Bonjour à toutes.

Avant de commencer, je ne me voyais pas publier aujourd'hui sans avoir une triste pensée aux victimes des attentats d'hier soir, vendredi 13 novembre 2015. Si comme moi, vous aviez de la famille ou des amis sur Paris, j'espère sincèrement que tout va bien pour eux :'( ...

Je suis désolée d'introduire ce nouveau chapitre comme ça, mais je pense sincèrement que c'est important. Nous sommes tou(te)s concerné(e)s.

Merci pour vos review, vos Mp, vos follow et vos favs, ça me touche beaucoup de voir que mon histoire est appréciée.

Voici donc le chapitre 7, une proposition faite à Emma, et rencontre officielle entre la Mairesse et le futur shérif.

Dans ce chapitre aussi j'ai caché quelques répliques... Les trouverez-vous? ;-)

Merci à Myl's pour avoir relu ce chapitre et essayer de corriger.

Bonne lecture.

;-)


- Rencontre officielle -

Emma est étonnement prête pour commencer sa journée. Finalement, elle est contente d'être là. Les événements de ce week-end l'avaient motivé et elle était déterminée à faire de cette ville la sienne, sous son autorité. Elle s'est levée tôt ce matin-là, l'esprit serein, car pour la première fois depuis longtemps, son sommeil n'a pas été submergé par les cauchemars. Elle se dit que cette ville avait finalement un bon côté, elle faisait fuir ses cauchemars. C'est devant le miroir de sa salle de bain, qu'elle savait le mieux se concentrer.

- Bon, c'est aujourd'hui ma cocotte que tu entres en action ! Pas de pressions et tout ira bien. Et surtout pas de retards !

La blonde descendit prendre un copieux petit-déjeuné chez Granny. Étrangement, elle en avait eu très envie. Les chocolats chauds de Granny étaient une pure merveille pour les papilles et il était maintenant hors de question de commencer une journée sans sa dose quotidienne. Emma s'étonna toute seule de son comportement. Elle était présente dans cette petite bourgade depuis seulement trois jours et pourtant, elle était déjà accro à certaines choses.

Assise au comptoir, elle dégustait son petit-déjeuné en s'imaginant mille visages pouvant être celui du maire de cette petite commune.

- Hey !

- Ho, excuse-moi Ruby.

- Tu m'écoutes quand je te parle ?! J'en ai pas l'impression.

- Désolée, tu disais ?

- Rien d'important. Tu étais loin dans tes pensées, on dirait ?

- Oui, j'étais en train d'imaginer à quoi pouvait ressembler le maire.

Emma se rendit compte qu'elle en avait trop dit quand elle vit la serveuse froncer les sourcils.

- Le maire ? Et pourquoi ça ?

- Comme ça, c'est tout. Esquiva-t-elle en détournant les yeux de Ruby.

- Ouais. Je ne te crois pas ! Vous me devez une explication Mlle ! Vous ne vous en sortirez pas facilement. Tiens, dis lui toi Mary-Margaret !

- Lui dire quoi ? Bonjour Emma. Demanda la petite brune étonnée de se faire alpaguer dès son arrivée.

- Que si elle nous cache des choses, elle devra passer un interrogatoire complet et en bonne et due forme.

- Oh oui, ça se voit que tu ne connais pas encore Ruby. Je crois qu'elle détient plus d'informations que le journal local. C'est pour dire !

La serveuse, fière de sa réputation, sourit de plus belle en entendant son amie la comparer au Daily Mirror, le journal de la ville.

Emma s'étonna du comportement des deux jeunes femmes. Elles agissaient avec elle comme si elles se connaissaient depuis des mois alors que cela ne faisait que trois jours. Trois petits jours. Elles agissaient comme des amies. Cette simple constatation fit esquisser un doux sourire sur le visage d'Emma. Si seulement, cela pouvait être vrai…

- Et de quoi vous parliez pour mettre Ruby dans tous ses états ?

- Du maire ! Annonça celle-ci solennellement.

- Oh… S'exclama l'institutrice en haussant les sourcils, surprise du sujet de la conversation.

- Bon alors, tu veux savoir à quoi ressemble le maire. Je vais te...

- Non non non ! Finalement, je ne veux rien savoir ! Je le découvrirai bien assez vite.

Emma voulut vite changer de conversation et en jetant un coup d'œil sur le journal poser sur le comptoir, elle trouva le sujet adéquat.

- Euh dîtes-moi les filles, y'a pas beaucoup d'appartements à louer dans cette ville. Aucun en fait, c'est normal ?

- Ah, c'est rare par ici, oui.

- Tu veux quitter l'hôtel ?

- Il faut que j'y pense. Je n'y reste qu'une semaine, et si, éventuellement, je devais rester plus longtemps, je ne pourrais pas me payer constamment une chambre. Mes revenus ne vont pas suivre.

- Tu comptes rester ? Demanda la serveuse, avec la mine lumineuse d'une bonne nouvelle.

- Peut-être oui. Tu fais quoi ici, si tôt ? Demanda-t-elle finalement à la petite brune assise à côté d'elle.

- Je passe ici tous les matins. Quasiment ! Les chocolats chauds de Granny sont à tomber.

- Comme je te comprends ! Assura-t-elle en montrant sa tasse fumante avant de la porter à ses lèvres.

- Emma, quand la semaine sera passée, j'ai une chambre d'amis. Proposa Mary-Margaret le plus simplement du monde. Comme ci cela était tout à fait logique d'héberger cette quasi-inconnue sous son toit.

- Merci, j'suis pas douée pour le partage d'appart, c'est pas trop mon truc en fait. Je me débrouille mieux seule. Et puis, on ne se connais pas vraiment toutes les deux. Je pourrais être une perverse meurtrière.

- Sincèrement, je ne crois pas que tu sois cela. Quelque chose me dis que tu es quelqu'un de bien. Et tu sais, tu n'as pas à être comme ça avec nous.

- Comme quoi ? Dis-moi. Ordonna Emma sur un ton plus dur qu'elle ne l'aurait voulu.

- Tu te protèges, tout le temps, ça fait trois jours que je te connais et je l'ai déjà remarqué. Tu restes derrière ton mur et te braque constamment. La preuve en est avec ta réaction.

- Non, non pas du tout…

Emma était complètement perturbée. Comment cette femme avait fait pour découvrir en si peu de temps une forteresse qu'elle cachait depuis des années ?

- J'fais attention, c'est tout.

- Oui, oui. Écoutes, le mur que tu t'es construit, t'évite peut-être certaines blessures mais, il fait aussi barrière à tout le reste.

La blonde était perdue. Elle était tiraillée entre ses convictions et l'offre généreuse et désintéressée de Mary-Margaret. Un sentiment très étrange s'immisçait en elle dès qu'Emma était avec l'institutrice, comme si elle la connaissait depuis pas mal de temps. Sans qu'elle ne puisse rien y faire, une confiance s'installait déjà. Comme une force inconnue et trop puissante pour lutter. Elle trouvait ça complètement dingue mais ce petit bout de femme avait passé ce mur dont elle parlait. Pour la première fois depuis des années, Emma allait se laisser convaincre et suivre ce que lui dictait son cœur.

- Une chambre d'amis tu dis ? Demanda-t-elle avec une lueur nouvelle dans les yeux et la voix fébrile.

- Oui, Emma. Et ça sera avec plaisir.

Elles se sourirent et Emma sut à cet instant que partir de Boston avait été la meilleure chose qui lui était arrivée.

Sur ces derniers mots et sentant une avalanche d'émotion arrivée, la jolie blonde sauta de son tabouret pour partir du restaurant. Elle salua les deux femmes et finit d'une traite son chocolat appétissant. Un croissant à la bouche, elle partit en avance et à pieds, en direction de la mairie. Elle s'arrêta en premier lieu à la bibliothèque pour rendre visite à son pensionnaire nocturne.

- Bonjour.

Elle se tient droite devant la cellule de fortune alors que l'homme à l'intérieur se tient la tête de ses deux mains.

- Robin des bois, c'est ça ?

- De Locksley ! Pas des bois !

- Oui. Vous m'excuserez mais c'est un peu pareil quand même !

- Qui êtes-vous ? Vous n'avez rien d'autre à faire que de venir agacer les gens avec vos inepties.

- Oh mais, c'est qu'aujourd'hui, vous avez un peu plus de vocabulaire qu'hier. C'est plus agréable et comme ça vous allez pouvoir répondre à mes questions.

- Je vous ai posé une question, avant.

- Je suis celle qui vous a enfermé ici.

- C'est-à-dire ?

- Le Shérif.

- Le shérif ? Il n'y a pas de shérif dans cette ville.

- Faut vous tenir au courant. Les choses changent Mr De Locksley. Répondit-elle, main sur la hanche.

- Ouais, c'est ça ! Bon, vous m'ouvrez ?

- Je vais vous libérer, car il me semble que vous avez assez cuvé. Mais approchez-vous une fois de plus de votre ex et je vous envoie à Boston. Croyez-moi, là-bas, ils n'aiment pas les violences faites aux femmes ! Suis-je bien clair ?

- C'est ma femme, je voulais juste lui parler !

Il se lève et lui fait face, la grille les séparant. Sa colère est lisible sur son visage. Les rides de son front sont plissées et la lueur dans ses yeux est limpide dû à son mépris pour la jeune blonde.

- Elle a précisé "ex" hier. Et je vous arrête tout de suite, ne prenez pas cet air avec moi, car ça ne fonctionne pas ! Je peux vous garder 24h de plus ici si je le désire.

Emma s'éloigna du prisonnier et se plaça derrière son bureau pour la première fois. Elle ouvrit un calepin et commença à noter quelques informations.

- Vous n'avez aucune raison !

- Pas besoin de raison, ici, j'ai tous les droits. Estimez-vous heureux, car c'est mon premier jour et je vais être clémente, vous êtes prévenu ! Ne vous approchez plus d'elle ! Mais avant de vous ouvrir, vous allez répondre à mes questions.

- Oui, dépêchez-vous qu'on en finisse.

- Avec plaisir. Pour commencer, pourquoi étiez-vous là-bas ?

- Je vous l'ai dit. Vous avez les oreilles bouchées ou vous le faîtes exprès ?

- Je le fais exprès, j'aime bien énerver les gens dès le levé du jour. Alors ?

- Je voulais lui parler. Elle m'a quitté sans me donner la moindre véritable explication. Juste un « c'est fini » entre deux rendez-vous. Déjà qu'elle n'était pas très démonstrative, mais ce n'était pas une raison pour me jeter comme ça.

- Ça n'explique pas pourquoi vous étiez saoule et visiblement violent.

- J'ai plongé mon chagrin dans l'alcool. Je ne bois quasiment jamais, j'ai dû mal le supporter. Quand j'ai vu une voiture garée non loin de chez elle, j'ai vu rouge. J'ai cru qu'elle m'avait déjà remplacé.

- Pourriez-vous me décrire la voiture ?

- Oh oui, je ne l'avais encore jamais vu et il y en a pas deux pareil ici. Une coccinelle jaune.

Emma voulu éclater de rire mais se retint, elle devait finir ça au plus vite avant son rendez-vous.

- Ça va me suffire. Je vous préviens une dernière fois, ne vous approchez ni d'elle, ni de sa maison, ni de n'importe quel lieu où vous pourriez facilement tomber nez à nez avec elle. Me suis-je bien faite comprendre ?

Tout en le défiant du regard, Emma ouvre la cellule, mais le stoppe dans son élan avant de prononcer quelques derniers mots.

- Mr De Locksley, la voiture jaune; c'est la mienne. Je serais vous, je ne toucherais plus une goutte d'alcool, ça vous empêche de réfléchir correctement. Si vous aviez demandé gentiment, vous auriez peut-être eu réponses à vos questions.

Sur ces mots, il quitte le commissariat de substitution en trombe et Emma est fière de l'autorité dont elle a fait preuve. Elle range un peu son futur bureau, car dans quelques heures, elle devra faire son premier rapport sur ce Robin à l'aide de ses notes.

C'est le sourire aux lèvres qu'elle prend la direction de la mairie. Aujourd'hui est un jour important. Une nouvelle vie s'offre à elle et le jeune shérif veut que cela commence bien. Donc pas de retards ! Sur le chemin, elle réfléchit à ce qu'elle va pouvoir dire à ce mystérieux maire. Un dossier complet a dû lui parvenir et donc il faudra expliquer certaines choses...

- Bonjour, j'ai rendez-vous avec le maire.

La secrétaire lève son regard vers Emma et semble surprise.

- Heu... Je doute que... Attendez, je vérifie. 9h, Agent Swan ?

- C'est moi !

Écarquillant les yeux, elle reste bouche-bée, visiblement, elle ne s'attendait pas à une femme.

- Oh, très bien, je vous annonce. Prenez l'escalier, la porte sur votre droite.

Emma ne prend pas la peine de répondre, feintant la colère face à son côté macho mal dissimulé dans son regard. Devant la porte, le poing serré, la blonde toque sur la surface vitrée. Elle souffle un coup et tourne le loquet quand elle entend une voix lui dire d'entrer. Une voix douce, apparemment loin d'être celle d'un homme...

- Bonjour, je suis l'ag... Vous ?

Emma est tétanisée sur place, surprise. Le maire de Storybrooke était la belle jeune femme de samedi soir.

- Vous.

Régina ne sait pas quoi dire non plus. Elles sont, toutes les deux, étonnées, mais contente intérieurement de se retrouver. La belle brune se lève, contourne son bureau et s'avance vers Emma.

- Vous êtes ma sauveuse, mon héros de samedi.

- Héros est un bien grand mot !

Les deux femmes se font face dans un sourire, le shérif lui tend la main, reprenant le contrôle d'elle-même.

- Je suis l'agent Swan, Emma Swan.

Avec un grand plaisir, le maire se saisit de cette main fine et cela la fit frissonner.

- Je suis le maire de cette ville, Regina Mills.

Pendant plusieurs secondes, leurs regards se captèrent intensément.

- A aucun moment, on ne m'a évoqué que le maire était une femme. Je suis surprise, je ne m'y attendais pas. Mais agréablement surprise, rassurez-vous !

- Agréable est le mot, oui.

Regina n'en revenait pas d'avoir dit tout haut ce qu'elle pensait tout bas. Elle se reprit rapidement, arborant son masque de maire pour ne pas laisser le trouble l'envahir et surtout pour ne pas que cela se remarque.

- Veuillez-vous asseoir, que l'on fasse un peu connaissance. J'ai reçu un dossier vous concernant.

- Justement à propos de ça, je suppose que vous voulez des explications pour mes mauvais rapports.

- Il est vrai, qu'il y a de quoi se poser quelques questions. Vous avez un très bon dossier certes et c'est assez impressionnant, je dois bien l'avouer. Mais il est également effarant de voir le nombre de rapports à votre sujet dû à votre comportement.

Emma sentait la discussion tourner en sa défaveur. Généralement, ses mauvais agissements prenaient toujours le dessus malgré ses bonnes actions, mais là, la blonde était dans l'impasse. Il lui fallait ce boulot, car Boston n'était plus une option. De toute façon, ils ne voulaient plus d'elle, et elle ne voulait plus d'eux !

- Je comprends, je peux expliquer certaines choses si vous souhaitez avoir mon point de vue.

- Non. Je ne veux aucune explication. Visiblement, vous avez un fort tempérament qui vous a causé beaucoup d'ennuis à Boston.

Emma était fichue. Elle se doutait fortement qu'elle allait devoir faire demi-tour, sa valise sous le bras. Elle baissa la tête, attendant sa sentence arrivée.

- Mais ici, c'est une petite ville avec peu de criminalité. Avoir un fort caractère peut être un plus pour notre shérif. Il saura se faire respecter.

Régina avait annoncé ça accompagné d'un léger sourire quand Emma releva la tête vivement. La blonde était surprise par ce revirement de situation. Le visage doux et amusé en face d'elle l'a fit sourire elle aussi sans pouvoir dire le moindre mot.

- Et puis... de vous à moi, avec ce que vous avez fait pour me protéger, cela me suffit amplement.

Au souvenir des événements, la brune ne put retenir son sentiment de faiblesse et se mit à rougir face à cet aveu. Emma put l'apercevoir sous quelques mèches brunes devant son visage, mais ne releva pas.

- De rien. Je n'ai fait que mon devoir.

Sans savoir pourquoi, Regina se sentait charmée par la prestance du shérif et cela la troublait.

- Je sais, mais j'aimerais encore vous remercier pour ce que vous avez fait, je ne sais pas ce qu'il se serait pa…

- Il ne vaut mieux pas y penser. Cela n'est pas arrivé.

- Oui. Et… Si ça pouvait rester entre nous, ça m'arrangerait. J'espère que vous comprendrez.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez… !

Regina laisse échapper un léger rire et ne peut s'empêcher de se sentir bien. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait apaisée et sereine. La brune ne sait pas trop pourquoi, sans doute à cause de son acte héroïque face à Robin. Elle se dit que finalement, la venue d'un shérif était quelque chose de très important. Il ne suffit de pas grand chose pour que des actes deviennent irréparables, et visiblement, cette femme était toute disposée à s'investir dans cette lutte pour que chacun puisse vivre sereinement.

- Juste une dernière chose par rapport à...

- Oui ?

- Je vous ai vu, grimacer et porter votre main sur vos côtes ? Pouvez-vous m'expliquer?

La blonde pensait qu'elle ne s'était pas faite remarquer, mais visiblement le maire de cette ville, a l'œil vif peu importe les circonstances.

- J'ai eu un petit accident il y a quelques jours, mais d'ici peu, je serais totalement remise.

Emma jouait avec ses doigts comme une enfant prise sur le fait, le regard fuyant pour éviter de laisser paraître un semblant de mensonge. Problème elle ne savait pas mentir. Régina avait remarqué cette attitude. L'image de son fils, mimant les mêmes gestes il y a de ça une semaine, revint dans ses pensées. Le souvenir de leur conversation la troubla un peu plus, mais elle reprit vite le contrôle d'elle-même et du sujet abordé.

- Un petit accident ? Demanda-t-elle en arquant un sourcil d'interrogation.

- Bon d'accord. C'est peut-être un peu plus qu'un « petit accident ». Répondit-elle en levant les mains en signe d'abandon.

- J'attends un développement plus détaillé agent Swan ?

- Il y a 15 jours, j'ai voulu interpeller un groupe d'hommes. Ça ne s'est pas passé comme je l'aurais voulu.

- Mais encore ?

Régina commençait grandement à perdre patience, mais elle s'était promise, à elle et à Henry aussi, de ne plus se mettre en colère sans raison valable. Elle prit sur elle en attendant que la jeune femme devant elle poursuive.

- Une balle perdue m'a effleuré l'abdomen, j'ai dû être hospitalisée quelques temps pour que la cicatrice se referme correctement. Tout va bien aujourd'hui. Dit-elle en portant sa main sur son côté gauche.

Régina, sous le choc de cette nouvelle, ne dit pas un mot, la bouche légèrement ouverte et le regard fixant Emma, alternant entre ses yeux et sa main toujours postée sur son ventre. Si elle avait ressenti une douleur rien qu'en faisant tomber Robin, qu'en serait-il s'il y avait eu une plus grosse altercation ? Le risque était trop important et elle ne pouvait se permettre que le shérif soit blessé davantage au cas où. Elle reprit sur elle et se calma en soufflant un grand coup.

- Je veux que vous alliez voir Whale cet après-midi, il est médecin à l'hôpital. Je veux un rapport sur votre condition physique.

- Tout va bien, je vous assure.

- Ce n'est pas une proposition Miss Swan, c'est un ordre! Et je veux le rapport ce soir.

Emma sentit la détermination dans la voix de la mairesse qui ne laissait aucun doute quant à une possible réponse. Elle se dit que ça risquerait d'être costaud par moment de l'avoir comme patronne.

Elles discutèrent encore pendant quelques minutes, et c'est finalement au bout d'une demi-heure, que la mairesse lui indique qu'en toute fin de matinée aura lieu une présentation officielle dans la grande salle de la mairie, et qu'il faudra que le shérif fasse un discours. Terrifiée à cette idée, elle demanda de l'aide auprès de Régina ce qui l'amusa.

- Shérif Swan, pour commencer, expliquez pourquoi vous avez atterri ici et dîtes juste le nécessaire. Ils n'ont pas besoin d'en connaître plus.

- Ils ?

- Oui, une partie de la population sera sûrement présente. Je suppose que certains d'entre eux voudront vous poser des questions.

- Ha ! Okay...

Emma passa une main dans ses cheveux d'un air absent.

- Bon et bien, je ne vais pas abuser de votre temps. Je vais préparer ça.

Emma allait passer le pas de la porte quand elle se retourna en ajoutant d'une voix plus douce :

- Ravie d'avoir fait votre connaissance, madame le maire.

- N'oubliez pas le docteur Whale !

Le grand sourire et le hochement de tête de Regina, lui faisaient comprendre qu'elle aussi était contente d'avoir pu mettre un nom sur la jolie blonde. Sans omettre de lui rappeler de se rendre à l'hôpital.

Régina eut beaucoup de mal à se replonger dans ses dossiers, bien trop pensive depuis le départ du shérif. Elle avait en tête cette poignée de main douce, ses yeux fiers d'un vert émeraude et son superbe sourire. C'était la deuxième fois qu'elle la voyait et pourtant la belle brune sentait quelque chose opérer en elle. Quelque chose de très étrange. Surtout envers une femme. Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand le son de sa sonnerie de téléphone agressa ses oreilles.

- Regina Mills.

- ...

- Allo ?

- Tu ne m'échapperas pas !

- Qui êtes-vous ?

- …

Elle raccrocha immédiatement apeurée par la voix sombrement étouffée et quitta son bureau sans plus de cérémonie, prévenant Zoé au passage, de ne transmettre sur son cellulaire uniquement les appels prévus de la journée.


J'espère que ce chapitre vous aura plu. Je me doute que vous vous posez quelques questions… Pour les réponses, il faudra attendre le prochain chapitre ! ;-D

N'hésitez pas à me faire part de vos impressions dans une review.

A samedi prochain !

;-)