Merci pour la correction à ma magnifique géniallisime bêta Shirayuki Hakuren, c'est juste un géni !
La seule pensée de Draco fut « C'est un cauchemar ». Quand il était tombé sur le roi dans la salle de bain, il avait juste pensé « oups », quand le roi avait appelé les gardes, il s'était dit que tout irait bien mais maintenant… Il ne savait plus trop quoi penser. Ça faisait combien de temps qu'il était là ? Pourquoi Harry ne venait-il pas le chercher ? Était-il possible que ? Non, Draco secoua la tête, impossible, Harry l'aimait, il le lui avait dit ! Il avait même sa bague pour en témoigner ! Draco sourit, il avait été difficile de la conserver malgré la fouille au corps (qui avait d'ailleurs duré un peu trop longtemps, bande de pervers) il avait même hésité à l'avaler mais finalement la mettre dans sa bouche avait suffit. Il était hors de question qu'il se sépare de son plus précieux trésor ! Mais franchement quelle journée pourrie ! Tout avait pourtant bien commencé, il s'était levé, le goût des lèvres de Harry en bouche, et avait décidé de se faire beau et irrésistible pour son amour. Il était alors sortit discrètement de la chambre avant de descendre dans la salle de bain que Harry lui avait présenté comme « premier lieu à visiter dès qu'ils seraient mariés ». Bref, il était tranquillement en train de se laver, et là, paf, son futur beau père était entré. Non mais personne ne lui avait apprit à frapper à celui la ? Et ensuite, l'autre avait hurlé. Non mais c'était pas plutôt à lui de hurler ? Un mec se ramène dans sa douche et lui tombe dessus, vraiment quoi ! Et on l'avait enfermé sans plus rien lui expliquer. Draco soupira, fixant la porte avec espoir. Bientôt Harry la franchirait sur son cheval blanc -ah non, c'est vrai, il a été bouffé- et le sauverait. Et il galoperait dans le soleil couchant, le vent ébouriffant seulement les cheveux de Harry, non parce que lui voulait rester impeccable et qu'il détestait être décoiffé. Draco regarda rêveusement les chaînes qui attachaient ses poignets, il faudrait qu'il demande à Harry d'en mettre dans sa chambre… Draco se tortilla, oh oh, il avait un problème. Si Harry n'arrivait pas dans les 3 prochaines minutes il allait péter un câble. Agar, il regarda autour de lui. Un sceau ! Se précipitant, il voulut l'attraper mais la chaîne le retint plaqué au mur. Non, pas possible, il devait vraiment, vraiment allez aux toilettes ! Et faire au milieu d'une cellule, Draco frissonna, BERK ! Mais que faisait Harry ? Ça faisait plus de 6 heures qu'il était là, il en était sûr ! Ce n'était pas normal ! Draco sentit sa poitrine se serrer, l'avait-il abandonné ? Et si… Incapable d'affronter le regard de ses parents, honteux, il n'avait rien dit. Si tout avait été un mensonge ? Draco serra son alliance contre lui « Harry s'il te plaît, viens » supplia-t-il intérieurement. Il sentit son ventre se crisper « et vite ! ».
Debout, Harry poussa un cri, lançant une chaise dans un miroir. Draco allait mourir à cause de ses mensonges. Insupportable ! Déchirant les rideaux, il donna un coup de poing au mur, s'égratignant les phalanges au passage.
- Laissez moi sortir ! hurla t-il, frappant la porte, massacrant tout ce qu'il trouvait sur son chemin.
Apercevant un vase, il l'attrapa aussitôt, le balançant contre son maudit bout de bois. Puis il se précipita sur un tableau de sa famille et le déchira avec rage et minutie, tailladant le visage de ses parents avec fureur et rage. Il ne pouvait pas perdre Draco, pas comme ça, pas alors qu'il venait de lui dire oui. Harry éclata de rire, même s'il n'avait pas dit oui il ne pouvait pas le perdre. Hystérique, il tomba au sol, les larmes affluant. Violemment il brisa les fenêtres, rageur, lançant tout ce qui lui passait dans les mains. Sautant, il attrapa le lustre en cristal de ses parents, le faisant se fracasser au sol. Amusé, il donna des coups de pieds dedans. On l'avait désarmé avant de l'enfermer alors tant pis pour eux. Prenant le tisonnier, il poussa un cri guerrier avant d'abattre son arme improvisée sur la porte, Ô combien maudite, et de la frapper de toute ses forces. Avec plaisir, il entendit le bois crisser, quelques fragments s'envolant dans tout les sens. Acharné, il poursuivit sa tâche avec plaisir avant de s'arrêter soudainement avec désespoir. Pourquoi fallait-il qu'il soit fils de Roi riche et que sa porte soit en chêne massif ? Fatigué, il se laissa tomber sur son oreiller. « Draco, Draco, Draco », répéta-t-il, encore et encore comme une rengaine. Il ne survivrait pas à cette épreuve. Il avait besoin de Draco. Où était-il ? Que faisait-il à cette heure là ? Allait-il bien ? Déchiquetant son oreille, il poussa un cri rageur, le visage crispé dans la douleur. Tout était de sa faute ! Soudain la porte s'entrouvrit avec lenteur. Aussitôt le jeune homme se redressa, ses yeux se figeant dans ceux du nouvel arrivant.
Ron frissonna, jamais il n'avait vu Harry avec des yeux si prédateurs, si peu humains. Il semblait attendre avant de lui bondir dessus.
- Salut Harry, commença t-il.
Brusquement le brun se leva, passant devant lui pour atteindre la porte sous le regard surprit de son meilleur ami. Réagissant par instinct, ce dernier le ceintura.
- Lâche-moi Ron, je dois le sauver ! s'écria le Prince en lui donnant des coups de coudes, la main tendue en une mimique suppliante vers la porte, tentant vainement de l'atteindre avec désespoir.
Ron sentit son cœur se serrer.
- Mais que t'a-t-il fait Harry ? chuchota-t-il, affolé devant la folie manifeste de Harry.
Ce dernier se tourna vers lui, ses yeux emplit de détresse se figeant dans les siens avec douleur. Un appel au secours.
- Je l'aime Ron, tu ne comprends rien, laisse moi y aller ! supplia-t-il, affolé, avec l'impression qu'un compte à rebours se déroulait dans sa tête.
Draco allait mourir. Draco, son Draco rien qu'à lui ! Comment pourrait-il survivre ? Il avait besoin de lui, de son odeur, de lui quoi !
Soudain Ron le secoua, tentant de le faire revenir à la raison, enfin, à ce qu'était la raison pour un Ronald Weasley.
- Harry tout était faux ,ce n'est qu'un mensonge, affirma-t-il, tentant d'aider à sa façon son meilleur ami.
Harry le regardant avec son regard brumeux, ne pu s'empêcher de douter une seconde avant de se rappeler le regard sincère de Draco, il secoua la tête.
- Laisse-moi sortir, hurla t-il en se débattant plus violemment.
Ron resserra encore sa prise. Maudit sorcier !Comment avait-il osé s'en prendre à Harry ? Son ami n'était décidément pas dans son état normal, il ne l'avait jamais vu ainsi.
Soudain, le brun s'écroula sur lui, pleurant.
- Draco… Draco, répéta-t-il encore et encore en sanglotant.
Avec douceur, Ron le prit dans ses bras. Il ne pardonnerait jamais à ce sale sorcier blond ! Il allait protéger Harry ! Soudain il se retrouva au sol, Harry penché au dessus de lui, son regard totalement fou posé sur lui, un bout de miroir dans sa main posée sur sa gorge. Ron déglutit difficilement.
- Laisse-moi aller le sauver Ron ou je te tuerais, même si tu es mon meilleur ami, susurra-t-il, menaçant, faisant perler le sang sur la peau blanchâtre du rouquin.
Ron plissa les yeux. Ça ne faisait plus aucun doute, jamais Harry ne se serait comporté ainsi en temps normal, ce n'était pas son genre. Le sorcier l'avait dont bien hypnotisé. Brusquement, il fit une clef de bras au prince, le faisant grimacer, l'obligeant à lâcher son arme improvisée.
- Ça suffit ! Calme-toi, ordonna-t-il en plaquant son ami au sol.
L'immobilisant, il sortit de la pièce.
- Ne t'inquiète pas, je m'assurerai que cette pourriture souffre, promit-il.
Harry ne le regarda même pas.
- Je ne te le pardonnerai jamais, Ron, murmura-t-il juste.
Ron ferma les yeux.
