Disclaimer :
Les personnages originaux appartiennent à JKR.
L'univers, l'histoire et la francisation des noms m'appartiennent.
Le non-respect de ces dispositions, notamment en matière de reproduction pourra entrainer de terribles représailles allant du coup de cuillère à l'écartèlement pur et simple.
Notes importantes :
La beta est assurée par l'inimitable Amy W. Key que vous devriez tous adorer bande de païens :D
Petite précision : sur une idée originale d'Amy, l'histoire se déroulant à Paris, tous les noms des personnages sont francisés (sauf Malefoy, considérant que son nom est déjà inspiré du français). Normalement, il ne devrait pas être trop compliqué de faire le rapprochement nom original / francisation, mais le cas échéant n'hésitez pas à me contacter =)
Je répondrais aux reviews anonymes en début de chapitre suivant.
Les Bavardages de Gis'
Hello World, comment allez-vous ?
Je reprends du poil de la bête et suis plus rigoureuse dans mon travail d'auteur, vous avez vu :D
Si tout va bien, je vais essayer de poster hebdomadairement les chapitres restants (l'histoire fera 11 chapitres et l'épilogue)
Bonne lecture :)
On m'a demandé de refaire un point sur les correspondances entre personnages :
Jenny Potté sa femme (Ginny).
James Potté son fils
Ronan Belette son beau-frère (Ron)
Pansy Parkinson sa belle sœur
Rose Belette sa nièce
Nelly Belette sa belle-mère (Molly)
Albert son majordome (Albus)
Mathilda sa cuisinière (Minerva)
Blaise son homme à tout faire
Soundtrack
Cold Blooded - The Pretty Reckless
Chapitre 7
Un petit attroupement paniqué s'était formé devant la chambre de la domestique. Ils se massaient devant la porte sans oser entrer. Personne n'avait eu le temps de s'habiller. Et le spectacle d'une armée d'aristocrates en robes de chambre se révélait plutôt mémorable, malgré les circonstances.
Ils s'agitaient, piaillaient, sanglotaient en une insupportable cacophonie. Hermione repéra même Jenny Potté qui pleurait sans honte dans les bras de son cher Zabini. Personne ne parut en avoir cure. Au final, leur relation n'était peut-être un secret pour personne.
- Elle ne se levait pas, bredouilla Albert. Six heures passées et le petit déjeuner n'était pas prêt.
En proie au choc, il parvenait difficilement à se faire comprendre.
- Ce… Ce n'est pas dans mes habitudes mais j'ai préféré venir voir, au cas où… au cas où elle se serait sentie mal…
Il étouffa un hoquet de terreur par un toussotement feint.
À leur arrivée, ils se firent mitrailler du regard par la petite assemblée.
- Ne pouvez-vous pas respecter le chagrin d'une famille éplorée ? piailla méchamment Pansy Belette.
- Je fais mon travail, rétorqua Malefoy sans un regard pour elle.
Amusant de voir qu'ils semblaient plus affectés par le suicide d'une domestique que par le meurtre de leur propre père, frère ou gendre. La famille Potté eut la décence de s'écarter à leur approche malgré l'animosité qui semblait les animer. Malefoy ouvrit la porte et la referma sèchement derrière eux.
Hermione avait beau exercer ce métier depuis plusieurs années consécutives, on ne s'habituait jamais à une scène de crime. Suicide ou meurtre, qu'importaient les motifs lorsque les faits étaient là. Contempler la mort d'aussi près et dans toute sa splendeur n'était jamais chose facile.
Drago alluma les néons. Dans ce genre de cas, l'obscurité était préférable à cette soudaine clarté. La lumière froide se réfléchissait sur chaque courbe, chaque creux, chaque bosse du corps malmené qui leur faisait face. Du bleu, du jaune et du violet maquillaient le cou écharpé de la domestique autour duquel s'enroulait un large cordage.
Un tabouret trainait dans un coin, vestige d'une pendaison orchestrée de toute pièce.
Le regard vide de Mathilda, pendue dans sa propre chambre, semblait la poursuivre à travers la pièce.
Malefoy jura. Obnubilée par le corps sans vie de la domestique, elle en avait presque oublié sa présence.
Un meurtre et un suicide en moins de 48 heures. Je crois qu'on vient de battre un record Grangier…
Elle soupira. Les choses allaient en s'aggravant.
- Il faut appeler des renforts, décréta Hermione.
Malefoy se retourna brusquement vers elle.
- Évidemment que non ! s'exclama-t-il.
Elle haussa un sourcil, interloquée.
- Et pourquoi ça ? Tu doutes de sa mort peut-être ? railla-t-elle en reprenant peu à peu ses esprits.
Malefoy se renfrogna.
- Appelle-les et ce sera la fin du huis clos. Avec un nouveau mort sur les bras, ils lèveront le code 36. À ce moment-là, tu pourras dire adieu à ton enquête. On la refourguera sûrement à Smith. Ou pire, à Londubat.
- Ça ne nous empêchera pas de résoudre l'affaire, contra Hermione en posant une main réconfortante sur son bras.
Il se dégagea brutalement.
- Ne sois pas idiote Hermione !
Première fois qu'il l'appelait par son prénom. Au vu de la situation, elle ne prit même pas la peine de relever.
- Si on les laisse s'échapper de cet appartement, ils vont tous se trouver un putain d'avocat chevronné qui fera couler nos investigations unes à unes, nos interrogatoires les uns après les autres.
Elle le sentait au bord de la crise de nerfs, prêt à lui sauter au visage. De là à savoir quoi faire pour le calmer.
- Nous n'avons pas le choix, conclut-elle d'une voix lasse. Je suis désolée, Drago mais nous ne pouvons faire autrement.
Il lui lança un regard noir. Ses yeux gris pâle hurlaient sa rage. Une rage qu'il ne pouvait extérioriser.
- Je sors les appeler.
Elle s'éloigna au pas de course, fuyant Mathilda en putréfaction et Malefoy en proie à une colère à laquelle elle refusait de se frotter.
Cette enquête tournait vraisemblablement au cauchemar.
Le halo des gyrophares de police nimbait de rouge et de bleu le parquet lustré du salon. Simulacre de la veille, les sirènes stridentes retentissaient à la lueur du petit jour. Le froid de décembre recouvrait d'une fine couche de givre les grandes baies vitrées de l'appartement haussmannien.
Indifférent à l'agitation ambiante, les bras croisés, Drago Malefoy observait la neige tomber au dehors. Son regard d'acier se perdait dans la contemplation du bleuté de l'aurore nivéale. Il n'y avait rien que du brouillard à observer, des lambeaux d'un brouillard léger et grisâtre qui s'attardaient sur les bâtiments.
Malefoy n'était pas du genre à abandonner.
Il prenait chaque affaire à cœur, se battant bec et ongles pour en élucider les mystères. Si d'autres acceptaient l'échec au bout de plusieurs jours, semaines, ou mois, lui refusait catégoriquement de se laisser flouer par un quelconque meurtrier, lui vivait le crime, ressentait l'horreur dans chaque parcelle de son corps.
Il ne pouvait pas abandonner de la sorte. C'était bien au-dessus de ses forces.
Il chercha sa partenaire d'enquête du regard.
Hermione était là, accroupie à côté du légiste, près du corps détaché de Mathilda. Elle fronçait les sourcils, acquiesçait aux explications du médecin. Elle posa quelques questions, désignait certaines parties du corps de la victime.
Puis, elle se tourna vers Drago. Leurs regards s'accrochèrent un instant avant qu'elle ne l'enjoigne de les rejoindre. Il n'en avait pas envie, pas envie de s'approcher du cadavre, de sentir la culpabilité et l'atrocité du monde pénétrer son esprit, pas envie d'être soumis au regard de sa collègue alors que l'horreur du crime se faisait concrète, tangible.
- Alors, doc ? lança-t-il légèrement en espérant masquer son appréhension par un ton badin.
Il connaissait le légiste. Un homme froid mais qui faisait toujours du bon travail. Efficace et distant, les critères recherchés dans ce genre de profession.
Drago s'agenouilla auprès d'eux.
- On a bien les signes d'une asphyxie, expliqua le légiste.
Il leur indiqua le cou de la victime.
- Une congestion viscérale due à une stase sanguine accompagnée d'œdème tissulaire, poursuivit-il en leur indiquant les zones concernées.
Drago lança un regard d'incompréhension à Hermione qui paraissait entendre quelque chose aux inepties du légiste.
- Vous pouvez aussi apercevoir la cyanose cutanée qui colore de bleu et de mauve le visage et le cou de notre victime.
Elle continuait à acquiescer.
Soit elle possédait vraiment une connaissance accrue des techniques d'autopsie, soit elle faisait semblant d'y piger quelque chose pour se donner contenance.
- L'étouffement externe est également confirmé par…
- Les pétéchies, compléta Hermione.
Elle ne faisait donc pas semblant.
- Exactement, inspecteur Grangier. Les nombreuses pétéchies sur son visage et sur sa sclérotique.
Drago les laissa poursuivre sans se préoccuper de ce qu'ils racontaient, n'y comprenant rien de toute façon.
Il craqua cependant dix minutes plus tard.
- Alors, qu'est-ce que vous attendez pour l'emmener à la morgue et nous laisser reprendre notre enquête ? demanda-t-il.
À l'expression de ses collègues, il comprit qu'il y avait autre chose.
- Ce n'est pas aussi simple, souffla Hermione en se mordillant ses lèvres.
Il ne releva pas, la laissant poursuivre.
-Malefoy, le légiste est sûr de lui.
Le ton grave d'Hermione lui déplut aussitôt.
- Ce n'est pas un suicide.
- Qu…Quoi ? s'exclama-t-il en se relevant brutalement.
Le médecin hocha gravement la tête.
- Toutes les lividités ne sont pas distales, déclara-t-elle.
- Et donc ?
- Et donc, Mathilda était déjà morte lorsqu'on l'a pendue.
Le souffle de Drago se bloqua dans sa gorge.
- Déjà morte, Malefoy ! Ce n'est pas un suicide, mais bien un meurtre maquillé en pendaison !
Oh merde. Ça n'allait pas du tout.
Toute la psychologie du meurtrier qu'il avait en tête se retrouvait ébranlée par de tels aveux.
Il n'avait donc peur de rien.
Il ne les craignait aucunement.
Il se sentait donc surpuissant
Un suicide aurait ouvert sur de nombreuses hypothèses : la culpabilité de la victime ou un repentir suite à un crime par exemple. Mathilda faisait un suspect peu commun mais Drago avait appris à ne plus se fier aux apparences.
Mais si la femme de chambre avait été assassinée…
- Merde, merde, merde, psalmodia Malefoy en s'éloignant du corps, Hermione sur ses talons.
Il se reposta près de la fenêtre en fermant les yeux. Hypothèses et conjonctures se mélangeaient dans son esprit. Toutes sortes de théories improbables s'imposaient à lui.
Grangier était toute proche. Il le sentait.
Un suicide c'était supportable, déclara-t-il sans la regarder. Bien sûr, toute la PJ aurait accusé mon huis clos en prétextant la pression subie par les témoins comme étant un motif pour mettre fin à ses jours.
- Ridicule, commenta Hermione.
- Je sais bien. Mais un autre meurtre… Nous allons sûrement être suspendus de l'enquête.
Hermione savait déjà tout ça. Elle espérait pouvoir convaincre leurs supérieurs de leur laisser davantage de temps. Mais elle n'y croyait qu'à moitié.
- Motte nous laissera l'enquête uniquement si nous lui livrons de nouvelles informations.
- Réfléchissons autrement alors, intervint-elle. Pourquoi aurait-on tué cette pauvre Mathilda ?
Considérer les choses sous un autre angle était une bonne tactique.
- Du moins pourquoi le meurtrier aurait-il prit la peine de maquiller ça en suicide, alors qu'il ne s'en est pas donné la peine pour Potté ?
Drago acquiesça, elle était sur quelque chose.
- C'est donc que ce meurtre-là est différent.
- Deux motifs ?
- Ou deux assassins… compléta-t-elle.
- Il ne nous reste plus beaucoup de suspects. Se pourrait-il que…
Ils furent cependant interrompus.
- Inspecteurs ?
Une nouvelle recrue les hélait à l'autre bout de la chambre.
- Le patron a appelé.
Tous deux se figèrent.
- Motte veut vous voir. Ensemble. Et tout de suite.
TADAM !
J'espère que ça vous a plu ! J'attends vos avis avec BEAUCOUP D'IMPATIENCE !
Oh j'ai commencé une nouvelle série, ça s'appelle Orange is the new Black et c'est trop cool !
Et le prochain Granger's Anatomy devrait plus tarder :D
Voilà je vous aime :D
Gis.
