Une mince frontière

4ème partie

Les entrailles de Ron étaient nouées par la déception et par l'exaltation. L'espace de quelques minutes, qui lui parurent très longues, il avait été certain qu'Hermione allait l'embrasser. Ni l'un ni l'autre n'avait brisé leur contact visuel tandis qu'elle se penchait vers lui. Cela avait été un des moments les plus révélateurs de sa vie : comme si ses sentiments qu'il avait enfouis se lisaient sur son visage. Sentiments qu'elle aurait pu lire aussi facilement qu'un de ses livres.

C'était la première fois qu'ils avaient failli réellement s'embrasser. Ils avaient tous les deux posé leurs lèvres sur la peau de l'autre. Mais il lui sembla impossible d'être totalement déçu. Elle le serait étroitement contre elle à présent et son visage s'était faufilé contre son cou. Les mots qu'elle lui avait murmurés à l'oreille et son souffle chaud sur sa peau l'avaient intoxiqué. « Impressionnant », lui, Hermione avait dit qu'il était impressionnant. C'était époustouflant et il sentit son cœur se gonfler.

Il l'obligea à se déplacer légèrement pour pouvoir glisser un bras sous son corps afin de la serrer contre lui complètement. Il aimait sentir son corps pressé contre le sien. Après tous ces regards échangés et ces petites caresses, sa frêle silhouette était enfin quelque chose de réel, c'était quelque chose de tangible et il pouvait enfin se dire « oui, ce n'est pas juste dans ta tête ! » Il la sentit pousser un soupir de contentement et elle serra ses doigts autour de son biceps.

Je me sens en sécurité avec toi comme ça…

La sentir murmurer contre son cou lui donna la chair de poule. Il sentit la pression monter de plus en plus dans son entrejambe et il était bien content qu'elle ne soit pas totalement collée à lui pour le sentir, enfin plutôt content. Elle n'avait pas protesté la nuit précédente lorsqu'elle l'avait senti contre sa cuisse. Ce petit accident était longuement resté dans son esprit alors qu'il était caché sous la cape devant le ministère, cela l'avait distrait plusieurs heures d'ailleurs. Il avait l'impression qu'elle le voyait dans cet état d'excitation de plus en plus souvent et il n'aimait pas trop l'idée qu'elle le prenne pour le pervers qu'il était.

Tant mieux, lui murmura-t-il à son tour en usant de sa main libre pour dégager les cheveux d'Hermione qui s'étaient aventurés sur son visage à lui.

Il en profita pour poser ses lèvres sur son cou et humer sa douce odeur mêlant cannelle et parchemin. Il ne savait pas vraiment si le parchemin avait vraiment cette odeur mais il associait toujours son parfum aux vieux livres. Il adorait avoir ses sens enivrés par Hermione, son Hermione. Mais à sa grande déception, elle s'écarta de lui. Mais ce sentiment fut de courte durée car il se rendit compte qu'elle voulait simplement attraper sa baguette qui était posée sur la table de chevet. Sa poitrine ronde était à présent devant son visage.

Désolée, je vais arranger ça.

Ron ne savait pas trop ce qu'il y avait à arranger mais il n'était pas prêt de se plaindre : ses seins gigotaient devant ses yeux tandis qu'elle s'étirait pour attraper sa baguette. Sa peau douce caressa même sa joue et le manque de sang dans son cerveau était la seule chose qui pouvait excuser ce qu'il fit ensuite. Avant d'avoir le temps de se dire que c'était totalement fou, il avait enfoui son visage dans son décolleté, son menton touchant le tissu de son débardeur et sa joue reposant contre la peau souple du haut de ses seins. Hermione laissa échapper un hoquet de surprise mais Ron aperçut un sourire timide sur ses lèvres lorsqu'elle reprit sa place, baguette à la main.

Je voulais juste, heu – Accio élastique !

Un élastique à cheveux traversa la pièce dans sa direction. Ses yeux rencontrèrent ceux de Ron un instant et ce dernier, hypnotisé, la vit se mordre la lèvre inférieure, cette même lèvre qu'il rêvait de mordiller et d'embrasser. Il l'observait avec attention, à la pâle lueur de la lune, ses joues prenaient une légère teinte rosée. Elle se pencha au-dessus de lui à nouveau pour reposer sa baguette et son corps, ou plutôt ses courbes voluptueuses, le tentèrent à nouveau. Il dut se contrôler pour ne pas poser sa bouche sur sa peau hâlée recouverte d'un mince voile de sueur dû à la chaleur de la nuit. Ron se lécha les lèvres, se demandant si cette chair appétissante était aussi bonne que dans ses millions de fantasmes.

Peut-être était-ce son cœur qui s'emballait ou le plaisir du moment qui ne demandait qu'à se prolonger mais il aurait juré qu'Hermione était restée un peu plus longtemps penchée au-dessus de lui cette fois, le tentant au rythme de sa respiration qui faisait se soulever sa poitrine à chaque inspiration, le suppliant de poser ses lèvres sur cette chair charnue et d'y faire glisser sa langue.

Elle croisa son regard alors qu'elle se remit dans sa position initiale, tout contre lui, peut-être même un peu plus près encore. Son débardeur s'était relevé jusque sous sa poitrine et il voyait la peau de son ventre. Ron ne put résister à cet appel que produisait cette douceur et fit courir ses doigts sur le bas de son dos puis, lentement, frôla du dos de sa main le côté de son ventre avant de poser la paume de sa main le long de sa cage thoracique. Un petit sourire timide se montra sur le visage de la jeune fille : ils étaient tous deux comme figés dans l'instant.

Oui, je voulais ça pour attacher mes cheveux, murmura-t-elle, les yeux rivés sur lui. Pour éviter que tu ne les aies dans les yeux toute la nuit.

Ron sentit un frisson le parcourir. « Toute la nuit », elle allait rester collée à lui toute la nuit. Elle se redressa sur un coude pour pouvoir se passer les doigts dans sa crinière folle afin de la discipliner en une queue de cheval plus propre. Cela brisa le cœur de Ron : il adorait ses cheveux fous, il avait toujours envie d'y glisser ses doigts et il aurait aimé les sentir lui chatouiller la peau toute la nuit.

Elle reposa son corps contre le sien, fourrant son visage dans son cou à nouveau. Ron posa sa main sur l'élastique dans ses cheveux et commença à le retirer. Elle se redressa tandis qu'il finissait de libérer ses cheveux. Il la vit s'humidifier les lèvres une fois de plus et son membre tressaillit.

Je les préfère relâchés, chuchota-t-il, satisfait d'avoir retrouvé sa tignasse.

Les doigts de Ron descendirent le long de son dos, Hermione ferma les yeux et laissa un frisson la parcourir.

D'accord, répondit-elle doucement, les yeux toujours clos.

Son silence lui donnait du courage quelque part. Habituellement, il se sentait plus à l'aise lorsqu'ils se disputaient ou qu'ils flirtaient, ce n'étaient que des façons de tâter le terrain de leur tension sexuelle. Mais ce soir, c'était différent : ils avaient parlé de tomber amoureux, d'amour en général, de rêves d'avenir et de famille. Tout semblait possible avec elle dans ses bras.

Avec sa main qui n'était pas posée sur la courbe délicate de sa taille il commença à masser sa nuque sous ses cheveux. Il aimait vraiment sa chevelure. Ron l'avait toujours trouvée parfaite pour une fille comme Hermione : sa tignasse était aussi ingérable qu'elle. Sa poitrine se gonfla lorsqu'elle posa sa tête sur son épaule et il soupira.

« Note personnelle : jouer plus souvent avec ses cheveux ! ». Ce qu'il continua de faire. Durant les minutes qui suivirent, il laissa ses doigts jouer dans les boucles douces des cheveux d'Hermione. Il souriait chaque fois qu'il frôlait l'oreille de la jeune fille et qu'elle ronronnait presque contre son torse.

Les doigts chauds d'Hermione se mirent à serpenter sur son torse, dessinant des cercles sur sa peau, lui coupant ainsi le souffle. Il ne se remettrait jamais de ses caresses. Des centaines de fois où il l'avait imaginé, cela n'était en rien comparable à cette sensation d'extase qu'il éprouvait en la sentant blottie contre lui.

Ses mouvements se concentrèrent sur une petite zone de sa peau, le long d'une côte et elle lui demanda calmement :

Comment tu as eu ça ?

Quoi ? marmonna-t-il, sa question le forçant à se sortir de son fantasme.

Cette cicatrice, là, dit-elle en tapotant l'endroit dont elle parlait. Comment tu l'as eue ?

Ron réfléchit un moment.

Au Département des Mystères je crois. Mes souvenirs sont un peu flous sur une grosse partie de la nuit mais tout ce côté-là de mon torse était sous bandages alors…

Ce qu'elle fit ensuite déclencha comme un incendie en lui : elle caressa sa cicatrice avec son pouce puis elle se pencha et embrassa sa peau meurtrie de ses lèvres pleines et humides. Ron laissa échapper un grognement de plaisir avant de s'en rendre compte. L'endroit où elle avait posé ses lèvres semblait être en feu.

Elle posa ensuite sa main sur son bras, directement sur les cicatrices tourbillonnantes qu'il avait reçu cette nuit là également. Elle se souleva légèrement et embrassa ces cicatrices là aussi. Plusieurs fois elle posa ses lèvres directement sur sa peau, parsemant son bras d'étincelles brulantes. Ron ne pouvait presque plus respirer, chaque fois qu'il devait remplir ses poumons il devait se concentrer.

Il avait envie d'elle, cela faisait longtemps qu'il en avait envie, bien avant même de comprendre ce que cela pouvait signifier. Et à présent, comme dans ses rêves les plus fous, ils étaient là, allongés dans le même lit, ses bras autour d'elle, ses mains sur sa peau tandis qu'elle déposait de longs baisers langoureux le long de son corps… Tant de plaisir en devenait même douloureux et son désir était de plus en plus à l'étroit dans son short. Il ne le supportait plus mais d'un autre côté il ne souhaitait pas y mettre un terme, pour rien au monde il ne mettrait fin à ce moment avec elle. Rien n'avait jamais été si bon que d'être allongé là à ses côtés.

Son corps trembla lorsqu'il sentit la main d'Hermione glisser sur sa hanche. « Par la barbe de Merlin, elle ne peut pas être là ! » Son avant-bras était suspendu à quelques millimètres au-dessus de son entrejambe et il savait que son visage devait être tout rouge. Hermione fit courir son pouce sur ce qu'il savait être une série de cicatrices en forme de croissant de lune.

Hermione… marmonna-t-il à bout de souffle.

Il n'arrivait pas à faire de phrase dans sa tête alors il se contenta de dire son prénom parce qu'il en avait besoin. Soit elle le comprit soit elle l'ignora car elle ne lui répondit pas. Au lieu de cela, elle fit descendre le tissu de son short de quelques centimètres, exposant ainsi le reste de sa cicatrice. Elle redessina le croissant avec tendresse du bout des doigts.

Sirius ? demanda-t-elle, même si elle connaissait la réponse à sa question, elle l'avait vu se faire trainer jusque sous le passage du Saule Cogneur.

Ouais… fut tout ce qu'il put marmonner, car le contact de sa main sur sa hanche l'intoxiquait.

Elle pressa son corps contre le sien, son avant-bras reposait maintenant, involontairement ou non, sur son membre excité. Elle plaça ensuite un doux baiser sur les marques de morsure sur sa hanche. Il n'aurait pas pu se souvenir de son prénom tellement son cerveau était embrouillé.

Hermione… gémit-il.

Sa voix était rauque et emplie de désir. Comment était-ce arrive ? Il y a quelques minutes, n'était-ce pas elle qui poussait de petits gémissements alors qu'il lui caressait les cheveux ? Mais maintenant, au lieu d'être allongé sur le côté, il avait le dos collé au matelas et c'était elle qui se déplaçait au-dessus de lui tandis qu'il se liquéfiait de plaisir sous ses caresses.

Oui, Ron ? dit-elle d'une voix grave.

Qu'allait-il lui dire ? Il avait prononcé son nom dans un moment d'euphorie. Elle reprit sa place contre son torse et leva les yeux, attendant toujours une réponse. Il ne savait ni que faire ni que dire car son cerveau était comme embrumé, empêchant ainsi toute pensée de se former.

Merci, marmonna-t-il, incapable de trouver autre chose à lui dire.

Il vit les joues d'Hermione prendre de la couleur et il crut qu'il allait imploser. Il l'aimait, chaque partie de son corps le savait et réussir à faire rougir son amie par ses actes ou ses propos faisait chavirer son cœur.

De rien, murmura-t-elle en touchant du bout du doigt une petite cicatrice sur son menton.

Ce n'était pas une cicatrice aussi intéressante que les autres qu'elle avait vues. Ce n'était qu'une mince ligne blanche à peine visible sous sa lèvre.

Et celle la ? demanda-t-elle alors que son pouce en dessinait les contours. Tu as toujours eu celle la d'aussi loin que je m'en souvienne. Comment tu t'es fait ça ?

Ses yeux étaient fixés sur la petite cicatrice et il regretta de ne pas avoir un conte fabuleux à lui raconter plutôt que la vérité.

J'avais pris le balai de Charlie, je devais avoir sept ans. Je n'étais qu'à quelques mètres du sol et j'ai perdu le contrôle. Mon menton a heurté un rocher quand je suis tombé.

Comme il aurait aimé raconter quelque chose de plus héroïque : une rencontre avec un mangemort ou un sauvetage. Au lieu de cela, ce n'était qu'un simple « Je me suis mangé un gros caillou ».

Je l'aime bien, chuchota-t-elle avant de faire ce que Ron n'aurait jamais pu imaginer.

Elle posa sa bouche sur la cicatrice. Ses lèvres étaient incroyablement douces contre les siennes, enfin, contre LA sienne, contre sa lèvre inférieure uniquement. Ron avait la bouche légèrement entrouverte et elle n'avait emprisonné qu'une de ses lèvres entre les siennes.

« C'est un baiser, un vrai baiser ou juste un bisou sur ma cicatrice ? »

Il sentit une légère pression, comme une douce aspiration, puis il sentit comme une minuscule caresse humide, était-ce sa langue ? Mais avant même d'analyser ce qu'il venait de se passer, elle en avait fini.

Elle ne croisa plus son regard après cela et ses yeux se fixaient partout ailleurs que sur les siens. Son esprit se fit plus clair après ce « presque baiser ». Il ne voulait pour rien au monde qu'elle soit gênée par ses actes. Il avait adoré ça et il serait prêt à retomber de balai une centaine de fois ne serait-ce que pour revivre cette seconde de magie. Il se sentit paniquer lorsqu'elle commença à s'éloigner de lui.

« Non, non, non ! Ce n'est pas encore fini, j'ai besoin de toi, ça ne me suffit pas ça ! » pensa-t-il.

A l'idée de mettre fin à ces instants volés, il se fit plus audacieux. Sans vraiment réfléchir, il posa sa main sur son épaule et poussa afin qu'elle soit sur le dos et lui penché au-dessus d'elle.

Hermione laissa échapper un petit couinement de surprise et s'agrippa à l'élastique du pantalon de Ron pour prévenir sa chute. Aucun d'eux ne dit mot et Ron, honteux, évita son regard alors qu'il repensait à ce qu'il venait de faire. Venait-il de la forcer à s'allonger sur son lit ?

Il se sentait idiot et était sur le point de s'excuser lorsqu'il remarqua son large sourire. Il ne put contenir sa joie à l'idée que la jeune fille apprécie d'être jetée sur son lit de la sorte. Il sentit comme une vague étourdissant l'envahir et il ne put s'empêcher d'enfouir son visage contre son cou. Il sentait le sourire placardé sur son visage mais il était impuissant face à tant d'euphorie. L'idée qu'elle puisse vouloir être là avec lui, qu'elle puisse apprécier ce moment autant que lui le ravissait d'une manière qu'il n'aurait pas crue possible.

Il embrassa la peau fine du creux de son cou sans y penser, son corps ayant juste besoin de se défaire de toute cette passion. Et s'il croyait que ce petit baiser atténuerait ses envies, il se trompait. Hermione répondit à ses actes avec une vigueur qu'il n'aurait pu anticiper : elle s'empara du tissu de son pantalon et le tira vers elle. Il n'eut même pas le temps de rougir lorsqu'il sentit que son sexe était maintenant en contact avec son corps qu'Hermione avait enroulé l'une de ses jambes autour de la sienne. Et dire qu'il pensait ne plus être capable de réfléchir, maintenant le brouillard l'enveloppait entièrement. Sa jambe enroulée autour de lui était la chose la plus érotique qu'il avait jamais vécue dans ses dix-sept années de vie. C'était mieux que n'importe quel magazine qu'il avait caché sous son lit, mieux que tout ce qu'il avait pu faire avec Lavande. Ce simple geste venant de sa meilleure amie avait eu raison de lui.

Il laissa échapper un gémissement de plaisir avant de poser de nouveau ses lèvres sur son cou. Enfin, il fit ce qu'il rêvait de faire depuis le début de la soirée et joua avec sa peau, l'attirant entre ses lèvres. Il joua de sa langue pour la gouter. Sa peau n'avait pas de gout particulier, pourtant il avait envie de s'en délecter encore et encore, jusqu'à la fin de sa vie.

Hermione laissa échapper un gémissement alors qu'il fit lentement remonter sa bouche sur son cou. Il sentit ses doigts se perdre dans ses cheveux sur sa nuque et cela le fit frissonner. Son autre main caressa sa hanche et son pouce se faufila sous l'élastique de son pantalon. Une série de mots qu'il n'aimerait pas que sa mère entende traversa son esprit sous l'effet de ses caresses. Chaque fois qu'il se disait que les choses ne pouvaient pas être plus agréables, elles le devenaient.

Ron avait atteint le petit creux derrière son oreille et alors qu'il tétait sa peau, il entendit, pour la première fois de sa vie, Hermione marmonner une série de mots qu'il ne voudrait pas non plus que sa mère entende. En cinquième année, les garçons avaient discuté de cela : les jurons étaient-ils, oui ou non, excitants ? Il avait été sur de lui en répondant que non, il n'imaginait pas Hermione le faire et donc, cela ne pourrait pas l'exciter. Il avait été bien idiot. Le fait que sa meilleure amie si bien élevée soit si envoutée par ses caresses qu'elle en arrive à proférer des vulgarités l'excitait au plus haut point.

Ron avait posé l'une de ses mais sur ses côtes, ne sachant pas trop quoi en faire. Mais il était incapable de la laisser poser sur sa peau si chaude plus longtemps alors il trouva cela plus sur de mimer ses caresses. Il déplaça sa main jusqu'à la courbe de ses hanches et fit courir son pouce sous le tissu de son short mais, au lieu de retrouver le coton de la nuit précédente, il trouva quelque chose de totalement différent.

La texture n'était pas bonne, enfin, plutôt inattendue. C'était lisse et soyeux au lieu de doux et confortable, et il ne semblait pas y avoir beaucoup de tissu. Il passa son pouce sous le ruban de tissu, troublé. Il cessa alors tout mouvement, son corps se figea : il savait ce que c'était.

Impossible, cela prouvait bien que ce n'était qu'un rêve. Son Hermione portait des culottes en coton doux, et une fois seulement avait-il aperçu, en toute illégalité, un peu de dentelle sur l'un de ses dessous. D'ailleurs, cette simple image l'avait rendu fou, mais c'était la réalité. Tandis que là, il n'aurait jamais pu imaginer quelque chose de ce genre sur elle, même dans ses rêves les plus osés.

Il savait que seules les femmes Moldues portaient cela. Lui et Neville n'avaient pas cru au départ que des filles puissent porter ce genre de choses jusqu'à ce que Dean leur montre un magazine Moldu pour le leur prouver. Plus récemment, il avait vu ce genre de dessous sur le derrière rebondi d'une femme pulpeuse sur un poster dans la chambre de Sirius. C'était une sorte de culotte, si on pouvait appeler cela comme ça : une ficelle et quelques bouts de tissu. Pourtant, ces simples morceaux de tissu étaient intoxicants. Ron s'était senti comme hypnotisé chaque fois qu'il s'était retrouvé face à cela. Et à présent, à son grand étonnement, il était face à l'existence tangible de cette lingerie sur son Hermione.

Bordel de merde, gémit-il contre son cou avant d'enrouler ses doigts autour de ce ruban de tissu, s'y accrochant comme une bouée de sauvetage.

Le souffle d'Hermione se coupa net et elle glissa sa main sur la courbe de son postérieur.

Il était surement mort. C'était la seule explication possible pour lui. Il était mort au mariage de Bill et Fleur, était resté au Purgatoire ces dernières semaines et il venait tout juste d'arriver au Paradis. Rien n'avait jamais été aussi merveilleux dans sa vie. Lavande lui avait souvent tripoté les fesses quand ils étaient ensemble et même s'il avait apprécié, ce n'était rien comparé à la paume d'Hermione s'incurvant sur le bas de ses fesses ou sur ses hanches. Elle n'avait pourtant pas posé sa main complètement sur son postérieur et c'était mieux que le tripotage de Lavande.

Oui, il était surement mort et était à présent dans le plus merveilleux des Paradis qu'on puisse imaginer.