Bonsoir,

Ceci est un Rarry (Ron-Harry, homophobes passez votre chemin) que j'ai écrit pour une amie très chère à mon coeur (et c'est également mon deuxième passage sur ff donc comment vous dire que j'ai la pression...), qui devait à la base être un One Shot... Mais, comme vous allez le voir, c'est un peu parti en live à ce niveau...

Au niveau du postage, je pense poster toutes les deux semaines, là où le vent me portera ;)

*Bien entendu, les personnages ne m'appartiennent pas, l'histoire en revanche vient uniquement de mon cerveau de Littéraire fangirl et cinglée :p *

Je tenais à remercier NonoPourVousServir pour sa review, en espérant que tes interrogations seront assouvies avec ce nouveau chapitre !

Bonne lecture !


Chapitre 7 : Je n'ai pas su t'aimer :

Elle s'arrêta de parler pendant un bref instant, puis reprit d'une voix neutre

Tu étais encore chez les Potter n'est-ce pas ? Sa voix lasse et fatiguée ne fit qu'accentuer le poids étouffant que Draco avait sur le cœur depuis qu'il était entré dans la bibliothèque, et, face à ce regard si pénétrant, il n'eut ni le cœur, ni le courage de mentir à Astoria.

En effet... Risqua-t-il avec hésitation, ne sachant pas réellement quoi dire d'autre pour tenter de détendre l'atmosphère pesante qui avait envahi cet endroit qui autrefois lui semblait tellement accueillant et protecteur.

Tu aurais au moins pu me prévenir que tu partais toute l'après-midi. Je sais bien que l'on reste ensembles uniquement pour que Scorpius ne se sente pas abandonné par l'un de nous, qu'il continue à grandir dans une famille heureuse et soudée malgré le fait que nous n'ayons plus aucuns sentiments l'un envers l'autre mais j'espérais que nous aurions pu rester en bons termes. Lâcha-t-elle dans un soupire.

Je... Je suis désolé, Astoria...

Tu sais Draco, je ne suis pas stupide le coupa-t-elle, comme si elle avait un besoin urgent de lui exprimer tout ce qu'elle avait sur le cœur depuis bien trop longtemps déjà. Je sais que tu n'as jamais eu de vrais sentiments pour moi, on a déjà eu cette discussion mais, je t'ai aimé et une part de moi éprouve toujours une immense affection pour toi...

C'est réciproque Astoria, tu sais… je... Murmura le blond, à présent vraiment mal à l'aise.

Laisse-moi finir, s'il te plaît. À ces mots, elle se leva et le livre qu'elle avait auparavant sur les genoux tomba ouvert sur le plancher en bois ciré à la perfection avec un bruit sec, pliant quelques pages au passage, signe évident de la tension et du désordre intellectuel qui régnait dans la pièce. Jamais, ô grand jamais un livre de la bibliothèque de la famille Malefoy n'avait été abîmé autrement que par le temps, et encore. La brune se dépêcha donc de le ramasser, le fermer non sans avoir mentalement marqué sa page, puis le posa sur une table proche avec ses lunettes, avant de reprendre comme si de rien n'était.

Je vois que tu veux passer du temps chez les Potter, j'ai cru comprendre que tu t'entendais particulièrement bien avec Harry, et je le respecte. Je te demande simplement de me prévenir quand tu pars. On a certes arrêté de coucher ensembles mais cela ne veut pas dire pour autant que je ne me soucie pas de toi.

Oui mais je pensais que...

Que quoi ? Que je n'allais pas le remarquer ton absence ? Ne pas m'en faire peut-être ? Tu crois que je n'éprouve absolument rien quant au fait que tu passes plus de temps avec les Potter que dans ta propre maison ? Que tu vois plus ce Potter que ta femme ? Heureusement que Scorpius n'est pas là sinon, en ce moment-même, j'aurais tendance à dire que la notion de « père » aurait été vaste pour lui. Tu pensais que cela ne me ferait pas de mal ? Ton éloignement me fera forcément souffrir Draco, autant que ta présence parce-que, contrairement à toi moi, je t'ai aimé, de tout mon cœur. Alors aies un peu de respect pour moi et cesse d'être aussi égoïste, c'est tout ce que je te demande.

Elle se tut enfin, la pâleur de son visage illustrant parfaitement le fait qu'elle soit vidée de toute énergie et sa tirade laissa place à un silence de mort. Au fur et à mesure du monologue de sa femme, Draco s'était décomposé petit à petit. Il avait eu la douloureuse impression de se prendre un sortilège Doloris en pleine poitrine encore et encore, et encore...

Chaque mot résonnant dans sa tête comme un écho meurtrier qui le transperçait de part en part, ne lui laissant pas le moindre répit. Il n'avait pas remarqué à quel point Astoria souffrait de son absence et son rapprochement avec Harry et il s'en voulait, bon sang ce qu'il s'en voulait. La femme brune aux yeux pâles était précieuse pour lui, et il ne supportait pas d'avoir pu la blesser tout ce temps sans rien remarquer. Fasse au silence du blond, Astoria Malefoy remit le livre par magie sur son étagère, reprit ses lunettes et sortit sans un mot de plus à l'adresse de celui qui avait autrefois été son mari.

Harry quant à lui avait décidé de parler directement à sa femme à son retour. Il l'avait trouvée près de la cheminée, sur un fauteuil, concentrée sur son travail sur la Gazette du Sorcier, Nasus, le chat de la famille sur les genoux. Elle leva une tête interrogative à son arrivée et comprit rapidement qu'il avait quelque chose d'important à lui dire, et c'était réciproque. Ginny cessa son travail pour se concentrer ce qu'allait lui dire son mari. Elle appréhendait cette conversation, cela faisait plusieurs jours qu'elle y pensait mais elle devait de toute manière avoir lieu, et aucun des deux ne pouvait y échapper.

Bonsoir Harry dit-elle d'une voix grave.

Bonsoir Ginny répondit l'élu avec hésitation. Il savait ce qu'il avait à faire mais il redoutait la réaction de sa femme. Mais Draco semblait vraiment fou amoureux d'elle et, d'après ce qu'il lui avait dit, elle n'était pas insensible à lui non plus donc ç'aurait été du gâchis pour lui de ne pas tenter le coup, surtout si la seule raison du refus de Ginny était la présence du brun. Il ne savait pas vraiment par où commencer, mais ce qu'il savait, c'est qu'il fallait lui parler, maintenant.

Je voudrais te parler de quelque chose d'important...

Moi aussi...

Ok, c'était mal barré.

Je te laisse commencer alors. Tu sembles perturbée, ça a l'air de te tenir à cœur, je peux attendre, vas-y. Fit le brun en s'asseyant sur un autre fauteuil qu'il approcha près de sa femme. Lily étant déjà couchée, personne ne les dérangerait.

Ils parlèrent pendant un long moment, ce fut long, douloureux parfois, pour chacun d'eux. Ginny dévoila à son mari tout ce qu'elle avait sur le cœur depuis « l'arrivée » de Draco dans leur quotidien. Le brun quant à lui tenta de la rassurer du mieux qu'il le pouvait, essayant de lui faire comprendre qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait sans se préoccuper de lui. Si elle ressentait quelque chose pour le blond, il fallait qu'elle accepte ses sentiments envers lui, au lieu de les refouler, de se prendre la tête jusqu'à en devenir malade et de leur faire du mal à tous les deux pour rien. Il avait fini par la convaincre au bout de plusieurs heures de conversation d'aller parler à l'ancien Serpentard, même si la rouquine était toujours assez réservée sur la question. C'était déjà ça.

Contrairement à ce qu'ils redoutaient, la conversation prit une tournure presque agréable. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlés à cœur ouvert, et cela leur fit beaucoup de bien, à tous les deux. Ils se mirent d'accord sur le fait qu'ils n'éprouvaient plus aucun sentiment amoureux l'un envers l'autre, mais il n'y avait aucune raison qu'ils cessent de se parler, de passer du temps tous les deux sans aucun complexe où quoi que ce soit d'autre, puisqu'ils avaient été amis avant de se mettre ensembles. Ils resteraient donc bons amis, mais Harry dormirait dans la chambre d'Albus lorsqu'il était à Hogwarts et, quand il revenait pour les vacances, il prendrait le canapé dans la chambre parentale. Ils s'étaient également accordés sur le fait de garder ça entre eux, du moins pour le moment, même s'ils ne le cachaient pas vraiment. Leur fille cadette allait bien finir par remarquer à un moment donné que son père sortait tous les matins, les cheveux en bataille en baillant à s'en décrocher la mâchoire de la chambre de son frère de toute manière et à ce moment-là, ils lui expliqueraient.

La nuit était bien avancée lorsqu'ils décidèrent enfin d'aller se coucher dans leurs chambres respectives puisqu'ils devaient travailler tous les deux le lendemain très tôt. Ils se dirent au revoir à l'entrée de la chambre d'Albus, démarrant ainsi une relation nouvelle, basée sur l'amitié qui s'était développée entre eux lors de leurs années à Hogwarts. Harry était soulagé. Il avait enfin pu parler à Ginny.

Il ouvrit la porte, se glissa dans la chambre et se laissa tomber sans aucune retenue en travers du lit de son fils, sans prendre la peine de se déshabiller ou d'enlever ses lunettes légendaires. Il resta là, allongé sur le lit argenté à contempler l'immensité plafond enchanté, pâle imitation de la Grande Salle, qui scintillait de mille feux admirant les centaines de constellations qui constituaient l'immensité de l'univers. L'élu avait l'impression d'être au milieu des étoiles, de pouvoir les toucher du bout des doigts, et imagina avec un petit sourire Albus, s'endormant dans l'espace, au centre de l'univers, son univers.

Il comprenait mieux maintenant pourquoi il passait la plupart de son temps libre dans sa chambre. Contrairement à James qui était toujours excité et ne pouvait pas rester en place plus d'une seconde sans tenter de découvrir le monde, embêter ses parents et ses frères et sœurs et faire des bêtises en tout genre comme son grand-père, son second fils était d'un tempérament très calme et faisait souvent preuve, au contraire de son grand-frère d'une grande maturité et d'une sagesse étonnante pour son âge.

Depuis qu'il avait appris à marcher, Albus Severus Potter sortait régulièrement en pleine nuit pour admirer l'étendue céleste. Si cela avait inquiété ses parents au début, ils avaient vite compris que leur fils ne comptait pas faire comme Harry en troisième année, autrement dit quitter son domicile en pleine nuit par le Magicobus, et donc, ils avaient très vite cessé de fermer la porte à double tour lorsqu'ils allaient se coucher pour que leur second fils ne soit pas enfermé dehors à chaque promenade nocturne. Ils lui faisaient confiance pour fermer derrière lui lorsqu'il rentrait et, jusqu'à maintenant Ginny et Harry n'avaient jamais encore eu à le regretter.

L'esprit d'Harry se mit à divaguer vers son fils qui faisait sa rentrée cette année. Il s'interrogea sur la maison dans laquelle irait Albus, les différentes hypothèses du Choixpeau, comment se passait ses cours, était-il doué en Quidditch ? En Défense Contre Les Forces Du Mal ? En Métamorphose ? Utilisait-il la Carte du Maraudeur ? Avait-il des amis ? C'est sur ce tourbillon de pensées mêlé à l'odeur de son fils que le grand Harry Potter s'assoupit enfin. Ses lunettes glissèrent sur son nez en même temps que ses paupières s'abaissaient. Ses yeux se fermèrent et, lentement, il sombra dans un sommeil apaisant, emplit de douceur et de sécurité, ce qui n'était pas arrivé depuis un certain temps. Entre ses cauchemars récurrents datant de la Grande Guerre et son obsession pour son meilleur ami, ses nuits étaient en général assez courtes depuis quelques années, mais il s'y était habitué. Néanmoins, il ne pouvait pas s'empêcher de soupirer d'aise dans son sommeil dépourvu de tout rêve.

Harry s'éveilla en sursaut lorsqu'il entendit des coups contre la porte. Il se demanda pendant une fraction de seconde ou il se trouvait avant de se souvenir qu'il avait dormi dans la chambre de son fils. Il se frotta les yeux, passa sa main dans ses cheveux en bataille et remonta ses lunettes sur son nez. Pendant un instant, il avait cru être redevenu le petit garçon dans le placard sous l'escalier. Le petit garçon terrorisé par sa famille d'adoption qui ne rêvait que d'une chose : Que quelqu'un vienne le chercher et l'emmène très loin de Privet Drive. Souhait qui, d'ailleurs s'était réalisé en première année, grâce à Hagrid, mais aussi en deuxième année lorsque Ron avait volé à son secours, ne recevant aucune réponse à ses lettres. Fred, Georges et lui avaient pris la voiture volante trafiquée par Arthur Weasley, risquant ainsi les foudres de leur mère (et Merlin sait à quel point Molly Weasley pouvait être terrifiante parfois) et en prime une punition pour le reste de leur vie. C'était de bons souvenirs, songea-t-il avec nostalgie, de très bons souvenirs...


Hey Hey Hey !

Voici le chapitre 7 ! Vu que j'ai posté un peu tard la dernière fois, je poste plus tôt aujourd'hui (enfin, tout est une question de point de vue…). J'espère qu'il vous plaira !

Merci à tous de suivre cette fanfiction ! Cela me fait vraiment chaud au cœur et me donne envie de continuer à écrire que tant d'inconnus apprécient cette histoire. C'est grâce à vous que je poste toutes les deux semaines

Comme à chaque fois, je tenais à remercier du plus profond de mon cœur Ratonlaveur5, je ne sais pas ce que je serais sans ta présence au quotidien. Tu es une source inépuisable d'inspiration et je te dois tellement. C'est grâce à toi que j'ai découvert qu'écrire pouvait être une source de joie, de bonheur et d'espoir. Je t'aime fort.

À dans deux semaines !

A.b.a.P