Enfin corrigé ! mais comme je ne suis pas douée en orthographe j'ai du laisser des fautes et je m'en excuse !
en tout il ne me reste que deux chapitres à corriger mais l'inconvénient c'est que je ne corrige pas dans l'ordre. le prochain est déjà fait mais le suivant pas encore mais je vais essayer de m'y mettre le plus rapidement possible !
en corrigeant ce chapitre, je me suis demandée dans quel état d'esprit je l'avais rédigé car je le trouve très fleur bleue un peu trop même.
Merci pour vos reviews !
Bonne lecture
Chapitre V
Nous étions restés un long moment enlacés sur la plage à nous embrasser encore et encore. À faire connaissance avec le corps de l'autre. Je me délectais de ses baisers qu'ils soient sur mes lèvres, mes joues, mon cou et bien d'autre endroit. J'adorai sentir ses mains sur moi, redessiner les courbes de mon corps. J'aimai par-dessus tout fourrer mes doigts dans ses cheveux si fins et si blonds presque blancs. Je faisais attention à ne pas poser mes mains dans son dos afin que je ne lui fasse pas mal, c'était encore une zone sensible. Je me contentais de son torse que je caressais à travers sa chemise après avoir écarté les pans de son manteau. Je m'autorisai à toucher sa nuque pour mieux l'attirer à moi.
Cependant, chaque chose aussi agréable soit-elle à une fin. Avec une délicatesse que je ne lui aurais soupçonnée, il se releva sans brusquerie et m'aida à me relever. J'étais sonnée, à des lieux de la réalité. Je le regardai, les yeux interrogateurs et la mine légèrement boudeuse. Il enfonça ses mains dans les poches de son pantalon, haussa les épaules en même temps, avant de reporter son regard vers la mer agitée. Je vis discrètement un petit sourire fleurir sur ses lèvres, mon être entier se réchauffa.
À mon tour, je tournai la tête vers cette étendue bleue et verte, mes doigts cherchèrent les siens et les trouvèrent. Je baissai la tête rougissante. Je risquai un regard en coin dans sa direction son sourire s'élargit encore. Je n'avais besoin de rien d'autre.
Les vacances d'Avril arrivèrent sans que je ne m'en rende compte(1). Je décidais de rester à Poudlard pour réviser mes ASPICs, malgré les demandes pressantes de mes amies pour venir passer les vacances chez Lysbeth. Il est vrai que je passais moins de temps avec elles ces derniers temps. Mais j'avais une raison à cela ; Drago Malefoy occupait jour et nuit mes pensées. C'était pourquoi, je passais plus de temps que je ne devrais au Cottage sur la falaise.
Cette après-midi-là, j'étais allongée sur le lit de Drago en train de lire mon livre de rune posé sur l'oreiller face à moi. Je n'avais qu'à me retourner pour le voir assis en tailleur plongé dans un livre de potion ouvert sur ses genoux. Il posait son menton dans sa paume et son coude reposé sur son genou, il fixait avec intensité les lignes d'écritures, si j'en jugeais par ses sourcils froncés et son front plissé. Il était beau lorsqu'il était concentré.
Je me rendis compte que je n'avais de cesse de le dévisager depuis un certain temps, trop long pour paraître naturel. Toutefois, il ne le remarqua pas. En tout cas s'il l'avait remarqué, il n'en montra rien. Je refermai mon livre et le posai sur la table de chevet. Je m'assis en face de lui de la même manière, nos genoux se touchèrent. Je l'entendis clairement se racler la gorge, cela me fit sourire doucement. Je posai précautionneusement mes doigts sous son menton pour lui relever la tête.
Lorsque je croisai ses yeux gris perle, mon cœur fit un bond dans ma poitrine et une douce chaleur m'envahit l'abdomen. Mes doigts fins glissèrent sur le contour de sa mâchoire, puis finirent leur course sur sa joue. Ses yeux rivés au mien, m'ensorcelèrent. N'était-ce pas ironique pour une sorcière ? J'y décelai des flammes ravageuses qui me firent sentir à la fois importante car jamais un homme ne m'avait désiré à ce point et à la fois vulnérable car cela avait des airs terrifiants bien qu'excitant. Mon cœur battait à tout rompre, son regard me liquéfiait sur place...
Il leva une de ses grandes mains chaudes qui enveloppa ma joue, mon cou. Nous restâmes un long moment à nous regarder dans les yeux. Nous savions au plus profond de nous que ce qui se passerait entre nous était bien plus fort qu'avant. Mais je ne voulais pour rien au monde arrêter cet instant.
Le temps se suspendit tout comme nos cœurs aux bords de nos lèvres. J'inclinai la tête légèrement, attendant l'impact qui sera le déclencheur d'un grand bouleversement. À mesure que son visage se rapprochait du mien, nous fermâmes les yeux connectés. Nous sourîmes discrètement avant le toucher subtil de nos corps.
De suite, des émotions nouvelles me submergèrent sans que je ne puisse lutter contre. En avais-je seulement envie ? Mon être ne désirait qu'une seule personne : Drago. Juste Drago. Je le voulais lui et je le voulais maintenant. Je voulais que pour un seul petit instant il m'appartienne comme je lui aurais appartenu pour un seul instant. Nos lèvres avides remuèrent les unes contre les autres, se dévoraient mutuellement. Nos corps se rapprochèrent davantage. Les cours furent vite oubliés et la passion se déversa en nous.
Délicatement, il bascula sur moi et je me laissai faire, parfaitement en confiance entre ses bras. Il m'allongea avec une douceur extrême sur les couvertures. Le livre de potion tomba au sol en un fracas lourd, nous ne nous en soucions guère. Il attrapa sa baguette avec une expression mutine affichée sur son doux visage. La porte se ferma et se verrouilla en un claquement et les persiennes s'abattirent, plongeant la pièce dans la semi obscurité.
J'enroulai mes bras autour de son cou et l'attirait à moi. Une succession de caresses m'enivra, je perdis pied, si bien que je ne protestai pas quand il commença à m'effeuiller. Il le faisait d'une manière délicate, mes vêtements étaient le papier cadeaux qui enveloppait mon corps, le présent, car je m'offrais toute entière à lui.
Je lui fus reconnaissante d'avoir pris son temps pour me dévêtir, il avait fait preuve d'un profond respect pour ma personne. Surtout que je savais que depuis au moins un an et demi, il n'avait pu toucher le corps d'une personne de sexe féminin, son impatience se faisait sentir contre ma cuisse. Mais étrangement cela ne me parut pas incongrue, mieux encore j'étais particulièrement ravie de la tournure des événements.
Il continuait d'être tendre, il caressait ma peau nue avec ferveur, il m'embrassait avec passion. J'étais agréablement bien. Timidement j'avais commencé à lui enlever l'éternelle chemise qu'il portait - je croie que c'est à cet instant que mon goût prononcé pour les chemises éclora. Les bandages qui encerclaient son torse, me rappelèrent que je devais faire attention. J'étais un peu nerveuse mais il me rassura et m'assura que tout irait bien.
Bien qu'il me caresse sans cesse et qu'il y alla en douceur, je ne pouvais pas dire que ma première fois fut agréable au plus haut point, par rapport à toutes les autres fois qui succédèrent. Au niveau physique, je n'eus pas si mal grâce en grande partie à sa délicatesse et à son écoute de mon corps. J'eus grande peine à détacher mon esprit du tiraillement que je ressentais au plus profond de moi, même si au fur et à mesure il s'était grandement atténué. C'était une sensation plutôt étrange de recevoir un corps étranger en soie et je ne réussis pas à me détendre complètement.
Cependant au niveau sentimental je fus comblée ! J'étais ravie de l'accueillir en moi même si cela me surprenait. J'avais aimé le faite qu'il veuille me faire l'amour, car j'en étais certaine nous n'avions pas juste couché ensemble. J'étais soufflée et attendrie par toute la tendresse dont il fit preuve jusqu'au bout avec moi. Lorsqu'il avait atteint l'orgasme je pensais l'avoir ressenti par procuration, j'avais cru que mon cœur allait exploser !
Il était resté un long moment couché sur moi, après s'être retiré précautionneusement. Il avait embrassé ma modeste poitrine sur laquelle il reposait de tout son poids. Aussi sordide que cela puisse paraître, j'aimais la sensation d'être étouffée sous lui. Puis, ne pouvant toujours pas s'allonger sur le dos il se décala sur le côté et nous couvrit des draps. La tête tournait l'un vers l'autre, nous nous sourîmes honnêtement.
_ Ça faisait longtemps... souffla-t-il soulagé, puis il se mordit la lèvre inférieure. Je suis désolé ça n'a pas dû être très agréable pour toi...
Il leva sa main et pris entre ses doigts une mèche de mes longs cheveux. Je ne fus pas offusquée par sa remarque après tout je m'en doutais. J'acquiesçai à sa remarque me concernant, à quoi bon lui cacher, toutefois je conservais un regard doux pour le rassurer.
_ Je te promets que la prochaine fois se sera plus agréable... murmura-t-il en me regardant droit dans les yeux.
Je souris conquise et heureuse qu'il veuille de nouveau me faire l'amour, je ne l'avais pas rebuté. Je rapprochais mon visage du sien et déposa un doux baiser sur ses lèvres qui signifiait « merci, pour toute l'attention que tu m'as dévouée ». Il sourit, passa son bras autour de ma taille pour me rapprocher un peu plus de lui, il ferma les yeux. Je l'imitais, certes je n'étais pas très à l'aise car j'étais en sueur, l'intérieur de mes cuisses collait et que j'avais l'impression qu'il était toujours en moi, j'avais d'ailleurs toujours un peu la sensation désagréable d'étirement. Cependant j'étais fatiguée et j'avais envie de me réveiller auprès de lui. Nous nous endormîmes rapidement et sereinement.
Lorsque j'émergeai des bras de Morphée, je mis du temps pour rassembler les derniers éléments de ma mémoire. Je me les remémorai et quand je croisai le visage de Drago, je souris et rougis à la fois. Je regardais l'heure : 19h27. Il était grand temps que je rentre si je voulais dîner. J'essayai de me dégager du bras de Drago sans le réveiller, mais il avait le sommeil léger et ne tarda pas à se réveiller.
_ Où vas-tu ? Demanda-t-il d'une voix inquiète même si masquée par le sommeil.
_ Je dois retourner à Poudlard. Répondis-je à contre cœur, je ne voulais pas le quitter.
Je rassemblais mes affaires et m'habillais. J'étais gênée car pendant que j'enfilais et boutonnais mes vêtements il n'eut de cesse de me contempler.
_ Peux-tu arrêter de me regarder s'il te plaît... C'est gênant.
Sans pudeur, il se leva et s'accroupit face à moi alors que je mettais mes chaussures. Il arborait un sourire moqueur.
_ Voyons Astoria. Tu as un corps désirable. Et puis après ce qu'on vient de faire je peux t'assurer que j'ai tout vu. Ricana-t-il joueur.
Je baissais les yeux gênée et ceux-ci rencontrèrent le phallus qui m'avait pénétré. Ça ne faisait pas pareil de voir un sexe masculin dans un livre que dans la réalité. Je couinais sans m'en rendre compte et devins cramoisie. Cette fois ci il rigola franchement et honteuse je me redressai et sortis de la pièce.
Avant de passer la porte, il me demanda si je reviendrai ce soir et je lui soufflai que peut-être. Il se renfrogna et retourna se coucher.
_ Je ne regrette rien... crus-je bon d'ajouter.
Sur ces derniers mots je partis avec une démarche en canard. J'étais un peu consternée par ma façon de marcher et je me forçai à adopter une allure qui ne pouvait trahir ce qui s'était passé.
J'arrivais en retard au repas, cependant dans la Grande Salle il y avait peu de monde à cause des vacances et le peu de monde qu'il y avait ne fit pas attention à moi. J'étais encore sonnée par ce qu'il s'était passée, j'étais joyeuse et quiconque me regardait avec attention constaterai un sourire niais sur mon visage. Je mangeais rapidement, j'avais dans l'optique de retourner au cottage sur la falaise afin de dormir avec Drago. Je savais que je le pouvais puisque j'étais seule dans mon dortoir.
Ainsi, en toute connaissance de cause, je souhaitais bonne nuit à tous ceux qui étaient dans la salle commune et j'annonçai tout haut que j'allais me coucher car j'étais fatiguée. J'eus de vague réponse et je sautillai à moitié quand j'allai monter dans mon dortoir.
Cependant, une personne que je ne pensais pas voir me parler m'accosta avec un air sévère.
_ Galvin ?
_ Où étais-tu ! M'ordonna-t-il de répondre.
Je le regardai un instant interloquée et outrée. De quel droit osait-il me surveiller ?
_ Je ne voies pas de quoi tu veux parler. Et puis tu n'as aucun ordre à me donner. Éludai-je sèchement.
Je tournai des talons rapidement, il était encore sous le choc de ma déclaration et je devais en profiter afin de m'éloigner le plus possible de lui.
_ Ne joue pas à la plus maligne avec moi ! Je découvrirai ce que tu caches !
_ Bonne nuit. Insistai-je lourdement d'une voix glaciale.
Je me dépêchai de monter et pensai que ce ne serait peut-être finalement pas raisonnable de retourner voir Drago. J'avais peur que Galvin fasse le guet devant la porte de la salle commune. À cause de lui, je commençai à prendre conscience que j'étais toujours surveillée et la peur de voir mon secret voler en éclat était poignante.
Cependant, la manière dont j'avais quitté Drago n'était pas correcte. Je m'étais enfuie comme une voleuse. Nous n'avions pas fait quelque chose d'anodin ! Et surtout j'avais envie de m'endormir contre lui. Je l'appréciai j'en étais certaine de là à dire que je l'aimais je ne savais pas. Cette relation était différente de celle que j'entretenais avec Galvin. Je n'étais pas sûre d'aimer Drago comme je le devrais. Était-ce mal alors d'avoir fait l'amour avec lui ? Je n'en savais rien et je préférai laisser les choses couler d'elles même pour y voir plus clair ensuite.
Finalement, une heure plus tard, je pris mon sac et le rempli de mon pyjama et d'affaires propres. Je descendis silencieuse les escaliers qui menaient à ma salle commune et je ne croisai personne. Dans la salle commune il n'y avait personne à mon plus grand soulagement. Je me dépêchai de traverser la pièce et disparue derrière la porte. Je descendis à la voler les marches de la tour*** du château. Je courus presque jusqu'à la salle de cours de Défenses contre les forces du mal. J'espérai de tout cœur que le professeur Hoffmann ne soit pas rentrée. Heureusement que non. Je pris un peu de poudre de cheminette dans ma main et les flammes vertes m'aspirèrent vers un autre lieu.
Lorsque j'arrivai, la maison était plongée dans l'obscurité. Le cœur battant je me dirigeai vers sa chambre. Je l'entrouvris doucement, je ne voulais pas le réveiller. Il dormait profondément sur le ventre comme d'habitude. Je passai la porte et sur la pointe des pieds je m'approchai en essayant de faire craquer le vieux parquet le moins possible. Près du lit, je me dévêtis rapidement et enfilai mon pyjama. Je soulevai les couvertures et il grogna un peu, je me figeai. Puis après un instant où mon corps resta suspendu dans ses mouvements, je me glissai délicatement à ses côtés.
_ Tu es revenue... murmura-t-il la voix ensommeillée.
_ Oui. Soufflai-je en lui caressant les cheveux.
Il se rapprocha de moi, se tourna vers moi les yeux toujours fermés. Il m'enlaçant étroitement et se rendormit son visage proche du mien. Sur le dos, je continuer de lui caresser les quelques mèches blondes qui retombaient sur son front pour l'apaiser. Je m'endormis à mon tour rapidement.
Le lendemain matin, je me réveillai tardivement. Je tournai la tête et je le vis endormis sereinement, ce qui était rare. J'étais heureuse de constater qu'il pouvait dormir d'un sommeil apaisé. Les souvenirs de ses sommeils agités de démons me faisaient froid dans le dos. Doucement, du bout des doigts je lui écartai les mèches blondes qui venaient caresser son beau visage.
Je le trouvai magnifique, ses cicatrices ne me rebutaient nullement au contraire, elles me fascinaient dans le sens où elles me rappelaient que Drago bien qu'en disent certains était un homme courageux ! Il était si facile de se retrouver du bon côté, mais s'il l'avait fait il aurait trahi sa famille et il était certain que ses parents seraient morts s'il s'était rebellé. Ses actes n'étaient en rien excusables et malgré tous ses remords il continuait de vivre. Il voulait vraiment s'en sortir, prouver au monde de la sorcellerie qu'il avait changé, qu'il voulait œuvrer pour le bien de la société.
Alors que je le regardais attentivement, je vis son avant-bras gauche qui était recouvert d'un bandage dont il m'avait interdit de toucher. Ma curiosité fut piquée, je pensais sincèrement que nous avions déjà dépassé le stade de nous cacher certaine chose et je savais déjà ce qu'il s'y cachait : la marque des ténèbres. Je jetais un coup d'œil à l'éphèbe juste en face de moi, puis constatant qu'il était profondément endormi, je retirai le bandage délicatement.
Après plusieurs tours, je tombais sur quelque chose d'accablant. Il y avait bien la présence de la marque des ténèbres très atténuée depuis la mort de Voldemort. Cependant, je ne pouvais aussi constater que trois blessures profondes et étranges car non rectiligne, barraient la marque en diagonale. De plus, elles n'étaient pas cicatrisées ! Ce ne pouvait être un sort car sinon les écorchures auraient été nette. Était-ce une griffure ? Et si c'était le cas, comment l'avait-il reçu ? Je posai mes doigts sur le bas de la blessure et la vérité me frappa dans mon effroi le plus sidérant et angoissant.
_ Je t'avais interdis de regarder. Déclare une voix rauque visiblement en colère.
Je relevai la tête pour croiser deux orbes métalliques me fixer avec sévérité. Mon visage se tordit de tristesse et d'inquiétude.
_ Pourquoi... murmurai-je
_ Au début je voulais effacer la marque... Maintenant je veux qu'il reste une trace de mes fautes afin que je puisse garder en tête mes objectifs. Soupira-t-il en embrassant mon front
Je me blottis contre lui et nichai ma tête dans son cou. Il me caressa les cheveux afin de me réconforter. Nous ne dîmes mot, après tout nous n'en avions pas besoin et puis qu'aurais-je dis, que ce qu'il faisait était mal. Je ne pouvais lui dire car je ne pensais pas ainsi et qu'il était assez lucide pour savoir ce qu'il faisait.
_ Je n'y ai plus touché depuis quelques temps déjà... Avoua-t-il en esquissant un demi-sourire.
Il venait de confirmer mes pensées, il n'était plus aussi tourmenté que ce qu'il l'avait été. Je m'en réjouissais intérieurement sachant pertinemment que ses cauchemars et ses remords ne cesseront jamais de le poursuivre pour autant. Il n'était pas sorti d'affaire et il pouvait replonger à tout moment, mais j'étais là pour le soutenir, j'honorais ma part du marché tout comme s'efforçait-il de le faire.
J'embrassais son cou soulagée en partie. Je me blottis d'autant plus contre lui, appréciant le contact de sa peau contre moi. Je sentis sa main descendre dans mon dos, passer sur mes fesses rebondies puis remonter sur la hanche pour encore descendre avec lenteur toujours plus bas. Je souris contre la peau fine de son cou, en réponse de ses caresses je lui mordillais le lobe de l'oreille. Il frissonna, j'étais fière de moi.
Soudain, il me fit basculer sur le dos et il s'empara de ma bouche avec légèreté. Sa langue titilla la mienne jusqu'à ce que nous fûmes à cour d'oxygène. Taquin, un sourire narquois accroché à ses lèvres désirables, ses mains remontèrent le long de mes cuisses emportant au passage ma chemise de nuit. Je me redressais légèrement pour qu'il l'enlève définitivement. Je me retrouvais totalement nue sous lui. Le rouge me monta tout de même à la joue et son sourire goguenard s'élargit davantage.
Il cajola mes seins avec délicatesse, embrassa ma peau velouté, embrasa mon corps sous chacune de ses caresses plus délectables les unes que les autres. Puis sa tête descendit plus bas, toujours plus bas. Lorsque je compris ce qu'il s'apprêtait à faire, mon teint devint pivoine et je fus assez mal-à-l'aise. Cependant, lorsque je le sentis me caresser intimement, je ne pus retenir un gémissement mélange de surprise et de plaisir. Je me détendis à la suite et je me laissai porter par les vagues de plaisir qui ravageaient mon corps sous ses assauts langoureux. Je ne voulais plus le quitter.
Galvin me suivait de près j'en avais assez, j'accélérai encore le pas, il fit de même. Je n'en pouvais plus depuis la reprise des cours il était encore plus insistant. Il me suivait à tel point que je devais sortir après le couvre-feu pour administrer ses soins à Drago. Il n'aimait pas trop savoir que je devais venir le soir et il n'aimait pas que Galvin me surveille. Il n'était pas quelqu'un de jaloux, ni particulièrement possessif à mon plus grand étonnement ! Il ne me harcelait pas pour avoir des renseignements sur ma vie à Poudlard. Il ne m'interdisait rien, il me faisait simplement confiance, c'était une partie de sa personnalité que j'appréciai.
Cependant, je pouvais constater qu'il avait horreur de ne pouvoir rien faire, d'être obligé de rester ici. Je ne pouvais qu'essayer de le rassurer mais cette histoire m'énervait tellement que mes émotions transparaissaient. Je voulais que cela cesse ! Je commençai à avoir vraiment peur...
Soudain, deux voix féminines alpaguèrent mon ex-petit ami. J'en profitai pour tourner à l'angle d'un couloir. Toutefois, lorsque que je reconnus les voix de mes meilleurs amies, je m'arrêtai et me plaquai contre le mur de pierre afin d'entendre leur conversation. À première vue, mes amies étaient en colère vu le ton sec qu'elles employaient.
_ Qu'est-ce que tu fais Galvin ? Tu croies pas que ça devient du n'importe quoi ! S'exclama Garance méprisante.
_ Attendez-vous n'avez pas remarqué qu'elle est bizarre en ce moment, elle vous cache quelque chose et je suis certain que c'est quelque chose d'important ! Répliqua-t-il énervé de s'être fait arrêté en pleine filature.
_ Tout ce qu'on retient c'est que tu harcèles notre amies. Tu n'es plus avec elle ! Tu n'as aucun droit sur elle ! Gronda Lysbeth les yeux foudroyants.
_ Mais elle vous ment ! Contra-t-il avec véhémence en essayant de forcer le passage.
_ Nous avons confiance en elle ! Rétorqua Garance d'une voix sans appel.
Mon sœur s'emballa face à cette déclaration, elles en m'en voulaient pas de ne pas leur dire. J'étais soulagée, je ne voulais pas qu'elles m'en tiennent rigueur.
_ Vous avez de très bonnes amies Miss. Dit le professeur Hoffmann en me mettant une main réconfortante sur l'épaule.
Je sursautais malgré moi, je ne l'avais pas entendu arriver, mais il semblerait qu'elle ait assisté à la scène. Elle m'offrit un sourire énigmatique et je papillonnai des yeux estomaquée. Puis son caractère changea, passant d'une présence rassurante à une expression colérique. Elle se dévoila et se planta extrêmement droite au milieu du carrefour. Elle darda de ses petits yeux noirs le jeune sorcier :
_ Galvin arrêtez de faire votre Nifleur et venez dans mon bureau. Aboya le professeur de défense contre les forces du mal.
Le Serdaigle ouvrit la bouche pour protester mais la referma aussitôt qu'il vit la fureur de notre enseignante. Penaud, il l'avait suivi jusqu'à son bureau.
Le lendemain, je ne croisai pas la moindre ombre de Galvin, j'en étais soulagée. Le soir, je regardais à la table des professeurs et le professeur Hoffmann m'adressa un clin d'œil discret, je la remerciai d'un signe de tête tout aussi discret. C'était notre secret.
J'étais légèrement anxieuse, c'était pourquoi je n'avais pu me retenir d'aller dormir entre ses bras. Même si cela signifiait se réveiller de très bonne heure. De toute façon si j'étais restée dans mon lit je n'aurai pas dormi, tout simplement car les ASPICs commençaient demain. Drago avait su me réconforter comme il se doit, il m'avait vidé la tête et il m'avait un peu taquiné comme à son habitude.
Je me sentais tellement bien avec lui que je me demandai parfois si toute cette histoire était réelle. Nous vivions au jour le jour, nous ne nous prenions pas la tête, nous étions restés naturels face à l'autre. Avec le retour du beau temps nous nous promenions sur la plage le dimanche après-midi. Ces blessures cicatrisaient parfaitement et il n'avait plus que quelques compresses, je le sentais revivre. Il lui arrivait de temps en temps de faire des cauchemars me rappelant que le mauris sapientis faisait toujours effet et que personne ne m'avait répondu. Je n'avais aucun remède pour l'aider contre les effets secondaires.
Toutefois, plus le temps passait plus je le sentais aller mieux. Il souriait plus souvent, ses yeux avaient retrouvé une étincelle de malice et de sournoiserie typiquement Serpentesque. La couleur de ses yeux c'était grandement éclaircis, ses yeux n'étaient plus plissés sous l'effet de la douleur mais ouvert. Son front avait arrêté de se froncer continuellement, même si je pouvais maintenant voir deux fines rides barrer son front. L'anxiété et la souffrance avait vieillit ces traits cependant pour ma part il était toujours aussi attirant si ce n'était plus depuis que les traits de son visage se sont détendus.
Je sentis ses doigts dans ma main, je tournai la tête vers lui et il m'adressa un sourire narquois face à mon stresse. Légèrement vexée, je passai sur mon visage un masque d'impassibilité et lui de même. Seule la caresse de son pouce au creux de ma paume m'indiqua qu'il me souhaitait bonne chance. Puis, il resserra sa prise sur ma main et nous entrâmes dans la cheminée qui nous avala dans ses flammes vertes.
Nous arrivâmes dans le bureau du professeur Hoffmann, à mon plus grand soulagement elle n'était pas là. Je n'aurais pas su expliquer ma présence sinon. D'un signe de tête, il me signifia que je devais y aller. Je sortis du bureau non sans lui jeter un dernier regard en arrière légèrement inquiète de l'accueil que les écoliers risquaient de lui faire.
Je retrouvai à ma table, les deux amies arboraient un air entendu, mais elles ne posèrent aucune question. J'en soupirai de soulagement, intérieurement, il alla sans dire. Puis à la fin du repas, le professeur McGonagall se leva pour demander aux septièmes années de rester ici. Les autres années partirent vaquer à leur occupation. Ils avaient une semaine et demie où ils n'avaient pas cours, car les professeurs étaient réquisitionnés afin de surveiller les examens écrits. Les cinquièmes années en profitaient pour réviser à fond car dans deux petites semaines, leurs examens auraient lieu.
La traditionnelle première épreuve était toujours la métamorphose. Le matin nous passions l'écrit et l'après-midi nous passions devant un jury après avoir tiré au sort un sortilège que nous devions exécuter. Mardi nous avions potion, avec le matin la préparation d'une potion tirée au sort à réaliser en un temps impartie allant d'une heure et demie à quatre heures. Puis l'après-midi, nous avions deux heures d'épreuve écrite. Le mercredi était réservé aux sortilèges, avec deux heures d'épreuves écrite le matin et l'après-midi une épreuve pratique que nous tirions au sort. Le jeudi était réservé à la défense contre les forces du mal. Avec pour le matin une épreuve écrite et l'après-midi une épreuve pratique. Le vendredi nous avions notre épreuve de botanique, avec une épreuve écrite le matin et l'après-midi une épreuve pratique dans les serres surchauffées.
Le week-end passa rapidement nous achevions nos dernières révisions. Le lundi nous avions histoire de la magie le matin pour ceux qui avaient continué cette matière ce qui n'était pas mon cas avec une épreuve écrite, l'après-midi était réservée aux élèves qui avaient continué l'astronomie, ce qui n'étais également pas mon cas. Les deux derniers jours étaient réservés aux options. J'avais les runes à passer le mardi matin, une traduction d'un texte puis des points de grammaire en relation avec le texte. Le mercredi après-midi j'avais ma partition de piano à jouer devant un jury et une présentation orale d'un morceau que j'avais décortiqué tout au long de l'année.
Malgré mon stress, je m'en sortais plutôt bien. J'avais fait un petit raté en métamorphose mais j'avais fait une potion de régénération sanguine parfaite ! Je m'en étais plutôt bien sortie en sortilège, j'avais plus eu du mal en défense contre les forces du mal surtout en pratique mais la partie écrite avait été facile. En rune le texte que nous avions du traduire était un extrait de la légende sur Tristan et Iseult, j'adorai cette légende. En art et musique magique j'avais joué mon morceau à la perfection, le jury en était resté la bouche bée. Mon professeur de musique avait été fier de moi.
Le rythme d'enchaînement des épreuves avait été particulièrement soutenu et le mercredi soir j'étais vidée de mon énergie. De mon côté et celui de mes amies tout allait bien.
Par contre du côté de Drago on ne pouvait pas en dire autant. Quand il était rentré à Poudlard, nombreux étaient ceux qui avaient chuchoté derrière son dos et ce même chez les Serpentards. Certainement que les critiques les plus virulentes venaient de sa maison qui avait dû supporter toutes les brimades au cours de c'est deux dernières années. La guerre n'était pas finie pour tout le monde ! J'étais assise derrière lui lors des épreuves écrites et je n'étais pas la seule à lui lancer constamment des regards, même si les miens n'étaient pas méprisants. Même le corps enseignant ne semblait pas enclin à le soutenir seul le professeur McGonagall et le professeur Hoffmann semblaient porter un intérêt pour lui. Même si le regard de notre directrice était empreint de tristesse et de pitié.
Pendant les épreuves écrites, puisqu'il avait les mêmes sujets, il ne fut pas victime de discrimination. Nonobstant, les épreuves pratiques les plus ardues semblaient lui être réservées et le professeur Hoffmann ainsi que le professeur McGonagall étaient particulièrement attentives à ce que le jury ne soit pas tendancieux. Ainsi il se retrouva à faire du félix félicis potion qui normalement ne figurait pas pour l'examen national. Mais les examinateurs avaient trouvé la faille en prétextant que le professeur Slughorn l'avait abordée lors de la sixième année de Drago Malefoy.
Aussi bien qu'en métamorphose, qu'en sortilège et défense contre les forces du mal, il se retrouva aussi à exécuter les sorts les plus techniques. Le vice des examinateurs avait été poussé à son maximum lorsque que l'un d'eux avait dit sur un ton de la conversation lors de l'épreuve pratique de défense contre les forces du mal qu'un sort de patronus ne serait pas si dure à exécuter pour lui qu'un doloris ou un avada kedavra. Le professeur Hoffmann était rentrée dans une colère noire et la directrice eut toutes les peines du monde pour la calmer avant de rabatte le clapet à cet ignoble personnage ! Drago n'avait rien dit il a juste exécuté un magnifique patronus à la forme d'un loup. J'étais là j'avais tout vu même les lèvres de Drago murmurer à peine audible « Homo homini lupus est» (2).
Pour ses épreuves de soins de créature animale et de divination, je n'avais eu que des échos, mais il avait su parfaitement exécuter ce qu'on lui demandait !
Tous les soirs pendant la période d'examen, je n'étais pas allée le voir car les filles de ma chambre se seraient doutées de quelque chose. Et pourtant j'avais envie d'aller le voir pour le réconforter. Je me doutais que cette semaine avaient dû être particulièrement éprouvante pour lui. Cela faisait presque deux années qu'il n'avait vu personne ! Et dès qu'il remettait le nez dehors, on l'assaillait de regard noir et méprisant.
C'est pourquoi, j'étais allée le retrouver samedi après-midi au cottage sur la falaise. Je ne le trouvai pas à l'intérieur, je claquai la porte d'entrée et m'élançai sur la falaise. Dès que je le vis, mes foulées s'allongèrent et je fus transportée par une euphorie déroutante et tellement grisante, une impression de liberté qui m'emplissait de joie.
Il se retourna et m'adressa un sourire discret, à quelques mètres de lui, je ralentis puis m'arrêtai. Il me tendit sa main que je saisis en souriant émue. Nous nous contemplâmes un long moment, le vent se fit plus violent et les vagues frappaient rageusement la pierre, mais il faisait beau, les rayons du soleil nous réchauffaient entre deux bourrasques de vents.
Puis soudain, il tira sur mon bras et je me retrouvai entre les siens. Son étreinte fut chaleureuse, rassurante.
_ Merci... me souffla-t-il d'une voix reconnaissante.
Il avait l'air si apaisé à ce moment que sans que je ne puisse les retenir, des larmes de soulagements dévalèrent mes joues et il resserra son étreinte autour de moi. Je t'aime pensai-je, sans pouvoir le lui dire la voix trop émue pour pouvoir parler.
Juin 2000 était sur le point de s'éteindre et avec lui, ma scolarité. J'allais quitter ma maison et j'étais attristée. C'était comme si une partie de moi mourrait, comme si je grandissais d'un coup. Je savais peut-être ce que je ferais à la rentrée mais le dernier trajet dans le Poudlard express ne sera pas aussi joyeux que les autres, car je ne verrais plus jamais mon refuge.
Demain, je quitterai définitivement Poudlard, j'avais eu tous mes ASPICs avec des notes qui n'allaient pas en dessous d'Effort Exceptionnel. A la surprise générale, la personne qui était major de notre promotion n'était autre que Drago Malefoy ! Beaucoup avait crié au scandale mais les faits étaient là. Ils avaient eu les meilleures notes partout. Nombres professeurs qui l'avaient eu, avaient assenti qu'il était un très bon élève et que s'il avait travaillé plus, il aurait eu de meilleurs notes pendant sa scolarité. Le voilà qui leur avait donné raison. Le professeur McGonagall, l'avait félicité pour sa réussite personnellement. Je ne sais pas de quoi ils avaient discuté dans le bureau de la directrice, la seule chose que je savais, c'était qu'il en était ressortit la mine sombre.
L'engouement du à ses notes était vite passé, je le voyais souvent préoccupé, plongé la plus part du temps dans ses pensées. De mon côté, j'étais assaillie par les souvenirs et la nostalgie.
Mais une chose était certaine dans mon esprit, je voulais rester avec lui. Je ne savais pas comment nous allions nous revoir mais, j'étais sûr qu'il irait me chercher. Nous avions une promesse l'un envers l'autre. Je restais à ses côtés et il ferait tout son possible pour se racheter aux yeux de la société.
C'était pourquoi j'avais décidé de lui avouer mes sentiments afin qu'il n'y ait plus aucune ambiguïté entre nous. Je pouvais sentir qu'il tenait réellement à moi. J'avais tendance à me dire que nous n'avions pas forcément de mots pour nous comprendre. J'en étais persuadée.
Il était très doux ce dernier soir avant que je prenne le Poudlard Express. Peut-être s'était-il rendu compte de ma tristesse à quitter ce lieu. Et pourtant au lieu de passer mes derniers instants dans ma maison, je les passais avec lui, dans ses bras. Il m'embrassait doucement, faisait particulièrement attention à ne pas me faire le moindre mal, ses gestes étaient pures caresses, ses baisers d'une telle volupté et son regard chaleureux me réconfortait.
Je ne pus retenir plus longtemps les mots qui sommeillaient en moi et qu'il faisait croître. Il était important à mes yeux malgré son passé, je l'aimais dans son entièreté avec ses qualités et ses défauts, ses rêves et ses démons.
_ Je t'aime.
Il fut profondément surpris au point d'en ouvrir la bouche légèrement, puis au fur et à mesure des secondes, un doux sourire éclaire ses traits et je sentis un énorme poids quitter ma poitrine. Nous fîmes l'amour avec passion et tendresse.
Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, je ne croisais pas deux orbes métalliques mais au contraire deux pupilles d'un noir profond qui me regardaient avec compassion. Je me redressai en sursaut, intriguée de reconnaître cette personne.
_ Professeur ? Interrogeai-je ne voulant y croire.
_ Miss Lalendre et Miss Ziegler se sont inquiétées, elles ne vous ont pas vu ce matin. Exposa-t-elle d'une voix posée.
_ Où est Drago ?
_ Je pense que ceci répondra à vos questions... désigna-t-elle l'enveloppe posée à mon intention sur la table du chevet.
Je la saisis la main légèrement tremblante, je balayai du regard la chambre et je constatai horrifiée que l'armoire en face du lit était vide. Mon cœur se serra, mais le professeur Hoffmann ne me laissa pas me poser plus de questions que cela car sa voix impérative me rappela à l'ordre.
_ Habillez-vous ! Nous allons être en retard sinon.
Je me hâtai de me vêtir, le cerveau déconnecté de la réalité, j'exécutai chaque geste sans que je ne m'en rende compte réellement. Tout était instinctif, comme si mon corps les avait imprimés à l'intérieur même de ses cellules et qu'il était capable d'une volonté propre.
Je ne compris pas très bien comment je suis arrivée à Pré-au-Lard. Le professeur Hoffmann m'expliqua que mes amies s'étaient occupées de mes bagages. Le monde sur le quai de gare me refit prendre conscience de la réalité. J'inspirai profondément comme si j'avais arrêté de respirer il y a longtemps et que je renaissais. Les synapses de mon cerveau se reconnectèrent et je clignai des yeux, hébétée de ce retour à la vie.
Le professeur Hoffmann me tira brusquement par le bras pour que j'avance, j'avais arrêté de bouger sans m'en rendre compte. Sa poigne ferme sur mon bras me faisait mal, mais je ne dis rien. Je pouvais sentir qu'elle était en colère mais je ne sus dire si c'était à cause de moi ou à cause du départ de Drago dont elle n'était visiblement pas au courant. Elle me plaça devant une porte de train et m'y fit grimper.
_ Miss Greengrass ! Me héla-t-elle, je me retournai pour lui faire face. Si vous voulez en parler, je serais toujours à votre écoute. Sans vous juger ! Ni vous sermonner !
J'acquiesçai d'un signe de tête, poliment et elle détourna très vite les talons pour se diriger vers l'avant du train, dans le wagon réservé au professeur.
Je me retournai à mon tour et je vis mes deux amies un air de profonde inquiétude peint sur leur trait. Garance s'élança vers moi et me prit dans ses bras un court instant avant de se rappeler qu'elle devait me remonter les bretelles.
_ Où étais-tu passée ! S'exclama-t-elle espérant une réponse.
_ Je... Je...
_ Astoria, nous n'avons rien dit, nous n'avons jamais essayé de savoir ce qu'il se tramait, mais là c'est allé trop loin. Tu n'imagines pas ce qu'on a du inventé pour qu'on justifie ta disparition. On était morte d'inquiétude. Continua-t-elle
_ Je...
_ Astoria... murmura Lysbeth en s'approchant.
_ Pardon... Pardonnez-moi. Pardonnez-moi. Soufflai-je honteuse de leur avoir causé tant de soucis, les larmes rougissant mes yeux.
Elles se regardèrent, la mine triste. Garance me prit par le bras et m'entraina dans le compartiment qu'elle avait réservé. Elles s'assirent en face de moi et ne me demandèrent rien de plus face à ma détresse. Aujourd'hui encore je m'en veux de ne pas leur avoir tout raconté, certaines choses auraient été plus simples.
Une fois assise, je dépliai la lettre qui m'était adressée, au fur et à mesure de ma lecture mes yeux s'embuèrent de nouveau. Garance et Lysbeth me contemplèrent interloquée mais je ne leur révélai rien.
Astoria,
Beaucoup qualifierai mon geste lâche de salop. Je ne pourrais les contredire. Sache seulement que j'avais prévu depuis longtemps de partir. Je ne pouvais pas rester indéfiniment ici. Même si je dois t'avouer que ce lieu m'apaise.
Sache aussi que ce n'est pas à cause de tes sentiments à mon égard que je suis parti. Ce n'est pas de ta faute, mais plutôt la mienne. Pour dire vrai, je ne savais pas comment continuer notre relation puisque mes blessures sont totalement guéries et que tu n'es plus tenue de venir me voir. La fuite m'est donc apparue comme le meilleur moyen.
Je dois aussi t'avouer que je ne sais plus où j'en suis. Je ne peux pas te dire à l'heure actuelle si je t'aime ou non. Bien que tes mots me sont allés droit au cœur et m'ont fait un bien fou.
Cependant je ne veux pas te donner de faux espoir. Et puis soyons réalistes, nous nous sommes connus à l'abri des autres. Si nous vivons cette relation au grand jour, tu seras blâmée à tort et je me refuse que cela arrive. Tu ne mérites pas d'être traînée dans la boue. Et surtout je ne veux pas me quereller avec toi à ce sujet, je ne veux pas que tu souffres, je ne veux pas que tu me haïsses. C'est peut-être paradoxal, vu qu'en ce moment tu dois certainement me détester.
Mais je veux garder les souvenirs heureux et insouciants que nous partagions au cottage sur la falaise. Je veux chérir ces souvenirs sans qu'ils ne soient pollués par la très probable décadence de notre lien si nous avions continué.
Tu es une personne merveilleuse Astoria, je n'ai pas pour habitude de dire des compliments et encore moins de les écrire, mais je le pense vraiment. C'est pourquoi je te souhaite d'être heureuse sans moi, ce que je ne doute pas.
Prend soin de toi
Drago
Je reposai la tête contre la vitre du Poudlard Express, sous les regards inquiets de mes amies. Doucement, des larmes amères de tristesse dévalèrent mes joues...
Voilà comment mon idylle avec Drago Malefoy prit fin
Notes :
1 : D'après Wikipédia il y a des vacances de printemps bien que je n'en ai pas le souvenir dans les livres.
2 : citation qui apparaît pour la première fois chez Plaute et qui peut être traduit par « l'homme est un loup pour l'homme ». Cette citation a été plusieurs fois reprise au cours des siècles.
