis, quelque chose tomba à leur niveau. Une chose ronde, qui roula ensuite jusqu'à la mère et ses enfants. Impossible de savoir pour eux se qui venait d'être envoyé. Il faisait tellement sombre...

-Pêcheur. Menteur. Persécuteur. Voleur... Par ses actes il s'est condamné. De par mon jugement il a payé. Et à jamais, vous ne le reverrez...

Je connaissais cette voix, très bien même. Je savais qui se trouvait au-dessus, mais il m'était impossible de dire un mot... Car, comme si les dieux avait entendu ma requête, une forte lumière venant de l'étage venait ensuite éclairer la cave en passant entre les planches du sol. Et c'est avec horreur que j'ai vue la tête de mon fils le plus âgé, couverte de sang, les yeux écarquillé et la peau en partie brûlé. Ma douleur si grande et incontrôlable que les mots étaient sortie tout seul de ma bouche.

-TU ES UN MONSTRE !

-Un monstre dis-tu ? Tu savais très bien ce qu'ils tramaient tous dans ton dos, et tu étais la mieux placé pour savoir que ça allait mal finir...

-J'ai tout essayé ! Tu m'entend ?! TOUT ! J'ai usé mes tripes pour toi ! J'aurais sacrifier ma vie, pour qu'au moins une fois dans ta vie tu sois une personne bien ! Mais tu n'es qu'un monstre ! UN MONSTRE ! Je n'aurais jamais dû recueillir !

-Oui peut-être que tu aurais dû le faire... Et ainsi, tu aurais vue avec dégoût ton fils adoré bécoter ses sœurs. Et être grand-mère d'une relation que ton foutue dieu qualifie de contre nature.

-Je ne te crois pas, monstre ! Kay était peut-être une brute, mais il avait un bon cœur...

-Un bon cœur hein ?

La porte volait ensuite en éclat, laissant l'accès au monstre. Il descendait l'escalier qui était plus que petit, les bras chargé d'un corps. Il s'arrêtait ensuite à une distance raisonnable, pour ensuite déposer au sol le corps qu'il tenait. La forte lumière à l'étage éclairait toujours la pièce, et avec la trappe qui était ouverte, la luminosité était fortement accru. En voyant le corps aux pied de ce démon, la mère cru qu'elle allait s'évanouir ou vomir tellement elle se sentait mal. Personne ne disait rien. Et quand la mère croisait le regard borgne du démon, elle avait eu une nouvelle fois envie de tomber dans les vapes. Seul un seul œil était visible et grâce à la lueur rouge qui en échappait, elle voyait également que le tour de ce dernier était complètement recouvert de sang, qui s'écoulait un peu partout sur son visage et ses vêtements.


Retour dans la réalité

-Le monstre était blessé ? Il pleurait du sang, ou quelque chose comme ça ?! Demanda Kard qui était plus ébahit.

-Je ne sais pas trop... Il faisait sombre... Il était loin et puis, cela remonte a six ou sept ans.

-Ah...

Déçu et attristé de ne pas pouvoir en savoir plus, Kard fit tomber ses épaules avant de faire une moue contrarié.

-Enfin Kard ! Reprit aussitôt Émelie en rigolant. Les gens pleurent du sang, ça n'existe pas enfin !

-Bah alors pourquoi elle a dit qu'il avait tout le visage recouvert de sang ?

-Peut-être était-ce de la suie ? Ou qu'il s'était brûlé, vue que le village de madame était en feu ?

-Oui ça devait être ça. Confirma la vielle dame.

Kard était tout sauf convaincu, mais il devait tout de même se contenter de cela. Embrassant sa grand-mère avec un peu plus de vigueur, il saluait ensuite la petite-dame avec un sourire à demi-forcé, avant de partir.

-Quel adorable petit-fils vous avez là très chère. Complimenta-t-elle avec un sourire édentée.

-Merci. J'ai été mère de deux enfants, et j'ai crains que ma fille n'engendre des bambin aussi turbulent qu'elle quand elle était enfant ! Mais finalement, le petit a hérité du caractère et de l'ingéniosité de son père. Même si, par moment quand il est grognon, je revois parfaitement ma fille au même âge !

-Oui... Les enfants change si vite...

-Toute mes condoléance pour vôtre famille d'ailleurs, et, merci de ne pas avoir trop insisté sur les détails. J'imagine comme ça devait être horrible !

-Même si cela remonte à quelque années, je me souviens de chaque détails. Chaque son et chaque odeur ! Mais surtout, son rire...

-Son rire ? Une tel créature devait certainement en avoir un terrifiant... De ce que j'avais compris, ce « monstre » faisait partie de vôtre entourage ? Qui était-il exactement, sans trop d'indiscrétion ?

Les traits d'habitude zen et apaisée de la vielle-dame venaient de devenir sombre et un point menaçant !

-Je l'avais trouvé. Au milieu de nul part !

Ce nouveau ton ne plaisait pas à Émelie ! Fronçant le regard, elle laissait tout de même continuer son interlocutrice.

-Je l'ai élevé. Traité, aimé et habillé comme s'il était le fruit de mes entrailles ! Je me demande encore qui a été aussi odieux pour abandonné son bébé dans la neige. Son père devait sûrement fuir les responsabilités et sa mère une catin écervelé sans cœur !

Le silence se fit ensuite entre les deux femmes, l'une dévisageant l'autre, avant qu'Émelie ne détourne le regard vers l'une des portes. Au même moment, Flovie avait fait irruption, accourant partout comme une folle !

-Bonjour ma chérie.

-Oh ! Bonjour mère ! Dites ? Vous n'auriez pas vue mon... AH ! La voilà !

Flovie venait de ramasser un étrange sac, plein de papier qui débordait par l'ouverture. Elle le jeta sur son épaule, puis elle s'approcha de la table. Et tout en discutant, elle se chargeait les bras et nourriture. Tout en rigolant, sa mère lui demanda pour quelle raison était-elle aussi joyeuse ?

-Je n'en sais trop rien. En me levant ce matin, j'ai eu comme un pressentiment. Une prémonition dans mon sommeil, me montrant qu'Harold revenait parmi nous !

-Très chère. Je ne veux pas gâcher vôtre bonheur, mais il me semble qui soit encore tôt pour que vôtre fiancé réapparaisse ! Intervenait la vielle-dame, à la fois amusée et surprise de l'énergie de la rousse.

-Peut-être est-ce trop tôt. Peut-être qu'il ne reviendra jamais, on s'en moque des peut-être ! Moi, je me fis à ce que je ressens ! Et savez-vous ce que je sens ?

-Que tes bras vont lâcher sous le poids de la nourriture qui s'entasse ?

-Ahahah, très drôle mère ! Non, ce que je pressent, c'est que quelque chose de grand va être découvert aujourd'hui !

-Comme ?

-Je ne sais pas, mais je sens que ça va être...

-Géant ? Géniale ?

-Tout juste !

Flovie embrassa en vitesse sa mère, avant de partir à toute jambe en direction de la porte de sortie, les bras chargé de tout et de n'importe quoi. Au passage, les gardes lui ouvraient la porte, histoire qu'elle ne fasse rien tomber.

-Mais part le ciel, où vas-tu ma fille ? Où cours-tu comme ça ?

-J'ai promis à Gueuleford de lui donner ces documents, puis j'ai un cours à donner ce matin à la caserne !

-Ah... Bah bonne journée alors !

-Merci !

La porte se refermait ensuite, laissant à nouveau les deux femmes seules.

-En effet, le jeune Kard n'a pas son énergie et sa détermination.

-Je vous le fais pas dire. Je m'estime chanceuse sur ce point de ne pas avoir fait de troisième enfant...

-Bon, je voudrais pas abuser plus longtemps de vôtre hospitalité.

-Vous partez déjà ? Vous ne voulez pas prendre une autre tasse de thé ?

-Non merci. J'ai mes affaires à emballer et long voyage qui m'attend.

-Ah... Très bien. Bon voyage à vous alors dans ce cas.

La petite-dame se leva, salua poliment Émelie, qui insista pour la raccompagner jusqu'à la porte. Sur le court chemin, les gardes se trouvant ici et là, saluèrent leur reine avec une grade révérence, tendit que cette dernière leur adressait un grand sourire, suivit d'un léger hochement de tête. Une fois arrivé à l'extérieur, elles traversèrent la grande cours aérer. Elles se séparaient un peu plus loin, mais alors que la petite-vielle avait fait déjà une bonne vingtaine de pas, elle s'était arrêtée, attirant et intriguant Émelie.

-Depuis combien de temps vôtre petit-fils sort-il comme ça de bon matin ?

-Quelques semaines, pourquoi ?

-J'ai appris que des villages non loin s'était fait attaquer par des hordes de brigands. Puis-je avoir leur positionnement exacte pour que j'y jette un œil ?

Émelie donna les directions des différents endroit, tout en la prévenant qu'il y aurait peut-être des patrouilles en chasse prêt de ses endroits, et éventuellement des loups qui chercheraient des corps sous les décombres. Elle avait mis tout en œuvre pour que le maximum de corps soit dégagé des maisons et enterré comme ils le devraient. Elles se saluèrent une nouvelle et chacun repartirent à leur occupation. Mais ce qu'elles ne voyaient pas, c'était ce corbeau à l'œil rouge qui les avait écouté avec une très grande attention et qui s'était envolé en direction de l'ancien repaire d'Alukard.