VII Priorités.
PDV Shizuru.
Le professeur aux rubis était sous le choc, comme ses élèves. Comment était-il possible que la directrice, celle qui appréciait le plus Shizuru, puisse ainsi l'avoir giflé ? Elle fut extrêmement embarrassée, elle n'était plus une enfant, et même lorsqu'elle était jeune, jamais on avait osé lever la main sur elle. Elle avait envie de répondre à cette attaque, mais à la place, elle ne chercha pas à répondre à cette provocation, et la protagoniste serra fortement ses poings derrière son dos.
« Vous ! » Aboya la rouquine en fusillant du regard les étudiantes 'élites' qui se raidirent à l'évidente hostilité en leur égard. « Partez immédiatement en direction de mon bureau. »
« Mademoiselle la directrice, elles sont blessées, elles devraient d'abord aller se faire soig- » Mais la châtain ne put continuer sa plaidoirie.
« Si vous ne partez pas, je vous renvoie sur le champ ! Et je m'en fiche de qui est votre père ou famille. Ce ne sont pas eux qui dirigent mon établissement mais moi et personne d'autre ! » Il y avait eu des consternations mais le regard froid et impitoyable de la directrice fit obéir aussitôt ses élèves, puis Mai toisa la beauté aux cramoisis qui détourna le regard en croisant les bras.
« Et vous devriez d'abord agir comme une adulte ! Mais surtout ne vous mêlez pas de mes décisions. À ce que je sache c'est moi la directrice de cette académie et non vous. » De nouveau Viola était sans voix, la Gakuencho l'avait vouvoyée. Et elle semblait être en colère contre elle. Elle ne préféra pas débattre plus longuement, elle haïssait ce qu'il se passait. Elle allait s'en aller, mais se fit fermement attraper par l'épaule.
« Est-ce que je vous ai dit de partir Professeur Viola ? Non, je ne le crois pas, et vous devriez me regarder dans les yeux au lieu de faire votre scène ! C'est vous qui êtes coupable en cet instant ! Alors arrêtez de jouer le martyr, cette image ne vous correspond pas du tout ! » La nommée se retourna brutalement, et fixa son interlocutrice avec dureté.
« Comment osez-vous m'humilier devant mes élèves, et détruire ainsi mon autorité ? Est-ce de nouveau un de vos jeux ? Mademoiselle la directrice ? » La concernée secoua la tête, elle ne comprenait pas ce qui arrivait à sa fille de cœur, comment pouvait être aussi insolente et irréfléchie ? Elle avait peut-être été trop gentille par le passé, mais aujourd'hui, elle ne pouvait se permettre de fermer les yeux. Elle devait lui apprendre la vie.
« T'humilier ? Mais n'est-ce pas toi qui étais en train de te rendre ridicule ? J'avais tellement honte de ta réaction ! Qu'est-ce que je t'ai enseignée toutes ces années ? Des conneries ! Une adolescent qui a la moitié de ton age, et plus mature que tu ne l'es ! Elle a su comment réagir à la situation ! »
« En se battant à en blesser les autres ? Mais oui, c'est une très bonne démonstration de comment bien se comporter. Un vrai animal. Ara, je vous en pris, c'est un nid à problème cette fille qui vient de je ne sais où ! Je n'ai pas confiance en elle ! Depuis qu'elle est arrivée, il y a un tel chaos dans l'académie ! Les étudiantes ne font que parler d'elle ! »
« Es-tu à ce point aveugle pour ne pas te rendre compte que cela existait depuis un moment cet atmosphère nocif ? Tu es dans ton petit monde, à plaindre de tes malheurs que tu ne vois plus ce qui t'entoure ! En tant que professeur, tu dois écouter les autres, et non être le juge et juger sans avoir toutes les cartes en mains ! Et si c'était tes protégées qui étaient en tord ? Tu n'as pas vu à quel point Mademoiselle Zhang était dans un piteux état, et que sa petite sœur était effrayée par Marguerite et sa bande ! Et même ce groupe n'était pas gravement blessé ! Juste des petites marques qui partiront le lendemain ! Mais je ne peux l'affirmer pour Nao Zhang ! » Siffla Mai qui n'en pouvait plus de cette tête de mule, pourquoi ne voulait-elle pas voir la réalité ? Tout le monde pouvait se tromper, et changer ses erreurs, il fallait d'abord avoir la volonté de faire le premier pas.
« Et vous avez certainement toutes les réponses ? Jouez au loto ou devenez voyante. » Provoqua exténuer le professeur, Mai avait envie de la gifler de nouveau, mais elle s'y abstient.
« Une partie oui, mais si tu ne te laissée pas emporter par ta colère, tu l'aurais remarqué, ce n'est pas parce que Natsuki ressemble à Saeko que c'est-»
« Ça suffit ! » Hurla la châtain qui s'emporta véritablement, son regard était sombre, et beaucoup plus effrayant qu'auparavant. « Je vous interdis de prononcer le nom de cette femme devant moi ! Si j'ai mal agi, alors punissez-moi, ou renvoyez-moi, je m'en fiche. » Et Viola s'en alla, alors que la directrice soupira. Voilà que Shizuru faisait en retard sa crise d'adolescence, elle qui ne s'était jamais autant exprimée et rebellée de toute sa vie, elle le faisait maintenant…
Tokiha se sentit mal d'avoir délibérément omis que Natsuki était la fille de Saeko à Shizuru. Cependant, vu les tensions qui existaient déjà, elle ne voulait pas tout faire exploser. Elle allait attendre le bon moment pour tout avouer. Néanmoins, elle ne pouvait pas garder cette information plus longtemps…sinon elle allait perdre définitivement Shizuru…
PDV Natsuki.
La bluette était arrivée à la porte de l'infirmerie avec dans ses bras Nao, elle entendit des piaillements, certainement d'élèves qui cherchaient visiblement toute l'attention de l'infirmer Kanzaki. Elle ne chercha même pas à comprendre l'engrangement des hormones. Une seule chose, ou devrait-on dire personne l'inquiétait.
Une des élèves qui l'avait remarqué, avait donnée un croche-pied à la louve qui chuta presque mais elle eut l'habileté de se rattraper avec de l'aide de cette même étudiante, et la beauté sombre poussa discrètement celle qui lui voulait la blesser, la dite percuta de plein fouet le mur, et elle se mit à sangloter quand du sang sortit de son nez.
« Hé le docteur beau gosse. S'il vous plait, aidez-moi. » Le concernée qui était entourée d'une horde de demoiselle, qui lui donnaient des pâtisseries, huèrent la présence de cette intruse. Mais l'homme rit au surnom qui était simplement un signe d'outrage pour ses admiratrices, et il vit ce qu'il se passait, et la gravité de la situation. Reito se leva aussitôt de son bureau, en se frayant un chemin parmi les étudiantes.
« Que s'est-il passé ? Et toi ? Tout va bien ? » S'enquit soucieux le brun qui guida Natsuki vers un lit près d'une fenêtre. La bluette installa délicatement Nao qui couina de douleur. Puis le médecin observa sa main ensanglantée, il s'avait parfaitement qu'elle avait reçu un coup d'un bâton, la blessure présumait ses réflexions. Et l'homme vit Alyssa, il l'avait déjà vu il y a quelques jours avec une vilaine coupure à la pommette. Elle lui avait dit qu'elle était tombée toute seule, mais elle avait aussi des bleus plus ou moins récent sur ses avant bras. Il ne pouvait la forcer à dire ce qu'il s'était passé, car elle n'allait pas lui avouer ouvertement. Il en avait même parlé à la directrice.
« Ce n'est rien, une vilaine coupure, les os ne sont pas cassée, j'arrive à bouger mes doigts. Elle s'est fait lâchement battre par un groupe, qui s'est acharnée sur elle. Mais le plus important c'est de la soigner. »
« Oui tu as parfaitement raison. Est-ce que vous pouvez partir les filles ? » Dit sèchement l'homme qui commença à inspecter la blessée. Il était certain que la rousse ne voulait pas qu'on la regarde dans son état, elle savait parfaitement qu'on parlerait d'elle. Et qui voudrait qu'on l'espionne dans un moment pareil ? Personne. Alors que les jeunes femmes à la curiosité mal placée, boudèrent, et certaines étaient déjà sur les réseaux sociaux à commenter le moment, et d'autres voulaient prendre des photos. Natsuki tira le rideau qui séparait de l'infirmer et de sa patiente, et elle donna un coup sur un des téléphones qui jouait le paparazzi, qui éclata sur le sol.
« Oh mince, je suis sincèrement désolée, j'ai cru qu'il y avait des mouches, en général, elle adore la merde. » Kruger attrapa plusieurs étudiantes, et les poussa vers la sortie, puis elle referma rapidement la porte derrière elle. Elle pouvait entendre les insultes, et menaces à l'extérieur.
« Elles n'en ont pas marre de parler de leur papa, incapable de vivre par elle-même. » Constata défaite, la combattante aux émeraudes.
« Tu n'as pas peur de te faire de nombreuses ennemie. » Remarqua Reito alors qu'il était en train de couper avec des ciseaux, la chemise de Nao, celle-ci observa avec un regard larmoyant Natsuki, qui accourut en sa direction, et lui prit la main pour la rassurer.
« C'est une perte de temps que d'avoir peur des autres, je préfère vivre ma vie comme je le souhaite, et avec mes propres conviction, et ce qui s'est passé, je ne le cautionne pas, si ces filles à papa veulent me nuire, je les attends, et j'ai vu la misère, la souffrance, et pire que ça. Alors qu'elle ne vienne pas m'ennuyer, je suis patiente, mais j'ai des limites. »
« Tu es courageuse. Mais tu devrais faire attention si tu veux rester en un seul morceau dans cette école. » Avertit Kanzaki qui très admiratif de cette jeune femme. Il l'appréciait beaucoup, elle était différente des autres.
« Non, je vis simplement dans le monde réel. Et certaines ont besoin de retourner plus souvent sur terre. De plus, je n'ai pas l'intention de m'éterniser plus longuement ici, j'ai d'autres priorités. »
