Titre : Par Merlin !
Disclaimer : L'univers de cette fanfiction est le bébé (qui a bien grandi quand même) de JKR, nous ne faisons que l'utiliser afin d'assouvir nos désirs les plus fous ! Nous ne touchons aucune rémunération pour la publication de cette histoire. Notre salaire ? Vos reviews ! (et c'est gratuit !)
Pairing : Slash, Het, Yaoi. HP/OC, HG/DM et autres.
Rating : T
Nbr de chapitres : 33
Auteures : EpsilonSnape et Pauu-Aya
Beta : Merci AudeSnape
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EDIT
Pour des raisons de scénario complétement incohérent et... euh ben c'est tout en fait, nous avons quelque peu modifié ce chapitre après sa publication. Ainsi, si vous relisez l'histoire, il est normal qu'il vous semble différent du souvenir que vous en avez.
Si vous n'avez jamais lu cette histoire et que c'est donc la première fois que vous lisez ce chapitre, la compagnie Aupaupsi vous prie d'ignorer ce message et vous souhaite une bonne lecture.
(D'ailleurs on souhaite aussi une bonne relecture aux éventuelles personnes concernées !)
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Chapitre 7
Merline
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Un brouhaha joyeux et continu résonnait dans la Grande Salle de Poudlard. Ou du moins, ce que Merline supposa être la Grande Salle de Poudlard. Le lieu ressemblait fortement à ce dont elle se rappelait. Le plafond magique, inauguré par Helga Poufsouffle pendant sa troisième année, était toujours identique à ses souvenirs, avec quelques araignées en plus.
Cependant, les élèves autour d'elle, qui mystérieusement ne l'avaient pas encore remarquée, portaient des capes étranges, toutes faites de noires, dans une matière qu'elle ne reconnaissait pas. Ils étaient bien plus nombreux que dans son souvenir et ils parlaient aussi un langage qu'elle n'arrivait pas déchiffrer. Elle reconnaissait pourtant quelques sonorités de l'anglais, et même quelques mots parfois, mais le sens lui échappait.
Où ai-je atterri ?
Elle se força à garder son calme, prête à faire surgir ses pouvoirs en cas de problème. La Magie ne laissait rien au hasard, si elle l'avait déposée ici, c'était qu'elle n'y risquait rien. Enfin, elle l'espérait. Elle eut le temps de jeter un dernier regard autour d'elle, reconnaissant les statues murales que Rowena Serdaigle avait elle-même créées, avant qu'un élève sur sa gauche ne la remarque. Elle le vit pointer son doigt vers elle et dire quelque chose.
A peine quelques secondes plus tard, l'entièreté de la salle était mise au courant de sa présence. Elle engagea un mouvement pour abaisser sa capuche, espérant ainsi montrer qu'elle n'était pas une menace, mais l'homme barbu qui se tenait au centre de la table des professeurs se leva et projeta les tables loin d'elle. Aussitôt, elle fut entourée d'une dizaine d'hommes et de femmes, qui pointaient leurs baguettes vers elle.
Sentant que la situation lui échapper, Merline leva les mains, prête à se défendre en cas de besoin. Peu importe qu'elle soit à Poudlard, sa deuxième maison, elle était entourée de gens qu'elle ne connaissait pas et s'ils l'attaquaient, elle ne se laisserait pas faire.
Elle songea un instant à prononcer quelques mots de paix, mais eut peur que ça ne fasse qu'aggraver son cas. Alors qu'elle analysait la situation et le lieu, elle effectua un lent mouvement vers sa cape pour fait tomber sa capuche.
Aussitôt que ce fut fait, des dizaines de chuchotements envahirent la pièce.
Quoi ? songea-t-elle. Vous n'avez jamais vu de cheveux bleus ?
Peu de temps après, l'homme à la barbe blanche parla. Elle ne comprit pas un mot de ce qu'elle disait, mais à la fin de sa déclaration, les élèves - enfin ceux qu'elle supposait être des élèves - quittèrent la salle. Quand les derniers furent sortis, un jeune homme aux cheveux noirs hirsutes et une jeune femme dont la chevelure était bien trop épaisse, les professeurs s'approchèrent d'elle.
« Je ne vous veux aucun mal. » articula-t-elle, espérant qu'ils la comprendraient.
Cependant, au vu des regards que se jetèrent ses assaillants, elle devina qu'il n'avait pas compris un traître mot.
« Qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous arrivée ici ? »
Elle faillit sursauter, elle ne s'était vraiment pas attendue à ce que l'un d'eux la comprenne. Elle se retourna lentement et fit face à une femme élégante et vêtue d'une longue robe rouge. Merline s'apprêtait à répondre mais la femme dit quelque chose dans ce langage qu'elle ne comprenait pas. Il y eut un court échange entre l'homme à la barbe et cette dernière.
« Je m'appelle Merline, » répondit la jeune femme quand le silence revint. « Je pense que j'ai été déposée ici par la Magie elle-même. »
Elle s'attendait à ce que la femme lui réponde, lui donne son nom, ou lui pose une question sur sa dernière phrase, mais il n'en fut rien.
« Je connais un sort qui vous permettra de nous comprendre et nous répondre, » déclara la professeure soudainement. « M'autorisez-vous à le lancer sur vous ? »
« Oui… » répondit Merline en fronçant les sourcils face à cette femme étrange.
Celle-ci prononça une formule en latin et la jeune fille eut la sensation qu'un liquide froid coulait dans son cerveau. Ses pensées devinrent plus claires et elle expira profondément lorsque tout redevint normal. Elle ouvrit les yeux qu'elle n'avait pas conscience d'avoir fermés et regarda à nouveau les personnes en face d'elle.
« Cela a-t-il marché ? » demanda une vieille femme à lunettes carrées, vêtue d'une robe en velour vert émeraude.
« Je pense, » déclara Merline, surprise de pouvoir répondre aux paroles qu'elle ne comprenait pas quelques secondes plus tôt.
« Fantastique ! » s'extasia le vieil homme barbu.
« Quel était ce dialecte ? » demanda un homme sombre, dont les cheveux étaient plus noirs encore que sa tenue.
« Du vieil Anglais, disparu depuis plusieurs siècles. » répondit la professeure qui avait pu dialoguer avec Merline.
« Et comment connaissez-vous cette langue ? » demanda-t-il encore, l'air soupçonneux.
« C'était utile pour mes recherches, » s'agaça la professeure. « Pouvons nous continuer cet entretien un autre jour Professeur Snape. Je pense qu'il y a plus urgent. »
Donc cet homme était un professeur, et il se nommait Snape. Merline analysait tout ce qui pouvait lui servir. Comment était-ce possible qu'elle soit à Poudlard mais ne comprenne pas la langue qui y était parlée ? Elle y avait passé tellement de temps lorsqu'elle était plus jeune et même après.
« Bien, » déclara le vieil homme. « Je pense que tous les professeurs qui ne soient ni directeur, ni directrice adjointe ou ne possédant pas un sublime sort de traduction devraient partir pour prendre soin de nos élèves probablement perdus après cet incident. Je suis sûr que cet jeune fille n'est pas un danger. Filius, voulez-vous vous occuper des élèves de Minerva ? »
« Bien Albus, » répondit le plus petit des professeurs avant de prendre le chemin de la porte, suivi par les autres. Seul le professeur tout de noir vêtu resta quelques instant à la regarder les yeux plissés avant de consentir à les laisser.
« Quel est votre nom, jeune fille ? » demanda le vieil homme.
« Merline, » répondit-elle simplement.
« Merline ? Voici un prénom bien singulier, que je n'ai jamais entendu. Mise à part pour notre illustre ancêtre Merlin l'enchanteur. »
« C'est Merline l'enchanteresse ! » grogna la jeune fille. « Je suis Merline l'enchanteresse ! »
« Vous prétendez être le sorcier le plus puissant de l'histoire ? »
« La sorcière ! Je ne prétends rien, c'est moi ! » s'indigna Merline. « Je savais qu'Arthur n'aurait jamais dû embaucher ce peintre, » marmonna-t-elle ensuite pour elle seule.
« Pardon ? » demanda la femme qui n'avait pas encore parlé.
« Non non rien, » soupira-t-elle. « Surement un pan de l'histoire qui s'est perdu. Ca arrive. »
« Vous êtes donc le célèbre mage… Mort il y a des centaines d'années, » demanda l'autre femme d'une voix plate.
Elle avait un sourire ironique qui lui rappelait Salazar. Merline pouvait comprendre qu'elle soit sceptique. Qui pouvait croire qu'elle était Merline, décédée il y a… Attendez… Quoi ?!
« Des centaines d'années ? » souffla-t-elle.
« Nous sommes en 1996, Mademoiselle, » déclara l'autre femme, celle qui était apparemment la directrice adjointe.
« Comment êtes-vous arrivée ici ? » demanda l'homme à la longue barbe blanche.
« Je… Un mage noir a semé le chaos dans la région, » commença-t-elle, essayant de réprimer ses tremblements et d'être suffisamment concise. « Il a décidé d'utiliser la magie de la terre pour devenir une sorte de dieu tout puissant. Il est allé à Stonehenge, là ou les flux magiques sont les plus forts, et a ouvert une brèche pour absorber son pouvoir. »
Toujours debouts au milieu de la Grande Salle, les professeurs écoutaient ce récit venu d'ailleurs, les yeux légèrement écarquillés. La jeune fille reprit :
« L'idiot… Il a été pulvérisé sur place par tant de puissance. Par chance, j'ai pu sentir le changement et je me suis précipitée là bas. Avec la brèche ouverte, la magie coulait comme un fleuve hors de la terre qui se vidait. J'ai tenté de réparer la faille mais c'était trop tard. La terre était presque vide de toute magie et ne pouvait pas continuer à vivre comme elle le fait habituellement. Or, si la magie disparaissait, alors la terre disparaissait avec elle. Tout n'est que magie. Les plantes, l'eau, les volcans, tout. J'étais une sorcière puissante, ma magie n'était pas assez grande pour remplir les réserves de la terre, mais je pensais qu'elle l'était assez pour réengager le processus de renouvellement. »
« Vous avez injecté vos pouvoirs dans la terre ? » demanda la vieille femme aux lunettes carrées.
« Ca n'aurait pas été suffisant. J'ai tout mis. Mon corps s'est transformé en magie pure et j'ai plongé. »
« Plongé ?! »
« Je pensais mourir. J'étais prête. Mais… Au lieu de se diriger là où vont les âmes après un décès, la mienne a été ailleurs. Une sorte de sous espace. Je ne sais pas trop comment expliquer… Et là, la magie m'a parlé… »
Merline était maintenant dans une sorte de transe alors qu'elle s'expliquait, se rappelant de ce moment merveilleux où elle avait été bercée par la magie.
« Elle m'a remerciée pour mon sacrifice. Elle m'a dit que j'étais une bonne âme, qui avait fait de bons choix. Malheureusement, je n'avais jamais connu ce qu'il y avait de plus important… Je ne vivais que pour la magie, dans la magie, avec la magie et la servait au mieux. Je n'avais pas d'amis, pas de compagnon, pas d'enfant. La magie était triste pour moi. Alors, elle m'a dit que pour me remercier, elle allait me faire un cadeau, m'offrir une seconde vie. Je me doutais que j'allais redevenir une enfant ou une adolescente, mais je ne pensais pas changer d'époque… »
Les professeurs la regardaient avec des expressions très différentes. L'émerveillement, la joie, la tristesse.
« Et bien ! Quelle histoire ! » s'amusa le vieil homme. « Vous vous êtes présentée et vous nous avez révélé plus de choses que vous ne le souhaitiez certainement. Il est temps de vous rendre la pareille, » dit-il en désignant la table positionnée sur l'estrade.
Les professeurs allèrent s'installer à la place qu'ils occupaient avant son interruption. L'homme fit apparaître un siège en face d'eux et lui proposa de prendre place. Elle fut surprise qu'il ne remette pas en question son histoire, ni ne demande des preuves, mais ne dit rien. Il se contenta de faire un mouvement de baguette fluide et fit apparaitre à chacune des places, les silhouettes des professeurs qui s'étaient absentés.
« Je vais vous présenter les professeurs, » commença-t-il. « Comme nous vous avons déjà informée, nous sommes en 1996. Je suis le Directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Treizième directeur de Poudlard, sans compter bien sûr nos illustres fondateurs. Vous avez ici l'ensemble du corps professoral. Commençons par Hagrid… »
Alors que le directeur lui présentait les différents enseignants hypothétiquement présents, Merline enregistrait chaque information, observant minutieusement. Elle avait l'intuition qu'elle devrait vite s'intégrer dans ce monde qu'elle ne connaissait pas et la tâche paraissait compliquée. Malgré tout, elle s'en savait capable. Sinon la magie ne l'aurait pas envoyée à cet endroit. Elle n'était pas n'importe qui, elle avait été conseillère d'Arthur Pendragon, par Merline !
Après un bon repas, qui l'avait surprise par la qualitée et l'abondance des mets, Merline fut escortée dans le bureau du directeur pour une conversation dirigée sur la suite des évènements. Ils traversèrent une série de couloirs et d'escaliers avant d'arriver devant la statue de gargouille.
« Savez-vous que c'est Godric qui a eu l'idée de cette Gargouille ? » demanda Merline, plongée dans d'anciens souvenirs. « Il en avait assez que nous venions les déranger sans cesse dans leurs bureaux. »
Dumbledore la regarda étrangement.
« Encore un pan de l'histoire qui semble s'être perdu, » déclara-t-il. « Nous avons toujours pensé qu'elle avait été construite en même temps que le reste de ce château. »
« Oh, ce n'était pas longtemps après. »
Ils entrèrent dans le passage ouvert par la gargouille et bientôt Merline revit le bureau qu'elle avait si souvent visité des siècles auparavant. L'agencement de la pièce était toujours la même et le bureau placé à l'identique. Il y avait cependant bien plus de tableaux qu'à son époque, et bien plus d'objets aussi. La bibliothèque que Salazar avait fait aménager était bien plus grande.
L'homme s'assit sur un fauteuil et l'enjoignit à faire de même sur le deuxième. A peine Merline fut-elle installée qu'elle entendit un cri d'oiseau. Un magnifique phénix apparut de derrière les bibliothèques pour se poser sur son accoudoir.
« Grim ? » murmura Merline en lui caressant doucement la tête.
« Voici Fumseck, » dit Dumbledore qui ne l'avait pas entendue.
Bien sur. Que ferait Grim ici ?
Une doux sentiment se répandit en elle à la pensée du phénix qu'elle avait un jour recueilli. Il l'avait accompagnée jusque dans les derniers instants de sa vie. Elle se souvenait encore de son chant alors qu'elle plongeait en plein coeur de la terre.
Maintenant que j'y pense, il a sûrement brûlé avec moi.
« Bien, » déclara le directeur, interrompant ses pensées. « Nous devons maintenant décider de ce que vous souhaitez faire. »
Merline réfléchit un instant. Elle regarda tout autour d'elle et un sourir fleurit sur ses lèvres.
« Y aurait-il de la place pour moi ici ? »
« Vous voulez dire en tant qu'élève ? »
« Oui, » répondit-elle songeuse. « Je vais avoir besoin de temps pour m'habituer à votre époque. Rester ici me permettra d'apprendre en douceur. »
« Cela devrait être possible. En sixième ou septième année. »
Merline lui lança un regard interrogateur, peu sûre de comprendre la fin de sa phrase.
« Je ne sais pas comment cela se passait à votre époque, » enchérit Dumbledore. « Aujourd'hui, nos élèves entrent à Poudlard à l'âge de onze ans, et ressortent après sept ans d'étude. Vu l'âge que vous a accordé la Magie, je dirais sixième année, mais avec vos connaissances vous devriez vous en sortir en septième année sans problème. »
« Je ne sais pas, la magie a du bien évoluer en mille ans. Il n'est pas dit que je connaisse les même sorts que vous, » répondit Merline, songeuse. « Et puis, on ne revient pas à Poudlard tous les mille ans. Si je rentre en septième année, et que je vous ai bien compris, je devrai m'en aller à la fin de l'année, je n'ai pas envie de repartir si tôt. Alors disons sixième année. »
Le directeur acquiesça silencieusement.
« Nous ferons votre répartition demain matin dans ce cas, juste avant le petit-déjeuner. »
« La répartition ? Je ne peux pas simplement retourner à Serpentard ? »
« C'est une tradition, chaque élève doit passer par le Choixpeau magique. »
« Oh ! »
Ainsi le choixpeau magique existait toujours. Merline sourit à l'idée de le remettre sur sa tête, elle avait été l'une des premières à le porter et avait hâte de voir, ou plutôt d'entendre, sa réaction.
« Il vous faudra aussi une histoire, » continua Dumbledore. « J'imagine que vous ne souhaitez pas crier sur tous les toits qui vous êtes ? »
« Non effectivement, j'aimerais essayer d'avoir une vie un peu plus normale que la première. »
A la fin de sa phrase, Dumbledore la regarda étrangement. Il s'avança un peu sur son siège et joignit ses deux mains.
« Vous n'êtes pas tombée à la meilleure époque pour cela, Merline, » expliqua-t-il après un soupir. « Je n'ai pas l'intention de vous demander de l'aide, nous avons notre propre histoire et nos propres rôles à jouer, mais notre ère est bien sombre. Un mage noir qui se fait appeler Voldemort sévit dans le pays, et j'ai bien peur que vous en entendiez beaucoup parler dans ce château. Surtout si vous retournez à Serpentard. »
« Pourquoi ? »
« Nombreuses familles issues de Serpentard sont fidèles Voldemort, et leurs enfants font de même. Bien qu'il existe une relative paix dans ce château. »
« Et pour les autres Maisons ? »
« Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle n'avaient pas les mêmes pensées que Salazar Serpentard envers les Moldus. »
Merline se figea, essayant de comprendre ce que lui disait le vieil homme.
« Attendez…. vous n'êtes pas en train de dire que Salazar était anti-moldu ? »
« Hé bien si. »
Un rire léger se fit entendre. Merline ferma les yeux et se cacha le visage dans ses mains un instant.
« Pauvre Salazar… qu'a encore fait l'histoire ? Il n'était pas anti-moldu, » expliqua-t-elle face au regard plus qu'étonné du directeur. « Il avait certes un avis bien tranché sur qui devait entrer dans ce château et quels élèves Poudlard devait accepter, et il s'est longuement disputé avec Godric à ce sujet, mais il n'a jamais été anti-Moldu. »
« Alors pourquoi… »
« Pourquoi se sont-ils disputés ? Salazar voulait simplement que les élèves issues de familles Moldues passent leur première année entre eux, afin de les habituer au monde de la Magie en douceur. Godric n'était pas d'accord, il était persuadé que ça ne ferait que créer un pont encore plus important entre les Nés-Moldus et les Nés-Sorciers. »
Elle laissa le temps à l'homme en face d'elle de trier ces informations.
« Si cette dispute était aussi bénigne, pourquoi Salazar serait-il parti sans jamais donner de nouvelles ? » demanda Albus.
« Salazar est parti ? » haleta Merline, les yeux légèrement écarquillés.
« C'est ce que raconte le seul livre que nous avons de cette époque… Certains racontent qu'il est décédé à la suite d'un duel par Godric. »
« C'est ridicule ! » s'exclama Merline. « Salazar et Godric étaient comme des frères ! »
« Alors pourquoi ? »
« Je ne sais pas… » souffla-t-elle. « Quand je suis… partie, ils étaient encore ensemble et heureux à Poudlard. »
« Voici un mystère que nous n'éluciderons certainement jamais, » soupira le directeur. « Bien, alors nous pourrions expliquer votre ignorance du climat actuel par le fait que vous n'êtes pas d'ici. L'Australie me parait un choix judicieux. C'est anglophone et assez éloigné pour que vous ayez rien entendu sur l'actualité anglaise. »
« Et pourquoi serais-je à Poudlard ? »
« Ce n'est pas fréquent, mais il peut arriver que dans de rares occasions, des élèves d'autres écoles viennent à Poudlard. Comme dans le cas d'orphelins qui n'ont pas eu l'occasion de sortir de leur pays. C'est un programme typiquement Australien, nous avons un élève ou une élève tous les dix ans à peu près. »
« Qui enverrait une adolescente dans un pays en guerre ? » demanda Merline en fronçant les sourcils, réfléchissant intensément, à toutes ces informations.
« Les documents se font des mois à l'avance. La guerre a été médiatisée il y a quelques semaines seulement. De plus, Poudlard est considéré comme l'endroit le plus sûr d'Angleterre, personne ne pourrait vous y faire du mal. »
« Donc je suis orpheline ? »
« Exact. De cette façon, les autres élèves ne se poseront pas de questions quand vous resterez pour les vacances, » déclara le directeur avec un sourire rusé.
« C'est très réfléchi… Etiez-vous à Serpentard ? » demanda subitement Merline, reflétant son sourire.
Le vieux sorcier pouffa un instant, comme un enfant ayant fait une blague.
« J'aurais pu, » gloussa-t-il. « Le choixpeau a longuement hésité. »
« Je suis sûr que Salazar aurait été ravi de vous avoir dans sa maison. Quel sera mon nom pour cette année ? Je me doute que Caerfyrddin, associé à mon prénom, pourrait mettre les plus curieux sur la voie. »
« Nous avons à l'école pas mal de spécimens qui se feraient un plaisir de fouiller dans tous les livres d'histoire en effet. Que pensez vous de Holmes ? »
« Ca me va parfaitement, » déclara-t-elle avec un sourire doux. « Merline Holmes. »
« Bien, je pense qu'il est temps de vous conduire à votre chambre pour cette nuit. Demain, vous serez répartie et visiterez le château avec l'un des préfets. Vous pourrez alors vous installer dans l'un des dortoirs pour le reste de l'année. »
« Aurai-je besoin d'affaires ? »
« Et bien… » réfléchit le directeur, son index frappant sa lèvre de façon régulière. « Nous pourrons tout acheter par correspondance dans les divers magasins de Pré-au-Lard, grâce à une bourse spéciale pour étudiant étranger, celle-ci n'a pas été débloquée depuis des années. Si nous passons commande ce soir, vous devriez tout recevoir dans la journée de demain. Pour votre tenue de demain, nous pourrons simplement en emprunter une. Je crois que Poppy en a en stock. La seule chose que nous ne pouvons obtenir de cette manière est une baguette. Je suppose que vous n'avez pas la vôtre. »
Merline écarquilla les yeux, se souvenant soudainement qu'il ne lui était pas venu à l'esprit de regarder dans l'emplacement spécial de sa robe. Elle mit la main dans son dos et, effectivement, dans la poche dérobée de son vêtement, se trouvait sa baguette en bois de cerisier avec un coeur en griffe de dragon.
« Et bien, » reprit le vieux sorcier. « C'est plutôt inhabituel pour une jeune sorcière comme vous, entourée d'une dizaine d'adultes menaçant de leur baguette, de ne pas faire de geste pour chercher la sienne et de plutôt tenter d'apaiser les choses. »
« Apaisez les choses ? » demanda Merline en fronçant les sourcils, réfléchissant à ses actions lors de son arrivée dans la Grande Salle. « Oh ! Oh non ! Ne vous méprenez pas ! Je ne me sers plus de ma baguette depuis mes quinze ans. Si j'ai levé les mains, c'était dans l'unique but d'utiliser la magie sans baguette et de vous attaquer tous en même temps si l'un de vous venait à bouger ! »
Le directeur resta ébahi un court instant avant de rire aux éclats.
« Vraiment, vous m'impressionnez Mademoiselle Holmes. Je suis ravi de vous compter dès à présent comme étudiante de Poudlard. Venez, » dit-il en se relevant, l'enjoignant à le suivre. « Je vais vous montrer votre chambre et faire appel à l'un des professeurs pour vous aider avec la commande du matériel. Je pense que le choix le plus judicieux serait celle qui parle votre langue natale, Mademoiselle Samara. N'est-ce pas ? »
Bonsoir bonsoir, nous revoici pour un nouveau chapitre. Nous passons en coup de vent car nous sommes toutes trois très occupées depuis quelques jours. Malheureusement, aucune de nous n'a eu le temps de répondre aux reviews du chapitre précédent, mais nous les avons toutes lues avec attention et nous vous remercions énormément.
A la semaine prochaine !
Aupaupsi
