THE WALKING DEAD

Sombres Revenants

SAISON 1 Episode 6

En Deuil


COucou, je suis vraiment désolée de ne pas avoir publié plus tôt... j'avoue que l'année qui vient de s'écouler a été longue et compliquée.


Personnages

Léna

Arthur, meilleur ami de Léna

Gabriel, frère de Léna

Coralie, mère de Léna

Kévin, voisin

Talya, sauveuse Coralie

Grouilleurs


Introduction

Kévin et Léna reviennent. Léna fait signe à Gabriel, toujours à la fenêtre. Le regard de Gabriel se pose plus loin et il ne sourit plus. Léna se retourne, puis Kévin et ils voient Talya et Coralie.

Léna : Maman !

Elle se précipite vers sa mère, suivie par Kévin.


Dans la maison, Gabriel reprend ses esprits et se précipitent hors de sa chambre. Il descend à toute vitesse les escaliers et ouvre la porte. Arthur arrive.

Arthur : Pourquoi tu fais autant de bruit ? Gabriel ? Mais qu'est-ce que tu fais ?

Gabriel : Maman est là !

Il sort en courant, Arthur le suit.


Léna arrive à côté de sa mère.

Léna : Maman ! Mon Dieu maman, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Coralie : Tu es en vie… et Gabriel ?

Léna : Il va très bien, il est à la maison.

Kévin : Bonjour madame Boyer.

Coralie : Kévin ?

Kévin : Oui.

Léna : Il m'a sauvé la vie quand la horde est arrivée.

Gabriel arrive.

Gabriel : Maman !

Il se jette dans les bras de Coralie qui le serre. Talya la maintient de justesse.

Léna, se tournant vers Talya : Je m'appelle Léna.

Talya : Talya Magly.

Léna : Lui c'est Kévin, Arthur et mon frère Gabriel.

Talya : Salut.

Arthur : Venez, on rentre.

Kévin : Léna, on doit aller se laver.

Léna, regardant sa mère : Mais…

Arthur : Kévin a raison.

Kévin : On va chez moi et on revient après et avec Egone.

Léna : Arthur, tu t'occupes de maman et Talya ?

Arthur : Oui.

Gabriel, Arthur, Coralie et Talya partent vers la maison. Léna et Kévin les regardent.

Léna : Ma mère va mourir.

Kévin pose une main sur son épaule.

Kévin : Oui.

Léna : Je crois qu'en fait c'est encore pire.

Kévin la regarde, perplexe.

Léna : Je vais devoir l'achever.

Kévin : Arthur ou moi…

Léna : Non. C'est ma mère. Personne d'autre que moi n'a le droit de le faire.

Kévin passe son bras autour des épaules de Léna et ils se dirigent vers la maison de ce dernier.

GENERIQUE


Scène 1

Léna et Kévin rentrent dans la maison de Léna, propres, et avec Egone. Talya est dans le salon et regarde l'extérieur, un verre d'eau à la main.

Léna : Où est ma mère ?

Talya : Dans sa chambre.

Léna : Tu veux te laver ? Il y a de l'eau pour ça dans le garage…

Talya : J'irai voir tout à l'heure, occupe-toi de ta mère pour l'instant.

Léna : Très bien.

Kévin la suit.

Léna, murmurant : J'la sens pas du tout cette fille.


Dans la chambre, Coralie est allongée, Gabriel à ses côtés. Arthur lui soigne le mollet.

Kévin : Tu veux que j'aille chercher quelque chose ?

Léna, surprise : Tu vas jouer les chevaliers servants ?

Kévin : Arrête avec ton côté garce une minute, tu veux ? Ta mère va mourir.

Léna, soupir : Tu peux aller lui chercher à boire et à manger dans la cuisine ?

Kévin : Tu veux que je lui fasse quelque chose de précis ?

Léna : Non, n'allume pas de feu, il fait déjà assez chaud et c'est trop long. Nous n'avons pas d'électricité, nous !

Kévin : S'il n'y a que ça, je vais chercher la mini éolienne.

Léna : Comme tu veux Kévin, fais comme tu veux.

Kévin : Ta mère et ton frère vont avoir besoin de ta force Léna, il faut que tu sois forte pour tout le monde aujourd'hui.

Léna secoue la tête.

Kévin : Ne fais pas genre, tu en es capable.

Kévin regarde Coralie.

Kévin, murmure : Bon, j'y vais.

Kévin sort et Léna s'approche de sa mère. Gabriel termine de lui raconter ce qu'il s'est passé à l'arrivée de la horde.

Gabriel : … Yves a failli tuer Léna pour aller chercher Isabelle mais Léna a réussi à survivre et Kévin l'a emmené chez lui parce qu'on ne pouvait déjà plus atteindre la maison.

Coralie : Yves est mort ?

Arthur : Oui. Et Gabriel l'a achevé d'une flèche hier.

Coralie : Tu aurais dû laisser faire ta sœur. Tu es encore trop jeune pour ce genre de choses.

Gabriel : Je ne suis plus un bébé et je voulais le faire. Yves ne méritait pas de devenir un grouilleur.

Léna : Et Isabelle ?

Coralie : Elle s'est sacrifiée avant que je ne trouve Talya pour que j'aie une chance de vous revoir une dernière fois.

Silence.

Léna : Au moins, elle n'est pas morte en vain.

Coralie : Et Isabelle ne saura jamais que Yves a failli tuer ma fille.

Silence. Arthur, après le mollet, s'attaque à une griffure au bras.

Coralie : Qu'est-ce que c'est que cette tenue ?

Tout le monde regarde Léna qui se regarde aussi.

Léna : J'ai été couverte de sang pendant l'attaque, je n'avais pas de vêtements chez Kévin alors j'ai pris ce que j'ai pu.

Coralie : Mais maintenant tu es à la maison. Va te changer.

Léna : Mais…

Coralie : Maintenant !

Léna sort de la chambre.

Gabriel : Maman ?

Coralie : Oui mon poussin ?

Gabriel : Tu ne vas pas mourir, hein, maman ? Tu vas guérir ?

Coralie : Ho mon petit chat ! Tu sais bien que non. Les morsures et les griffures nous tuent, et moi j'ai les deux.

Gabriel : Mais je ne veux pas que tu meures.

Câlin.

Coralie : Je n'ai pas envie de mourir non plus.


Kévin voit Talya dans le salon.

Kévin : Pourquoi tu l'as aidée à revenir ?

Talya : Pourquoi je ne l'aurais pas fait ?

Kévin : Tu voulais trouver un abri ?

Talya : J'ai l'air de ne pas savoir me débrouiller seule ?

Kévin : Tu donnes parfois une réponse sans que ça ne soit une question ?

Talya : Parfois. Bon, qu'est-ce que tu veux, le gentil voisin ?

Kévin rit.

Kévin : Je crois que c'est la première fois qu'on me qualifie de gentil.

Talya : Parce que les gens sont des idiots.

Kévin : J't'aime bien.

Talya : Tu décides ça comme ça ?

Kévin : Bin ouais.

Talya : Ok. La fille de Coralie, c'est ta copine ?

Kévin éclate de rire.

Kévin : Pas du tout. Je vais chercher quelque chose chez moi, tu veux m'accompagner ?

Talya prend son bâton qu'elle avait posé.

Talya : Pourquoi pas.

Kévin : Je n'en ai pas pour longtemps.

Talya : C'est ce que tu crois.

Talya passe devant lui et sort de la maison. Kévin rit encore.

Kévin : On va se marrer.


Scène 2

Kévin ouvre doucement la porte de la chambre où se trouvent Coralie, Léna, Gabriel et Arthur.

Kévin : Arthur ?

Il fait signe à Arthur de le suivre.

Une fois dans le couloir.

Arthur : Quoi ?

Kévin : Que t'as dit Léna sur moi pour que tu me regardes comme ça ?

Arthur : Euh… rien.

Kévin : Menteur.

Arthur : Bon, qu'est-ce que tu voulais ?

Kévin : Avec Talya, on va dégager la route des grouilleurs. Mais qu'est-ce qu'on fait d'Yves ?

Arthur : On pourra l'enterrer en même temps que Coralie.

Kévin : Ok.

Kévin commence à s'éloigner dans le couloir.

Arthur : Kévin ?

Kévin s'arrête et se retourne.

Arthur : Tu crois que vous pourriez aller chercher Isabelle ?

Kévin : Non. Isabelle est un grouilleur et même Coralie ne sait pas où elle est exactement.

Arthur : Comment tu le sais ?

Kévin : Léna me l'a dit.

Arthur : Donc on ne peut rien faire pour Isabelle ?

Kévin : Non.

Arthur : Léna voudra aller l'achever.

Kévin : Elle n'est pas si altruiste.

Arthur : Aucun rapport, je la connais, elle voudra aller la chercher dans la forêt.

Kévin : Tu ne la connais pas si bien que ça alors.


Dans la chambre, Coralie respire de plus en plus mal. Léna est assise près du lit et Gabriel est allongé contre Coralie.

Coralie : Tu avais raison Léna.

Léna : A propos de quoi ?

Coralie : Gabriel doit toujours sortir armé. Le monde est encore plus fou que ce que je croyais. Je me suis bercée d'illusions. Ne commets pas les mêmes erreurs que moi.

Léna : Il sera toujours armé.

Coralie : Veille bien sur ton frère d'accord ?

Léna : Evidemment.

Coralie : Et Gabriel, tu seras sage avec ta sœur, d'accord ? Continue d'être un bon petit garçon et suis les conseils de ta sœur. Il faut que vous viviez.

Gabriel : Oui maman. Tu vas me manquer.

Coralie : C'est normal mais je serai toujours ta maman. Et je serai toujours dans ton cœur… Parce que je t'aime aussi grand que l'univers.

Gabriel : Et moi plus encore.

Coralie : Léna, je suis désolée de t'avoir giflée.

Léna : Ce n'est pas grave, maman, c'est oublié.

Coralie : Si, c'est grave. C'est pour ça que je m'excuse.

Léna : Maman, je t'en prie…

Coralie : Il y a tellement de choses que j'aimerais vous dire… mais je vous ai dit le plus important. Je vous aime mes enfants. Si un jour vous revoyez Alice, dites-lui que je l'aime aussi et que je pensais à elle.

Gabriel : Maman, ne pars pas !

Coralie : Je suis désolée de t'abandonner mon chat. Je suis vraiment désolée. Je t'aime plus que tout, tu es ma merveille.

Gabriel : Maman !

Coralie : Léna, donne-le-moi.

Gabriel, se redressant : Non, non, non pas encore !

Il retient le bras de sa sœur.

Gabriel : Je t'en prie, Léna ! Maman a encore le temps… Maman !

Léna : Maman a fait son choix Gabriel, laisse-la.

Gabriel : Non ! Non !

Coralie : Gabriel…

Gabriel : NON ! MAMAN !

Arthur entre dans la chambre aux cris.

Léna : Fais sortir mon frère s'il te plaît, il ne peut pas voir ça.

Gabriel : Non ! Je ne veux pas ! Maman !

Arthur s'approche.

Arthur : Allez viens.

Gabriel : Non ! Léna, maman ! Vous n'avez pas le droit… MAMAN !

Coralie : Je t'aime Gabriel, et je suis fière de toi, ne l'oublie jamais mon fils.

Gabriel : MAMAAAAAAAN ! NOOOOOOOOOOOOON !

Kévin arrive avec Talya et ils aident Arthur à faire sortir Gabriel de la chambre.


Une fois le silence retombé, dans la chambre.

Coralie : Je suis désolée de t'infliger ce fardeau.

Léna : ça n'est pas de ta faute, arrête de t'excuser.

Coralie : Tu as bien dilué la codéine et la vicodin dans le thé ?

Léna : Oui, maman. Comme tu me l'as demandé.

Coralie : Très bien, alors aide-moi à prendre le diazepam maintenant.

Léna aide Coralie à boire et à prendre le cachet. Coralie se rallonge et Léna la borde.

Coralie, les yeux fermés : Les médicaments agiront à leur apogée dans une bonne heure.

Léna : Je sais.

Coralie : N'oublie pas la pipette pour les puces d'Egone le mois prochain.

Léna, sourire : Oui, maman.

Coralie ouvre les yeux.

Coralie : Un dernier conseil ma chérie. Tu es forte, tu es intelligent et ce monde est fou. Fais-toi confiance et à personne d'autres. J'ai foi en ton jugement. Tu sauras faire les bons choix et prendre les bonnes décisions. Reste en vie, avec ton frère. C'est tout ce qui compte.

Léna : J'essaierai, maman.

Coralie : Non ma chérie, tu le feras. Et je suis fière de toi. Je sais que tu le feras bien.


Scène 3

Talya, Arthur, Kévin et Gabriel sont dans le salon. Gabriel est prostré dans un coin, Kévin appuyé contre un mur. Talya feuillette un livre, assise dans le canapé. Arthur est à côté de Gabriel. Kévin s'adresse à Arthur.

Arthur : Je devrais monter voir, non ? Ça fait un moment.

Kévin : Non.

Arthur : Mais Léna…

Kévin: Il faut lui laisser du temps. Et elle t'a demandé de t'occuper de Gabriel.

Gabriel, murmure : Il faut attendre une heure.

Arthur : Qu'est-ce que tu dis ?

Gabriel : Les médicaments, il faut attendre une heure avant qu'ils agissent vraiment. Maman…

Arthur : Mais avec Manon…

Gabriel : Elle a eu les antidouleurs avant le dîner, une fois qu'elle s'est endormie, Maman savait qu'elle ne sentirait rien.

Talya : Elle est médecin, ta mère ?

Gabriel : Sage-femme. Mais elle a été infirmière aussi.

Talya : Et vous les gars, vous faisiez quoi avant tout ça ?

Arthur : Tu crois que c'est le moment d'avoir cette conversation ?

Talya : Pourquoi pas ? En plus, il vaut mieux penser à autre chose. Gabriel, tu étais en quelle classe ?

Gabriel : Cinquième.

Talya : J'ai détesté le collège. C'étaient les pires années de ma vie.

Gabriel : Et tu faisais quoi comme métier avant tout ça ?

Talya : J'étais pompier mon cher !

Gabriel : Non ! C'est vrai ?

Arthur : Même moi j'ai dû mal à le croire.

Talya : Mais c'est pourtant vrai. Toi tu faisais quoi ?

Arthur : Ingénieur concepteur.

Talya : Ouais, t'as une bonne tête de geek. Et toi là-bas ?

Kévin : Boxeur.

Talya : T'es sérieux ?

Kévin : Bin ouais.

Gabriel : Je me souviens, mamie me racontait que Léna et toi vous vous battiez tout le temps quand vous étiez petits.

Tout le monde se tourne vivement vers Kévin.

Talya : Noooooooooooooon, c'est vrai ?

Kévin : Non mais elle voulait apprendre à se battre, je lui montrais… Ta sœur, le schtroumpf, c'est une petite princesse… Enfant, c'était pire ! Mais on a grandi ensemble. Ta grand-mère et ma mère s'entendaient très bien et comme tes parents travaillaient beaucoup, Léna et Alice passaient beaucoup de temps ici… jusqu'à la mort de ma mère en tout cas.

Gabriel : Maman me l'a dit.

Kévin : Ouais. Donc, Léna voulait apprendre à se battre et elle n'aimait pas du tout que je gagne à chaque fois… je la soupçonne de s'être mise au Krav Maga à cause de ça. Un jour, je te raconterai plein de trucs sur ta sœur si tu veux.

Gabriel : Ouais !

Talya : Et toi, Arthur ? Tu connais Léna d'où ?

Arthur : Du lycée.

Talya : Et Léna ? Elle faisait quoi comme métier ?

Arthur : Léna était à polytechnique, elle préparait son doctorat d'astrophysique.

Talya : Bin encore une qui a oublié d'être idiote.

Kévin : Ouais, elle a pas l'air comme ça, mais il y a de la matière grise derrière sa langue acérée.

Gabriel : Pourquoi tu détestes autant ma sœur ?

Kévin : Je ne la déteste pas.

Gabriel : Alors pourquoi tu es méchant avec elle ?

Kévin : Aucune idée, ta sœur m'énerve, et c'est réciproque.

Talya : Attends, vous vous pourrissez depuis l'enfance et tu vas me faire croire qu'il ne s'est jamais rien passé entre vous ?

Kévin : Jamais !

Talya, se tournant vers Arthur : Rassure-moi, toi, au moins, tu as couché avec elle ?

Arthur : Friendzone !

Kévin : Ha mais tu n'es pas gay ?

Arthur : Bah non.

Talya : Désolée pour toi. C'est sûr qu'on ne couche pas avec son meilleur ami.

Kévin : N'empêche, tu n'as pas dit que ça te dérangerait.

Talya : Haaa, on a touché un point sensible ?

Arthur : Elle est comme… pas ma sœur mais disons ma cousine. C'est… pas possible.

Talya : Des gens couchent avec leur cousine. Certains les épousent même.

Arthur : Beurk.

Gabriel : Vous vous souvenez que je suis là ou pas ?

Talya : C'est la fin du monde, gamin, il y a pire pour toi que nous entendre parler de cul.

Gabriel : Le problème n'est pas de parler de sexe, mais de parler de celui de ma sœur.

Talya éclate de rire.

Talya : Tu es marrant, le gamin. Tu iras loin dans ce monde de fou.


Scène 4

Coralie dort. Léna regarde sa montre puis prend le couteau posé sur la table de nuit. Ses mains tremblent. Lentement, elle tourne la tête de Coralie pour avoir accès au cervelet. Elle pose le couteau, se lève, prend une petite serviette de bain, retire les oreillers de Coralie et pose la serviette sous sa tête et son cou. Elle replace correctement la tête et prépare le couteau. Léna se positionne. Léna tombe à genoux et lâche le couteau.

Léna, murmure : Je suis désolée maman, je ne peux pas.

Léna baisse la tête un moment.

Silence.

Au bout d'un moment, Léna prend une grande inspiration et se redresse, les joues mouillées de larmes, reprend le couteau d'une main sûre. Elle s'assoit aux côtés de sa mère et l'embrasse sur la joue.

Léna : Je t'aime maman.

Elle plonge le couteau dans le cervelet vers le milieu du cerveau. Coralie a à peine un soubresaut.

Léna retire le couteau, l'essuie sur la serviette puis elle recule jusqu'à un coin de la chambre où elle s'assoit, les genoux repliés contre sa poitrine, les bras autour de ses genoux.


Léna descend les escaliers, la conversation en bas s'arrête et tout le monde se tourne vers Léna.

Arthur : ça va ?

Léna le regarde à peine et se tourne vers son frère.

Léna : Maman est morte.

Gabriel : Je peux aller la voir ?

Léna hoche la tête. Gabriel se lève et la rejoint. Ils montent l'escalier.

Talya : Super, et maintenant, on fait quoi ?

Arthur : On ?

Talya : Ouais, nous tous. Maintenant que Coralie est morte.

Kévin : Il faut l'enterrer.

Arthur : Maintenant ?

Kévin : Mais non, demain matin.

Arthur : On préparera tout pour que Léna n'ait rien à faire.

Kévin, se tournant vers Talya : Pour satisfaire Son Altesse !

Talya pouffe.

Arthur : Elle vient de tuer sa mère ! Tu pourrais lui accorder un peu de répit non ?

Kévin : Mais évidemment, on mettra trois pelles, deux gourdes, sa mère et Yves dans le coffre et on partira.

Talya : Je peux rester avec vous alors ?

Kévin : Moi ça ne me pose aucun problème.

Arthur : Il faudra voir avec Léna, c'est chez elle.

Kévin : Sinon, tu viendras chez moi.

Kévin et Talya se sourient, Arthur est dépité.

Arthur : C'est ça, allez chez toi, on se retrouve à neuf heures demain si vous voulez nous accompagner au cimetière. Bonne nuit.

Talya : Tu nous mets dehors ?

Arthur : Non mais…

Kévin : Elle plaisante ! Allez, on y va. Bonne nuit.

Arthur : Bonne nuit.

Talya : Au fait, j'adore le chien, comment il s'appelle ?

Arthur : Egone.

Talya : Je peux l'emmener ?

Arthur : Pas si tu tiens à ta vie.

Talya : Carrément ?

Arthur : Léna et Gabriel tiennent beaucoup à leur chien.

Talya : Bon, alors je vais être gentille. A demain !


Scène 5

Léna porte des lunettes de soleil, elle est vêtue de noir et Gabriel aussi. Kévin ferme le coffre du 4x4, Talya à ses côtés. Arthur s'approche de Léna qui ferme la porte de la maison.

Gabriel : Je peux monter devant ?

Léna : Vas-y, petit loup.

Arthur : Kévin et Talya veulent venir, ça te dérange ?

Léna : Kévin m'a sauvé la vie et Talya nous a ramené ma mère alors ils ont le droit de venir.

Arthur : Très bien, tu veux que je conduise ?

Léna : Non. Tu sais que maman ne voulait pas que quiconque en dehors de moi ne conduise sa voiture.

Tout le monde monte dans la voiture et la voiture part.


Arthur, Kévin et Talya pique-niquent à l'entrée du cimetière, ils sont couverts de sueur et de terre.

Talya : C'est internet qui me manque le plus je crois.

Arthur : Tu es sérieuse ?

Talya : Bin ouais, avec le téléphone, l'ordinateur, on avait une question et en quelques clics des millions de réponses ! C'était génial ! On pouvait parler avec les gens, tout savoir sur n'importe quel sujet, voir n'importe quel endroit du monde, regarder des films, des séries, écouter de la musique…ouais, c'est ce qui me manque le plus.

Kévin : Je ne sais pas ce qui me manque le plus…

Talya : Tu dois choisir quelque chose, sinon ça n'est pas du jeu !

Kévin : Bon… alors disons… les moyens de transports. Les voyages.

Arthur : Ah ouais ?

Kévin : Avec les compétitions, je voyageais tout le temps. Heureusement d'ailleurs que j'ai eu le temps de revenir avant qu'ils ne ferment les aéroports !

Talya : Tu étais où au début ?

Kévin : Au Japon. La France appelait au rapatriement, j'ai eu la bonne idée de les écouter, tout le monde ne l'a pas fait.

Silence.

Talya : Et toi, Arthur ?

Arthur : Hum… la bouffe. Ça va paraître idiot mais ouvrir mon frigo et choisir n'importe quoi à manger me manque. Ouais, c'est ça le pire. Plus de resto, de Mcdo, de Dominos… c'est affreux !

Ils rient.

Talya : Je suis d'accord. Le gras c'est la vie !

Kévin : Ha oui, Kaamelott. On n'aura jamais les films.

Arthur : Tu as les DVD ?

Kévin : Evidemment !

Arthur : Et Léna m'a dit que tu avais de l'électricité ?

Kévin : Suffisamment pour alimenter une télé en tout cas. Pourquoi ?

Arthur : Une séance Kaamelott ce soir, ça vous dit ?

Talya : OUAIS !


Fin épisode

Léna regarde de loin Gabriel devant la tombe de Coralie. Arthur s'approche.

Arthur : Kévin et Talya voudraient rentrer.

Léna : Gabriel n'est pas prêt.

Arthur : ça fait sept heures qu'on est là, le temps de les enterrer et…

Léna : Gabriel n'est pas prêt ! Je ne bougerai pas de là tant qu'il ne le sera pas. C'est clair ?

Arthur : Ok. Ok.

Silence.

Léna : On ne peut pas rester ici.

Arthur : Pourtant ce sont les seuls morts dont on n'a pas à se méfier.

Léna : Je ne te parle pas du cimetière mais du Mesnil. De la région parisienne.

Arthur : Et tu veux aller où ?

Léna : J'ai beaucoup réfléchi à ce que Kévin m'a dit et il a raison, on est dans la pire région de France, où il doit y avoir le plus de grouilleurs au mètre carré.

Arthur : Parce que tu discutes sans hurler avec Kévin toi ?

Léna : Là n'est pas la question. Gabriel, Egone et moi, on va partir.


Et voilà ! Donc, qu'en pensez-vous ? J'aimerais vraiment vos avis. Parce qu'il n'y a que 12 épisodes et je ne suis pas certaine encore d'écrire une suite.

VOilà voilà donc à bientôt et... à vos claviers !