Oh, que vois-je un chapitre sauvage qui s'est échappé... Vite Lisez-le ! Lisez-le !
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Chapitre 7 : Glaces et Révélations (2)
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Je m'avance encore un peu. Emma semble timide et elle ne participe pas vraiment à la conversation. Je m'approche encore un peu plus. Et je prends la parole doucement :
-ça va mon ange ?
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La situation était un peu irréaliste. Ma sœur parlait comme de rien n'était à des lycéennes et ces mêmes lycéennes ne semblaient pas avoir de problème avec ma relation avec mon Emma. Cette même Emma qui trouvait la situation tout aussi étrange et qui se collait à moi depuis que j'étais arrivée. J'avais donc Henry sur les genoux qui discutait avec Ruby d'un dessin animé alors qu'Emma était tout contre moi et discutait avec Kat. Lili et Zéléna étaient en grande discussion sur la mode et Roland était calme en train de lire et Robin était contre sa mère visiblement fatigué et le ventre plein. Robin avait toujours tendance à faire un petit coma de nourriture. Tu avais ton bras autour de la taille d'Emma et si elle avait pu elle aurait sans doute aimé être à la place d'Henry sur mes genoux. Kat regardait nos interactions avec attention, elle n'avait pas posé de questions plus que cela, ni sur Henry, ni sur rien. Et c'était ce qu'Emma redoutait en vérité. Le fait d'avoir un alpha, une âme-sœur plus âgée n'était pas vraiment un problème mais le fait d'avoir un enfant de presque 4 ans, à 19 ans posait bien plus de question. Mais Kat ni les autres n'avaient rien demandé. Je supposais qu'Emma aurait droit à un interrogatoire en bonne et due forme lundi. Mais pour l'instant tout allait bien. L'état de stress d'Emma était gérable pour mon alpha et malgré la présence des deux jeunes alphas dont l'odeur s'imprimait sur mon oméga depuis le début d'année et qui faisait hurler de colère et de possessivité mon alpha, j'étais relativement calme. Le fait que mon louveteau soit plus heureux que jamais y était sans aucun doute pour quelque chose.
Je me désintéressais un instant d'Emma pour regarde le comportement de la jeune oméga. Lili ne ressemblait en rien à mon Emma. Elle était vive, charismatique, extravertie et bruyante. Elle faisait de grands gestes et parlait fort, riait fort. Elle vivait sans aucune contrainte qu'aurait pu lui être transmise par son statut d'oméga. Je savais qu'elle serait comme ma sœur, elle se trouverait son alpha et elle serait heureuse sans aucun cauchemar, ni crise. Je me perds dans la contemplation de ce qu'aurait dû, ce qu'aurait pu être Emma, si le destin avait été plus doux avec elle. Mon doux ange aurait été comme cette jeune fille, libre, libérée de ces cauchemars, de ses peurs, de ses hésitations… Emma aurait dû être si forte, si brillante, si seulement elle avait eu quelqu'un pour l'aider avant moi... Il aurait suffi de rien, une adoption, un professeur un peu plus attentif… Tu savais que ta mère avait fait quelques recherches sur le parcours d'Emma, tu ne voulais pas les détails mais elle avait dit qu'elle avait réglé « la situation ». Ta mère était une alpha très puissante, très dominante, mais toujours en contrôle, toujours à faire attention à ce qu'elle disait, ce qu'elle faisait, mais quand elle t'avait dit cela, il y avait une rage, un haine presque dans ses yeux. Un quelque chose de violent et de perfide, une cruauté que tu n'avais jamais vu dans les yeux de ta mère. Ce n'était pas comme gagné un procès, non c'était comme avoir massacré un ennemi. Ça t'avait fait frissonner, ta mère n'était pas un ennemi que tu voulais combattre. Tu ne savais pas ce qu'elle et ton père avaient fait, mais tu savais que les Mills étaient responsables désormais d'un réseau d'orphelinat et qu'il y avait eu du ménage dans les services de l'enfance de la ville et même de l'Etat. Tu avais vaguement entendu parler de rencontre entre le procureur et ta mère et du gouverneur et de ton père (ils jouaient tous les deux au golf et avaient été camarade de chambré au lycée). Tu ne voulais pas ouvrir la pochette où le nom d'Emma Swan avait été écrit sans quoi tu aurais sans doute arraché (littéralement) quelques cœurs, tous les cœurs de toutes les personnes qui avaient un jour fait du mal à ton ange. Mais il ne fallait pas.
J'avais autre chose à faire que de passer le reste de ma vie en prison pour homicide volontaire avec préméditation et cruauté barbare.
Je sens une main sur ma cuisse qui me touche pas si doucement. Je regarde mon Emma, qui a les sourcils froncés et des yeux qui lancent des éclairs. Elle me regarde avec un mélange de colère et de tristesse, il y a de la peur aussi, mais pas envers moi… autre chose… Mais je n'ai pas le temps de demander quoi que ce soit avant que Zéléna annonce qu'il est temps pour chacun de rentrer chez soi. Les au revoir se font rapidement. Les adolescentes sauf mon Emma court vers l'arrêt de bus alors que je guide Emma et Henry vers ma voiture. Je la regarde de biais, Emma est très belle dans un jean noir et un t-shirt qui lui fait une belle poitrine et une taille fine. Je soupire d'envie et de bonheur. Tout s'était bien passé et Henry était tout content, il sautillait de bonheur au côté de sa mère.
Emma parait toujours contrariée par je ne sais quoi et s'obstine à demeurer silencieuse. Le trajet jusqu'à chez nous se fait donc dans le calme. Henry lui aussi semble un peu assoupi dans son siège. Je vois mon Emma mordiller de mécontentement sa lèvre si charmante et j'ai envie de poser mes lèvres, ma langue et peut-être un peu mes dents sur cette lèvre séduisante. Mais visiblement Emma pense à tout autre chose. Elle descend Henry rapidement et va directement dans la cuisine en affirmant qu'il fallait absolument qu'elle prépare le repas et en proposant l'air de rien à Henry de s'occuper de Mama. L'humeur d'Emma m'inquiète mais le petit loup m'attrape pour m'emmener dans sa chambre pour jouer.
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Je le savais, je le savais. Elle a regardé Lili. Elle a regardé Lili, longuement. Mon alpha a fixé une oméga, une autre oméga que moi, pendant beaucoup trop longtemps. Régina est mon alpha et elle a regardé Lili, elle l'a détaillée et admirée et… Je ne sais pas ce qu'il m'a pris mais j'ai touché presque violemment la cuisse de Régina pour qu'elle cesse immédiatement de regarder Lili. Elle m'a regardé avec étonnement comme si elle ne se rinçait pas l'œil depuis 10 minutes sur ma camarade de classe. Certes, Lili avait un certain charme, elle était assez belle, mais… Mais c'était mon alpha et mon alpha devrait me regarder moi et personne d'autre…
Et puis j'ai regardé Lili rire avec Zéléna. Et j'ai eu si mal quand j'ai compris ce que Régina regardait. J'avais essayé de me concentrer sur ma discussion avec Kat mais je n'y arrivais pas vraiment. Et puis dans la voiture, mon esprit s'était perdu.
Et ça m'a fait tellement mal… Tellement peur et ça m'a rendu furieuse. Contre moi… Je n'étais pas assez bien et mon alpha voulait plus. Elle voulait une oméga plus volontaire, plus libérée, plus… Meilleure ! Et je ne suffisais pas et Régina méritait tellement mieux. Mieux que de se faire réveiller par mes cauchemars, mieux que de toujours devoir me surveiller, me cajoler comme une enfant… Elle méritait d'être avec une oméga sûre d'elle et forte, pas d'un bébé incapable de se gérer et juste bon à se lover continuellement contre elle.
Je devrais… non je devais faire mieux, sinon…
J'ai du mal à respirer calmement alors que j'entre dans la cuisine pour préparer le repas. Granny sait que je prépare toujours quelque chose le vendredi, même si elle a tenté de me convaincre que c'était plus reposant pour moi si elle préparait tout, mais je l'ai menacé de lui enlever ses privilèges du mercredi pour garder Henry. Elle était partie en grommelant. J'avais les deux mains posées à plat sur le plan de travail, et elles tremblaient légèrement.
Je retenais mes larmes avec peine. Je ne suffisais pas. Je l'avais toujours su, malgré les gentillesses et les mots rassurants de l'alpha et j'étais tellement en colère contre moi, contre ma faiblesse et ma stupidité d'oméga. Idiote, inutile et stupide oméga… Je gémissais en me mettant en boule sur le sol, je voulais pas qu'elle me quitte ou qu'elle me mette à la porte, je ne voulais pas qu'elle aille voir ailleurs. Je voulais lui suffire, la contenter, la satisfaire. Je voulais… Je pensais qu'elle pouvait se contenter de moi, mais… un sanglot s'échappe de mes lèvres et je me trouve tellement pathétique, visiblement, mon alpha avait vu que je n'étais pas satisfaisante. De grosses larmes tombent de mes joues jusqu'au carrelage froid.
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Je jouais depuis environ 10 minutes avec Henry, à ses chevaliers et à ses dragons. Visiblement, je devais faire le bébé dragon capturé par les chevaliers… Pfff
-Henry, mon prince, tu veux bien jouer un peu tout seul, j'aimerai aller voir ta maman. Voir si elle a besoin de mon aide pour cuisiner ?
-Mais Mama, Maman a dit que tu devais jouer avec moi et puis t'es nulle en cuisine.
Je grince des dents, mon propre fils, mon propre fils me trahissait aussi méchamment. Mais en même temps, quand ma famille passait son temps à se moquer de mes talents culinaires, mon petit loup ne pouvait que répéter les vilaines paroles de ma sœur. Je pense qu'Henry passe beaucoup trop de temps avec Zéléna. Vraiment beaucoup trop…
-Pfff, mais je peux aider maman à nettoyer et à mettre la table. Tu vois ?
-Oh… mais qui va faire le bébé drag' ?
-Je pense que tu peux te débrouiller mon petit'ange.
-Bon, okay… Mais après manger, on lit le livre que j'aime bien.
Je soupire encore, « le livre que j'aime bien » était le livre sur les dragons qu'il connait par cœur et que je lisais environ dix fois par semaine, mais face à sa petite bouille adorable, je cède.
-Deal ? Je lui tends la main pour qu'il frappe dedans, scellant notre marché.
-Deal ! Cria-t-il, tout content.
Je secoue un peu ma main comme s'il m'avait fait mal à cause de sa force et il glousse à mes gestes. Je lui embrasse la joue en disant :
-Sauve bien le bébé dragon, mon bébé !
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A LIRE
Donc voici un petit chapitre pour dire que il y en aura un autre au mois de juin. Donc je vais mettre sur mon profil que les publications sont irrégulières donc ça veut dire que vous pouvez en avoir deux dans la semaine comme aucune pendant deux mois... Alors voilà.
