Elle se réveilla lentement avec les doux premiers rayons du soleil, elle essaya de se souvenir de la soirée précédente en vain. Elle n'avait pas passé une nuit comme celle la depuis un bon bout de temps. Elle regarda autour d'elle, rien n'avait changé, mis à part quelques vêtements éparpillés dans l'ensemble de la pièce. Elle sentit un bras l'enlacer, quelques brins de souvenirs lui revint enfin en mémoire, un homme la rattrapant pour la raccompagner, brun aux yeux sombres. Elle sourit, elle était bien. Lorsque le réveil sonna, elle le maudit, elle ne voulait pas bouger juste se rendormir encore un peu...
Il faisait sombre, froid, elle regretta aussitôt d'être tombée dans les bras du sommeil. Elle voulait se réveiller, sentir son parfum, la chaleur de son corps.
Un violent spasme la parcourut, elle sentit tout son corps se déchirer. Elle voulait tellement se réveiller...
Les autres profilers l'attendaient dans le salon de l'auberge, chacun faisait part de ses suppositions sur les raisons de son retard...
Elle se réveilla enfin, elle commença à paniquer lorsqu'elle s'aperçut que l'homme de sa nuit n'était plus là, tout était flou, elle sombra...
La douleur était insoutenable, constante. Elle aurait voulu que tout s'arrête, ce cauchemar était si réel... Elle essaya de soulever les paupières, elle attendit que ses yeux s'habituèrent à l'obscurité. Elle put distinguer des grands barreaux tout autour d'elle. Elle n'arrivait pas à y croire, la douleur s'estompa peu à peu, elle récupérait lentement le contrôle de ses membres, elle se mis sur le dos. Son coup la brula, instinctivement elle y porta ses mains, elle tâta l'objet qu'elle portait, c'était un espèce de collier en métal refermé d'un cadenas avec un moniteur électrique, tout lui paraissait plus clair...
flash back :
Prentiss : Alors je t'écoute ?
Garcia : Avant toute chose, ne t'énerves pas s'il te plait...
Prentiss : Qu'est ce qu'il se passe ?
Garcia : C'est juste que, tu sais quand vous partez je suis toujours là à espérer que vous rentriez tous vivants...
Prentiss : Dis moi ce que tu as à me dire Pénélope, Hotch va me tuer si je rapplique pas vite fait.
Garcia : Je veux juste que tu fasses attention c'est tout.
Prentiss : Garcia tu vas pas t'y mettre aussi ? J'ai déjà Hotch et Morgan sur le dos depuis un bon bout de temps, voir même Rossi.
Garcia : Je sais que c'est pas facile d'être entourée constamment de mâles dominants bourrés de testostérone, mais vous êtes tellement occupés à finir cette enquête le plus vite possible que vous oubliez la victimologie.
Prentiss : C'est à dire ?
Garcia : Tu ne peux pas nier ta ressemblance flagrante avec les victimes ! Tu ne devrais pas aller à cette conférence de presse !
Prentiss : Arrêtes Garcia, tu sais aussi bien que moi, qu'à chaque affaire qu'on traite on peut tous se trouver des ressemblances avec les victimes.
Garcia : Ce ne sont pas que de simples ressemblances Emily ! Et tu le sais ! Je ne voulais pas t'en parler devant les autres, je sais comme ils déjà super protecteurs avec JJ, Seaver et toi, mais si tu fais pas attention...
Prentiss : Stop arrêtes s'il te plait.
Gracia : Tu es brune, tu es dans la même tranche d'âge, et tu as un poste important...
Prentiss : On se rappelle plus tard !
Dans le salon de l'auberge, les profilers commençaient sérieusement à s'inquiéter, Hotch se décida à aller voire dans sa chambre, il frappa sans aucune réponse de l'autre côté. Morgan arriva derrière lui avec la clé de sa chambre qu'il avait demandé au gérant. Ils entrèrent, la pièce était sombre, les rideaux étaient tirés, on pouvait voir une grande inquiétude dans leur yeux.
Hotch : JJ appelles Garcia et demande lui si elle peut localiser son portable. J'aurais dû la raccompagner !
Morgan : Ce n'est pas votre faute Hotch, elle ne le voulait pas de toute façon, elle ne vous aurez pas laisser faire.
Ces paroles auraient dû le rassurer et pourtant non, il se sentais entièrement responsable, il était responsable.
Emily était toujours allongée dans cette grande cage, elle se demandait si elle pourrait un jour en sortir, ou en tout cas vivante, elle espérait que ses coéquipiers la trouveraient, à temps. Une voie résonna dans toute la pièce.
Homme : Aller debout !
Prentiss : Qui êtes vous ? Montrez vous !
Homme : Tu n'es pas en position d'exiger quoi que ce soit, petite sotte ! Je vais t'apprendre les bonnes manières.
Une puissante décharge électrique se dégagea de son collier, tout son corps tremblait, elle cria de douleur. Elle ferma les yeux...
Elle se retrouva encore dans cette chambre, dans ce lit, l'homme était revenu un plateau en main avec le petit déjeuner.
Prentiss : On doit aller travailler...
Homme : Prends ton temps, ils peuvent attendre.
L'homme s'approcha d'elle, l'embrassa tendrement et lui sourit. Elle resta en contemplation devant ce sourire qu'il laissait apparaître sur son visage que très rarement. Il l'entoura de ses bras protecteurs et ils restèrent là de longues minutes, toujours trop courtes à leurs yeux.
