Nel bailla à s'en décrocher la mâchoire. Elle jeta un coup d'œil torve à la montagne de lierre et autres végétaux qui envahissaient le petit établi abandonnée situé derrière sa maison et qu'elle n'avait jamais touché. En faite il était tellement bien recouvert par toute cette flore qu'elle ne l'avait jamais remarqué jusqu'à ce que Nessie ne fonce dedans en essayant de conduire la voiture à Jacob. D'ailleurs il en avait presque pleuré, Nel avait trouvé ça hilarant.

Quoi qu'il en soit, maintenant elle se retrouvait debout devant ce travail de titan avec sur le dos un sweet à son père et un vieux short de basket. Elle regarda le râteau puis la bêche puis une sorte d'énorme ciseau et décida qu'elle commencera avec ses mains. Alors qu'elle tirait dans tout les sens tout ce que ses mains pouvaient attrapé comme végétal elle entendit un rire qu'elle n'avait jamais entendu et qui sonnait extrêmement bien à ses oreilles. Elle se retourna pour se retrouver face à Embry Call avec pour seul habit un short en jean. Elle pensa dans un premier temps à quelle point elle le trouvait charmant puis elle se souvint qu'il riait. Qu'il riait d'elle plus précisément.

« J'ai un ciseau à proximité dont je n'hésiterais pas à me servir si tu n'arrête pas de te moquer de moi, Embry. »

Nel sursauta presque quand elle se rendit compte de la manière dont elle avait prononcé son nom. Embry lui-même cessa de rire immédiatement, le fantôme d'un sourire encore sur ses lèvres et l'air ravi. Il détailla les jolies traits du visage de Nel ses yeux en amendes d'un vert saisissant qui regardait partout sauf en sa direction, ses hautes et délicates pommette légèrement rosée, son nez fin et droit qu'elle fronçait d'embarassement et ses lèvres. Ses lèvres rouge si bien dessiné et pulpeuse juste comme il fallait. Il remuerait ciel et terre juste pour pouvoir les effleurer. Le regard du jeune homme vagabonda sur la silhouette de Nel et même si elle était habillé comme pour aller dans une mine il adorait la manière dont ses courbes gracieuse se voyait légèrement à travers ses vêtement amples et la manière dont ses bras croisée sous sa poitrine marquait sa taille de guêpe. Même négligemment attaché en chignon, il trouvait ses cheveux magnifiques, d'une jolie couleur chocolat qui tombait dans un dégradé d'ondulation jusque dans sa nuque gracile.

Nel ne s'était jamais sentie aussi mal à l'aise. La manière dont il la regardait lui semblait irréel. Elle avait l'impression d'être la plus belle fille du monde sous ses yeux et il y avait quelque chose qui la dérangeait. C'était qu'il était impossible qu'il en soit autrement. Elle se gifla mentalement. Comment pouvait elle sortir d'aussi stupides affirmations ?

« - Je peux savoir à quoi tu jouais au faite ? dit il en s'appuyant contre un arbre.

- Je jouais pas je travaillais !

- Tu veux dire que cette manière étrange de bouger ton popotin en poussant des couinements de désespoir c'est travailler ? demanda-t-il avec un sourire en coin.

Elle retint un éclat de rire, mais elle avait beau se manger les joues son sourire était bien visible. Nel releva la tête fièrement, à défaut de paraitre vexée autant la jouer hautaine.

- Merci pour la description humiliante, mais on se réveille pas tous un matin avec quinze kilos de muscles greffés au corps.

- Hey ! C'est naturel ça ! fit-il mine de s'insurger.

- Oui je connais l'histoire de gênes mutant etc. mais faut avouer que le naturel à l'air franchement dopé.

- Je suis vexé.

- T'as qu'a me montrer ce que t'as dans le ventre en m'aidant à débroussailler tout ça.

Embry eu un sourire devant la mine faussement innocente de Nel et sa tentative adorable de manipulation.

- Ca t'arrive souvent de manipuler les gens comme ça, demanda-t-il.

- Que Dieu m'en préserve , répondit-elle faussement outrée.

- De toute manière tu n'en a pas besoin avec moi Nelvana, dit-il tranquillement en s'approchant d'elle, demandes et je ferais de mon mieux, termina-t-il en remettant délicatement une mèche de cheveux derrière l'oreille de Nel. »

Celle-ci avait soudainement très chaud. Ils étaient trop proches. La manière dont il la couvait du regard et ses douces paroles semblaient tellement sincères. Et étrangement elle était convaincue que c'était vrai. Ne sachant pas vraiment comment réagir elle ne dit rien et son embarra dû se voir car elle vit du coin de l'œil ses lèvres s'étirer en un sourire à la fois tendre et amusé.

Agacée et surtout très embarrassée elle le repoussa des deux mains et lui tourna le dos pour se remettre au travail. Sa réaction le fit rire.

« - Si tu compte rester là à te bidonner tu peux t'en aller, grogna-elle en farfouillant rageusement dans la dense végétation.

Il ne répondit pas mais elle sentit une main chaude lui prendre l'avant bras et la tirer doucement en arrière.

- Tu ne vas pas enlever grand-chose comme ça, dit il simplement d'une voie où l'amusement s'entendait clairement.

Il prit sa place et pris la petite pioche qui gisait non loin.

- Tirer dessus ne sert à rien, tu te fatigue pour rien et en plus ça repoussera plus vite et plus fort. Il faut trouver la racine, et creuser pour tout enlever.

Joignant le geste à la parole, elle le vit donner quelque coup net et précis dans la terre humide et d'un geste sec il déracina une sorte de fougère qui amena dans son sillage une longue trainée de végétation dense et verdoyante dévoilant ainsi un pan entier de l'établi. Sur le coup Nel se sentit vexée qu'il soit aussi efficace alors qu'elle en se tortillant dans tout les sens n'avait réussit qu'a se ridiculiser .

Pour couronner le tout il se tourna vers elle un air goguenard à peine dissimulé.

- Pas la peine d'être aussi fier, bougonna-telle, tu viens seulement d'accéder au titre de « Grand maître Fougère » !

- Mais tu peux m'appeler grand maitre, dit il dans un éclat de rire.

Elle fut un moment frappé par la manière dont ces yeux brillaient quand il riait. Elle eut la paradoxale pensée qu'ils étaient lumineux malgré leur couleur sombre.

- Je suppose que grand maitre fougère est un titre supérieur à celui de panda épileptique ? »

Nel aurait voulu paraître furieuse et lui balancer la pioche à la tête par fierté mais elle était trop occupée à se tordre de rire pour ça. Un panda épileptique ? Elle n'aurait pas dit mieux.

Et sans vraiment se rendre compte du regard émerveillé et plein d'envie que le jeune homme posait sur elle, Nel essuyait ses larmes de rire et lui lança un petit coup de coude dans les côtes pour la forme . Puis elle se saisit de la pioche et lui lança :

« Bon Fougère tu m'aides à déraciner tes sœurs ?

Nel soupira bruyamment. Elle s'ennuyait mortellement depuis qu'Embry était parti. La jeune fille jeta un coup d'œil à l'horloge qui affichait dix huit heure deux et retint une exclamation de surprise en se rendant compte du temps qu'elle avait passer avec Embry sans même s'en apercevoir. Ils avaient passer la matiné à batailler dans la flore sauvage en discutant plus ou moins sereinement. Oui, parce qu'ils ne pouvaient s'empêcher de se lancer quelque pics lorsque l'occasion se présentait un peu comme elle faisait avec Jacob. Seulement Nel savait que ce n'était pas vraiment pareil. Avec Jacob c'était une gentille chamaillerie, le genre de choses qu'elle aurait fait avec son frère s'il avait eu la chance de naître. Mais avec Embry c'était moins naïf, plus audacieux, comme si leur joute verbale laissait passer un autre message que celui en apparence, quelque chose qu'ils ne pouvaient pas encore se dire.

Après avoir débroussaillé plus de la moitié du travail elle lui avait proposé de déjeuner avec elle pour le remercier de l'avoir aidé. Le sourire qu'il lui avait envoyé lui filait encore d'agréable frisson.

Elle avait pris une rapide douche et s'était empressé de se mettre au fourneau heureuse de cuisiner pour quelqu'un d'autre qu'elle-même depuis longtemps. Et le temps s'était écoulé sans même qu'elle le sente passer. Ce qu'elle avait senti par contre c'était ce regard brûlant qu'elle sentait courir sur sa silhouette sans que cela ne la gêne plus que ça. Parce qu'elle ne s'était jamais aussi senti pleine et en sécurité comme à ce moment là. . Il avait cet air calme et réservé qui cachait en faite une personnalité chaude et haute en couleur, pleine de malice.

Et Nel se figea. Car la jeune fille venait de réaliser une chose.

« Oh, putain. »

Elle était tout simplement en train de tomber amoureuse d'Embry Call.

Nel essaya de remettre de l'ordre dans sa tignasse chocolat, mais à peine eut elle dégager sa vision qu'une bourrasque de vent frais vint lui obstruer la vue de nouveau. Elle prit une grande inspiration savourant cet fraicheur qui la vivifiait appréciant cet odeur caractéristique de la terre après la pluie, du bois mouillé et de végétaux en décomposition.

Son regard perdu loin devant elle dans cet océan déchaîné sous ses pieds qui se balançaient paisiblement. Bien que cela puisse paraître fou et suicidaire Nel ne se sentait ni folle ni effrayée d'être ainsi assise sur le bord d'une falaise. La jeune fille se sentait bien.

D'ailleurs elle eu la prétention de se dire que ce lieu était le sien. Après tout elle avait bien galérer avant de le trouver.

Pour comprendre il fallait revenir quelques heures en arrières. Comme tout les samedi matin Nel s'était levé toute joyeuse dans la perspective d'aller rendre visite à son père. Elle avait d'ailleurs passé les deux heures de route à chanter à tue tête. Ensuite elle avait passé la matinée avec lui sans encombres malgré la culpabilité qui la rongeait de savoir finalement la vérité sur sa mère tandis que lui restait ici injustement interné à mariner dans ces éternelles question. C'est donc avec toute l'énergie dont elle était capable qu'elle essaya de lui changer les idées au maximum. D'ailleurs ils s'étaient tellement bien amusé qu'ils n'avaient pas vu le temps passer. En même temps elle perdait toute notion temporelle quand son père se mettait à imiter sa psychologue. Puis aux alentour de midi il devait partir à un rendez vous de bilan dont l'issue déterminerai la suite de son séjour ou l'abrogation dans le meilleurs des cas dans cette hôpital. C'est pourquoi au lieu de passer la journée avec lui elle ne passa qu'une matinée. Après l'avoir accompagné et échangé une accolade dans le style gangster suivi d'une petite danse de la victoire bien à eux ils se quittèrent.

Sur le chemin du retour alors qu'elle était passer devant le panneau indiquant la Push et continuer tout droit pour atteindre Forks elle remarqua pour la première fois une sorte de masse végétale qui semblait cacher un panneau. Pourtant il ne lui semblait pas qu'il y avait une autre ville entre la réserve et Forks. Alors Nel curieuse comme elle était se gara sur la chaussée et sortie de sa voiture pour atteindre le panneau qu'elle essaya tant bien que mal de débarrasser de cette végétation. Mais lorsqu'elle pu voir quelque chose les intempéries et la météo capricieuse du coin avait déjà fait son travail et plus aucune écriture ne se voyait sur ce panneaux jaunâtre. Déçu elle fit demi tour quand elle se prit les pieds dans une racine et tomba au sol. Rien d'extraordinaire, certes. Cependant c'est a ce moment là qu'elle s'aperçut que le sol s'affaissait en diagonal comme une pente sous la flore sauvage. Intriguée elle s'avança doucement puis prenant son courage à demain elle s'enfonça dans la végétation s'attendant à plonger en plein dans la forêt mais ce qu'elle vit lui fit pousser une exclamation de surprise. Juste derrière ce rideau d'arbres et de buissons qui faisaient sa taille se trouvait un petit chemin en plein milieu de la forêt qui avait l'air de ne pas avoir servi depuis longtemps vu la dense végétation qui se trouvait à l'entrée. C'est pourquoi jamais personne n'avait remarqué ce panneau ni ce chemin d'ailleurs, c'était comme abandonné. A cette pensée Nel sautilla presque d'excitation. La perspective d'avancer dans un chemin qui n'avait pas été foulé depuis des années et dont peu être, et elle l'espérait, seule elle connaissait son existence lui filait des frissons d'adrénaline. Cependant un détail refit surface et elle fit demi tour jusque sa voiture, qu'elle démarra et alla garer un peu plus loin caché près des arbres sur le côté opposée de la route. Lorsqu'elle revint à l'endroit initiale elle eut un peu de mal à retrouver son chemin tant la nature cachait bien l'endroit, d'ailleurs elle alla recouvrir le panneau qu'elle avait un peu mis a nu tout à l'heure. C'était gamin mais elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre ne remarque ce panneau, surtout s'il était aussi curieux qu'elle. Nel s'enfonça ainsi dans la forêt en suivant docilement le chemin de terre qui pouvait bien laisser passer un gros 4x4 sans problème. Elle sourit comme une détraquée se sentant comme ses héros de films qui entrait dans un lieu un peu par hasard et qui allait découvrir un truc de fantastique. Mais son sourire de benêt s'envola quand une petite voix dans sa tête lui susurra qu'elle agissait aussi comme ses filles stupides qui s'aventuraient dans les bois sombres alors qu'un tueur en série l'attend caché derrière un arbre avec sa tronçonneuse et son sourire de psychopathe. Ce genre de filles qu'elle insultait d'idiote derrière son écran d'habitude. Elle tressaillit et se stoppa. C'est vrai que c'était pas prudent surtout qu'il y avait un Vampire complètement timbré qui la voulait. Une sueur froide lui coula le long du dos. Mais à quoi pensait elle franchement ?

Nel regarda autour d'elle. La forêt semblait paisible, son silence seulement troublé par le bruit des animaux qui y vivait. Et le chemin s'étendait toujours devant elle. La curiosité pris finalement le dessus parce qu'elle continua de marcher. Après tout Carlisle lui avaient bien dit qu'elle ne devait pas s'empêcher de vivre parce cet Alsar voulait sa peau. Enfin son sang. Ou plutôt sa mortalité. Et puis les loup patrouillaient jusqu'au Canada alors le périmètre de sécurité était assez étendu tout de même. Forte de ses arguments elle continua d'avancer sereinement et sourit lorsque pour une fois le soleil étendit ses rayons à travers les nuages gris.

Il lui sembla qu'elle marcha pendant un bon moment et en sortant son portable elle glapit misérablement quand elle se rendit compte que ça faisait plus de quarante cinq minutes qu'elle s'enfonçait dans la forêt. Mais son attention fut vite détournée par cette masse qu'elle apercevait au loin. Comme une sorte de maison qui s'élevait entre les arbres. Mais elle était trop loin pour le voir alors excitée comme une puce elle se mit à courir un sourire grand comme une banane sur le visage. Et plus elle s'approchait et plus ses yeux pétillait d'émerveillement . Elle avait dit une maison ? Foutaises ! C'était une sorte de Manoir qui se dressait fièrement derrière les arbres alors elle continua d'approcher et fut bientôt confrontée à un immense portail. De part et d'autre de ce portail se trouvait comme un muret et Nel n'en voyait pas le bout. Nel s'avança donc et posa ses mains sur le fer froid et rouillé, travaillé dans de complexes arabesques. Son cœur rata un battement quand elle put voir le manoir de plus près. Le lierre le recouvrait presque entièrement et les branches des arbres plein de feuilles s'appuyaient lourdement sur ses mur et cela tranchait avec le style gothique du manoir. C'était purement gothique même. Et cela fila les jetons à Nel qui trouva ce manoir abandonné un tantinet glauque. Allez donc savoir pourquoi la jeune fille n'avait pas fait demi tour quand son poids sur le portail l'avait fait cliqueter. Non, tout ce qu'elle fit fut de pousser plus fort et d'improviser une danse de la victoire quand le portail céda dans un grincement sonore faisant fit de la terre et la poussière qui lui tomba dessus. Elle entra et essaya tant bien que mal d'avancer dans ce par terre d'herbes sauvage et de ronces. Lorsqu'elle atteignit les escaliers qui menait au perron elle ne put que rester froidement hypnotisé par les deux gargouilles sur chacune des rampes. Dieu que c'était moche. On aurait dit deux démons.

C'est quand elle n'entendit pas de grincement en montant les escaliers qu'elle remarqua qu'ils étaient fait dans ce qui semblait être du marbre noir. Elle atteignit la porte en fer forgé sur laquelle toute une panoplie de symbole s'emmêlaient les uns aux autre et Nel se surprit a trouver cet étrange mélange plutôt classe. A peine posa-t-elle la main sur la porte qu'elle la retira vivement. Le fer était glacé, tellement qu'il l'avait comme brûlé. Nel s'éloigna et redescendit les escaliers décidant de ne pas pousser sa curiosité jusque vouloir entré dans l'étrange bâtisse. Elle fit alors le tour du manoir ce qui lui prit tout de même une bonne dizaine de minute avant de se retrouver à l'arrière où visiblement le terrain continuait jusque se perdre dans la forêt. La jeune fille s'approcha de la lisière et remarqua un petit sentier assez large pour une personne . Sans se poser plus de question elle s'y aventura.

A un moment elle entendit comme un bruit sourd. Elle se figea les sourcil froncés, les oreilles aux aguets et attendit. Puis cela recommença à intervalle régulier, parmi les bruits de la forêt il ne se percevait presque pas mais il était bien là. C'était quelque chose de familier mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus alors elle quitta le sentier et se dirigea vers le bruit. Et plus elle avançait et plus ce bruit se faisait clair. Les arbres se faisait moins dense et le bruit de plus en plus fort mêlé au hurlement du vent. Soudain Nel vit la terre se faire remplacer par le ciel.

Après s'être reconnecté à la réalité Nel identifia l'endroit où elle était comme une falaise et le ciel qu'elle pensait n'était autre que l'océan. Un océan aux couleurs tellement semblables au ciel et dont les vagues s'écrasaient violemment contre les roches de la falaise. C'était ça le bruit. Emerveillée Nel s'était assise en ayant cette impression d'être seule au monde et si petite devant ces forces de la nature qui s'agitait autour d'elle. La puissance de la terre et des arbres autour d'elle, le hurlement du vent qui soufflait si fort que Nel se demanda un moment s'il ne pouvait pas l'envoyer valser avec les mouettes. Et l'océan qui se déchaînait sous ses pieds. Il lui sembla un instant que les vagues qui s'éclataient contre les parois de la falaise n'étaient que les bras de l'océan qui cherchaient à l'attraper. Nel resta ainsi un long moment.

Voilà donc comment elle avait atterrit ici.

Nel lâcha un soupir de bonheur qui se mua en glapissement de terreur quand elle se rendit compte que l'eau en dessous d'elle était devenu sombre. Intriguée elle scruta le ciel pour réaliser que le soleil caché derrière d'épais nuages devait sûrement se coucher. Elle trouva étrange que ni Nessie ni Embry ne l'avait appelé pour savoir où elle était passé tout ce temps, après tout il était déjà dix sept heure cinquante trois. C'est là qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait aucun réseau. La poisse, ils avaient déjà dû essayer de l'appeler sans résultats. Elle se pressa donc de rebrousser chemin en courant consciente de l'inquiétude qui devait ronger ses amis. Elle ne put s'empêcher d'admirer une nouvelle fois le manoir en le contournant pour atteindre le portail, et un frisson la parcourut lorsqu'elle croisa les deux gargouilles qui siégeaient fièrement dans l'obscurité qui recouvrait maintenant le manoir. En refermant le portail Nel se figea et cligna des yeux plusieurs fois. Elle aurait juré voir quelqu'un debout sur le perron. Elle se retourna une dernière fois mais rien. Son imagination lui jouaient certainement des tours dans l'obscurité inquiétante qui gagnait la forêt. Elle continua son chemin en marchant le plus vite possible. Nel soupira de frustration, il ne lui semblait pas que le chemin était si long tout à l'heure. Elle pressa le pas et malgré tout ses efforts il fallut bien une heure entière pour atteindre la lisière de la forêt et qu'elle entende le bruit rassurant des voitures qui filait à toute vitesse sur la route. Elle s'extirpa tant bien que mal de la forêt et rejoignit sa voiture essoufflée. Sans attendre elle démarra sa voiture et fila sans interruption jusque sa maison.

Quand elle avait pensé que ses amis s'inquiéteraient elle ne pensait sûrement pas à retrouver une partie de la meute devant sa maison et une Nessie blanche comme un linge dans les bras de son père. Ce n'est qu'à ce moment là que Nel se rendit compte de la gravité de ses actions. Avec la menace d'Alsar qui rôdait elle aurait dû les prévenir qu'elle tarderait. En faite elle n'aurait pas dû tarder du tout. Si toute les tête étaient tourné vers elle quand elle arriva, lorsqu'elle descendit de la voiture elle s'apprêtait à réceptionner Nessie mais certainement pas à voir Embry lui tomber dessus.

« Nel ! Ca va ? Tu n'as rien ? Mais bon sang où est ce que tu était passé ? »

Il ne criait pas, et sa voix même si vibrante d'émotion restait calme et mesuré sûrement pour ne pas la brusquer. Il avait poser ses mains chaudes sur ses épaules comme s'il avait peur qu'elle ne se brise à tout moment et dans ses yeux sombre elle pouvait y lire de l'inquiétude et du soulagement mais ce qui la statufia fut l'infinie tendresse qui y était.

Et Nel ressentit une bouffée de honte la submerger. Quelle idiote, mais quelle idiote elle avait été d'agir aussi inconsciemment.

« Nel ! T'étais où ? »

C'était la voix douce et inquiète de Nessie qui la sortie des ces pensée.

« -Je…J'ai juste, commença Nel d'une voie enrouée, j'ai juste traînée aujourd'hui comparée à d'habitude c'est tout je ne pensais pas que …

- Mais pourquoi tu ne répondais pas, s'insurgea Nessie, je t'ai appelé au moins dix fois Nel.

- Y'avais pas de réseau tu penses bien que je t'aurais répondu une fois sur dix au moins.

- C'est pas drôle Nel, j'ai cru que…

- Ou est ce que tu étais pour qu'il n'y ai pas de réseau à Seattle, tiqua Embry.

Nel n'avait pas pour intention de leur mentir sur ce qu'elle avait fait de son après midi mais leur dire qu'elle s'était promené dans la forêt lui semblait être du suicide. Mais devant le regard inquisiteur d'Embry elle eu du mal à trouver un mensonge adéquat. Et en plus Edward hocha négativement la tête comme pour la dissuader de dire ne serai-ce qu'un demi-mensonge. Putain de télépathe.

- J'étais dans la forêt, commença-t-elle d'une petite voix, entre Forks et La Push.

- On a ratissé la forêt jusque l'état voisin Nel, intervint Jacob.

La perspective qu'il puisse émettre l'idée qu'elle leur mente fit enfler en elle une vague de colère.

- J'y étais, dit elle calmement s'exhortant au calme.

Pour toute réponse Jacob se tourna vers Edward qui scrutait Nel incertain.

- Elle dit la vérité, dit il à l'attention de Jacob.

- Comment est ce qu'on a put passer à côté sans remarquer son odeur, demanda Embry.

- Ni l'entendre ou même la voir, ajouta Seth.

Nel trouvait ça bizarre mais une petite idée faisait son chemin dans sa tête. Ce qu'Edward ne manqua pas d'intercepter.

- Quel est cet endroit Nel, je ne l'ai jamais vu aux alentour, interrogea-t-il la perplexité se lisant franchement sur son visage.

- C'est pas possible que tu l'ai raté lors de tes nombreuses heures que tu as passés à gambader joyeusement dans la forêt après Bambi Edward, fit remarquer Nel alors que Nessie pouffait à la vision de son père gambadant avec bambi.

Pourtant celui-ci ne perdit pas son sérieux.

- Non je ne l'ai jamais vu, dit il catégorique.

- Mais de quoi vous parlez à la fin, s'exclama Jacob.

Nel se tortilla mal à l'aise.

- Ben, en fait, commença-t-elle en essayant d'ignorer Nessie qui se calait contre Jacob comme pour écouter une bonne histoire, Je rentrais de Seattle quand j'ai remarqué un panneau que j'avais jamais remarqué avant. Alors comme j'avais du temps à tuer je suis descendu de la voiture et je suis aller voir mais y'avais rien d'écrit dessus.

- Rien du tout, demanda Seth, un panneau blanc comme ça posé sur la route.

- Il était plutôt recouvert de feuilles en faite, ensuite j'ai remarqué que la terre faisait comme une pente donc …

- Avoue que tu t'es rétamé et que t'a roulé dans la pente, susurra Nessie avec un sourire moqueur. Tes habits sont plein de terre, ajouta-t-elle devant le silence de son amie.

- Ouai bon on s'en fout, s'insurgea-t-elle alors qu'Embry semblait se détendre pour la première fois et arborait un léger sourire en coin, donc j'ai jeté un coup d'œil pour voir ce qu'il y avait de l'autre côté des buissons…

- Traduction : tu t'es jeté comme une amazone dans les buissons.

- Si quelqu'un pouvait bâillonner l'hybride je lui en serai reconnaissante.

Jake mit sa main sur la bouche de Nessie.

- Merci, donc je disais que en passant de l'autre côté des buissons, et on s'en fout de comment, j'ai découvert un petit chemin de terre et comme je voulais m'aérer l'esprit je l'ai suivi.

- Tu as suivi un chemin en t'enfonçant dans la forêt toute seule alors qu'un détraqué de sang sue te cherche, pour t'aérer l'esprit ? demanda lentement Embry sidéré.

- C'est sûre que dit comme ça, mais en gros…hum, oui ?

- Continu Nel, l'encouragea Edward.

- Après un long moment à marcher, continua-t-elle en essayant d'ignorer le regard accusateur d'Embry, j'ai trouvé une sorte de maison abandonné alors comme j'était curieuse je suis allé voir et…

- Une maison abandonné ? s'exclama Quil.

- Et t'es allé voir ? demanda Jacob perplexe.

- Bah quoi, on a tous voulu le faire quand on était gamin ! se justifia-t-elle

- Oui mais t'es une fille ! Ca se barre en courant normalement ! s'exclama Seth avant de se prendre une taloche à l'arrière de la tête par sa sœur.

- Laissez la terminer, s'impatienta Edward.

- Donc je suis aller voir et la porte semblait bien fermé donc je suis pas entré…

- Mais tu serais entré sinon ? interrompit Seth

- Je sais pas ça aurait fait quoi une fille Seth, toi qui à l'air de si bien t'y connaître, d'ailleurs c'est suspect t'a pas un truc à avouer ? demanda Nel perfide un sourire éclatant sur le visage.

- Hey ! s'insurgea-t-il devant la remise en question de sa virilité tandis que le reste du groupe ne put s'empêcher de s'en amuser, même Leah décrocha un sourire.

- Donc j'ai juste continuer mon chemin et je me suis retrouvé sur une falaise et comme s'était calme j'y suis resté.

- C'est tout ? demanda Embry.

- Oui, c'est tout, dit elle en roulant des yeux, pas de menaces de mort ni d'agressions étrange, je me suis juste promené et j'ai perdu la notion du temps, y'avait vraiment pas de quoi s'inquiéter, mais promis la prochaine fois je préviendrais quelqu'un. Désolée je m'attendais pas à créer un tel remue ménage, ajouta-t-elle honteuse.

- Je suppose que ce n'est pas grave du moment que tu vas bien, soupira Embry.

- Je voudrais bien que tu me montre cet endroit Nel, ça m'intrigue vraiment, dit Edward après un moment de silence.

- Comme tu veux.

- Maff Opffffi !

- Je crois que tu peux débâillonner l'hybride Jake.

- Ah oui, désolé Nessie.

- Je disais moi aussi je veux venir voir cet endroit ! s'exclama Nessie tout sourire.

- Ca sera plus marrant, en effet, on essayera d'entrer dans la maison si tu veux, s'excita Nel alors que Nessie hochai vigoureusement la tête.

- Personne n'entrera dans cette maison, intervint Edward en regardant tour à tour sa fille et son amie, je veux juste savoir qu'est ce que cet endroit que je n'ai jamais remarqué.

Nessie regarda Nel l'air de dire « t'inquiète on le fera une prochaine fois quand il sera pas là » ce à quoi Nel lui renvoya un sourire éclatant. Edward les regarda avec consternation.

- Bon je suppose qu'on peut rentrer maintenant, bailla Seth.

- C'est vrai que tu as encore une discussion sérieuse à avoir avec ta famille Sethy, sussura Nel, mes bonnes pensée t'accompagnes camarade !

- Je me vengerai Nel, lui retourna-t-il dans un sourire de prédateur, cet affront ne restera pas impuni ! »

Alors que tous partaient et que le devant de sa maison devenait de plus en plus vide Nel soupira longuement en se rendant compte à quel point elle était fatigué. Elle se tourna vers Embry qui n'était toujours pas parti.

« Je vais me faire une chocolat chaud, tu m'accompagnes ? »

Il se contenta d'hocher doucement la tête dans un discret sourire.

Ils étaient tout les deux assis autour d'une énorme tasse de chocolat pleine de crème et de caramel et bien qu'Embry le dégustait avec plaisir avec des biscuit Nel l'observait perdu dans ses pensées.

Certes au fil des semaines ils avaient tissé un lien très fort, mais Nel ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas ce qui les liait. Ils s'amusaient comme des amis, Nel parlaient sans réserves et agissait sans retenu avec lui comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et malgré sa nature réservé il lui semblait que lui aussi. Et pourtant il y avait souvent ces moments où la tension était tel que l'air en devenait électrique, ces moments où sans se contrôler elle voulait juste être proche de lui le toucher, l'embrasser. Elle avait déjà été amoureuse mais là c'était tout autre. C'était à la fois plus fort, plus intense et infiniment plus doux. Il avait ces geste doux qui lui échappaient parfois, elle captait bien souvent ses regard brûlants la manière qu'il avait de vouloir la protéger de tout, la jalousie qui avait assombris ses yeux quand Seth lui avais fait un bisou sur la joue pour la remercier de son cadeau d'anniversaire. Nel voulait bien parler d'amour mais il lui semblait que c'était autrement plus différent.

Perdue dans ses réflexion elle n'avait pas remarqué que lui aussi intrigué par son silence l'observait méticuleusement. Et encore une fois il ne put s'empêcher de la trouver si belle, si désirable la manière qu'elle avait de légèrement mordiller sa lèvre inferieur la rendant plus rouge encore. Il s'exhorta au calme et au self contrôle en détournant le regard, mais c'était de plus en plus dure pour lui de refreiner ses sentiments pour Nel, son désir de la toucher de la garder auprès de lui, de l'embrasser et lui montrer a quel point il l'aimait. Plus il passait de temps auprès d'elle et plus cela devenait difficile de ne pas laisser son regard courir sur la courbe de ses hanches, sa taille fine qui remontait jusque sa poitrine qui lui semblait parfaite, la ligne gracieuse de sa gorge. Ses hormones ne l'aidaient pas du tout, il ne comptaient plus le nombre de fois dont il avait rêver d'elle de façon plutôt suggestive. Il entendait encore les boutades des ses frères pendant les patrouilles à ce propos.

Et elle était là à le regarder dans les yeux en se mordillant la lèvre d'une manière qu'il trouvait insolente. Elle ne se rendait probablement pas compte de l'effet qu'elle lui faisait à cet instant. Et le loup à l'intérieur de lui hurlait de prendre possession de ses jolie lèvres, de les faire siennes. Conseil qu'une partie de l'adolescent qu'il était approuvait. Mais il ne brusquerait jamais son imprégné.

Alors qu'il essayait d'éclaircir ces idée la voix délicieuse de son âme sœur se fit entendre, dans une question qui le laissa bouche bée.

« Qu'est ce qui nous lie Embry ? »

Il lui sembla que cette phrase lui avait glissé des lèvres sans qu'elle ne s'en aperçoive car elle sembla elle-même étonnée et son regard se posait partout sauf sur lui. Gênée elle murmura un « Laisse tomber » a peine audible et prit son verre vide pour le mettre dans l'évier afin de s'occuper l'esprit.

Embry l'avait suivi naturellement sans vraiment s'en rendre compte, encore intrigué par ce qu'elle lui avait dit. Quand elle se retourna elle se retrouva face au jeune homme qu'elle trouva beaucoup trop proche et elle eu soudain très chaud. Pourquoi est ce qu'il se baladait toujours sans tee shirt ?! C'était un crime de lui exposer son torse parfaitement sculpté et ses abdos si bien dessiné à longueur de journée ! Elle s'empressa de relever son regard jusque ses yeux qui la fixaient d'un air on ne peut plus sérieux.

« Je serai pour toi, ce que tu voudras que je sois. »

Nel eu chaud, très chaud même. C'était son imagination perverse où il venait de lui faire une proposition indécente, si ?

Non, Embry ne ferais jamais ce genre de proposition déplacée et Nel s'insulta mentalement d'avoir l'esprit aussi mal tourné. Mais le fait qu'il était torse nu à quelque centimètre d'elle ne l'aidait pas non plus à avoir des pensée cohérentes.

« Pourquoi ? »

C'était la seule chose qu'elle était en mesure de formuler. Mais c'était vrai. Pourquoi un tel dévouement ? Elle ne comprenait absolument pas ce qui les liait.

« Tout ce que je veux c'est rester auprès de toi. »

Cela ne l'aidait pas vraiment à comprendre pourquoi mais plus les secondes passaient et moins cela lui semblait important. Le regard qu'il lui lançait la transperçait de chaleur lui donnant d'agréables frissons. Elle ne remarqua pas comment ils s'étaient rapproché l'un de l'autre mais le fait était là, il lui semblait qu'il lui suffisait de redresser un peu plus la tête pour effleurer ses lèvres.

Elle hésita, ne sachant pas vraiment quoi faire, se mordilla la lèvre inférieure de gêne. A cet acte elle vit comme un feu s'allumer dans son regard et elle l'entendit respirer plus fort, ce qui la rendit un peu plus nerveuse.

Puis il recula lentement l'air confus.

« Je suis désolé, je… je voulais pas te brusquer…hum, je vais y aller. »

Et il commença a se diriger vers la porte.

Nel resta les yeux grands ouverts d'incompréhension. La brusquer ? Bordel, elle ressemblait à une poupée de porcelaine peut être ?

Outre la colère le voir s'éloigner lui arracha le cœur, elle ne voulait pas qu'il s'éloigne. Se maudissant d'avoir été aussi nerveuse et hésitante elle l'appela.

Il se retourna pour voir Nel s'approcher lentement de lui avec un air déterminée sur le visage. Son air sérieux ne fit qu'accélérer les battements de son cœur et alors qu'elle n'était plus qu'à quelque centimètres elle hésita un instant avant de lentement lever sa main et de la poser sur son épaule brûlante. Il frissonna à ce contact et il ferma les yeux quand elle fit glisser jusque son cou provoquant de délicieux frissons. Lorsqu'il rouvrit les yeux il ne sut ce qu'elle y avait vu mais elle s'empourpra légèrement. Il ne la trouva que plus belle. Elle s'approcha doucement, il se permit de poser une main sur sa taille et il l'a sentit frémir à son contact. N'y tenant plus il se rapprocha d'elle tandis qu'elle posait sa deuxième main sur son torse. Avec une infinie douceur il frôla ses lèvres des siennes et il frissonna sous la douceur de ses lèvres. Il fut surprit quand Nel redressa la tête pour lui mordiller légèrement la lèvre inférieur. Ce fut comme un brasier qui s'alluma en lui, il croisa son regard vert qui brillait d'une flamme particulière. Et sans plus se poser de question il se baissa doucement à la rencontre des lèvres de son imprégnée. Il lui sembla que son cœur explosa de joie que son corps entier s'enflammai. Il embrassait enfin son imprégnée. Avec délectation il remuait ses lèvres contre les siennes douces et chaudes, il les happait avec gourmandise. Doucement il mordilla à sont tour sa lèvres inferieur et elle soupira d'aise contre les siennes en se collant entièrement à lui faisant glisser sa main de son torse à son cou le faisant frissonner davantage. Il sourit et il la sentit sourire à son tour contre ses lèvres avant qu'elle ne se remette à l'embrasser pour son plus grand plaisir. Il la sentit sursauter quand il passa sa langue sur ses lèvres mais sa langue vint le trouver bien assez vite. Et c'est un ballet endiablé qui commençait alors chacun jouant avec l'autre essayant de prendre le dessus parfois.

Nel perdait la tête, dans se tourbillons de sensations et alors qu'ils se séparaient pour reprendre leur souffle, elle ne voulait qu'une chose : l'embrasser encore. Le regard brûlant il s'empara de nouveau de ses lèvres et joueuse elle les mordilla alors qu'il souriait. Doucement il lui embrassa le menton et descendit dans son cou en l'embrassant encore et Nel soupira d'aise. Elle plongea une de ses mains dans les cheveux du jeune homme tendis qu'il continu sa douce torture et de l'autre elle traçait avec délice les contours de ses pectoraux et de ses abdos. Elle ne broncha pas quand il déboutonna rapidement les premiers boutons de sa chemise et qu'il embrassait sa gorge, tout ce qu'elle voulait c'est être encore plus proche de lui. Alors elle se colla encore plus à lui et instinctivement le bas de son ventre vint se presser contre sa hanche. Embry eut un râle contre sa gorge qu'il couvrait de baisers alors qu'il l'enserrait dans l'étau de ses bras. Dans un éclair de lucidité Nel se rendit compte que son bas ventre frottait contre quelque chose d'assez dur et elle réalisa ce que c'était. Et malgré tout le désir qu'elle éprouvait elle ne put empêcher l'appréhension de monter doucement en elle. Alors ne voulant pas le refroidir trop rapidement elle s'empara impérieusement de ses lèvres et l'embrassa avec toute la douceur dont elle était capable avant de se dégager lentement encore tremblante d'émotion.

Embry avait toujours ce feu en lui et il ne comprenait pas pourquoi elle avait interrompu ce moment de pur bonheur puis il la vit gênée lui adressant un sourire un peu crispé d'excuse. Il vit aussi qu'il avait déboutonné le haut de sa chemise et il rougit violemment en se rendant compte que c'était lui et lui seul qui avait ravagé sa gorge de suçons. Et il comprit qu'ils avaient été trop loin. C'était leur premier baiser et il avait dû l'effrayer à ne pas vouloir s'arrêter. Il ouvrit la bouche pour s'excuser mais elle le devança d'une voix calme:

« Si tu ouvre la bouche pour t'excuser, j'te fous dehors Embry . »

Et sans vraiment savoir quoi faire il la serra contre lui. Un peu surprise au début elle se laissa aller contre son torse chaud.

« - J'aurais du savoir m'arrêter …

- On a tout les deux été un peu dépassé Embry, chuchota-t-elle en posant son front contre le sien et en caressant ses pommettes des ses pouces, tu n'a pas à t'en vouloir. Moi je ne regrette pas du tout ce moment, ajouta-t-elle après un moment.

- Mon dieu, moi non plus, souffla-t-il. »

Il aurait aimé lui parler de l'imprégnation, mais il ne savait pas comment elle le prendrait et il ne voulait pas briser ce moment magique. Alors il se contenta de la guider vers un canapé du salon de s'allonger avec elle appuyé contre son torse et il la serra contre lui. Elle ne dit rien mais il la sentit sourire pendant qu'elle caressait doucement son avant bras et bientôt sa respiration devint régulière et les battements de son cœur ralentirent. Il enfoui son visage dans le cou de son imprégnée savourant son odeur exquise et la douceur de sa peau. Le sommeil ne tarda pas à le prendre aussi alors qu'il respirait avec sérénité cette douce odeur de miel et de jasmin.

voila donc le prochain chapitre ! Je sais je suis désolé d'avoir pris autant de temps pour le faire mais j'ai vraiment pas eu le temps entre les révisions et les examens bref vous voyez le tableau. Mais Hé ! Pour ma défense ce chapitre et beaucoup plus long que les autre et il s'y passe des choses ! LE PREMIER BAISER D'EMBRY ET NEL KYAAAAAAAAAAAAAAAH. Je m'en remet pas moi même d'avoir écrit cette partie emplie de tension sexuelle ! Hum, Nel est siiiiiiiiiiiiii audacieuse, Coquine ! En tout cas merci pour vos r'viou et j'attend vos impressions sur ce chapitre parce que c'est la première fois que j'écris ce genre de choses alors s'il vous plait dites moi ce que vous en pensez et ce que je dois améliorer !

Schuss !