Yooooh ! Je suis toujours dans les temps ! Toutefois avec mes pauvres inondations, j'ai bien cru ne jamais pouvoir poster la suite de ce Drabble. Moi qui était toujours en avance, je suis maintenant très en retard... je n'ai pas eu le temps d'écrire la suite ce qui est le comble pour quelqu'un comme moi xD Donc il y aura certainement un gros retard Dimanche prochain, mais Nessia-chan me bottera le cul pour éviter ça =)
Bonne lecture ! N'oubliez pas des reviews ça fait toujours plaisir x)
27 octobre : « Partie de chasse »
Une profonde inspiration. Un souffle qui se lâche. Plusieurs fois d'affilées, le même mouvement. La même chose qui se produit, qui ne s'arrête pas. Un visage se redresse, le regard sombre et envahit par la colère, par cette source de sentiment qui ne lâche pas, pour le meilleur des mondes, la proie qu'il a attrapé. La mécanique s'enchaîne, agence le mouvement sans s'arrêter. Un pied qui frappe le sol, une tête qui dodeline. Les doigts dansent sur les cordes. La sueur perle le long de sa nuque, le mouvement électrique l'envahit, lui permet d'engendrer cette litanie électrifiée. Rien n'arrête ce requiem mortel. Ce tee-shirt gris acier lui colle à la peau, ses mèches font de même, le corps en mouvement. L'instrument contre sa hanche, il claque sur elle plusieurs fois, ne cessant pas de gronder son plaisir, de vociférer tel un démon. Il se souvient encore de cette journée. De cet enfer qu'il a vécu. Il n'aurait jamais dû le faire, mais il l'a fait. Il ne devrait pas se forcer, mais il le fait. Il n'est pas haineux et pourtant il l'est. La mélodie s'enchaîne dans un rythme endiablé. Il n'est pas violent, mais il l'a été. Il se souvient encore de ce sang sur ses mains, il ne sait pas pourquoi il l'a fait, mais cela a été fait. Il ne peut plus revenir en arrière. Si seulement, il n'était pas sorti. Si seulement, il était resté bien gentiment chez lui. Il avait fini par trouver ce qu'il cherchait, il avait fini par se retrouver dans l'antre de la bête, mais ce n'était pas pour des pourparlers, c'était pour l'appel du sang en lui-même.
Cette vague électrique qui parcourt son corps n'a rien d'un sentiment chaleureux. Ce poids contre sa hanche n'a plus rien de ressemblant au dragon qui ondule des faisceaux électrique, non, ce n'est plus l'instrument à corde dont il connaît l'apparence, c'est autre chose. Un objet bien moins encombrant, plus discret, c'est comme si ce même objet avait été modelé pour ses doigts, sa main. Les ondes de chocs se propage toujours, la structure contre sa hanche le frappant toujours, il ne s'arrête pas de faire ce mouvement. Sa respiration est toujours aussi calme, aussi profonde, il n'aurait peut-être jamais dû défier l'autorité. Il n'a pas le choix. Il n'en a plus la liberté. Il lève l'instrument devant lui. Son regard est sombre. La haine aime s'y loger, un froncement de sourcil, un doigt calé et une détonation. La décharge électrique le parcourt, le fusille, le fait s'arquer. Le rugissement le sonne et laisse l'onde le tétaniser avec délice. Il voit la masse tomber, lui aussi tombe. Son flanc est en train de le tirailler. Chaque cellules de son corps sont excitées par cette vague d'adrénaline. Le sang pulse plus rapidement dans ses veines, lui faisant un magnifique tour de manège personnel. Il a un malaise, il ne se sent pas bien, il voit des étoiles qui petit à petit disparaissent sans laisser de trace. Il ne sait pas ce qu'il a, la douleur lancinante de son flanc l'alerte. L'instrument rageur de poudre en redemande, ses doigts se crispent sur la gâchette, en redemandant toujours plus sans jamais cesser de vouloir s'étendre sur le reste de l'atmosphère. Il ne demande pas de continuer, il ne souhaite qu'une chose que cela cesse. La musique est plus rageuse, mais moins blessante, moins délirante. Il arrive à faire la part des choses, il sait ce qu'il vient de faire. Aurait-il mieux valu qu'il en reste à là, à cette image de musique, de vagues électriques désuètes et illusoires. Il aurait dû.
Une main ensanglantée attrape sa gorge. Les ongles se plantent dans sa chair. Il ne peut crier, il est pris d'une tétanie qu'il ne peut soigner. Son regard suit le mouvement de ce crâne fracassé par l'impact, descendant le long de sa gorge, soulignant chaque vague que le carmin donne naissance. C'est sans effort qu'il le reconnaît. Une voix s'articule, là où la mâchoire est déformée par le choc. La peau pendante ici et là, le regard creux, le gargouillis qui se fait entendre au fond de cette trachée grande ouverte. Cette poignée de cheveux blond vénitien, ce sourire mesquin qu'il croit reconnaître sur ce visage déformé par son acte.
« On joue à chat ?... »
Lendemain difficile, des heures à chercher ici et là une voiture qui devrait être garée là, mais rien. Les kidnappeurs ont bien fait leur boulot, ils l'ont caché à la vue de tous et c'est bien pour déplaire le châtain. Une nuit désagréable. Un manque de sommeil certain pour deux personnes. Une recherche active pour l'un, une sortie nocturne pour l'autre, mais rien pour sortir de son repos la Belle au Bois dormant. Kiyoshi avait passé toute la nuit à chercher en extérieur, son regard allant ici et là, sans pouvoir trouver un quelconque indice, il ne désespérait pas, il osait même à parler aux jeunes à moitié bourrés ou bien en train de planer. Rien. Il n'y avait rien. Il ne pouvait tout simplement pas attendre que la police fasse son boulot et surtout qui s'occuperait de ce genre d'affaire ? C'était pas un enlèvement d'enfant et encore, ils mettaient toujours trois jours avant d'entamer les recherches. De son côté, Kagami avait parcouru le net à la recherche du véhicule et du matériel qui avait peut-être été mis en vente sur le bon vieux eBay, mais rien, pas la moindre trace, même pas une des chaussettes de Belle qui dormait sur le canapé en mode mollusque. Rien de tout ça. C'était stressant pour lui et surtout pour son colocataire qui tenait à sa voiture comme à la prunelle de ses yeux.
La journée avançait à pas lent et rythmé, la radio diffusait une musique électro-rock pour réveiller au mieux tout bon amateur de ce genre. La télévision réglée sur les informations, rien n'était laissé au hasard. Sauf peut-être une chose, mais cette chose n'était pas importante pour le moment, du moins pas tant qu'elle ne se sera pas manifestée. Le roux s'affairait à cuisiner quelque chose de concret un midi, mais le cœur n'y était pas et encore moins chez le brun qui commençait sérieusement à dépérir dans sa tête. C'est à ce moment-là que le dernier de la fratrie décida de pointer le bout de son nez en boxer et tee-shirt, la main sur celui-ci pour se gratter le ventre. Il n'était pas du matin et encore moins de la journée, sa chevelure de corbeau ressemblait à une fin de fête, son regard était souligné par des cernes qui ne tarderont pas à disparaître après un bon réveil. Aomine s'affala sur le siège, ouvrant la bouche, une tartine s'y colla généreusement sur sa face.
« Je t'ai déjà dit que je te nourrirais pas ! »
Il grommela à cette réponse, alors que la tartine clissait le long de son visage, le rouge avait de la chance que celui-ci ne capte rien pendant au moins trente minutes le matin, sinon, il n'aurait jamais osé faire ça. C'était en connaissance de cause qu'il avait agit. Le bruit lourd de la tranche de pain sur la table, fit baisser la tête au bleuté qui s'évertua à poser une question assez peu civilisé.
« Gnéé ?...
- …. Daiki, tu n'es pas possible..., s'exclama le plus vieux, assez dépité par l'attitude matinal de ce grand enfant. »
Cela lui rendait le sourire, car il y avait un « je-ne-sais-quoi » qui faisait que l'atmosphère était plus détendu qu'à l'anormal. Son regard doux sur cette face pleine de beurre et de confiture était grotesque. Il lui posa le bol de lait chaud devant lui. Aomine s'exécuta lentement, portant le liquide à ses lèvres avant d'en boire une gorgée. La réaction fut immédiate, il recracha le tout et se redressa en beuglant. Le temps du « non-réveillé » était révolu. Il commença par engueuler Kagami, le choppant par le col en l'insultant de tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait -pas grand monde donc...-. C'est seulement à l'appellation « Inséparable » que Kiyoshi explosa de rire, oubliant par la même occasion le problème de sa voiture. Il y avait du vrai dans cet espèce de volatil. Il riait à pleine gorge, n'en pouvant tout simplement plus, alors que rouge comme une pivoine, le rouge s'empressa de tirer la panthère dans la salle de bain pour lui débarbouiller le visage et lui changer le tee-shirt.
Qu'est-ce qu'il ferait sans eux ? C'était impossible pour ce grand dadais qu'il était de se passer d'eux, impossible. Cela lui faisait réellement plaisir de pouvoir rester lui-même... le même qu'au lycée, à rire et à s'éprendre de sentiments bien-heureux. Cela avait été particulièrement difficile après qu'il ait dû cesser le basket pour reposer sa jambe. Il n'avait pas coupé les pont, il venait toujours, mais cela était comme une souffrance nouvelle de les voir se dépenser alors que lui, ne pouvait rien faire. Bien sûr, il les encourageait, mais ce n'était pas la même chose. Un soupire se fit entendre, il regrettait amèrement cette époque lointaine.
Le gant s'appliqua sur la face du bronzé pour le nettoyer. Il grognait, il n'était pas content de se traitement, il ne voulait pas du tout. Il le repoussa alors vivement pour le plaquer contre le mur de la salle de bain. Son regard semblable à deux braises, il y avait de cette étincelle qui disait qu'aucun refus n'était possible, mais le rouge se méfiait justement de ce type de regarde. La panthère était imprévisible et ce n'était pas sept ans qui allait changer ça.
« J'aurais préféré que tu l'fasses avec la langue...
- Ouais, ça je m'en doute bien. Ce qui est con, c'est que je suis pas ta bonne, tu vois ?
- Non, je vois pas, mais moi je vais te montrer un truc plus intéressant, tu vois ? »
Suivi de cette parole, il appuya fortement sa main sur son épaule, lui broyant les trapèzes s'il le fallait. Il l'abaissa au niveau de son boxer, sourire mesquin et surtout regard de prédateur à l'affût. Kagami n'eut qu'une chose à souffler et c'est ce qu'il fit.
« Je vois... et même très bien... »
Le sourire du prédateur s'élargit pour être carnassier, le vêtement vola pour commencer une bataille de domination entre deux prédateurs digne de leur réputation, mais qui allait être gagnant cette fois-ci ?
Un bâillement s'écrase sur la main de l'homme. Son regard se fait de plus en plus transparent, il n'a pas envie d'abandonner, mais il commence tout doucement à rendre les armes. Alors que sa tête va s'écraser sur le bureau, une main, chaude et rassurante, s'écrase sur son épaule, le réveillant. Une tête passa à côté de son visage. Le regard de l'homme réveillé ne put se décrocher de ce profil attirant. Il n'avait rien de japonais, rien de chinois, mais un quelque chose de l'Ouest. C'était bien une des rares choses qu'il avait remarqué. Ses yeux légèrement tirés en amande laissait son regard de jade s'illuminer d'une émotion vive, l'arête de son nez n'était pas crochu, mais bien droit. Sa chevelure... Il fut sorti de sa transe par la question de son interlocuteur.
« Ou-oui ?
- Je te demandais, si tu avais trouvé quelque chose de nouveau.
- Rien... à part que l'un de nos hommes a vu le propriétaire faire des recherches tard la nuit.
- Bien... »
Il soufflait de soulagement d'être enfin loin de cet homme qui était son supérieur et ami, il n'aimait pas se comporter de manière différente avec lui. Il n'arrivait pas et quand il y arrivait, c'était impossible, l'attitude de cet homme en était tout simplement intimidante et semblable à celle d'un loup en attente. En attente de réponse à des questions que même lui ne savait pas, il ne pourrait donc jamais répondre aux questions de ce lupin. Jamais.
« Yuma, tu vas bien ? Depuis quelque temps déjà, je remarque que ça n'a pas l'air d'aller., demanda t-il d'une voix plus douce. »
L'interpellé ne répondit pas, il n'osa même pas, il n'avait aucune réponse à lui donner et le message semblait être passé, car l'inspecteur hocha la tête pour se détourner et se diriger vers la salle de conférence où les autres haut-gradés étaient déjà présent pour une réunion. Il grogna un peu plus, mais un bras l'étrangla généreusement, sa casquette tombant sur le bureau, une main manucurée s'acharnant sur ses pauvres mèches châtains.
« Si tu peux rien dire à Yiyi, dit-le moi !, minauda la voix féminine.
- Je ne sais pas, alors pourquoi je te le dirais Mei' ?
- Bon point., elle s'écarta pour s'asseoir sur le bord du bureau et l'observer. Yamimoto est toujours derrière son cul... Il m'énerve, il n'attend qu'un seul faux-pas pour le dévorer tout cru...
- C'est un chacal et tout le monde le sait. Par contre... si Yin ne trouve pas les voleurs, ça donnera un peu plus d'ouverture pour ce requin...
- Et c'est pour ça que je t'ai ramené ça !, déclara t-elle en posant le dossier plein de photographie. On va les trouver et c'est justement pour sauver notre pote qu'on fait ça, non ?
- Ouais et aussi pour ce groupe, non ?
- Oui oui... Mais avant tout, Yiyi, puis ce délicieux Kagami. »
Il soupira, il connaissait parfaitement la manière de fonctionner de cette femme. Elle avait vu au premier regard qu'il y avait eu des étincelles et elle s'en servira volontiers pour les énerver, surtout pour l'énerver lui, cet Aomine qui avait réussit à l'étrangler avec sa cravate pendant qu'il le secouait comme un prunier, ce n'était vraiment pas ce qu'il avait aimé dans cet interrogatoire. Il sourit un peu, l'inspecteur qui était son supérieur et ami était pareil, il était aussi comme ça, mais avec le temps, il avait finit par changer. Il était plus charismatique qu'avant, plus sombre aussi, moins contrôlable par la société, c'était tout simplement ce qui avait plu au commissaire. Ce genre d'homme n'était pas courant et au moins, il était sûr du travail fait. Il y avait aussi cette loyauté sans faille qui le rendait fidèle comme un bon chien. Ainsi donc cet étranger était devenu l'arme du maître des lieux et ça... ce Yamimoto le savait très bien.
Les mains agrippaient, cherchaient à brûler de leur contact l'autre. Les baisers étaient fiévreux et désireux. Plus rien ne pouvait les arrêter, c'était une bombe qu'on avait lâché et cela ne semblait pas les déranger. Leurs gestes sont saccadés, imprévisibles, ils attrapent ce qu'ils peuvent attraper et rien de plus. La bouche de l'un dévorant l'épaule de l'autre. Leurs mouvements, leur façon d'être les rendent dangereux. Un plaquage plus violent se fait sentir pour l'un d'entre eux. Le corps se colle plus facilement contre l'autre, les mouvements reprennent. Une morsure. Un grognement. Un soupir. Des mains se plaquent contre le carrelage de la salle de bain, alors des lèvres continuent de baiser cette peau. Ses hanches butant contre son fessier. La chaleur semble augmenter dans la pièce, rien ne peut arrêter cette effusion de chaleur qui ne cesse de déferler contre les chairs, les parois. Un gémissement se fait entendre avec pour suite une réponse plus animal. La scène en elle-même est désordonnée, sans disposition précise, c'est un brouillon humain qui est désigné. Une métaphore chimérique qui n'a de sens que dans notre imagination. C'est comme dévoiler une nouvelle peinture encore inconnue dans une époque donnée. Une suite d'événements qui n'a plus rien en commun qu'un seul but : renverser le pouvoir de l'autre.
« Again... again... again... »
Des mains agrippent les biceps de l'animal insoumis, les reculant pour l'empêcher de bouger. La bête encore plus vorace, se débat et tente de pouvoir se détacher de cette prise pour l'attaquer lui aussi. Une bataille musclée, mais rien n'y fait, il a perdu, l'animal est à la merci de l'autre depuis le moment où il a su que ce regard voulait tout dire. On ne peut combattre une détermination comme celle-ci. Le victorieux le relâche lentement, pour poser ses mains sur ses hanches et buter contre lui. Une sensation qui les fait chavirer tout deux. En peu de temps, la salle est devenu un champ de bataille, les étagères sont vidées, le tout sur le sol, le rideau de douche arraché et encore entre les doigts du roi de la jungle. C'est comme avoir assisté à une scène de ménage trop violente... la lutte des pouvoirs est bien là et c'est pour cette raison que les deux n'en avaient pas fini avant la reddition du tigre. Un souffle chaud qui se faufile contre le cou du vaincu, venant l'apaiser, lui et sa fierté, venant chatouiller sa peau en souriant contre celle-ci, baisant cette dernière pour accentuer ses attentions et aussi lui faire oublier cette douleur lancinante de l'avoir eu alors qu'il tentait de s'échapper, l'ayant plaquer contre le mur pour le pénétrer comme le dernier des connards sur terre. Tous deux le savaient, c'était pourquoi aucune des deux ne bronchaient ou encore le faisait remarquer. Cela aurait une évidence qui ferait grincer les dents de beaucoup, mais pas là, ce n'était pas du tout le cas.
Ses doigts sur ses hanches glissant vers son ventre, caressant avec envie les abdominaux qu'il devinait sous son toucher, c'était bien plaisant de les sentir se contracter sous ses doigts, il appréciait vraiment. Cette proie après tout était sienne, il n'avait pas aimé la façon dont cette vipère l'avait touché, il lui faisait ressortir, il essayait de faire déguerpir cette odeur féminine qu'il détestait. Elle avait beau être tout à fait son genre, elle n'équivalait pas Kagami, non, aucunement. L'une de ses mains massant son ventre, remonta lentement, alors que l'autre allait enserrer cette chair qui était à demi-tendue. Elle n'attendait que ça et il savait que son cher festin allait lui rappelait ce qu'il avait fait. Lui-même y repensait, il avait dû faire de gros efforts pour l'avoir : bondir sur lui, lui arracher son haut, lui retirer son bas et surtout, lui retirer ce boxer qui le moulait parfaitement, tant de chose à faire, c'était fatiguant rien que d'y penser. Les bruits que poussaient son amant le ramena à la réalité, il agença un mouvement de bassin pour l'entendre à nouveau gémir. Si seulement il pouvait gémir ainsi tout le temps au lieu d'ouvrir sa gueule pour lui cracher des insultes, cela serait tellement mieux. Le corps se cambra, se bloqua pour laisser le temps aux muscles de se crisper pour ensuite reprendre plus rapidement. Son balancement s'évertuant à donner de puissant choc dans l'antre de ce tigre, ce bébé tigre qui ne savait plus où se mettre. Il gémissait, ses doigts cherchant désespérément à agripper le carrelage du mur pour avoir un appuie, mais c'était impossible, le corps brûlant dans son dos l'empêchait de pouvoir se concentrer sur sa prise. Le rideau de douche chuta sur le sol, alors qu'il arquait son dos pour sentir chacun de ses coups de butoir, gémissant sans s'arrêter, se laissant aller à cette envie qui lui dévorait les entrailles. Ce plaisir qui le rendait d'autant plus affamé qu'il ne l'était déjà. Il se faisait un plaisir à libérer la bombe qui grouillait en lui, d'ouvrir la valve qui gémissait sous la pression, c'était une sensation libératrice, mais surtout un souhait enfin exhaussé après de nombreux mois.
Sa nuque courbée, lui laissait la vue sur cette chair où la sueur coulait déjà lentement le long de sa peau. Le torse du bronzé venant se frotter lascivement contre ses omoplates, leurs grognements qui n'étaient plus retenus, ils n'en pouvaient plus tous les deux, il était temps de passer aux choses sérieuses. Aomine se retira pour l'agripper et le retourner, il pouvait enfin voir sa tête, son sourire s'étira délicieusement. Il pouvait voir ce faciès rougit par le désir qu'il éprouvait pour lui. Ses pommettes rougis par l'effort étaient une belle récompense. Son corps se colla un peu plus à lui, venant embrasser sa joue, mordant un bon coup dedans pour ensuite l'embrasser, alors qu'il lâchait un cri de douleur et de protestation. Il n'aimait pas qu'on touche à son visage, non ? Dommage, c'est ce qu'il adorait faire, lui marquer la peau, démontrer à tout le monde que ce corps parfait était à lui. Bon, il partageait avec le loup, mais c'était plus par obligation. Il se mentait mal, il savait que c'était plus que ça, mais il était très con par moment. Sa langue cherchant celle de son comparse, il entama un ballet qui n'eut que pour conséquence de l'excité, lui et son acolyte, toujours plus. Son regard plongé dans le sien, défiait celui du rouge. Quand il le rompit, un sourire complice se dessina sur ses lèvres, il se laissa tomber à genou pour venir attraper cette verge tendu et lécher le bout par petits coups de langues. Il se décida après quelques grognements à entamer un concert plus concentré sur cette partie. Il laissa sa bouche suçoter ce gland, sa langue jouant de paire. Son regard bleu électrifiant le corps entier de ce monstre de feu. Il entama quelques succions avant de le prendre en bouche et de faire des mouvements pour le sucer franchement. Franchement ? C'était pas son truc, mais ce qu'il ne ferait pas pour voir ce visage... Ce faciès déformé par le désir, le plaisir... ce même Taiga qui se mordillait la lèvre inférieure pour avoir plus, pour sentir un peu plus ce désir qui lui écrase le vendre. Ce qu'il ne donnerait pas. Ses mains se plaquèrent sur le haut du crâne de la panthère, agrippant ses mèches pour le retenir là et surtout pour l'obliger à accentuer ses mouvements. Que diable, ce type suçait comme un pro et c'était cher payé le compliment pour lui, ça le faisait bien chier de l'admettre, mais il adorait. Il aurait pu rester longtemps comme ça à planer, si cet idiot n'avait pas arrêter, pour lui lécher l'intérieur de la cuisse. Il grognait quelques fois, avant de se sentir partir en avant, il avança machinalement. Il sentit derrière lui une poussée, il se rattrapa alors par la barre qui servait pour le rideau de douche, c'est à ce moment là qu'il le pénétra à nouveau sans aucune douceur pour commencer à le besogner avec violence. Taiga ne pouvait pas lâcher la barre sans risquer de se casser la gueule, mais cette position était assez humiliante, il était à la merci de ce monstre. Chaque mouvements étaient une bénédiction, mais aussi une souffrance dans son orgueil. Les hanches bien agrippées, le bleu laissa son instinct lui dicter ce qu'il avait à faire, après tout, même si l'autre semblait râler intérieurement, il aimait, alors il n'avait qu'à apprécier. Ses mains sur ventre accentuaient les pressions et les sensations, cela prenait du temps, mais la jouissance à la fin eut raison d'eux. C'était un grognement plus que délicieux qui s'échappa de la gorge du victorieux.
Épuisés, ils se laissèrent tomber sur les fesses, le regard vide, il n'y eut que Aomine qui tilta une chose.
« Je veux pas t'alarmer, mais... C'est pas insonorisé... »
La réponse ne tarda pas, il y avait maintenant une autre bataille... Un Kagami qui tentait d'étrangler le bleuet, tellement il avait honte que Kiyoshi entende tout, mais surtout que la voisine elle aussi ait entendu ça... Il était rouge de honte et voulait mourir, comment allait-il se sortir de ce bordel, surtout si Aomine était un sans-gêne plus qu'agaçant ? Le voilà dans de beaux draps.
Au loin de toute cette agitation, un homme souriait. Son sourire était celui d'un reptile. Alors que le regarde d'une autre ombre était celui d'un félin. Il y avait aussi une expression démoniaque et sage qui ne détournait pas le regard. C'était ainsi que ces quatre silhouettes donnait une sale impression à ce petit groupe qui cherchait la merde. Ils se retournèrent pour voir derrière eux, un sourire de prédateur, suivit par le regard d'un aigle près à tout pour tuer sa proie. Après tout, c'était déjà une bonne occasion pour faire ce qu'ils avaient toujours fait. C'était pourtant bien loin de la banlieue, bien trop près de la périphérie de la ville et au beau milieu de cette zone industrielle du port. Seul le bruit métallique d'un canif se fit entendre dans tout ce silence.
