Titre : Reste avec moi

Auteur : coqcigrue

NOTE IMPORTANTE :

J'adore vraiment recevoir vos reviews, ça m'encourage à continuer, et puis, il faut le dire, c'est quand même super agréable de se rendre compte que d'autres personnes aiment ce qu'on écrit. Je vous remercie tous de me lire et de reviewer.

Alors pour vous remercier, je vais offrir un One Shot, sur son couple préféré (sauf si je peux vraiment pas) , à la personne qui me laissera la 222ème review pour cette fic. Alors... sachant que vous m'en laissez beaucoup, qu'il reste encore environ 3 chap et un épilogue pour finir cette fic, et que je suis pas douée en math, ça nous donne... (Auteur qui se gratte la tête d'un air perplexe) ... ben je vais vous laisser calculer

Disclaimer : les personnages et l'univers d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, bien évidement, sinon ça se saurait, je les emprunte juste le temps d'une petite fic sans prétention

Résumé : Marre d'être le Survivant ! J'ai décidé de faire une pose dans ma vie en me faisant adopter sous ma forme animagus. Seulement voila, dans la vie, rien ne se passe vraiment comme on l'imagine, et Draco Malfoy est devenu mon propriétaire... SLASH HPDM

Petites Notes en vrac :

ceci est un SLASH, c'est-à-dire une fiction parlant d'une relation homosexuelle, ici entre Harry et Draco, alors si vous n'aimez pas ce genre, passez votre chemin.

Désolée du retard dans la publication, j'ai pas eu le temps de le faire plus tôt (auteur super désolée qui espère se faire pardonner)

J'espère que vous aimerez ce chapitre.

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Chapitre 6

Je ne m'en suis pas si mal tiré, finalement. Il m'a laissé rester avec lui et ne me pose aucune question, même si je sens parfois son regard interrogateur posé sur moi. Je continue à déambuler à quatre pattes dans son appartement, me sentant plus à l'aise avec lui sous cette forme, ça m'évite d'avoir à parler ou m'expliquer.

Il a beaucoup changé depuis Poudlard. A l'époque, il aurait profité de la moindre de mes faiblesses pour m'enfoncer, me faire mal, mais il n'est plus comme ça.

J'ai eu l'impression que mon histoire pathétique l'avait touché, et qu'il me proposait bien plus qu'un petit coin de son appartement... qu'il m'offrait la tranquillité pour me retrouver, la liberté d'être enfin moi, et... un drôle de sentiment...

Pas vraiment de l'amitié, peut-être quelque chose qui s'approcherait de la tendresse ou de l'attachement... je ne sais pas. En tout cas, quelque chose de bien éloigné de la pitié, et je lui en suis reconnaissant.

Moi je ressens un profond respect pour lui, et une grande admiration. Malgré tout ce qu'il a vécu, il fait face... avec un courage presque griffondoresque... mais ça, je ne le lui dit pas, il me menacerait au moins d'avada kedavra pour oser le comparer à un 'griffy'...

Je pense qu'il m'en veut de l'avoir vu si affaibli, ou plutôt qu'il ne supporte pas l'idée que quiconque puisse le voir dans cet état, mais comme le mal est déjà fait, il se résigne comme il peut... il essaye de ne pas le montrer...

Blaise aussi m'a paru soulagé que la situation soit clarifiée.

Je crois que ça lui pesait de cacher quelque chose d'aussi important à son ami... surtout que les colères Malfoyennes sont réputées pour ne pas être particulièrement agréables à subir.

Il ne peut pas encore se déplacer à cause de son genou et il passe son temps à nous tyranniser. Particulièrement Blaise, d'ailleurs, relation patron-employé oblige...

Avec moi il est beaucoup plus gentil. Il ne cesse de me rappeler que je dois penser à manger, ou de me dire que je peux aller me dégourdir les pattes si j'en ai assez de rester sur ses genoux. Il m'a même demandé de le griffer si il m'agaçait trop...

Et puis, il a continué à m'appeler 'chaton', comme si de rien était...

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Après le départ de Blaise, on s'est senti un peu gênés, tous les deux. Je lui ai proposé de soigner sa jambe, et il a accepté avec reconnaissance. J'aurais du y penser plus tôt... même s'il sait que je connais son handicap, il est bien trop fier pour se résoudre à me demander de l'aide, préférant souffrir en silence.

Puis il m'a demandé de l'emmener dans le salon, et de me retransformer en chat. Il m'a fait la lecture, sur un fauteuil devant la baie vitrée, sa main gratouillant distraitement ma tête. Un livre sur l'inefficacité des potions de connaissance... Pour rattraper mon niveau catastrophique en potion d'après lui.

Peu à peu je me suis senti somnoler en entendant sa voix apaisante. A part Hermione, et sans doute Snape, aussi, je ne connaissais personne qui choisisse un manuel de potion comme livre de chevet.

Mais si dans le cas d'Hermione cela s'apparentait à une soif inextinguible de connaissances diverses et variées, une boulimie livresque, pour Malfoy, je penchai plutôt pour une réelle affection pour cette matière subtile.

Alors je l'écoutai intensément, frissonnant doucement sous ses doigts, sa voix que je trouvais presque sensuelle à ce moment là me racontant passionnément l'histoire de potions dont je n'avais même jamais entendu le nom.

Je n'ai pas osé lui dire que j'étais un cas désespéré. Je ne sais pas si mon niveau en potion est rattrapable, ni même si j'ai envie de l'améliorer, mais ce qui est sûr c'est que si les cours avaient été donnés de cette façon, j'aurais tout fait pour être l'un des meilleurs élèves.

Nous avons dîné ensemble, discutant du livre qu'il m'avait lu un peu plus tôt. J'avais fait l'effort de cuisiner quelque chose d'appétissant... Pas que je sois un mauvais cuisinier, j'étais devenu un vrai cordon bleu à force d'être exploité chez les Dursley, mais... je n'avais pas vraiment eu la tête à ça depuis un moment.

Je crois qu'il a apprécié… il m'a même complimenté, enfin… à sa manière. « Tu maîtrises la recette du fondant au chocolat, et t'es incapable de faire la potion la plus simple ! T'es vraiment un cas désespéré, Potter ! »

Puis Draco a voulu se coucher, fatigué, et m'a timidement demandé de garder ma forme humaine pour le serrer dans mes bras, comme quand il était malade. J'avais pris la précaution de l'endormir pour qu'il ne se rende compte de rien, mais il se souvenait de ma chaleur...

J'ai accepté, une boule dans la gorge. Il m'a tendu un bas de pyjama à lui et des sous vêtements propres, refusant que je dorme dans ma robe de sorcier, informe et trop sale pour mériter de toucher ses draps selon lui.

Foutus principes !

Alors je suis parti me changer dans la salle de bain, la mort dans l'âme... pas que ça me dérange de dormir à côté de lui, je m'y était habitué, mais… je me sentais humilié… enfin, pas vraiment humilié, disons plutôt mort de honte... honte de montrer mon corps tel qu'il était devenu...

Je suis retourné dans la chambre, intimidé, croisant les bras sur mon torse dans un geste dérisoire pour me protéger. Il était plutôt mince, et pourtant son pantalon de pyjama glissait sur mes hanches. Tout étudiant en médicomagie aurait été ravi de m'étudier pour voir en volume les os de mon squelette. Je lui demandais une veste de pyjama.

« Pourquoi ? J'ai pensé que les miennes seraient trop grandes pour toi, alors... » Il sembla seulement remarquer ma gêne et mes bras m'entourant convulsivement « oh, pardon, je ne voulais pas… tu sais, ce n'est pas grave, Potter... Harry, tu es peut-être un peu plus maigre que dans mes souvenirs, mais tu n'as pas à te sentir gêné, je ne te juge pas. »

« Je suis désolé. J'ai tellement honte... »

« C'est pas grave, chaton, viens là. » Il tapotait la couverture à côté de lui, et je m'empressai de m'y faufiler, pour soustraire mes côtes à sa vue.

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Cette nuit là, pour la première fois, on a beaucoup parlé. De tout, de rien, de Poudlard, de la Guerre, et aussi de l'après Guerre... de nos blessures cachées... Je ne m'étais pas autant raconté à quelqu'un depuis très, très longtemps, et je crois que pour lui c'était pareil.

Peut-être parce que nous avions un trop plein d'émotions et de détresse à évacuer... ou peut-être parce que nous étions dans la même situation...

Un peu perdus, désespérément seuls et trop fier pour oser s'en ouvrir à quiconque...

Et aussi parce que nous savions mutuellement que l'autre n'utiliserait pas ces confidences, ces faiblesses pour nous blesser. Parce que nous savions qu'après ce soir-là nous n'y reviendrons plus et essayerions d'aller de l'avant...

Parce que la Guerre avait déjà fait suffisamment de dégâts pour ne pas en rajouter en se détruisant soi-même.

Demain serait un autre jour, et demain nous essayerons de surmonter toutes nos peurs, peut-être pas encore de reprendre nos misérables vies à l'endroit où nous les avions laissées, parce qu'il était trop tôt, mais essayer de s'en sortir, petit à petit...

Promesse tacite de deux survivants dans une même chaleur, à la lumière vacillante d'un chandelier par une froide nuit d'hiver.

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Le lendemain, il arrivait à se déplacer avec des béquilles, alors excepté au moment de ses soins, j'ai passé ma journée sous ma forme animagus.

Comme ça, je pouvais recommencer à faire des pitreries et des bêtises sans qu'il ne me gronde... au contraire, il riait, se moquait de moi et de mon caractère de sale gosse, comme il l'appelait. Et puis, ça évite de se chercher des excuses pour ne pas parler.

A l'opposé, Draco était plus bavard que jamais, il me parlait même devant Blaise, sans se soucier d'avoir l'air gâteux à parler à un chat. Blaise semblait un brin étonné, n'ayant, d'après lui, jamais vu son patron si volubile ni si futile.

Mais comme il préférait ça à son humeur grincheuse des mauvais jours – qui revenaient presque tous les jours, d'après lui – il ne s'en plaignait pas...

Même si débattre de l'utilité d'une livraison par cheminette pour les repas des employés des trois usines qu'il possédait tout en expliquant à 'chaton' qu'il ne l'autorisait plus à voyager par ce même moyen de transport pour cause de souillure du pelage intolérable devait être éprouvant... Pauvre Blaise !

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Après le départ de son subordonné, mon blondinet m'a initié à son sport favori. L'achat compulsif de tout un tas de vêtements, par hibou. Son sourire un peu trop éclatant aurait du me prévenir que c'était pas une bonne idée, mais puisque ça semblait lui faire plaisir...

« Puisque mes pyjamas sont un peu grands pour toi, je vais t'en offrir d'autres ! » Il a sorti une petite dizaine de catalogues plutôt imposants d'un placard, et a commencé à en feuilleter les pages.

« Tu hoches la tête pour oui, et tu grognes pour non, d'accord ? Alors, commençons par tes couleurs préférées... le rouge, je suppose... mais tu seras magnifique habillé en vert, ça sera assorti à tes yeux... » Les pages tournaient et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouvais futur possesseur d'une demi douzaine de pyjamas au bas mot.

« Et si on a de la visite, il te faudra aussi de nouvelles robes... Ote moi d'un doute, avant de venir ici, il te restait des vêtements corrects ? Je veux dire, à ta taille et qui ne soient ni élimés, ni troués, ni tachés ou que sais-je d'autre ? » Paradoxalement, ma dénégation sembla le ravir.

« Tu es un cas désespéré, chaton ! Mais si tu voulais refaire ta garde robe, laisse moi te dire que tu es bien tombé, j'ai extrêmement bon goût ! Et ne me regardes pas comme ça, je ne suis pas prétentieux, juste objectif ! »

Une bonne heure plus tard, la commande était partie, et j'étais positivement épuisé ! Je n'aurais jamais cru qu'il existe autant de tissus, ou que la nuance entre le vert émeraude et vert jade était si importante que ça... pour moi, du vert était du vert, point.

Il avait finalement opté pour des pyjamas en soie, des pantalons noirs, des chemises blanches ou vertes, une robe de sorcier noire, des chaussettes avec des petits dessins, parce que c'était le seul point sur lequel je n'avais pas voulu céder, et il m'avait même minutieusement choisi de nouveaux sous-vêtements, sans me laisser voix au chapitre, cette fois.

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Après cet intermède shopping, il se remit à me faire la lecture, encore pour remédier à ma médiocrité en potion. Un grimoire sur l'usage abusif des potions de désir et philtres d'amour cette fois-ci...

Je n'aurais jamais cru que quelqu'un ait l'idée de faire des recherches sérieuses pour écrire un tel livre.

Si je n'avais pas été un chat, je crois bien que j'aurais passé mon après-midi à rougir à tout bout de champ... qu'est ce que ce serait, si il m'avait lu un roman érotique ! Lui ne semblait pas gêné le moins du monde...

C'est rageant de voir à quel point il sait rester maître de lui, alors que moi, je suis une passoire à émotions, je laisse tout transparaître sur mon visage... heureusement que sous ma forme féline j'arrive à un peu mieux me contrôler... je suis resté sur ses cuisses sans bouger, ronronnant quand ses doigts jouaient dans ma fourrure.

Et après, alors que j'avais encore à l'esprit les effets et applications d'une potion de désir particulièrement... efficace, il m'a emmené prendre un bain. Je suis sûr qu'il l'a fait exprès !

Il m'a porté en boitillant jusqu'à la salle de bain, a détaché mon collier et m'a lavé, doucement, avec son shampooing qui sent si bon.

Je crois n'avoir jamais ressenti un tel bien-être, une impression de bonheur absolu pendant que ses mains faisaient mousser le produit sur tout mon corps, me faisant ronronner plus fort que jamais.

Je... à ce moment-là, j'ai... j'ai eu envie de reprendre mon apparence normale pour qu'il me fasse la même chose...

Je ne l'ai pas fait, bien sûr, mais j'en ai eu terriblement, désespérément envie... et je me suis détesté pour ça. C'est vrai, ce n'est pas normal, d'avoir ce genre d'envies. Ca ne devrait même pas m'effleurer l'esprit !

Je... Merde !

C'est Draco !

Et je n'éprouve pas de désir pour lui ! Les garçons ne m'intéressent pas. J'aime être en sa compagnie, mais ça ne va pas plus loin. Et lui, il ne me voit que comme un chat, qui reprend parfois son apparence de sorcier un peu fou.

Je devrai arrêter de trop réfléchir... Ca n'a sûrement rien à voir ! Ça doit juste être une réaction physiologique liée à ma condition animagus, il a dû trouver sans faire exprès des endroits qui font frémir mon corps de chat, c'est tout.

Ou alors, c'est dans ma tête... Je suis seul depuis tellement longtemps... Et puis même, on ne peut pas dire que les quelques très rares relations que j'ai eues aient été satisfaisantes... C'est horrible... je crois que je dois être extrêmement frustré… il faudrait que je prenne le temps d'y remédier...

Et puis, pourquoi je pense à ça, moi, d'abord ? Je devrais seulement me détendre et profiter de ses doigts qui sont tellement doux pour me laver.

Merlin ! Heureusement que je n'ai pas eu de réaction plus compromettante que des ronronnements et quelques frissons...

Heureusement qu'après on a dîné. Sinon, si on avait été se coucher directement après... Honnêtement, je ne crois pas que j'aurais pu le serrer innocemment dans mes bras comme il me l'a demandé.

Toujours est-il que quand il me l'a demandé… de le tenir dans mes bras pour dormir, je veux dire... il y avait cette petite lueur dans ses yeux... J'ai eu l'impression, juste une demi seconde, qu'il savait quelque chose que je ne savais pas... Ca doit être le côté félin qui joue avec mes émotions...

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Voilà voilà… alors, ça vous plait toujours ? Je dois continuer ? Ou vous préférez ranger ça dans la case des fic à ne pas lire ?

Je suis toujours 'reviewivore', alors si vous voulez lire la suite, pensez à me nourrir de reviews, et je me dépêcherais de la publier