Mot de l'auteur: Je suis vraiment désolée, mais, comme me la fait remarquer Kitsune yaoiphile, ce chapitre va encore être court. La raison c'est que, et vraiment j'ai horreur de ce côté de moi, je me lasse très vite des choses. Autant je me suis longée corps et âme dans cette fic à ses premiers chapitres, autant là je commence à ne plus y trouver de grand intérêt.
Je pense donc mettre fin à cette fic d'ici quelques chapitres. (à moins que subitement il y ait un changement dans ma tête)
J'espère ne pas vous décevoir avec cette annonce (bien que ça me paraisse être le cas tout de même...).
Bises à vous 3
Hachii
Doll Castle
-Chapitre 7-
Non... impossible... Reita, ce Reita, l'homme de fer... il ne pouvait pas être mort...
D'ailleurs, les mots «Reita» et «mort» ne pouvaient pas être dans la même phrase, pas quand ça devait le concerner lui...
C'est alors que son être flancha.
Ruki agrippa sa chevelure blonde de ses mains et y tira dessus, s'arrachant de fines mèches et faisant monter quelques goutes de sang.
-Reita...Reita... REITA!
Son cri ne fit qu'accentuer les peurs de ses amants qui à présent étaient secoués de puissants sanglots, la respiration saccadée et le cœur crevé par un pieux grossièrement taillé.
-Non... NON! Reita!
S'il ne l'avait pas laissé seul... oui... et si c'était sa faute? Hein? S'il avait remarqué plus vite le sang sur ses mains, est ce que Reita serait encore en vie?
Bien sûr... tout était de sa faute... lui et lui seul. Comment osait-il respirer alors qu'il avait laissé mourir son cher amant?
A cette idée, il ne put retenir le contenu de son estomac et le recracha au sol.
Non... il devait partir, s'enfuir, loin d'eux, pour ne pas les blesser plus, pour ne pas les tuer à son tour... il devait mourir, lui et plus personne d'autre...
-Oui... c'est ça la solution, la seule solution...
Il se releva, tremblant encore, puis se dirigea vers la chambre. Il regarda autour de lui... comment mourir? Comment mourir d'une façon douloureuse, violente, lente et rapide à la fois?
Voilà... il avait trouvé...
Il s'approcha de l'ouverture qui servait de fenêtre. Il ne chercha même pas à regarder le sol avant de sauter, il sauta, tout simplement.
Une mort lente et rapide à la fois; la chute lui paraissait interminable, son corps semblait happé par le sol, son poids décupler par la pression de l'air, son cœur lourd de peine et de dégoût.
Violente; mais seulement au moment où son corps alla frapper contre la terre durement tassée, les pierres aiguisées... Un impact tel que ses os se disloquèrent...
Douloureuse; Son cœur, plus que sa tête qui se fracassa à son tour. Son cœur qui se meurtrit d'une telle trahison...
Mais il n'était pas mort... non, comme s'il n'en avait pas le droit... mon Dieu, comme son corps le faisait souffrir, comme il avait mal... une rage contre lui même le prit, il voulut pleurer et il pleura, il voulut crier, et il cria, de toutes ses forces et, bien que sa mâchoire fut complètement brisée, malgré le fait que ses poumons furent éclatés, il hurla, d'une voix cinglante et remplie de peine...
Il lui sembla même qu'il pouvait lever le bras vers le ciel, alors il le leva. Il pleura, et pleura et pleura encore...
-Reita!
-RUKI!
Ses yeux s'ouvrirent... il vit de la lumière, trop de lumière, d'où lui parvenait cette voix? Qui était-ce? Oh, sûrement quelqu'un qui le pleure... non impossible, c'était un criminel...
-Ruki! Ruki! Je t'en supplie, Ruki!
Non... il ne le méritait pas... pourquoi cette envie de le voir vivre?
-Ruki!
Puis il se sentit tiré vers le haut par quelque chose, comme des bras qui l'enserrent...
-Allez bon sang! Ruki!
Il ouvre tout à fait les yeux... mais...
-U... Uruha...?
-Seigneur Dieu... merci... Tu es de retour parmi nous...
-Quoi?
Mais enfin, qu'est ce qu'il racontait? Il était à moitié mort, comment pouvait il dire cela? Et d'ailleurs... pourquoi la douleur de son corps était-elle partie?
-On a cru que tu ne te réveillerais jamais... Ruki...
Se réveiller...?
-Tu faisais un mauvais rêve... un si mauvais rêve...
Il reprit totalement ses esprits. Tout lui apparut clairement autour de lui. Il était dans la chambre royale, encore nu et sur le lit.
-Uruha?
-Oui... tu sembles revenir de si loin... tu nous a fait une de ces peurs...
-Mais... Reita... il est...
-Reita? Il est encore en mission...
-Mais... non... il est mort...
Il observa le regard apeuré de son roi qui, lui, regardait dans des yeux totalement déboussolés.
-Non Ruki, Reita va bien, j'ai reçu une lettre de lui il y a quelques minutes, avant que tu ne commences à hurler...
-C'était donc ça... tu rêvais qu'il mourrait...
Ruki tourna la tête vers la voix éteinte d'Aoi...
-Je... rêvais... Dieu merci... c'était si horrible...
Et les larmes fusèrent. Il plaqua ses mains sur ses yeux et se blottis contre Uruha qui referma sur lui ses bras protecteurs. Immédiatement les corps apaisants de Kai et d'Aoi vinrent rejoindre ce cocon, offrant une bulle de réconfort, de soutient au jeune amant.
Juste un rêve... il avait juste fais un très, très mauvais rêve, un horrible, rêve... un cauchemar...
Il était si fatigué, il avait l'impression d'avoir vraiment vécu ce que son inconscient venait de lui infliger. Mais pouvait-il seulement dormir à nouveau sans replonger dans cette horreur? Son cœur battait à tout rompre, tellement qui empoigna sa poitrine et meurtrit sa chair de ses ongles.
-Ruki... calme-toi, tout va bien, nous sommes là.
La main de Kai vint se poser sur la sienne, entremêlant leurs doigts.
Petit à petit, ses muscles se détendirent, son souffle reprit un rythme correct... ses yeux s'ouvrirent et il put voir la vérité.
Il était vivant et Reita l'était aussi.
-Là, voilà qui est mieux... ne nous refais plus jamais peur de la sorte, est-ce d'accord, Ruki?
Il ne répondit pas, car comment promettre quelque chose qui a trait à l'inconscient?
-Je vais bien maintenant...
Les bras bougèrent et les regards reprirent leur fond habituel.
Le petit blond se redressa et s'assit à genoux, froissant les draps à chaque mouvement. Uruha prit son menton entre deux doigts et tourna sa tête jusqu'à pouvoir l'embrasser.
-Allons prendre un bon bain tous ensemble...
-Oui.
Il se levèrent tous, prenant soin que Ruki soit en état de tenir debout, et alors que Kai s'apprêtait à embrasser à son tour son petit amant, une voix bien connue se fit entendre.
-Je peux me joindre à vous?
