Bonjour tout le monde ! Un nouveau chapitre pour ce soir. J'espère que vous appréciez toujours autant cette histoire. Par le nombre de "hits" et de "visitors" j'en conclut que oui :D Merci !

L's : merci J Désolé pour le huddy là mais faut pas perdre espoir !

Lenaoar : tu as un très bon pif :D Enfin j'en dit pas plus tu le verras par toi même. Ne t'inquiète pas Lucas est déjà mort mille fois dans ma tête et dans la tienne aussi je suppose ^^ Merci encore pour ta review !

Angel : Je ne saurais pas te dire pour les autres fics autre que House parce que je n'en lis pas ^^ House est vraiment un personnage qui m'a beaucoup intéressé dès les premiers épisodes et jusqu'à la fin de la série. Et voir comment certains auteurs arrivent à développer le personnage différemment de la série c'est génial. De plus, merci beaucoup de continuer à lire cette fic en français plutôt qu'en anglais. Ça me fait vraiment plaisir J Elle nous réserve énormément de surprises ! Merci encore.

Enjoy !


Wilson sortait de sa chambre pour obtenir quelques informations sur le film projeté ce soir dans la salle de conférence quand il observa Cuddy passée sans faire de bruit devant lui, se battre plusieurs fois avec la clef de sa chambre, et ensuite ouvrir la porte d'un coup et la refermer violement derrière elle. Il marqua une pause, et haussa les sourcils pour montrer son inquiétude. Qu'est-ce qui se passait ici ?! Il se dit qu'il ferait mieux de le découvrir au plus vite il trottina rapidement en direction de l'ascenseur, en espérant avoir celui que Cuddy venait de quitter avant qu'il ne monte ou descende à l'étage suivant. Il se dit qu'il ferait mieux de trouver House pour comprendre ce qui venait de se passer au lieu d'interroger une Cuddy d'une humeur massacrante pour avoir des informations, surtout qu'elle considérerait qu'il était automatiquement du côté de House.

Il réussit à attraper l'ascenseur à temps, s'avança et appuya sur le bouton pour le dernier étage. Une fois sortit de l'ascenseur, il dût traverser plusieurs couloirs avant de trouver la cage d'escaliers menant à la sortie de secours. Il y avait un panneau indiquant qu'elle devait rester fermée à clef en permanence. Manifestement House l'avait laissée ouverte derrière lui. Wilson hésita quelques secondes pour finalement s'y engouffrer, et s'avancer sur le toit. Il regarda les alentours et chercha House du regard House et le repéra rapidement. Il faillit avoir une attaque à ce moment là. House marchait le long du bord du toit, comme s'il était sur une corde raide. Il ne marcher même pas droit. C'était plus comme s'il boitait sans l'aide de sa canne pour garder l'équilibre. Wilson vit la canne posée sur le béton à proximité et reporta son attention sur House.

Il s'avança immédiatement vers lui, mais alors qu'ils se rapprochaient il se rendit compte de la hauteur entre le toit sur lequel ils se trouvaient et le sol et il ne se sentit pas bien. Il avait toujours eu un petit peu peur du vide. Wilson ne voulait pas faire peur à son ami, terrifié à l'idée qu'il le fasse sursauter, House puisse perdre l'équilibre et s'écraser par terre. «House,» l'appela-t-il, hésitant.

House leva les yeux et le vit. «Hey Wilson,» répondit-il d'un air grave, sur un ton monotone.

«Qu'est-ce que tu fais ?» Demanda Wilson, à la fois apeuré et inquiet.

«Je m'entraine pour mon prochain numéro de cirque,» répondit-il, mais il n'y eut aucun sourire pour montrer à Wilson que House était juste en train de faire l'andouille comme à son habitude. Il n'y avait même pas une pointe d'humour dans sa voix.

«Tu peux descendre de là ?» Demanda Wilson, qui commençait à transpirer abondamment à cause de son vertige et de la façon avec laquelle son corps réagissait en voyant House sur le mur.

House s'arrêta, puis se tourna en direction de la rue et pour tourner le dos à son ami. Il ne voulait pas que Wilson voie à quel point cette histoire le touchait. Il baissa les épaules et soupira. «Ma vie est finie,» murmura House, tellement bas que Wilson eut du mal à l'entendre/à distinguer clairement à cause du bruit du trafic plus bas.

Wilson ne savait pas quoi faire. Ses jambes tremblaient de manière incontrôlée à cet instant, mais il devait faire quelque chose. Il était bouleversé de savoir que quelque chose dont il n'était pas au courant et pourtant, manifestement, essentielle s'était passée entre House et Cuddy. Il priait pour que ce ne soit pas cela qui poussait House à se jeter dans le vide, tant au sens figuré que littéral, chute d'où il ne pourrait pas revenir indemne. House était revenu de Mayfield seulement depuis quelques mois. Il avait essayé et essayait toujours du mieux qu'il pouvait de reprendre sa vie en main. Et à cet instant, voyant son ami sur le point de sauter, à quelques centimètres de frôler la mort, Wilson avait peur, peur de ne pas avoir remarqué à quel point House était encore fragile. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour le pousser à faire ça ? Il se sentit tout à coup coupable de l'attaquer comme ça. Après que House fut interné à Mayfield, il y mit beaucoup de temps pour réfléchir à ce qui avait poussé son meilleur ami jusqu'à la rupture. Wilson ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable. Après tout, le mental de House était passé par tellement d'épreuves cette année, surtout lors de l'accident de bus et les heures qui avaient suivies. Il n'arrivait pas à croire aujourd'hui qu'il avait demandé à son meilleur ami de risquer sa vie pour sa copine mourante, et ce sans la moindre hésitation, et pourtant House avait accepté volontiers, empirant son traumatisme crânien et avait faillit mourir par la même occasion. Et ils n'en avaient jamais reparlé. En effet, Wilson s'était éloigné de lui au moment où House avait surement le plus besoin de lui, et ensuite même quand il était revenu, il ne s'était jamais excusé. Alors que House pouvait avoir des hallucinations de n'importe qui quand il ne contrôlait plus sa consommation de Vicodin, son esprit avait imaginé Amber. La véracité de cette réalisation avait troublée Wilson ça l'avait troublé, jusqu'à maintenant. Parce que ça lui rappelait toutes les choses qu'ils ne s'étaient jamais dites depuis la mort d'Amber. Allait-Il perdre aussi son meilleur ami maintenant ?

Wilson se baissa vers le sol bétonné et commença à ramper jusqu'à House, essayant d'ignorer le bruit de la circulation en dessous. «Parle moi,» réussit-il à dire calmement alors qu'il continuait d'avancer lentement vers House.

«Il n'y a rien à dire,» répondit House, d'un ton indifférent même si son langage corporel défaitiste et les paroles qu'ils avaient laissées échapper quelques instants plus tôt infirmaient ce qu'il venait de dire.

«Qu'est ce que tu fais là haut ?» Répliqua celui-ci, se rapprochant petit à petit de son ami, avançant à l'aide de ses mains et de ses genoux.

House était dans son propre monde, ignorant complètement la détresse de Wilson alors que son regard était concentré sur ce qui se passait plus bas. «Je suis venu ici pour réfléchir, comme je le fais toujours.»

«A quoi réfléchis-tu?» Il était à 300 mètres de lui, mais il n'avançait plus que centimètres par centimètres à ce moment là, paralysé par la terreur.

«Cuddy et moi,» Répondit House en toute honnêteté.

«Quoi Cuddy et toi?» Demanda Wilson, la voix tremblante.

Si House l'avait remarqué les tremblements dans sa voix, il ne le montra pas. «Elle était avec moi il y a quelques minutes. On … hé bien, ça ne s'est pas très bien passé. Elle a finit par me dire de sauter et ensuite elle est partie furieuse. Je n'ai pas pu, pas su l'empêcher de partir.»

House avait parlé comme si de rien n'était et Wilson ne savait pas s'il serait capable de convaincre House qu'il y avait toujours de l'espoir, qu'importe ce qui s'était passé entre eux. Il devait arriver à communiquer avec son ami avant qu'il ne soit trop tard. Les paroles que Cuddy avaient prononcées le faisaient bouillir de colère. Elle lui avait de sauter ?! Elle était juste … partie ?! Il allait la tuer ! En supposant qu'il survive. Il était pratiquement allongé sur le béton maintenant.

Cette pensée donna la force à Wilson d'escalader les derniers mètres puis il se tourna pour appuyer son dos contre le mur à un mètre du sol à la gauche de House, en détournant les yeux puisqu'il lui était impossible de regarder le vide. Le parapet qui longeait le toit mesurait seulement trente centimètres de haut et Wilson savait que s'il tournait sa tête ne serait que de quelques centimètres, il verrait le vide et serait physiquement malade. Il avait du mal à respirer ce qui finalement attira l'attention de House.

House pivota, et Wilson remarqua son mouvement du coin de l'œil. A ce moment là Wilson paniqua, il vomit de la bile car il n'avait toujours pas mangé de la journée à cause du stress de son discours de ce matin, voulant attendre le buffet de ce soir.

House était tellement choqué qu'il ne bougea pas d'un pouce, regardant son ami avec inquiétude. «Ça va ?» Demanda-t-il quelques instants plus tard.

«Peux-tu descendre de là ?» Haleta Wilson, alors qu'il commençait à transpirer.

House fronça des sourcils mais descendit du mur comme Wilson le lui avait demandé, s'agenouilla inconfortablement près de son ami, et posa sa main sur son épaule. «Wilson, qu'est ce que tu as ?»

«Le vertige,» lâcha-t-il finalement, entre deux profondes inspirations. Il tendit le bras et attrapa le poignet de House avant de fermer les yeux très fort.

«Je pense qu'on ferait mieux de rentrer à l'intérieur,» déclara finalement House, plutôt inquiet.

«Je ne crois pas que je puisse bouger» répondit Wilson, la gorge serrée.

«Je vais me décaler légèrement du mur et je veux que tu rampes jusqu'à moi jusqu'à ce que tu te sentes assez à l'aise pour te lever. Garde les yeux fermées si tu veux et écoutes mes pieds frappés le sol ou ouvre les yeux une fois que tu seras à quatre pates, reste concentré sur le sol uniquement,» ordonna House, prenant le contrôle de la situation maintenant qu'il s'était repris.

Wilson acquiesça, les yeux toujours fermés, mais il n'avait toujours pas lâché la main de House. Quelques minutes passèrent avant que House lui dise, «tu dois lâcher ma main pour que je puisse prendre ma canne d'où je l'ai posé toute à l'heure.»

Il s'exécuta après quelques minutes, retirant doucement sa main, et House ramassa sa canne avant de revenir en arrière en trainant des pieds, observant Wilson ramper après lui. La situation aurait été à tomber par terre s'il ne s'était pas senti aussi mal pour son ami. Manifestement le vertige était le problème, mais est-ce que ça n'avait pas été aggravé parce que Wilson avait pensé que House allait sauter ? Même si Cuddy lui avait conseillé de le faire et que son cerveau y avait pensé pendant quelques secondes, il n'avait jamais eu l'intention de réellement le faire. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable d'avoir fait si peur à Wilson. Quand ils se furent finalement écartés d'environ 600 mètres du vide, House déclara, «Tu penses que tu peux te lever maintenant ?»

Wilson ouvrit les yeux et se rendit compte qu'il ne distinguait plus le vide, qu'importe dans quelle direction il regardait. House tendit sa main et se tint prêt pour que Wilson puisse se relever. Il faisait vraiment très attention pour ne pas tirer House vers lui, mais dès qu'il fut debout il ne le lâcha pas, trainant House près de la porte et hors du toit presque trop rapidement pour que House puisse le suive sans tomber. Au moment où la porte fut fermée derrière eux et qu'ils eurent descendus les escaliers, Wilson prit ardemment House dans ses bras.

House ne savait pas très bien comment réagir à ça. Il subit son étreinte, en tapotant gentiment Wilson dans le dos avec un air gêné pour essayer de le rassurer. Wilson commença à pleurer à chaudes larmes et House ne savait vraiment pas quoi faire à ce moment là. Il était là, dans les bras de Wilson, aussi raide qu'une planche, ses yeux effarés grands ouverts. Après quelques minutes il en eut assez et murmura d'un ton bourru, «Merde, Wilson. Ressaisis-toi.»

Wilson se contenta de le serrer plus fort dans ses bras.

«Peux. Pas. Respirer,» dit House du bout des lèvres, avec une voix aigue. Finalement, son ami relâcha son emprise avant de le lâcher complètement. «Tu vas me faire m'interroger sur ton hétérosexualité,» le taquina-t-il pour essayer de détendre Wilson sur ce qui venait de se passer.

«Ne me refais jamais une frayeur pareille,» gronda Wilson sévèrement.

House le fixa simplement du regard et hocha finalement la tête longuement. Il se retourna et fit tourner une pince à cheveux dans la serrure de la porte jusqu'à ce que le verrou soit fermé. Finalement il se tourna et partit en direction du hall pour se diriger vers l'ascenseur, Wilson le suivant en silence.

«Tu avais peur que je ne saute ?» Demanda House d'un air narquois une fois que l'ascenseur fut arrivé à destination et qu'ils soient à l'intérieur, même s'il connaissait déjà la réponse.

Wilson se contenta d'hocher la tête pour confirmer, trop bouleversé pour parler.

L'ascenseur s'arrêta à leur étage et ils sortirent pour se diriger vers leurs chambres. House et Wilson virent Cuddy sortir de sa chambre et commencer à s'approcher vers eux, mais alors que House ralentissait le pas, Wilson fonça littéralement sur elle. House fut à ce point surpris par la réaction de son ami qu'il s'immobilisa. Manifestement Cuddy elle-aussi fut prise de court car ses pas se firent plus hésitant alors qu'elle commençait à s'approcher d'eux, ne sachant pas ce qui allait se passer.

Et puis Wilson se mit à lui crier dessus, «tu lui as dit de sauter ?! De sauter ?! À un homme qui vient de sortir d'un hôpital psychiatrique il y a quelques mois à peine?!» Même House fut effrayé devant la réaction de Wilson, et commença à boiter vers Wilson aussi vite que possible.

«Je …je …» Commença Cuddy, visiblement paniquée.

«Si tu n'étais pas une femme, je t'en aurais déjà collé une depuis longtemps, je te le dis !» Hurla Wilson. Puis comme si tout ceci se déroulait au ralenti, House eut un flashback et sut ce qui allait arriver, comme cela lui était déjà arrivé quelques années plutôt.

Il y avait une petite table dans le couloir juste à la droite de Wilson et il tendit le bras pour attraper la vase qui se trouvait là. Avant que House puisse s'écrier et avertir Cuddy, ou essayer d'arrêter Wilson, celui-ci l'avait jeté par-dessus son épaule vers Cuddy, brisant la vitre se trouvant derrière elle après que Cuddy eut évité le projectile en sautant nerveusement de côté.

House les rejoignit au moment même où la porte de la chambre de Cuddy s'ouvrit d'un coup et que la tête de Lucas apparut dans l'embrasure.

«Qu'est-ce qui se passe ? Lisa, Tu vas bien?» Demanda Lucas, les sourcils froncés.

House eut envie de vomir, simplement en entendant Lucas s'adresser à Cuddy d'une façon aussi familière.

Wilson fixa du regard Lucas, le reconnaissant immédiatement malgré le fait qu'il ne l'avait pas vu depuis longtemps, et plissa des yeux avant de retourner son attention sur Cuddy, son regard emplit de rage. «Tu as amené un homme avec toi ? Tu sors avec lui ?» S'emporta-t-il, en la poursuivant. «Tu t'abaisserais à ça ?! Remuer le couteau dans la plaie, juste sous le nez de House ?!»

«Holà, holà, holà on se calme, mon petit Jimmy,» le calma House, en se mettant entre les deux, son bras posé dans le dos de Wilson. Il regarda par dessus l'épaule de Wilson en direction de Cuddy, et ordonna gentiment, «retourne dans ta chambre, Cuddles.» Cuddy ravala sa confusion, mais pour une fois elle ne perdit pas une seconde, et se dépêcha de s'éloigner vers sa chambre et vers Lucas qui l'attendait dans le couloir, et leur jeta un coup d'œil avant de le pousser dans la chambre et de fermer la porte fermement derrière eux.

«Comment a-t-elle pu faire ça !» Murmura Wilson sur un ton assassin, lançant un regard noir à House.

House recula, les bras et sa canne en l'air. «On ne frappe pas les handicapés Jimmy.» En réalité il trouvait cette situation amusante en quelque sorte. Ça montrait aussi à quel point Wilson avait eu peur. Soit c'était ça soit il se sentait coupable pour quelque chose. Mais non, ça n'avait pas de sens.

Wilson était toujours furieux, alors qu'il fixait la chambre de Cuddy du regard. Le regard de House se dirigea vers la fenêtre. Il soupira et attrapa le bras de Wilson. «Viens.» House partit en direction de sa chambre d'hôtel et ouvrit la porte, Wilson le suivant de près. House lui jeta un regard sévère et lui montra du doigt son lit, pour lui indiquer qu'il devait s'asseoir et se calmer.

House se saisit de son téléphone, et appela la réception pour leur demander de lui passer le directeur. Quelques instants plus tard, House entendit le téléphone changer de main. «Ici Bill Daly, directeur général en service.»

«Ouais, je suis le Dr. Greg House, chambre 619. J'ai bien peur d'avoir perdu l'équilibre dans le couloir et tomber sur la table en dehors de ma chambre. Je marche avec une canne. Je pense que j'ai du m'accrocher dans un pli de la moquette ou quelque chose comme ça.» La philosophie de House était que si tu voulais éviter de payer les conséquences, c'était une bonne idée de faire comme si c'était leur faute. «Bref, le vase sur la table s'est envolé et j'ai essayé de plonger pour le rattraper mais avec ma jambe blessée. Je suis tombé et j'ai accidentellement frappé le vase avec mon pied. Je l'ai envoyé s'écraser contre la vitre au fond du couloir. Je suis vraiment désolé et je suis plus que prêt à payer la réparation pour la fenêtre. J'ai juste pensé que ce serait mieux si vous pouviez envoyer quelqu'un pour ramasser les bris de glace avant que quelqu'un ne se blesse,» mentit House sans vergogne, en levant les yeux en direction de Wilson.

«Je suis désolé d'apprendre ça, monsieur. Evidement je vais envoyer quelqu'un de suite. Nous étions sur le point d'envoyer quelqu'un à votre étage de toute façon parce qu'on nous a signalé des cris,» répondit le directeur général.

«Oui, c'était mon ami, Dr. Wilson. Il … était très inquiet de voir que je m'étais blessé et bon, il est un peu trop protecteur. Il me criait dessus pour mon comportement insouciant car il avait eu peur que ma blessure à la jambe ne se soit aggravée,» lui répondit House, en faisant de son mieux pour paraitre très embarrassé par la situation, ce qui n'était pas très difficile sachant qu'il était réellement un peu embarrassé par la comportement de Wilson durant cette dernière heure.

«Voulez-vous que je vous envoie un docteur, monsieur ?» Demanda ensuite M. Daly, inquiet.

«Non, ce ne sera pas nécessaire. Je pense que j'ai juste besoin de tremper ma jambe dans de l'eau chaude pendant un petit moment et ça va aller. De plus, le Dr. Wilson est ici avec moi au cas où j'aurais besoins de soins médicaux supplémentaires. Ne vous préoccupez pas de moi s'il vous plait,» le rassura House.

«Très bien, monsieur. Mon équipe arrive pour s'occuper de la fenêtre. On va trouver une solution temporaire et on appellera l'entreprise de vitrage pour voir quand ils seront disponible pour venir la réparer.»

«Merci beaucoup, M. Daly. Je vous suis reconnaissant. Et encore une fois, n'hésitez pas à m'envoyer la facture pour la vitre,» offrit House une fois de plus, se disant que même s'ils acceptaient son offre, Wilson serait celui qui payerait/ la règlerait.

«Oh, ce ne sera pas nécessaire, Dr. House. On vous remercie de votre appel et nous sommes soulagés de savoir que vous ne vous êtes pas blessé. L'assurance couvrira les frais pour la vitre,» rassura M. Daly. «Ne vous inquiétez pas.»

«Hé bien, je ne saurais vous dire à quel point j'apprécie votre gentillesse,» continua House. «Merci beaucoup. Au revoir.» Et sur ça, il raccrocha le téléphone et se retourna vers Wilson, en souriant ironiquement. «Wilson,» marmonna-t-il, le montant du doigt. «Je te le dis … si je dois d'enfermer à clé dans ma chambre pour éviter que tu te fasses arrêter avant la fin de cette conférence …»

A ce moment là il entendit la sonnerie de son téléphone s'éteindre sur la table de nuit à l'autre bout de la chambre, lui indiquant qu'il avait un message vocal. Il se détourna de Wilson et contourna le lit. Il fit défiler ses derniers appels, et s'aperçut qu'il avait loupé un appel de Nolan. Il se demanda pourquoi celui-ci avait appelé. Est-ce que cette journée pouvait devenir encore plus tordue ? Avant qu'il ne puisse appuyer sur le bouton pour consulter sa messagerie, son téléphone se mit à sonner. House leva les yeux au ciel. Manifestement Nolan n'était pas prêt d'abandonner.

Il fit glisser le clapet. «La maison des horreurs,» déclara joyeusement House, dans un humour pince sans rire.

«Je suis content de voir que vous allez bien,» salua Nolan, en sachant que House savait qui l'appelait.

«De quoi vous parlez ?» Demanda House, confus.

«Votre patronne a appelé. J'ai cru comprendre qu'elle pensait qu'il fallait qu'on fasse un autre examen psychologique. Elle a appelé il y a environ 45 minutes et a dit que vous étiez sur le toit de l'hôtel, et menaciez de sauter,» expliqua Nolan sèchement.

House serra les dents. «Je n'ai JAMAIS menacé de sauter !» Nia-t-il farouchement. «J'étais simplement en train de méditer sur le bord du toit. Ce n'était pas un appel à l'aide ! Je n'étais en aucun cas en danger ! J'étais un athlète, vous savez. Malgré ma jambe, j'ai une très bonne coordination, sauf quand je suis sous l'influence de drogues ou bien bourré. Mais ce n'était pas le cas.»

«Elle semblait penser que vous étiez sans doute en train de la manipuler» continua Nolan, ne songeant pas au fait que cela pourrait agacer House encore plus au lieu de l'aider à reconsidérer ce qu'il avait fait pour effrayer Cuddy.

«C'EST UNE BLAGUE !» Répliqua House, consterné.

«Ok,» accepta Nolan.

«Ok ? C'est tout ?» Parfois il ne comprenait pas du tout Nolan.

«Ouais. C'est tout,» dit-il calmement. «Attendez … Elle vous a appelé il y a 45 minutes et ce n'est que maintenant que vous cherchez à me contacter ?! Vous ne vous souciez pas assez de moi pour appeler l'hôtel et que quelqu'un courre jusqu'à moi pour me passer le téléphone pour que vous puissiez … m'en empêcher ?! Quel genre de directeur psychiatrique êtes-vous ?» répondit House, passablement offensé.

«On s'est parlé il y a quatre jours,» répondit Nolan, en faisant comme s'il n'y avait pas de problèmes. «Vous alliez parfaitement bien à ce moment là. Qu'est-ce qui a pu se passer en quatre jours pour que vous en arriviez là ? Vous l'aviez dit vous même, malheureux et en vie c'est mieux que malheureux et mort. Croyez le ou non, j'ai déjà VRAIMENT envisagé l'idée que certaines personnes interprétaient mal votre comportement et vous sous-estimaient.»

House ricana, secouant la tête avant de souffler. «Un diner la semaine prochaine ça vous dit ? Vous pouvez choisir le restaurant et on se retrouve à mi-chemin ? Si vous êtes prêt à m'écouter, je paye.»

Nolan ria. «Marché conclu. Que pensez vous de mardi soir ? Je vous enverrais par e-mail l'adresse du restaurant, une fois que j'en aurais choisi un.»

«Ça marche.» Répondit House, en raccrochant avant même de dire au revoir.

Il se retourna et tomba sur Wilson qui le fixait du regard d'un air sombre. «C'était quoi ça ?» Demanda-t-il, seulement légèrement intéressé.

«Manifestement Cuddy, est arrivée comme toi rapidement à la conclusion que j'allais me suicider. Elle a appelé mon psy» l'informa House.

Mais apparemment Wilson n'était pas encore prêt à engager une discussion impliquant Cuddy, alors que ses lèvres restaient scellées et qu'il lançait un regard furieux en direction de la porte.

House souffla, secouant la tête. Les prochains jours allaient être intéressant.


C'était l'heure de diner et House et Wilson étaient dans l'ascenseur pour se diriger vers le hall d'entrée et la salle de réception, où tout le monde présent pour la conférence allait se restaurer. Ils n'avaient pas parlé plus que ça, surtout parce que House avait bien compris le désintérêt que Wilson avait sur les derniers événements de la journée. Cependant ça ne le dérangeait pas. Il ne voulait pas en parler tant que ça lui non plus. Ils avaient passés la dernière heure à regarder la télé, interrompus une fois par un membre du personnel de l'hôtel venu pour voir comment allait House alors qu'on réparait la fenêtre. House avait fait toute une histoire pour boiter de marinière dramatique pour voir les conséquences de sa « maladresse » et s'excuser une fois de plus avant de revenir vers Wilson.

«Hey House ?» Dit Wilson alors qu'ils étaient les deux dans l'ascenseur, attendant que les portes s'ouvrent sur le rez-de-chaussée.

«Oui ?» Répondit t-il, en regardant dans sa direction.

«Les potes avant tout ?» Dit-il sérieusement, le regard concentré sur les portes de l'ascenseur.

House sourit, en sachant que c'était la façon que Wilson avait pour le soutenir dans cette passe. «Ouais,» murmura-t-il. «Les potes avant tout.»

"Well you and I, we're buddies

And we've been since we first met

Me and you, well we've sure been through

Our share of laughter and regret

Lord knows we've had our bad days

And more than once we've disagreed

But you've always been a friend to me

You can be so stubborn

There's times I think you just like to fight

And I hope and pray I live to see a day

When you say I might be right

And there's times I'd rather kill you

Than listen to your honesty

But you've always been a friend to me

You've always been

Time and again

The one to take my hand

And show to me it's okay to be

Just the way I am

With no apology

Oh you've always been

And you will 'till God knows when

Yes you've always been a friend to me"

Song: "A Friend To Me" (Garth Brooks)