[N/A] Oui, oui, je sais, je suis impardonnable! Je n'avais pas l'inspiration…Mais là ça m'est revenu:) Suite à vos réactions positives:) au précédent chapitre, je me suis permise d'aller plus loin…qui a dit que ténèbres et amour ne faisaient pas bon ménage?
Merci à toutes pour vos encouragements, je me sens honorée d'avoir autant de reviews (sincèrement!). J'aimerais vous remercier personnellement comme je l'ai fait pour chaque chapitre, mais non seulement je crois que vous voulez plus la suite que mon ridicule blabla, mais aussi il y en tellement (36!!) que ça me prendrait au moins….quoi…3 heures? (rires) Je me sens paresseuse…Mais pour répondre aux questions générales :
1-Oui, Tom est le plus hot de tous les mecs existants!! WA-ÏÏÏ!! ( -cri de la fan en délire).
2-Mais non, il ne va pas débarquer dans le futur! Qu'est-ce que vous croyez! J'ai quelque chose de beaucoup mieux en réserve!! (rires)
Sur ce, bonne lecture!
Rêves de Poison-Chapitre 7
Tom fit exactement comme il l'avait promis. Au matin, elle s'était réveillé dans le lit qu'ils avaient partagés, enlacés comme des serpents, pour entendre un son de douche et trouver une robe courte de velours verte étendue à son côté, qui la laissa muette de bonheur tant elle était belle. Elle avait avancé sa main pour y toucher, puis l'avait brusquement retiré, brûlée par un interdit que des années de privation avaient rendu automatique et inconscient.
Trop cher. Trop luxueux. Trop classe pour toi. Ne la touche pas, tu vas la salir, petite pauvresse…même en rêver est trop dispendieux pour toi!
C'est dans cet état désillusionné et frustré que Tom la retrouva, et la surprise fut telle qu'il arrêta de se sécher les cheveux et s'immobilisa dans l'entrée de sa chambre, les yeux ronds. Ginny était là en train de mordre les lèvres jusqu'au sang de dépit, la main flottant à deux centimètres au-dessus du riche tissu, un air d'envie évident sur le visage et les yeux étincelants de larmes de rage à grands peines retenues.
« Elle ne te plaît pas? » avait-il demandé, l'incrédulité bien transparente dans sa voix. Il était pourtant certain d'avoir cerné le style qui plairait à Ginny…toutes ses conquêtes lui avaient certifié qu'il avait un goût infaillible, côté mode féminine.
La question eût l'effet d'une douche froide sur les pensées de Ginny, et ce fût à son tour de se retourner pour le regarder avec incrédulité.
« C'est pour moi? » était-elle parvenue à demander, le ton pareil à une souris à qui on aurait annoncé qu'elle pouvait manger toute la fromagerie.
Il y eût un moment mort, puis Tom fût pris d'une toux d'hilarité qui le laissa pantelant et avide d'air, avant de s'effondrer sur le lit à côté d'elle, un grand sourire moqueur sur ses lèvres abîmées, les yeux tournées vers elle, attentifs.
Ennuyée, elle avait la moue avant de lui tourner le dos.
« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle? » avait-elle marmonnée, renfrognée.
Ses larges mains furent sur sa taille, la tournant avec délicatesse mais fermeté vers lui, tandis que son rire résonnait encore indistinctement dans sa poitrine. Puis il avait saisi son petit menton du bout des doigts et l'avait forcée à le regarder dans les yeux, qui reprenaient peu à peu un air plus sérieux.
« Ma douce, sensible et adorable Ginny…mais à qui d'autre penses-tu qu'elle puisse bien appartenir? Une sœur que je n'ai pas?» avait-il reniflé dédaigneusement.
Ginny avait fui son regard de nouveau, en colère. Qu'est-ce qu'il était…obtus!
« UNE AUTRE FILLE!! » avait-elle explosée, hors d'elle. « Ta petite amie, ta maîtresse, tes nombreuses…conquêtes qui t'attendent en dehors de cette chambre pour se pâmer comme des pimbêches en chaleur, est-ce que je le sais, moi? » avait-elle craché avec acide, sa voix lacée d'une jalousie brûlante.
Il avait haussé un sourcil devant son accès de colère, puis sa bouche s'était fendue dans un sourire triomphal et goguenard.
« Ma Ginny est jalouuuuse… » s'était-il mis à siffler, sourire de plus en plus arrogant à mesure qu'elle protestait en cris et en petits coups de poings.
Au bout d'un moment, il avait immobilisé ses poings dans ses mains, et avait commencé à tracer des figures incongrues dans ses paumes avec ses pouces, d'une manière réconfortante, jusqu'à ce qu'elle se calme un peu.
«Ginny, je ne suis pas 'en couple' avec personne, l'idée même est ridicule. Tu m'imagines roucouler des fadaises comme un pigeon aux oreilles d'une fille au plein milieu du Grand Hall?...
Ginny secoua la tête et gloussa de rire. L'idée oscillait entre le comique et le dégoûtant.
-…pas de rendez-vous secret, pas rien. Rassurée?
Ginny hocha la tête.
-À voix haute.
-Oui, Tom, je comprends, soupira-t-elle, exaspérée.
Il étouffa un rire.
-Et surtout, Ginny, je ne suis pas assez sadique pour mettre un vêtement luxueux juste à côté d'une belle femme nue qui dort et qui serait ravissante dedans s'il était destiné à quelqu'un d'autre…utilise ta tête un peu là.
Un rouge vif lui monta aux joues. Belle? Femme? Ravissante? Elle?
-Mais…ça dû te coûter une fortune…je ne…
Il avait posé un doigt sur ses lèvres.
-Ne t'avais-je pas dit que je te traiterais en reine?
Elle lui sourit faiblement.
-Tu t'habitueras vite, Ginny, crois-moi tu es faite pour le luxe…et ne t'en fais pas pour l'argent, je suis riche à craquer. (Puis, tournant sa tête vers la robe) Quoique je doive admettre que celle-ci manque un peu de prestige, tu as raison, je ferais peut-être mieux de la donner à une de mes fans…
Horrifiée par la seule pensée de perdre la magnifique robe, Ginny s'était déjà jetée dessus, quand le dernier commentaire de Tom s'enregistra dans son cerveau. Sa tête tourna comme sous l'effet d'une claque vers lui, le ton alarmé.
-Tes fans?
Tom était au bord d'une crise de larmes de rires. Ginny était si spontanée, si naïve…Décidément ses vacances commençaient encore mieux que prévues.
-Eh bien oui mes fans…tu sais, les pimbêches en chaleur qui m'arrachent mon linge pour me violer sitôt que je sors de ma chambre?
Il y eût un petit cri étranglé de rage, puis l'instant d'après Tom se retrouva nez à nez avec sa tigresse de la nuit précédente, qui rugissait de colère, ses ongles crispés sur la peau de son torse.
-S'il y en a une seule qui te touche je la tue!! siffla-t-elle.
-Vraiment? J'aimerais voir ça…, son ton trahissant clairement qu'il ne la croyait pas une seconde.
-Ne te moques pas de moi, Tom Jedusor, ou je te préviens, ça fera TRÈS mal…très très mal, prévint-elle en enfonçant ses griffes jusqu'au sang.
Tom eût un tressaillement.
-C'est une promesse? demanda-t-il, l'œil intéressé.
Elle eût un sourire narquois.
-Seulement si je me sens assez reine aujourd'hui.
Puis sans lui laisser le temps de réagir elle saisit la robe et fila vers la chambre de bains, sans tenir compte des protestations indignées de Tom.
-Gin-nyyyyyyyy!! Hey! Tu peux pas me faire ça!! gémit-t-il plaintivement au travers de la porte.
-Oh que si! Et habilles-toi, pervers!! fût la réponse étouffée.
De l'autre côté de la porte, on pu entendre Tom rire aux éclats. Décidément, il n'y avait que Ginny pour le décorer de ses empreintes dentaires sur toute la moitié supérieure de son corps, après moult baisers sauvages et positions compromettantes, et lui hurler après d'aller se rhabiller parce qu'il était indécent.
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Ginny se regarda d'un œil critique dans le miroir. Certes, l'effet était flatteur…mais en même temps…comment dire?
« Délicieusement pervers » résonna la voix de Tom dans sa tête.
Elle secoua la tête vigoureusement, dans un vain effort de chasser Tom et tout ce qui est de près ou de loin rattaché à la notion de « pervers » de son esprit. Elle n'avait pas besoin de ça. Juste tantôt dans la douche, le seul fait de penser que le savon avait nettoyé Tom intégralement l'avait renvoyé dans un autre tour de fantaisies coquines…elle devait se ressaisir.
À qui je mens? Ginny Weasley, QUI était la plus perverse des deux HIER?
Ce n'était pas de sa faute. Tom avait le don de la provoquer, d'attirer à la surface toutes ses pulsions négatives et…et…perverses, justement. Pas comme si elle était comme ça naturellement.
C'est sûr, voyons. Qu'on n'aille surtout pas penser que tu y as pris plaisir, quelle honte.
Honte, non. Embrassement, peut-être. C'est-à-dire qu'une dominatrice sanguinaire et sans pitié n'est pas exactement l'idée qu'elle se faisait de son côté sensuel…encore moins le croyait-elle possible. Ginny, c'est une personne douce et timide, non? Pas une enchanteresse machiavélique qui arrache des « Encore, Ginny » d'extase au sorcier le plus puissant jamais connu, et surtout pas quelqu'un qui hurle son plaisir et son consentement à n'importe quel demande tordue dudit sorcier sitôt qu'elle lui en est laissé l'occasion.
Ginny, c'était quelqu'un de…de…bien, non?
Elle pivota devant le miroir.
La robe lui allait vraiment à merveille.
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Ginny jeta un œil dans l'embrasure de la porte, encore un peu gênée. C'est vrai que la robe la mettait en valeur, mais entre se la montrer à soi-même et la montrer à quelqu'un d'autre, il y avait un pas…immense.
Finalement, elle trouva son courage et demanda d'une voix timide :
« Tom? Qu'est-ce…tu en penses? »
Tom quitta l'observation de son plafond et tourna son regard vers elle. La lueur qu'elle y vit n'avait qu'un seul nom.
Gourmandise.
Ginny soupira ostensiblement pendant que Tom la détaillait. La robe finissait à mi-cuisse, et avait l'allure d'un jumper pour enfant à bretelles larges chargé de broderies diverses. La chemise intégrée et diaphane au-dessous avait de grandes manches serrées aux coudes, et un col audacieux et aguicheur se terminant dans une pointe généreuse. Non seulement ça, mais le jumper était tellement serré à cet endroit qu'il faisait ressortir sa poitrine de façon très…intéressante.
Trop, en à juger l'homme devant elle.
-Alors?
-C'est parfait, mon ange. Absolument, je te jure. Tu es magnifique.
-Vraiment? Je n'ai pas l'air…je sais pas…déplacée dans cet habit?
-Non. Pas du tout. Viens, on y va.
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Avez-vous vu la femme enfant qui se promenait dans le noir,
Ses yeux luisant de passion, son âme teinte de désespoir?
Avez-vous vu la nouvelle fleur qui va bientôt éclore,
Son parfum enivrant, qui respire la mort?
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Le reste de la journée fût un véritable rêve. Bijoux, bonbons, colifichets, vêtements, Tom ne lui refusait rien, même pas ce ridicule toutou dragon rose fluo. Pire, il la pressait de prendre plus et retournait sur ses pas acheter l'article qu'elle avait regardé avec envie sans le demander. Elle faisait une surdose de luxe, la tête lui tournait…mais qu'est-ce qu'elle aimait ça! Elle était heureuse…non, euphorique. Tom avait raison, elle était faite pour ça. Le luxe, c'était comme un chiffon qui vient nettoyer la suie sur un diamant étincelant, en l'occurrence elle. Elle resplendissait, littéralement.
Tom regardait Ginny danser devant les miroirs, éblouie par sa propre beauté, avec amusement. Sûr, ce n'était pas la première fois qu'il payait ce genre de traite à une fille, mais peu l'appréciait comme Ginny. Et c'est pour ça qu'il ne s'arrêtait pas, et en rajoutait encore et encore. On aurait dit qu'elle ne pouvait pas se blaser de toute cette abondance qui pleuvait sur elle.
Ginny avait pris de l'assurance au fil de la journée. D'abord craintive et insécure, elle s'accrochait à son bras pour se rassurer. À présent, elle s'accrochait à lui pour se l'approprier, jetant des œillades de fauves affamés à toutes celles qui avaient le malheur de le regarder de trop près. C'était hallucinant.
Et brillamment exploitable. Ginny était jalouse morte, et il était déterminé à savoir jusqu'à quel point. Après l'épisode du dîner, il en avait déduit que tester les limites de sa tolérance serait sans doute l'expérience la plus excitante qu'il aie jamais eu depuis un moment.
Il se remémora l'incident avec délice. La serveuse, jeune et jolie…lui qui se mettait à flirter avec sous l'œil assassin de Ginny…le tout s'était gâté quand la serveuse avait commencé à répondre à ses avances, rangeant mentalement Ginny avec les meubles, ne lui prêtant plus aucune attention alors qu'il était évident qu'elle était avec lui. Ahh, le désastre magnifique…sa tigresse avait ressurgi des profondeurs et réglé la situation presto. Avec rigidité, elle s'était excusée, avant de filer vers l'arrière. Merlin seul sait comment elle s'était débrouillée, mais le moment d'après la serveuse avait perdu son emploi et lui avait gagné le french kiss public le plus saisissant de toute l'histoire du village.
« C'est la serveuse qui est coupable Tom, après tout si elle n'avait pas essayé de te séduire elle serait encore en train de montrer son affreux visage à la clientèle… » lui avait répondu Ginny placidement, comme s'il s'agissait de l'évidence même.
Jusqu'où cette logique tordue pouvait-elle bien aller? Si une autre fille réussissait effectivement à le séduire, ce serait de sa faute si elle serait expédiée dans l'autre monde?
Tom sourit d'un air mauvais. Il ne savait pas, mais était déterminé à le savoir…
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Avez-vous vu les griffes de la démence
Arracher l'amour d'un ange sans lui laisser de chance?
Moi j'ai vu la belle offrir son cœur au diable
Et j'ai fermé les yeux car les autres étaient coupables.
-Un mendiant qui les vit ce jour-là.-
Chapitre 7-Fin.
Le chapitre 8 sortira…euh…bientôt j'espère.:) Rassurez-vous, on approche de la fin! (rires) [Et oui, la fin est heureuse!! Enfin, pour nous…-sourire sadique-]
