Bien l'bonjour ! J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire ! Bonne lecture !

Je vous remercie pour les reviews que j'ai pu avoir ! Elles m'ont fait plaisir !

Emmelyne B : merci pour tes encouragements, ils m'ont vraiment fait chaud au cœur !

Mama : En fait j'ai pas mal d'avance dans l'histoire et que je n'ai pas encore publié donc du coup, les dés sont jetés… Mais je prends tes remarques en compte et je vais les exploiter pour la suite qui n'est pas encore rédigée ! Promis, je mettrai un peu plus de dialogue !… Je vais essayer… ^^

Luna n'aimait pas lorsque l'Ordre se réunissait une dernière fois avant que l'un d'eux ne parte en mission périlleuse. Sa gorge se serait toujours douloureusement. Elle fut soulagée de savoir que peu de personnes assisteraient au départ de Drago. Un ronflak cornu essayai de grimper sur le pull de Neville sans qu'il ne s'en rende compte. Elle le chassa de la main, doucement. Sentant qu'on l'effleurait, Neville se retourna. Il prit la main de Luna dans la sienne. Au touché de la main chaude, Luna se sentit rassurée, malgré un mauvais pressentiment qui lui laissait un goût désagréable dans la bouche. Tout irait bien, c'était Drago… Et Drago n'échoue jamais.

Hermione se sentait nerveuse. Drago se jetait dans la gueule du loup. Ces hommes étaient affreux et lui, il allait se confronter à eux, les voir tous les jours, supporter leur violence. Drago, avait changé, ce n'était plus quelqu'un de brutal, c'était quelqu'un d'extrêmement doux. Une douceur qui l'avait touchée. Une douceur qu'elle n'oublierait jamais. Durant les quelques jours qui s'étaient passés depuis leur réconciliation, ils s'étaient considérablement rapprochés. D'abord gênés, ils se contentaient de plaisanter, puis, après que Drago l'ait interrogée sur son agression, leur relation avait pris plus de relief. Ils avaient discuté, beaucoup, et découvert des points communs, des préoccupations et des valeurs identiques. Drago était devenu quelqu'un qui comptait pour Hermione et maintenant, elle en était arrivée à avoir peur pour lui. Elle se remémora tous les éléments de l'affaire. Tout irait bien, c'était Drago… Il fallait lui faire confiance.

Giny avait beaucoup observé Hermione pendant les quelques jours entre la fois où elle l'avait trouvée trop sérieuse pour une soirée entre amis, après sa discussion avec Drago et ce moment des au revoirs. Il y avait eu une métamorphose fulgurante. La jeune fille amère, presque haineuse, était redevenue douce, calme et bien disposée à l'égard du garçon blond. On les voyait de temps en temps discuter tantôt joyeusement tantôt sérieusement sur des sujets très différents les un des autres. Si Hermione considérait avec amitié l'ancien Serpentar, Giny était convaincue que Drago avait des sentiments différents envers la jeune fille. Des sentiments bien plus forts. Elle sourit à cette idée. Peut être avec le temps réussirait-il à la toucher ? Elle déglutit difficilement. Elle essayait de se convaincre : tout irait bien, c'était Drago… Il était compétant.

Harry était plein d'appréhensions. Son ami partait en terre inconnue et surtout hostile. Il savait qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter. Il se remémora toutes les raisons qu'il avait pour se sentir paisible : ils avaient pour eux l'effet de surprise, de bons renseignements, des ennemis trop sûr d'eux et finalement peu compétent en matière de tactique. Drago avait beaucoup d'expérience, avait une bonne intelligence qui lui permettait de s'adapter à tous les cas de figure et à se sortir des situations les plus périlleuses, sa couverture était béton. Tout irait bien, c'était Drago… Justement pour ça, rien ne pouvait lui arriver.

Une dizaine de personne s'étaient réunis pour me souhaiter bonne chance avant que je ne transplane au bar où se retrouvait d'habitude les insurgés. Sur tous les visages, des dents serrées, des yeux inquiets. C'était une vue insupportable. Voila ce que je désirais éviter. L'avantage lorsqu'on opère seul, c'est qu'il n'y a personne au départ pour s'inquiéter jusqu'à votre retour. Vous pouvez risquer votre vie sans crainte de blesser. Vous pouvez mourir seul sans le souci de laisser quelqu'un derrière soi. Maintenant, cela m'était impossible. La seule chose qui paradoxalement me rassurait, c'était que je n'étais lié trop profondément à personne. Bien sûr, j'étais très ami avec Ron et Harry mais je n'étais pas nécessaire à leur vie pour autant. Si je disparaissais, ils s'en remettraient. Je me félicitait de ne pas m'être trop rapproché d'Hermione : je n'aurai pas supporté de la faire souffrir. L'aimer elle, sans retour me convenait pour l'instant. A ce moment même, je n'avais pas eu à croiser son regard anxieux et à l'approche d'un danger mon imagination n'aurait pas à la voir éplorée. Maintenant j'étais obligé d'espérer que tout aille bien et par ce que seul, je me chargeais de la mission, je me devais d'être irréprochable.

J'essayais de faire de l'humour, mais le cœur n'y était pas. Il n'y avait que Fred qui avait le courage de me répondre avec effronterie. Encore une fois, je lui étais reconnaissant. J'avais l'impression que tous m'enterraient déjà avec leurs visages graves, ce qui ne me réconfortait pas. J'aurai voulu qu'on fasse comme si de rien n'était. C'est donc après un sourire qui se voulait rassurant et qui ne trouva en réponse que quelques faibles réponses que je transplanai.

J'arrivais au coin de la rue où se trouvait le pub, je la longeais et entrais dans ce dernier. L'heure du rendez-vous quotidien de la Ligue était dépassée depuis un quart d'heure. Ils étaient là, au fond de la pièce sombre, autour d'une table, serrés les uns aux autres comme s'ils avaient froid. Après quelques alcools absorbés, je feignais de paraître saoul, conformément au plan et proférait des obscénités. Le barman me regardait d'un air amusé, mes paroles ne semblant pas le choquer. Il échangea un regard entendu avec un homme âgé de la quarantaine qui avait les yeux cernés et la joue gauche portant un pansement, sans doute pour protéger une blessure faite en se rasant. Après une concertation rapide entre eux, Taylor se leva et m'aborda. Le bar était désert.

-Alors on a un peu trop bu ? T'inquiètes pas mon pote, on a la solution a ton problème. Alors comme ça les sang-de-bourbes font leur loi au tribunal ? Ah c'est vrai que tu peux pas non plus faire ce que tu veux. Allez, viens avec nous, on va bien causer.

Il m'invita à les rejoindre en passant son bras sur mon épaule. On prit une chaise à une autre table, ils se serrèrent un peu plus pour me faire une place parmi eux. Cette infiltration se déroulait avec une facilité déconcertante. Ce qu'ils étaient bêtes ! Ou trop sûr d'eux, ce qui en ce cas présent revenait à la même chose.

-Je te présente Barry, Sharp, Coolidge, Milner, Bridgestone, les frères Cordell, Griggs, Fawkes et moi c'est Taylor.

-Casey.

-T'as déjà entendu parlé de la ligue du Camélia Blanc ?

Ils le faisaient exprès, ce n'est pas possible ! Comment peut on manquer autant de bon sens ? C'est ça la Ligue du Camélia Blanc ? Et ils étaient réputés comme très dangereux ? C'est une blague ! C'est une grosse farce ! Et ils parlent de leur Ligue à tous les inconnus qu'ils croisent ? Par ce que j'ai du mal à comprendre comment ils ont réussit à rester discret aussi longtemps. Soulagé devant tant de stupidité, j'avais envie de soupirer béatement. Bien entendu, je ne laissais rien transparaître et prenais un air intéressé et un peu hébété par l'alcool qui était sensé m'avoir fait dire mon opinion raciste.

-Je… Non, c'est quoi ? Un nouveau cocktail ?

Les insurgés partirent dans un rire digne d'hommes des cavernes, un rire de brute.

-Il est drôle l'autre ! Plaça Barry entre deux éclats tonitruants.

-Tu l'as dit Barry ! Ponctua Griggs en tapant sur la table du plat de la main.

J'avais du mal à jouer l'hilare aussi longtemps pour quelque chose d'aussi lourd. Heureusement Bridgestone mit fin à la désopilance générale.

-Bien. Je pense qu'il est temps d'expliquer à notre nouvel ami ce qu'est la Ligue.

J'avais l'impression, à être comme ça disposés en cercle, de participer à une séance des crétins anonymes.

-La Ligue du Camélia Blanc mon gars, c'est une organisation ultrasecrète.

Laisse moi rire.

-Constituée d'uniquement de gens qui comme toi, pensent que les sang-de-bourbes sont des parasites qui n'ont pas le droit de s'incruster dans notre monde. Nous organisons de temps en temps des petites virées pour rétablir un peu « l'ordre ». En fait on choisit des sang-de-bourbes dans la liste dressée par Coolidge, Fawkes et moi-même. Nous travaillons au ministère alors c'est simple de faire le tri ! Et après, c'est la chasse !

-Vous « chassez » souvent ?

-Au début on était à peu près à une chasse tous les un ou deux mois puis on a augmenté la fréquence progressivement, hein Bridgestone ? Oui par ce que c'est lui qui planifie tout ça… Maintenant on en est à environ deux fois par semaine…

Il m'a annoncé ça fier de lui, comme un commercial voulant faire la promo de son produit. C'était de la cruauté pure, cela me fit froid dans le dos. Je repensais à Hermione et sa blessure. Je buvais un coup avec ses agresseurs, la colère montait en moi et comme toujours mon visage était d'un marbre des plus lisses. Je sifflais faussement admiratif.

-Et à quand la prochaine ?

-Ahahahah, je vois que le petit est motivé ! s'exclama Milner.

Bridgestone me regardait avec un léger sourire aux lèvres que je ne savais pas comment interpréter. Je décidais de le lui rendre en prenant une expression niaise. Taylor regarda en coin ce dernier avant de me répondre :

-Demain soir.