Disclamer : Cette fic est une petite merveille de H.E. Gray, qui m'a fait mourir de rire la première fois que je l'ai lue (et les fois suivantes). Cet auteur anglais a très gentiment autorisé que je la traduise. Cette histoire ne m'appartient pas, elle est toute entière due à H.E. Gray. Seule la traduction m'appartient.
Résumé : L'équipe Dix Neuf. Senseï: Morino Ibiki. Genins: Umino Iruka, Hagane Kotetsu, Kamizuki Izumo. L'Enfer va se déchaîner sur Konoha.
Avertissement : ne lisez pas cette fic pendant que vous mangez/buvez/fumez/cuisinez/travaillez/montez un meuble Ikea/tentez de résoudre une équation au quatorzième degré. Risques élevés de blessures auto-infligées, d'étouffements, de brûlures et d'inefficacité totale. La lecture de cette fic dans un contexte professionnel (au bureau ou en classe) risque d'entraîner un licenciement ou une exclusion prolongée – la cinquième fois que vous exploserez de rire, on réalisera vite que vous ne travaillez pas du tout...
Il est possible que certaines phrases soient un peu bizarres, mais ce n'est pas dû à H.E. Gray. C'est entièrement la faute de ma traduction, qui n'est certainement pas parfaite. Je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 7 - Règle 68
Règle n° 68. Le Mizukage ne veut certainement pas faire de toi son esclave sexuel. Est-ce que tu ne pourrais pas inventer une excuse plus crédible pour ne pas être envoyé en mission au Pays de la Brume? Ibiki, tu devrais apprendre à ton équipe à mentir mieux que ça.
"Juste un léger inconvénient à propos de votre mission", déclara le Sandaime, sans lever la tête de ses papiers. Ibiki se dandina d'un pied sur l'autre, mal-à-l'aise, en se demandant lequel de ses élèves avait fait une connerie cette fois.
"Sandaime-sama?" demanda-t-il, sans permettre l'anticipation inquiète de percer à travers sa voix.
Sandaime fit "hum hum", et passa à Ibiki ce qui semblait être une lettre rédigée à la hâte. "Apparemment un de tes élèves craint les-" il y eut une pause, comme s'il essayait de trouver la bonne tournure de phrase, "tendances sexuelles du Mizukage."
Ibiki cligna des yeux, et regarda la lettre. Il la lut. Il cligna de nouveau des yeux.
"Iruka," commença-t-il, exaspéré.
"Je suis sérieux", interrompit immédiatement Iruka, ses yeux agrandis de désespoir. "Ibiki-sensei, je ne retourne plus là-bas. Plus jamais."
Ibiki expira à travers son nez et essaya encore. "Iruka, le Mizukage ne veut pas coucher avec toi. Il est attractif, c'est un ninja puissant et je suis sûr qu'il est parfaitement capable de se trouver des partenaires sans devoir se procurer - ou kidnapper - des esclaves sexuels étrangers".
"C'est un pédophile!"
"En fait, tu as quinze ans, alors techniquement il est éphébophile," déclara joyeusement Kotetsu. "La pédophilie est l'attirance envers des enfants, alors que l'éphébophilie est la préférence sexuelle pour les adolescents, généralement âgés de quatorze à dix-ne-" Il s'arrêta devant les différents regards d'incrédulité dirigés vers lui. "Quoi?" se défendit-il. "C'était dans le Icha Icha et j'étais curieux, okay?"
"Je suis certain que Jiraiya-sama sera ravi d'apprendre qu'il contribue à l'éducation des jeunes d'aujourd'hui," déclara platement Ibiki. "Néanmoins, revenons au problème. Qu'est-ce qui te fait croire que le Mizukage veut-" Il fit un pause et baissa les yeux sur la lettre de protestation surlignée qu'Iruka avait envoyée, " 't'enfermer pour toujours dans sa chambre super zarbi qui ressemble étrangement à une des cellules du complexe policier des Uchiha, mais, genre, à très grande échelle, et te violer de façon quotidienne'."
"Okay," expliqua Iruka. "C'était genre-"
Ils ont transmis le message au Mizukage et se tiennent debout, gênés et tout – enfin, les genins de l'équipe sont embarrassés, Ibiki-sensei a juste l'air un peu constipé, mais ce n'est pas nouveau. Iruka se dit intérieurement que le Mizukage est vraiment pas mal – cheveux blonds bizarres, d'accord, mais ça rappele un peu à Iruka Yondaime-sama, sauf que ce n'était pas vraiment la même chose (C'était, rappela-t-il lourdement, avant qu'il ne réalise le putain de bizarroïde qu'était le Mizukage).
"J'aurais une réponse à renvoyer dans quelques minutes", déclare tranquillement le Mizukage. "Si vous laissez un de vos genins ici, vous pouvez partir dès maintenant et rejoindre vos quartiers pour passer la nuit."
Ibiki-sensei n'a pas l'air très à l'aise à l'idée d'être séparé d'un membre de son équipe, ce qu'Iruka trouve inexplicablement mignon, d'une manière très Ibiki (hu, non pas mignon. L'équivalent viril de mignon! Parce qu'ils étaient une équipe virile!... Et okay, ils avaient laissé tombé quand Kotetsu avait couru à travers les rues de Konoha en portant les vêtements de sa soeur pour la cinquième fois du mois). "C'est aimable à vous, Mizukage-sama, mais-"
"Oui, n'est-ce pas?" sourit le Mizukage. "…Umino-kun, c'est ça? Tu peux rester ici. Hideki, escorte Morino-san et le reste de son équipe à leurs chambres, s'il te plait."
-Heu. Iruka se tortille, en jetant un regard désespéré à Ibiki-sensei. Ibiki-sensei répond d'un regard noir qui signifie 'ne pas tout faire foirer' ce qui, du point de vue d'Iruka, lui fait perdre tous les points qu'il a pu gagnés auparavant. Ils s'en vont, et Iruka réussit à ne pas courir après eux, pour les supplier de sacrifier Izumo à sa place.
"Ils sont partis maintenant," dit le Mizukage, et Iruka lève les yeux vers lui pour voir un sourire franchement bizarre sur son visage. Genre, sur une échelle de chair de poule, c'est quelque part entre Gai et ce taré d'Orochimaru du temps où il trainait encore dans les parages.
"Euh. Je vois ça?" tente-t-il, se sentant assez fier de ses talents diplomatiques, puis se rappelle de rajouter un tardif, "Mizukage-sama."
"Oh, ce n'est pas nécessaire," affirma le Mizukage, écartant d'un geste son titre honorifique. "Je m'appelle Daisuke."
"Euh," Iruka hésite, quasiment certain qu'il n'était pas censé appelé un kage étranger par son prénom.
"Alors, Iruka-kun – Je peux t'appeler comme ça, n'est-ce pas?" il ne se donne pas la peine d'attendre une réponse. "Umino ressemble… un peu à un nom de famille de la Brume."
"Ma famille sert Konoha depuis quarante ans," proteste Iruka, et le Mizukage le regarde fixement.
"Peut-être que ta famille est engagée là-bas, mais ton coeur n'appartient pas à Konoha, je me trompe?" affirme le Mizukage, et Iruka se sent complètement paumé, là.
"Laisse-moi être direct avec toi, Iruka-kun. Je n'ai jamais cru au véritable amour," il lève sa main et caresse la joue d'Iruka, "du moins, pas avant que je te rencontre."
"Urk," répond éloquemment Iruka.
"Tu as un type de beauté tout personnel, Iruka-kun," affirme le Mizukage en le ixant avec intensité. "Des yeux couleur chocolat limpides qui-"
"Vous écrivez de la poésie?" sort précipitamment Iruka avant de réfléchir, soudain certain, sans savoir pourquoi, que le Mizukage n'avait jamais dépassé ce stade adolescent pseudo-artistique pendant lequel on écrivait des mauvais poèmes avant de les cacher sous son oreiller (il suspecte cependant que dans ce cas précis, ils sont aussi cachés sous un sceau de sécurité - après tout, ils sont quand même des ninjas.)
Le Mizukage parait soudain ravi. "Ah! Tu peux voir la force de mon âme d'artiste!" Il redevient immédiatement sérieux, joignant ses mains ensemble. "Ne vois-tu pas que nous sommes faits l'un pour l'autre? Toi, arraché si cruellement de l'étreinte de ton pays natal – et moi, enchainé par-" il fait une pause, sourcils froncés, puis tente de continuer, "enchainé par mon devoir, mais tu peux voir le vrai moi! Nous pouvons nous libérer mutuellement, Iruka-kun!
Iruka sourit faiblement, cherchant frénétiquement du regard une issue de secours alors que le Mizukage ferme les yeux et commence à s'extasier.
"-mon doux Iruka, je ferais en sorte que tu n'aies que le meilleur. Je te ferais protéger par mes ANBU, pour que tu n'aies plus à craindre le retour de la main cruelle de Konohagakure cherchant à te reprendre. Je choisirais pour toi les plus belles fleurs tous les jours, et n'écrirais ma poésie que pour toi, et si qui que ce soit tente de poser la main sur toi, je leur arracherais la tête et te les présenterais comme des gages de ma dévotion. Je ferais- "
Iruka se glisse hors de la pièce alors que le Mizukage entame un sonnet particulièrement inspiré, et s'enfuit.
Il y eut une longue pause. Ibiki entrouvrit la bouche une seconde, puis la referma, incapable d'exprimer la profondeur de sa détresse devant l'évidence qu'un de ses élèves était de toute évidence incapable d'inventer un mensonge raisonnablement crédible.
"Nous partons dans une demi-heure," dit-il à ses deux disciples les plus sains d'esprit. "Allez. Vous. Préparer."
"Pourquoi personne ne me croit? !" Hurla Iruka wailed de désespoir. "J'ai dit la vérité pour une fois!"
Sandaime roula des yeux sous son chapeau.
"Les roses sont rouges, les violettes sont bleues,
Je chasserai ton bâtard de jounin-sensei et je le tuerai pour toi?
Je sais que c'est lui qui t'a enlevé à moi, bien-aimé Iruka-kun. Mais sois sans crainte. je te sauverai. Je le jure."
