Salut tout le monde! Je suis désolée pour l'attente entre mes deux chapitres, j'étais absorbée par ma lecture des romans de Tess Gerritsen. Enfin, voilà le chapitre sept, j'espère qu'il va vous plaire. N'hésitez surtout pas à me laisser des reviews ( encourageantes ou pas ).
Je vous souhaite une bonne lecture!
Xazera!
La sonnerie stridente du réveil tira Jane des bras de Morphée. Elle l'éteignit avec un grognement rauque. La détective avait dormi d'un sommeil sans rêve, bercée par le stress de son affaire évacué. La fait d'avoir sauvé la dernière victime l'avait soulagée, avait vaincu ce sentiment d'inutilité qui la taraudait. Elle se tira des couvertures avec difficulté, trouvant son lit très attrayant à l'aube de cette nouvelle journée. Trente minutes, c'est tout ce qu'il avait fallu à Jane pour se préparer et avaler son café.
L'air était doux, une simple brise caressait le visage de la belle brune. Les beaux jours s'étaient installés depuis plusieurs jours mais elle n'avait pas eu le temps d'aller se balader dans la parc, ou encore de se poser sur le bord d'une piscine. Cela n'était pas encore pour aujourd'hui!
Le commissariat était encore silencieux, tous les agents émergeaient encore du sommeil. Jane se servit un deuxième café et alla s'installer à son bureau. Le criminel était toujours en liberté, elle était persuadé qu'il ne tuerait pas tout de suite, pas avant d'être sur d'être en sécurité. Cependant, elle craignait qu'il ne s'échappe et que personne ne puisse plus l'attraper. Elle repassa en revue tous les endroits où leur tueur s'était montré, Andrew ne les aidait pas. Il ne se souvenait de rien. Frost entra dans le bureau. Il avait passé la veille à l'hôpital et souhaitait plus que tout se remettre au travail.
"Salut Jane, bien dormi?
-Ca va, mieux que d'habitude pendant une enquête. Et toi?
-J'ai connu mieux... J'arrête pas de me dire qu'on aurait du l'arrêter quand on est allé à l'entrepôt.
-C'est de ma faute, j'aurais pas du entrer dans la pièce seule.
-Non, on aurait du être derrière toi, te couvrir.
-C'est la faute de personne à part cet enfoiré!"
Korsak était entré dans la pièce sans que les lieutenants ne le remarque.
"Ouais, en attendant il est dehors et libre de tuer encore!
-Je comprends quand même pas pourquoi il a fait ces erreurs après un parcours sans fautes...
-Tu sais Jane, aucun tueur n'est infaillible.
-Dans sa façon d'agir, sa précision et compétence, il me fait penser au Chirurgien.
-C'est vrai qu'il est organisé mais ce n'est pas comparable.
-Je ne suis pas sûre, vous allez croire que je ne pense qu'à moi mais... C'est moi qu'il a appelé, pas un autre lieutenant, pourtant l'affaire n'a pas été médiatisée tout de suite. Il savait que j'étais en charge de l'affaire, il me connais..."
Cette pensée trottait dans la tête de Jane depuis plusieurs jours. Elle l'avait repoussé, se croyant atteinte de paranoïa. Et pourtant en y repensant tout était devenu logique. Frost continua:
"Ça veut dire qu'il est dans le milieu. Ça explique aussi comment il trouve ses victimes...
-Mais on a déjà regardé toutes les personnes communes aux procès des trois victimes, ça n'a rien donné.
-Il n'est pas nécessaire de faire parti du procès. Si on travail dans les services de police il peut y avoir accès.
-Super, tous les services de polices en suspect...
-Il faut réduire la liste.
-Tu peux voir qui a consulté les dossiers des services sociaux récemment.
-Ouais attend... Voila, près de quarante flics depuis que les meurtres ont commencé.
-Ça fait encore du monde."
Elle réfléchit quelques secondes.
"Je dois parler à Maura, vérifiez les alibis des quarante flics et leur situation familiale. Ça va peut-être nous aider."
Elle quitta la pièce sans un regard en arrière. La légiste ne s'était pas montré la veille et cela avait inquiété Jane. A l'instant même où elle franchit la porte de la morgue, la détective sentit l'air froid emplir ses poumons. Elle aperçut au premier regard la légiste assise à son bureau. A pas de loup, la brune entra. Elle fit face à Maura qui ne la remarqua pas, absorbée par son ordinateur. Une pointe d'excitation se lisait dans ses yeux.
"Bonjour docteur."
La belle blonde sursauta et baissa l'écran de son ordinateur.
"Tu m'as fait peur Jane!
-Je vois ça, qu'est-ce que tu faisais?"
La légiste sentit ses joues s'empourprer.
"Rien, je lisais un dossier.
-Urticaire Maur'! Tu étais encore en train de regarder les chaussures?"
Un soupir s'extirpa de la bouche de Maura.
"Oui, pourquoi tu arrives tout le temps à ce moment là?
-L'instinct, c'est ce que tu faisais hier?
-Plus ou moins, je suis désolée que tu te sois inquiétée.
-Ce n'est pas grave, dis-moi, tu pourrais me donner des précisions sur le tueur avec ce que tu as trouvé sur les victimes? J'ai une liste de quarante suspects, il faut que je la réduise.
-Et bien, le tueur est très certainement gaucher d'après la façon dont les cadavres ont été suspendu, et j'ai retrouvé de l'ADN sans correspondance mais je peux te dire que c'était masculin...
-Attend, tu viens de dire sans correspondance?
-Oui, tu sais bien. Sinon on aurait déjà le nom du coupable.
-Mais ma liste ne regroupe que des personnes ayant eu accès aux dossiers des services sociaux, c'est à dire les flics, les juges et tous ces gens là.
-Mais l'ADN des lieutenants de police est référencé au cas où on contamine les indices...
-Ce qui nous laisse les agents de police, juges ...
-Tu ne tiens pas compte des assistantes sociales?
-Ils ont un suivi des dossiers, ils ne peuvent pas consulter sans laisser de traces informatiques, on a regardé, aucuns n'a consulté tous les dossiers.
-D'accord, donne moi ta liste, je vais regarder tous ceux qui ont leur ADN enregistré... Cela va me prendre quelques minutes, tu peux aller attendre sur le sofa. Jane s'assit et se mît à contempler la décoration du bureau. Bien sur, elle la connaissait par cœur mais elle ne pouvait s'empêcher de la parcourir des yeux à chaque fois qu'elle entrait dans la pièce. Son regard se posa sur la femme à son ordinateur. Elle se mît à la fixer, s'attardant sur ses longs cheveux blonds tombant sur ses épaules. Jane sentit le feu lui monter aux joues. Ses pensées partirent vers Maura.
"C'est fou ce qu'elle est belle, je n'y avais jamais fait attention avant."
"J'ai terminé!"
La brune sursauta.
"Terminé quoi?
-Les recherches d'ADN Jane. Tu pensais à quoi?
-Euh... À rien, alors ça a donné quoi?
-Il y en a dix qui ne sont pas enregistrer.
-Ça en fait encore trop, merci pour tout. Je vais aller retrouver Frost voir si il peux m'aider. A plus!
-A plus tard!"
Elle avança d'un pas décidé vers Frost. Elle lui avait envoyé la liste des dix suspects en sortant de la morgue.
"Tu as trouvé quelque chose?
-Peut-être, il y a un avocat et un policier qui n'ont aucune famille et qui n'ont pas d'alibi. Bon, on va commencer par interroger le policier, l'agent Kelly.
-Je le fais venir en salle d'interrogatoire."
L'agent Kelly était un homme âgé d'une trentaine d'année, blond aux yeux verts. Il dégageait un certain charme qui ne devait pas laisser les femmes indifférentes.
"Bonjour agent Kelly, désolée de vous avoir fait attendre.
-Il n'y a aucun soucis, je suis toujours prêt à attendre lorsqu'il s'agit d'une belle femme."
Ses lèvres s'étirèrent en un grand sourire, montrant ses dents blanches et brillantes. Jane fit mine de ne pas avoir entendu et commença à poser ses questions.
"Pourriez-vous nous dire pour quelle raison vous avez consulté les procès de Tracy McFliny, Joena Lytning, Brandon Flick et Andrew Slater?
-Je suis de très près les affaires de mauvais traitement, cela ne fait pas de moi un assassin n'est-ce pas?
-Non en effet, sauf si vous avez kidnappé et enfermé ces personnes dans une chambre froide...
-Je n'ai rien à voir avec ça, je ne suis pas un psychopathe assassin!
-Où étiez vous il y a deux jours dans la nuit de mardi à mercredi?
-J'étais à New York au chevet de ma mère. Elle est malade, cancer des poumons au stade terminal.
-Je suis désolée, pourriez-vous nous dire ce que vous avez fait en détail la semaine dernière s'il-vous-plait?
-Je vais vous écrire tout ça, cela risque de me prendre un peu de temps, j'en suis désolé.
-Prenez le temps qu'il vous faut, un agent attend devant la porte, frappez lorsque vous aurez terminé."
La porte se referma sur ces mots, laissant le policier seul avec son bloc-note.
Jane s'arrêta à la sortie pour discuter avec Frost.
"Je ne pense pas qu'il soit le tueur, il faut vérifier son alibi mais si il était à l'hôpital il ne pouvait pas m'assommer à l'entrepôt...
-Je vérifie ça tout de suite. Il va nous donner son emploi du temps pour la semaine dernière?
-Ouais, mais il ne voudra pas donner son ADN, trop fier pour ça.
-Bon, je regarde pour l'alibi, si c'est pas valable j'aurais un mandat.
-Je te fais confiance. Tu as essayé de joindre l'avocat?
-Impossible à joindre. Il semble qu'il soit parti en vacances hier soir. Monsieur Thomas serait en route pour la France à l'heure qu'il est. D'après ses collègues.
-Tu as trouvé son nom sur les registres de vol?
-Non, et il n'y a aucun vol privé qui part pour la France.
-Il a menti. Situation familiale?
-Il n'a pas de femme, son père a été arrêté pour violence conjugale trois fois.
-Pas sur son fils?
-Non, pas à ma connaissance, mais dans son dossier scolaire, l'infirmière a indiqué des blessures d'origines inconnues: hématomes, griffures et engelures...
-Et personne n'a pensé à ce qu'il pouvait se passer chez lui?
-Il faisait du judo. Ils ont du penser que ça venait de là...
-Mais pour les engelures, comment ils expliquaient ça?
-Plein hiver au moment de la visite médicale...
-Tu crois que c'est pour ça qu'il enferme ces victimes dans le congélo?
-Peut-être, certains psychiatre disent que les criminels reproduisent souvent les traumatismes subits durant l'enfance...
-Il faut trouver Edgar Thomas.
-Je t'appelle si j'ai du nouveau."
Jane alla s'asseoir à son bureau en se massant le tempes. Elle avait mal au crâne et son ventre criait famine. Elle n'avait rien avalé depuis la veille au soir. Elle décida donc d'aller manger un morceau. La détective fut surprise de croiser Maura plantée au milieu du hall d'entrée.
"Maura, qu'est-ce que tu fais là?
-Je t'attendais, Frost m'a dit que tu n'avais pas mangé, je m'attendais à ce que tu y ailles maintenant. Tu oublies souvent de manger pendant une affaire stressante.
-Tu me connais bien, j'ai horriblement mal au ventre! Tu veux manger où?
-Je pense qu'on devrait sortir du commissariat, ça te ferait du bien.
-Dirty Roberts?
-C'est parti."
Les deux femmes partirent à pied, le restaurant n'était pas loin. Les discussions allaient bon train, elles s'étaient mises d'accord pour ne pas parler de l'affaire durant cette courte pause qu'elles s'accordaient. Le déjeuner se passa bien, relâchant la pression. Comme à chaque fois qu'elles étaient ensemble. Le dessert arriva, deux énormes fondants au chocolat.
"Je croyais que tu faisais attention à ce que tu manges?
-Je fais une exception, je cours demain matin.
-Tu as bien du courage, le samedi je n'ai pas le temps.
-Jane, il faut qu'on parle. On avait dit qu'on ne parlait pas de l'enquête mais..."
Le sourire du lieutenant s'évapora lorsqu'elle aperçut le regard soucieux de Maura.
"Je t'écoute...
-Tu sais, depuis que tu as reçu l'appel de l'assassin je ne peux pas m'empêcher que tout recommence. J'ai l'impression qu'on se retrouve devant un malade mental qui t'a prit pour cible. Comme Hoyt...
-Hoyt est mort Maura. Si toi-même il continue à te hanter, comment est-ce que tu veux que mes cauchemars cessent?
-Tu fais encore des cauchemars?
-Ouais... Dès qu'une affaire se corse...
-Je m'inquiète pour toi. Je ne la sens pas cette histoire. J'ai un mauvais pressentiment.
-Toi? Le grand docteur Maura Isles se fiant à son instinct?
-Je suis très sérieuse Jane. Je voudrais que tu prennes ça."
Elle sortit une petite boite violette dans laquelle Jane imagina un bijou.
"Qu'est-ce que c'est?
-Un collier, que j'ai acheté lorsque je suis partie en pension en France.
-Je ne peux pas accepter Maur', c'est le tien.
-Je ne te donne pas le choix, lorsque je suis partie, j'étais heureuse à l'idée de découvrir l'autre bout de la Terre. Mais j'avais peur. J'ai acheté ce collier pour qu'il me protège, pour me rassurer. Avec ça, j'emmenais un petit bout des Etats-Unis partout avec moi.
-Je...
-C'était mon porte-bonheur, je l'ai porté toute ma scolarité. Et puis la science a comblé mes peurs, je n'en avais plus besoin. Je l'ai laissé chez mes parents, attendant le moment où je pourrais venir le chercher."
Un silence s'installa entre elles. Jane tenait la fine chaîne d'or entre ses mains. Contemplant avec admiration le pendentif qui y pendait. Une tortue. Simple petite tortue avec des yeux en diamant. Bien entendu ce n'était pas de vraies pierres, mais cela n'avait aucune importance.
"Maura, c'est magnifique.
-Je voudrais que tu le porte pour te protéger jusqu'à la fin de l'enquête au moins."
La brune passa le collier autour de son cou avant de reprendre:
"Je ne pensais pas que tu croyais au porte-bonheur.
-Je n'y croyais pas, mais lorsque j'avais douze ans, j'ai enlevé le pendentif sur ordre du médecin, pour un IRM suite à une chute. Je ne l'ai pas remis tout de suite, je devais prendre un taxi pour rentrer chez moi. J'ai eu un accident de voiture. Rien de sérieux, je me suis juste foulée la cheville mais c'est arrivé lorsque j'ai enlevé mon collier. Je n'ai jamais eu de problèmes lorsque je le portait.
-Alors je vais le porter, parce que tu me le demande."
Les deux femmes se sourirent. Les mots n'étaient plus nécessaires pour exprimer ce qu'elles ressentaient. Elles rentrèrent au commissariat, sourire aux lèvres. Jane embrassa Maura dans les cheveux avant de retourner travailler.
"Ce collier, Maura l'a porté alors qu'elle n'était qu'une petite fille pour se protéger, et elle me l'a donné. Pour me protéger."
Avec son index, la détective effleura la tête de la tortue et fut parcourue d'un frisson. Elle ne croyait pas vraiment aux porte-bonheur mais ce pendentif ne ressemblait à aucun autre. Il était le symbole de la confiance et de l'amitié qui unissait les deux femmes.
Frost était toujours en train de travailler. Il avait grignoté un sandwich sur son bureau tout en continuant ses recherches. Elle se sentit soudain coupable d'être sortie avec Maura.
"Tu devrais prendre une pause Frost.
-Pas avant la fin de cette enquête! J'ai vérifié l'alibi de l'agent Kelly, tout est bon. Je l'ai libéré, il était déçu que tu ne viennes pas lui annoncer."
L'homme à la peau nuit fit un grand sourire à Jane suivit d'un clin d'oeil. Elle lui mît un coup de poing amical dans l'épaule et retourna à son bureau. À peine s'était elle assise que le téléphone sonna:
"Lieutenant Jane Rizzoli.
-Bonjour détective, comment allez-vous?"
Elle fit signe à Frost de tracer l'appel et continua la conversation comme si de rien n'était.
"J'ai connu des jours meilleurs, ceux où vous ne faisiez pas parti de ma vie.
-Toujours le mot pour rire. Dites-moi, vous avez trouvé mon identité je suppose. J'ai vu que vous aviez consulté mon compte.
-Monsieur Thomas, il fallait s'y attendre non?
-Vous m'avez pris de court à l'entrepôt, j'espère que votre tête va bien.
-Je n'ai presque rien eu. On ne voit plus rien."
Cela n'était pas tout à fait vrai, la cicatrisation n'était pas encore achevée et on voyait toujours clairement la blessure.
"Je suis heureux dans ce cas, notre prochaine confrontation pourra être plus concluante, je pourrais achever ma vengeance.
-Que voulez vous dire?
-Mon père, était un alcoolique dépressif, il passait son temps à frapper ma mère et moi-même. Sa punition préférée était de m'enfermer dans la chambre froide de sa boucherie pendant quelques heures, jusqu'à ce que je ne puisse même plus pleurer.
-Les personnes que vous avez assassiné n'étaient pas responsables.
-Elles n'avaient pas le droit d'être heureuse alors que moi j'avais supporté tout ça jusqu'à ma majorité!
-Vous n'avez plus besoin de ça, nous vous avons entendu, nous pouvons arrêter votre père.
-Impossible, mon père est mort dans son vomi il y a quelques jours. J'étais passé le voir. Il était étouffé dans sa propre crasse, puant l'alcool, les médicaments et la cigarette.
-Alors rendez vous, vous avez eu votre vengeance.
-Pas encore, la police n'a pas payé pour ne pas m'avoir écouté!
-Donnez-moi le nom du policier et j'irai l'arrêter.
-Impossible, mort dans un accident de la route. A croire que le karma rattrape tout le monde.
-Le votre vous tuera Edgar.
-Non, j'accomplirai ma vengeance, vous êtes ma cible Jane Rizzoli. Ne l'oubliez pas."
La tonalité indiqua à la brune que la conversation était terminée.
"Tu l'as?
-Non, trop d'antennes.
-Je veux qu'on surveille toutes ses lignes, tous ses comptes. Je veux chopper ce salopard!
-Je vais envoyer une patrouille chez toi, il t'a pris pour cible.
-Ce n'est pas la première fois, il ne me fait pas peur.
-Range ton courage, tu auras une patrouille que tu le veuilles ou non!"
Jane s'apprêtait à répliquer mais la lueur dans les yeux de son coéquipier l'en dissuada. Elle bâtit en retraite et regarda par la fenêtre. La nuit était tombé plus vite qu'elle ne l'avait prévu. Elle ne voulait pas rentrer chez elle et se retrouver seule avec ses pensées. Elle voulait aller chez Maura, discuter. La légiste méritait de savoir.
Une brise fraiche faisait voler les longs cheveux bruns de Jane. Elle était posté devant la porte de Beacon Hill, attendant que son amie vienne lui ouvrir. Inconsciemment, sa main s'était posée sur la crosse de son pistolet, craignant une attaque. Le quartier était un des plus surs de la ville, le Vengeur Masqué ne l'interpellerait pas ici. La même paranoïa qu'avec Hoyt l'envahit, elle se sentit épiée, suivie. Son angoisse ne retomba que lorsque la porte s'ouvrit sur le salon lumineux.
"Jane, qu'est-ce que tu fais là? Entre, tu vas attraper froid.
-Merci."
Alors que la détective s'installant sur le canapé, la légiste alla chercher une bière et un verre de vin.
"Qu'est-ce qui t'amène?
-Je ne me sentais pas de rentrer chez moi."
Elle lui parla du coup de téléphone et de ses peurs, peur de tout revivre, comme avec Hoyt.
"Tu avais raison Maura. Tout recommence.
-Tout va bien se passer, vous aller le trouver.
-J'ai la trouille Maura, j'ai l'impression d'être aussi vulnérable que lorsque Hoyt m'a clouée au sol.
-Tu n'es pas clouée au sol, tu es forte Jane. Tu vas t'en sortir.
-Après que Hoyt m'ait épinglée, j'ai passé mon temps à avoir peur, peur qu'il revienne. Tous les soirs, pendant un an, je vérifiais toutes les pièces de mon appartement, tous les placards, pour vérifier qu'il n'y avait aucun danger. Je savais déjà qu'il était en prison, mais j'ai eu peur. Jusqu'à ce que je le foute en prison pour la deuxième fois.
-Ça ne se passera pas comme ça, il n'a rien contre toi personnellement. Il t'a pris comme la représentante de la police, parce que tu es la meilleure.
-Je me suis battue pour en arriver là, et maintenant un psychopathe me court après!"
Maura saisit les mains de son amie et les enveloppa avec les siennes, pour les protéger.
"Il ne t'arrivera rien, je te le promet. Nous sommes tous là pour toi, ensemble on arrêtera ce cinglé et on te protégera."
Une larme coula le long de la joue de Jane. Elle l'essuya d'un revers de manche et se blottit dans les bras de la blonde.
"Merci Maura. Je sais pas ce que je ferais sans toi."
Elles restèrent ainsi pendant plusieurs heures, jusqu'à ce qu'elles s'endorment. Ce ne fut qu'au milieu de la nuit qu'elle rejoignirent leurs lit respectifs: Jane dans la chambre d'ami et Maura dans la sienne.
Les jours suivant furent peu concluants, trois jours de cavale avaient suivi au tueur à s'éclipser. Ils n'avaient aucune trace de son passage, pourtant il devrait bien refaire surface pour accomplir sa vengeance. La fatigue se faisait sentir. Plus personne n'avait la motivation suffisante pour la recherche. Les patrouilles tournaient toujours autour de l'appartement de Jane, protégeant celle qui devait l'être. Malgré ses contestations. Elle attendait, patiemment, l'apparition du tueur aux Mille Visages. À l'aube de ce troisième jour de recherche, son anxiété prenait le dessus dans son humeur. Elle continuait de lire et de relire les dossiers d'Edgar Thomas, marquant avec une punaise tous les endroits qu'il avait peut-être visité. Elle fit une pause de quelques secondes et enfouit sa tête dans ses mains, pour disparaitre de la Terre quelques instants. Ce fut le téléphone qui la tira de béatitude naissante...
Voilà, c'était le chapitre 7! J'espère que vous avez aimé. J'essaie de publier le huitième chapitre le plus rapidement possible!
Don't forget reviews!
Bisous, Xazera!
