Titre : Love me tonight

Pairing : SB/OC

Rating : K pour l'instant, sous réserve de changer.

Note de l'auteur :

Hello tout le monde. Je sais que je vous publies ce chapitre avec une semaine de retard, faute de temp, mais je vais me faire pardonner. Vous aurez le suivant dès demain (en espérant que ma vercelle de poisson rouge ne me joue pas encore des tours). Elle est pas belle, la vie ? Deux pour le prix d'un !

Allez, je vous laisse découvrir tout ça.

Bonne lecture !


Chapitre 7 : Un maraudeur dans la confidence

Je m'étire en gémissant et masse le bas de mon dos douloureux. Je n'aurais pas dû rester assise dans cette position, le dos calé contre le bois du canapé. C'était inconfortable. Je jette un oeil sur le feu qui s'éteint dans la cheminée, puis le porte sur Lucinda, habillée d'une jupe grise et d'une chemisette verte ce matin.

- J'ai encore une question, fais-je.

Elle se tourne vers moi et me sourit, m'encourageant à continuer.

- C'est à propos des Calices, poursuivis-je. Tu as dit que je boirais son sang, mais, si je le mords, il se transformera en Faucheur. Alors . . .

Elle lève une main, me coupe la parole.

- C'est vrai, je ne te l'ai pas dit. Le venin contenu dans nos crocs change lorsque nous mordons notre Calice. La morsure ne le transformera pas. Cela aura un effet . . . différent. Pour lui. Et pour toi.

Je la regarde, intriguée. Mais elle ne poursuit pas son explication.

- Comment ça, différent ?

- Tu le découvriras par toi-même, répond-t-elle, énigmatique en se levant du canapé. Il est sept heures, ajoute-t-elle en jetant un oeil sur la pendule posée sur la cheminée, j'ai rendez-vous avec le professeur Dumbledore dans un quart d'heure.

Je me lève à mon tour et époussète le fond de mon jean.

- Bien, de toute façon, il faut que je retourne à ma tour, déclaré-je. On se voit plus tard.

Je lui adresse un salut de la main avant de sortir de ses appartements. Le chemin jusqu'à ma tour se fait sans encombres. Quand je pénètre dans la salle commune, je constate que certains Serdaigle sont déjà levés et prêts à prendre leur petit-déjeuner. Je grimpe deux à deux les marches jusqu'à mon dortoir et y pénètre. Nulle trace de Camille, qui doit être sous la douche. Par contre, je me retrouve nez à nez avec Crow, qui me lance un regard méchant. Je fais fi de sa présence et m'approche de ma malle pour y prendre un uniforme, avant de commencer à faire mon sac pour cette nouvelle journée de cours.

- Tu n'as pas dormie ici, m'accuse soudain Crow. Il est interdit de se trouver hors de son dortoir après le couvre-feu. Tu devrais le savoir pourtant, non ?

- Bien sûr, puisque je suis Préfète, réponds-je sans même lui accorder un regard. Mais ne t'inquiètes donc pas autant pour moi, je suis dans mon droit le plus total.

Puis, je me dirige vers la salle de bain et y rentre pour me changer. Camille est encore en sous-vêtements et elle m'adresse un salut quand elle constate mon retour.

- Tu as passé une bonne . . . Nuit ? S'enquit-elle en enfilant sa jupe.

J'acquiesce dun signe de tête en me débarrassant de mon pull.

- J'ai interrogé Lucinda à propos de la morsure sur les Calices. Elle m'a dit que ça ne les transformait pas, le venin change de propriété pour eux apparemment, lui rapporté-je. Mais elle n'a pas voulu m'en dire plus.

Je finis de me déshabiller, puis m'enferme dans 'lune des cabines de douche.

- Ah bon ? S'étonne Camille. Pourquoi à ton avis ?

- Je l'ignore. Peut-être qu'elle veut que je l'expérimente par moi-même.

Je passe ma tête sous le jet deau brûlant, mouillant mes cheveux. Je reste quelques secondes dans cette position, me délectant du liquide transparent qui me débarrasse de la poussière ramassée dans la Forêt Interdite.

- Tu n'es pas venue hier soir, me rappelle alors Camille. Je t'ai attendu pourtant.

Je ferme les yeux, me remémorant ma rencontre. Pourquoi a-t-il fallu que, parmi tous les élèves de cette école, je tombe sur ces quatre-là ? Si cela avait été un autre, jamais je ne me serais rapproche, attirée par la flagrance de Black.

- Je suis tombée sur les maraudeurs en rentrant de la chasse, lui dis-je en me savonnant activement.

- Black était parmi eux, devina-t-elle.

- Oui, ça m'a de nouveau attiré. Je na'i pas pu mempêcher de . . . De leur parler. Du moins, à Lupin. Les autres m'étaient invisibles.

- Ah bon ? S'étonne-t-elle alors que je rince mes cheveux et mon corps.

- Me demande pas comment s'est possible, je n'en sais absolument rien. Toujours est-il qu'à un moment, il n'y avait que moi de visible dans la pièce et la seconde daprès, Lupin était là aussi. Quand je suis partie, j'ai entendu les voix de Potter et Pettigrow mais je ne les ais pas vu.

- Et Black ?

- C'est son odeur qui m'a attiré mais je ne l'ai pas vu non plus, lui confié-je en sortant une main de la douche pour lui réclamer une serviette.

Elle me donne un drap de bain blanc dans lequel je m'enveloppe et sors de la cabine de douche. Elle me tourne ensuite le dos, m'accordant mon intimité pour que je me sèche et m'habille en toute tranquillité.

- Et comment tu as fait pour ne pas l'attaquer ? Après ce qu'il s'est passé suite au cours du professeur McGonagall . . .

- Je n'en sais trop rien, sans doute est-ce à cause de la chasse. Je venais tout juste de boire. Ca a sans doute jouer un rôle.

Un silence sinstalle entre nous, alors que j'enfile ma chemise que je boutonne soigneusement. J'ai tendance à memmêler les pinceaux et je n'ai pas envie de tout déboutonner pour recommencer.

- Il faut que je te dise autre chose, me fait-elle, après avoir prit une grande inspiration audible à mon oreille surdéveloppé.

- Que'st-ce qu'il y a ? menquis-je.

- C'est Bill, il est venu parler à Fred hier soir, pendant que tu étais avec Lucinda. Je crois qu'il se doute de quelque chose pour toi.

- Quoi ? M'exclamé-je en me retournant avec simplement ma chemise sur le dos. Comment ça ?

Camille me fait face et esquisse un vague sourire d'excuse.

- Il était derrière nous au cours de Métamorphose dhier, peut-être qu'il nous a entendu. Avec ce qu'on nous avons dit, il a certainement deviné ce qu'il t'était arrivé.

Je mordille ma lèvre inférieure, passant mes jambes dans ma jupe. Puis, toujours en silence, j'enfile mon pull et ma robe avant de mettre mes chaussettes blanches et de nouer mes chaussures. Je sens le regard inquiet de mon amie sur moi pendant que je réfléchis. Si Bill a vraiment deviner et qu'il a fait part de sa découverte à Fred, il faut que je leur parle au plus vite, pour qu'ils gardent ça pour eux. Et surtout que je les rassure, que je leur parle des Faucheurs et de la Caste pour qu'ils comprennent que je ne suis pas un danger.

- Camille, fais-je, il faut les retrouver et leur parler. Ils doivent comprendre qu'ils nont rien à craindre de moi.

Elle hoche de la tête et me suit hors de la salle de bain.

- Tu crois que tu pourrais leur parler en premier ? Lui demandé-je en enfilant ma cape et en attrapant mon sac. Si c'est toi qui les approche, il y a plus de chances qu'ils soient attentifs.

- Aucun souci. Mais si ils nont rien découverts, qu'ils nen sont qu'aux suppositions ?

Je prends une profonde inspiration alors que nous traversons la salle commune vide.

- Dis-leur quand même. Ils sont proches de nous et je ne pense pas pouvoir garder indéfiniment le secret. Ils finiront bien par remarquer quelque chose.

Nous traversons les couloirs au pas de course. Je calque ma vitesse sur celle de Camille et à son sourire, je comprends qu'elle a deviné que je faisais exprès de ralentir ma cadence.

- Ce n'est pas frustrant ? Me demande-t-elle.

Elle saute les deux dernières marches et atterrit à pieds joints sur le sol du deuxième étage. Elle se tourne pour me voir glisser, debout sur la rambarde. Elle éclate de rire.

- Heureusement qu'il n'y a personne d'autre que moi pour admirer le spectacle ! S'exclame-t-elle.

Je lui souris, puis nous reprenons notre course.

- C'est un peu frustrant, réponds-je avec un temps de retard, mais je sais que je pourrais me lâcher cette nuit alors ce n'est pas insupportable.

Nous pilons, ralentissant la cadence devant les portes de la Grande Salle, puis pénétrons dans la pièce, légèrement échevelée dans le cas de mon amie. Je rigole en voyant sa tête.

- Tu es bonne pour devoir te recoiffer, lui apprends-je.

Nous nous installons à notre table. Les seuls places restantes sont celles en face de Fred, accompagné ce matin de Bill. Je m'assois, non sans rechercher sur leurs visages une quelconque trace de ce qu'ils pourraient savoir de mon nouvel état. Et le regard apeuré qu'ils me lancent me renseigne assez bien. Peu désireuse de leur imposer ma présence et sachant que je n'ai de toute façon, pas besoin de manger leur petit-déjeuner, je me relève aussitôt. Camille me tend un sourire encourageant et je lui fais un signe de la main.

- Bon courage, lui souhaité-je, avant qu'elle ne se penche vers les deux jeunes hommes.

Je passe entre les tables de Gryffondor et de Serdaigle. Des éclats de rire attirent mon attention et je lance un regard dans la direction de sa provenance. Ce sont les maraudeurs qui s'esclaffent. Pettigrow a malencontreusement renversé du chocolat au lait sur sa robe. Alors que je passe dans le dos de deux d'entre eux, Lupin relève la tête et plante son regard dans le mien. Il se lève.

Je sors de la Grande Salle et me dirige vers mon cours de Potions. Dans mon dos, j'entends lécho des pas de mon poursuivant, ainsi que son odeur particulière.

- Attends ! Me hèle-t-il. Je veux juste discuter.

Le coeur battant, je m'arrête au milieu dun couloir et me retourne. Je plante mon regard dans le sien. Je constate alors qu'il n'a pas les yeux marrons clairs, comme je l'ai toujours pensé, mais ocre, tirant sur une couleur semblable à l'or. Il ne'st pas totalement humain, c'est certain.

- Qu'est-ce que tu veux savoir, Lupin ? Demandé-je avec toute la gentillesse dont je suis capable, bien plus que je ne le pensais.

- A propos d'hier soir. J'aimerais comprendre comment tu as fait pour savoir que l'on était là.

Inclinant légèrement la tête, je le jauge du regard. Je ne sais si je peux le lui confier. Comment réagirait-il à la nouvelle ? Sentir des gens, au point de pouvoir les reconnaître à leurs parfums, n'est pas un aptitude humaine.

- Nous en avons déjà parler Lupin. Je ne dis rien puisque tu ne le feras pas non plus.

Il jette un regard angoissé dans son dos.

- Je m'inquiète, me confie-t-il. Tu as agressé Sirius hier. Je ne voudrais pas que ça se reproduise.

- C'était l'effet secondaire d'une potion, il a dû te le dire. Ce n'était pas vraiment moi.

Il soupire, se rapproche. Je fronce du nez au courant d'air qui m'envoit plus fortement son odeur.

- Je sais que c'est faux. Le professeur Slughorn ne se trompe jamais dans les potions qu'il confectionne pour Pomfresh, et il n'y a qu'avec elle que tu as pût en boire une. Donc, c'est autre chose.

Je plisse des yeux. Son odeur, permanente à mes narines, me rappelle quelque chose. Elle me ramène à cette nuit, quand j'ai chassé le loup. Son sang est saturé de la même odeur. Je fais aussitôt le lien en comprenant ce qu'il est.

- Tu es un loup-garou, chuchoté-je.

Il l'entend. Ses yeux s'agrandissent, je sens l'adrénaline généré par la peur se répandre dans son sang. Il en laisse tomber son sac.

- Je . . . Co . . . Non !

Son visage se fait dur, persuasif. Imperméable. Il se ferme. Je ne veux pas qu'il fasse cela. Il est une créature magique, non humaine, comme moi. J'ai enfin trouvé quelqu'un, qui est dans le même état que moi. Je doute qu'il est voulu devenir lycan, comme je n'ai jamais demandé ma transformation.

- Tu ne peux plus le nier, j'ai reconnu lodeur du loup en toi, dis-je, consciente que ce que je fais est peut-être quelque chose de totalement stupide, qui pourrait mempêcher à tout jamais d'approcher mon Calice. Exactement la même odeur que l'animal que j'ai chassé cette nuit.

Il fronce des sourcils.

- Chassé ? Répète-t-il.

- Oui. Je suis un vampire.

O0o0O

La sonnerie annonçant la fin du cours de Défense Contre les Forces du Mal retentit. Le professeur Gray a tout juste le temps de nous demander de lire le chapitre dix-neuf de notre livre pour le prochain cours que déjà, la salle se vide. Pour ma part, je remplies lentement mon sac de mes affaires, éveillant un sentiment d'impatience exacerbée chez Camille qui m'attend. Elle gigote, change son sac à bandoulière d'épaule et me fusille du regard.

- Tu vas te dépêcher, oui ? Siffle-t-elle. Je te rappelle que Bill et Fred nous attendent.

Je le sais pertinemment, et bien pour ça que je prends autant de temps qu'il me'st vampiriquement possible. Camille a mis nos deux amis au courant pour moi, et après une discussion au déjeuner durant laquelle j'ai fini de les rassurer pour leurs vies, Fred nous a annoncé que nous allions rejoindre les maraudeurs à la bibliothèque pour seize heure quinze, juste après notre dernier cours, et leur demander si nous pouvions nous joindre à eux.

- Mandy ! S'exclame Camille à bout de patience.

Je grimace et la rejoins avant de quitter la pièce avec l'air d'un condamné à mort.

- Je peux savoir pourquoi tu es si réticente à 'lidée de côtoyer Black ? Demande-t-elle.

- Qui nous dit que je lui sauterai pas dessus pour le vider de son sang ? Répliqué-je.

- Tu as chassé avant notre cours de cette après-midi, me rappelle-t-elle, et il y aura six personnes autour de vous. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

Je fais la moue. Ce n'est pas Black qui me dérange dans cette histoire. C'est Lupin. Je n'ai pas pu continuer à lui parler après la'nnonce sur mon état, d'autres élèves sont arrivés, largement en avance sur l'horaire. Lupin avait l'air effrayé à ce moment-là, et j'ignore quelle sera sa réaction en me voyant débarquer. De plus, je n'ai pas pu lui dire pourquoi je m'en suis prise à son ami l'autre fois.

- Je suis sûre que Black sera parfaitement en sécurité, avoué-je enfin, alors que nous étions à trois pas de la bibliothèque. C'est Lupin qui me chiffonne.

Le regard perdu de Camille m'oblige à m'expliquer sur ce qu'il s'est passé le matin-même. Par contre, je tais ce que j'ai découvert sur lui. Vu la tête qu'il a affiché quand j'ai lâché qu'il était un loup-garou, il n'apprécierait pas que je confie son secret à Camille. J'élude la manière dont j'ai été amené à parler de mon nouvel état au maraudeur, allant à l'essentiel. Camille tire une tête ahuri quand nous rejoignons Bill et Fred qui nous attendent comme convenu.

- Bah qu'est-ce qu'il tarrive ? Demande Fred à mon amie, en s'approchant d'elle et en passant un bras autour de ses épaules.

Elle me jette un regard halluciné avant de tourner ce même regard vers Fred.

- Elle a avoué son secret à Lupin ! s'exclame-t-elle, éberluée.

Je lui fais les gros yeux. Deux cinquièmes années de Gryffondor l'ont entendus et nous regardent de travers.

- Tu devrais le crier encore plus fort, je ne suis pas sûre que le Ministre de la Magie ne t'ait pas entendu, grincé-je.

Elle m'adresse une moue désolé.

- Excuse-moi mais, je ne m'y attendais pas. Il l'a su à peu près en même temps que Bill et Fred si j'ai bien compris, et pourtant eux sont tes amis.

J'hausse des épaules. Je le sais parfaitement. Mais je le voulais.

- J'avais mes raisons, lui confié-je. Mais je ne peux pas t'en parler car ça concerne aussi Lupin et une chose qui ne regarde que lui.

Camille comprend et accepte mes raisons.

- Bien, maintenant que tout ça a été mis au clair, allons-y, fait Bill avec entrain. Fred, à toi l'honneur.

Les deux amis nous passent devant, puis nous les suivons à l'intérieur de la bibliothèque. Nous saluons Mme Pince drun signe de tête et commençons à parcourir les rayons à la recherche drune table de libre. Aucune en vue jusqurà ce que nous tombions sur les maraudeurs. Une chance.

Tous les quatre sont installés à une table de huit personnes, rassemblés en son centre. Ils travaillent chacun une matière différente visiblement, puisqurils ont chacun un bouquin. Fred sravance vers eux avec un grand sourire et tapote lrépaule de Peter Pettigrow, qui relève la tête de son parchemin, surpris.

- Frederick ? Srexclame-t-il à voix basse, prenant garde à ne pas attirer lrirascible bibliothécaire. Salut, comment tu vas ?

- Bien, très bien. Je voulais savoir si on pouvait nous joindre à vous pour nos devoirs. Il nry a plus de place ailleurs.

Les trois autres relèvent la tête à leur tour en entendant leur ami parler, puis les regards des quatre maraudeurs se tournent vers nous quand Fred lui répond. Bill leur adresse un signe de main joyeux et Camille fait un grand sourire. Quant à moi, je reste entièrement de marbre, le regard fixé sur Lupin. Il parait légèrement apeuré. Il serait peut-être temps que lui précise que je suis un vampire de la Caste et non pas un Faucheur. Il dois sûrement se faire des idées. D'ailleurs, je le vois ouvrir la bouche, prêt à objecter. Je décide d'intervenir, bien que l'envie de me taire et de me terrer dans un trou très loin d'ici soit une solution aussi envisageable, bien plus alléchante.

- Lupin, nous n'avons pas finis de parler tout à l'heure. Serait-il possible de le faire maintenant ? Demandé-je.

Nous devenons immédiatement tout deux le centre de l'attention. Ses amis n'en reviennent visiblement pas, rien qu'à voir le regard abasourdi de Potter, vite remplacé par un sourire amusé. Pourtant, ce n'est pas lui qui prononce la phrase qui suit :

- Hey Remus, tu nous avais caché que t'avais une copine ! Se'xclame joyeusement Peter en frappant un grand coup dans le dos de son voisin, preuve d'amitié viril.

- Ce n'est pas tout à fait ce que tu crois, Peter, répondit son ami.

Je vois à son regard qu'il hésite. Pourtant, qu'a-t-il à craindre ? Croit-il vraiment qu'un vampire, même un Faucheur, serait attiré par l'odeur de son sang de loup-garou ? Aucune chance. Je me souviens parfaitement ma réaction quand je l'ai senti pour la première fois : le dégoût.

- S'il te plait, insisté-je. Je te promets que ça ne prendra pas plus de cinq minutes.

Et je te jure que tu reviendras dans l'état exact dans lequel tu es parti, ajouté-je très fort intérieurement, essayant de faire passer l'information par mes yeux afin qu'il comprenne.

Finalement, il soupire, baisse la tête et se lève.

- D'accord, capitule-t-il. Je reviens, les gars.

Il se dirige vers le rayon Botanique et je lui emboîte le pas, Camille m'adressant un vague sourire encourageant. Il bifurque au bout de lallée et se planque dans un recoin sombre et poussiéreux, signe que personne ne vient jamais ici. Je jette un oeil aux couvertures des minces bouquins. Tous traitent de près ou de loin des guerres gobelines. Je comprends mieux l'état abandonné du coin.

- Alors, de quoi tu veux me parler ? Demande Lupin en croisant les bras, les sourcils froncés.

Mon odorat m'apprend qu'il a peur, et aussi qu'il est excité. Connaitre ma véritable nature semble le fasciner. Tout comme savoir qu'il est un lycanthrope me fascine tout autant. Je nen avais encore jamais rencontré.

- Pour ce que je t'ai dit tout à l'heure, je veux que tu saches que tu n'as rien à craindre.

Il affiche un air dubitatif qui me coupe dans l'élan du discours que je me préparais à lui sortir.

- Je sais que Dumbledore a tendance à accorder sa confiance aux gens, fait-il, mais je trouve qu'avec toi, il va un peu trop loin. Déjà que pour moi, je trouvais que c'était limite. Tu pourrais attaquer nimporte qui dans cette école à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit ! D'ailleurs, maintenant que j'y pense, c'est ce qu'il y a dû se passer avec Sirius, ajoute-t-il aigrement. Et cette Lucinda de Tore, elle est là pour toi, cest ça ?

Tout au long de sa diatribe, je ferme les yeux, me pince l'arrête du nez et pense très fortement à ne pas lui arracher la tête. Pourtant, il a la réputation d'être intelligent Lupin. Mais sur ce coup-là, il ne le démontre pas trop.

- Lupin, sans vouloir être vexante, il me semble que tu étais là quand le professeur Gray nous a fait le cours sur les Vampires de la Caste, justement parce que Lucinda nous rendait visite, après ma retenue qui a, tu le sais parfaitement, mal tourné. Ca y est, tu fais le rapport ?

Il cligne des yeux une fois. Deux fois. Trois fois. Et les écarquille. Ca y est, il a fait le lien.

- Ah, fut tout ce qu'il trouve à dire.

- Oui.

Il hoche de la tête. Ses yeux naviguent de gauche à droite, signe qu'il réfléchit. Je le laisse à sa réflexion, jette un oeil à ma montre et constate quil nous reste trois minutes avant que le temps ne soit écoulé. J'espère qu'il va se dépêcher de sortir quelque chose, que je puisse rejoindre mes amis et me mettre à mes devoirs.

- Tu es donc de la Caste, fait-il, me surprenant alors que je jetais un oeil aux livres nous entourant. Tu te sustentes donc du sang animal et non pas humain. Alors pourquoi avoir attaqué Sirius ?

Je grimace. Zut, il a fallu qu'il ramène ça sur le tapis.

- C'est compliqué, disons. Si tu le veux bien, je préfère d'abord en parler avec ton ami. Il est le principal intéressé.

Il hoche de la tête, décroise les bras et fait :

- Rejoignons les autres alors. Ils doivent se demander ce que nous faisons.

Il me passe devant rapidement. Je lui attrape le bras, il se retourne.

- N'en parle pas à tes amis, d'accord ? Je veux mettre Black au courant de ma nature moi-même. C'est pour cela que nous sommes là aujourd'hui. Fred essaye de m'aider à me rapprocher de lui pour pouvoir lui parler en toute confiance.

Il fronce des sourcils, comprend de moins en moins. Mais à mon visage fermé, il devine que je ne dirais rien de plus, et acquiesce. Je relâche son bras et le suis jusquà la table où sont nos amis. Ils sont tous déjà en train de plancher, plongés jusqu'aux yeux dans leur livre. Dun simple coup d'oeil, je constate que les deux places restant de libre sont, au choix : en face de Black, ou en bout de table et à côté de Black. Ce nest pas du tout fait exprès.

Tout en tentant d'éradiquer le sourire amusé qui menace de perler au coin de mes lèvres, je laisse Lupin choisir sa place et m'installe à mon tour. Quelle générosité, je suis juste à côté de Black. L'a-t-il fait exprès, tentative discrète pour m'aider ? Je le regarde, il sourit mystérieusement. Je suppose que oui, il tente de m'aider dans ma tâche. Généreuse, je lui rends son sourire. De l'autre côté de la table, j'entends un hoquet choqué. Tout le monde se tourne vers Camille qui me regarde avec des yeux exorbités. Je fais signe de l'égorger, promesse de douleur si elle fait une seule réflexion, avant que tous tournent leur regard vers moi, curieux de savoir ce qui met mon amie dans cet état. Ignorant leurs yeux scrutateurs, je plonge dans mon sac posé à terre et en ressors un parchemin vierge, ainsi qu'une plume et un encrier.

La suite se déroule dans un silence quasi complet. Je passe mon temps entièrement plongée dans mon devoir de Potion. Le sujet n'est pas l'un des plus simples que le professeur Slughorn nous ait donné. Bien entendu, comme c'est ma dernière année à Poudlard, je m'en doutais, mais je n'avais pas pensé que les devoirs auraient parfois été aussi ardues.

Bloquée sur un sujet, je soupire, frotte mes yeux et me penche en arrière en m'étirant. Je jette ensuite un oeil autour de moi, et constate que Potter et Black, assis côte à côte, ont abandonnés leurs leçons pour une partie de morpions. Je suis surprise de voir que deux sorciers aux sang-pur connaissent ce jeu typiquement moldu. Soudain, Potter lève les bras en signe de victoire, et gesticule un genre de danse assise. Malgré ses mouvements, personne d'autre que moi n'a les yeux sur lui. Black, sans doute vexé pas sa défaite, décoiffe violemment son ami. Le tout dans un silence quasi complet.

M'arrachant à la vision de ses deux grands enfants, je tourne mon regard vers une section d'étagère. J'ai senti des yeux me percer la nuque. Grâce à ma vue surdéveloppée, m'apparait le profil de Lucinda qui semble me surveiller. J'incline la tête, intriguée. Elle me fait un sourire, avant de se couler plus loin dans l'ombre. J'arrive à suivre son départ, malgré la noirceur qui règne entre les étagères. Je m'émerveille encore des prouesses que peut à présent faire mon nouveau corps.

Je suis intriguée par le comporte de Lucinda. Pourquoi est-elle là ? Me surveille-t-elle ? Je me redresse, force mon regard à voir plus loin dans les ténèbres de la bibliothèque. Elle n'est plus entre les étagères. Je jette un oeil autour de moi, scrute les moindres recoins. Force m'est d'admettre qu'elle a quitté la pièce avec beaucoup de discrétion.


Chapitre déjà terminé, eh oui !

Je vous dis donc à demain !

Bye !