Coucou ;

Voici le septième chapitre. C'est un chapitre très émouvant où l'on accède aux sentiments de Gibbs pour Tony. L'auteure a même imaginé leur première rencontre et c'est très bien construit. Je trouve qu'elle est très douée dans la description des sentiments de nos deux personnages et ça fait du bien. Surtout qu'on connait tous les sentiments qu'a Tony pour son patron adoré mais on n'a que des bribes concernant les sentiments de Gibbs à son encontre même si avec les saisons on voit qu'il tient énormément à lui surtout avec la saison 6.

Pour ceux et celles qui me trouvent bien sérieuse aujourd'hui je vais vous expliquer tout : les médicaments du psy n'ont pas eut d'effets sur moi, mais le vodou s'est avéré plus efficace.

Sur ce très cher lecteurs/lectrices je m'en vais sacrifier une chèvre.

Bonne lecture.^^

Bizzzzzzzzzzzz

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Salut à tous,

Mon internet refonctionne! Woohoo! J'ai Presque terminé cette histoire. Je compte rajouter 2, peut être même trois chapitres supplémentaires. Je pars assister à une convention Supernatural le prochain week-end et je promets (juré promis craché!) qu'elle sera terminée avant mon départ.

Merci beaucoup pour vos merveilleuses reviews, vous avez égaillé ma semaine. :o)

Alors voici les deux prochains chapitres….bonne lecture!

-Moki

Chapitre Sept

.et que je sois damné si je le perds lui aussi.

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Après que Ducky leur ait donné l'indice supplémentaire dont ils avaient besoin, chacun partit travailler. Néanmoins comme ils s'y attendaient, essayer de deviner où Gibbs était parti s'était avéré très difficile.

Leur premier réflexe fut de sauter dans leurs voitures et d'essayer de trouver les agents disparus mais ils savaient tous que cela ne marcherait pas. L'équipe devait réduire le champ de leurs recherches, sinon ils risquaient de perdre trop de temps à chercher Tony et Gibbs au mauvais endroit. Du coup, et même si c'était difficile, ils continuèrent leurs minutieuses recherches.

"Je ne comprends pas," dit Vance principalement pour lui-même et n'attendant pas vraiment une réponse, entrant dans l'open space comme il le faisait toutes les 10 minutes depuis une heure. "Où est-il passé?"

Vance rappela toutes les autres agences et étendit même la zone de recherche aux routes qui ne conduisaient pas exactement au NCIS, cela non plus ne le mena nulle part. On lui dit encore une fois qu'aucun des accidents ne concernait un véhicule ressemblant à leur berline, ou des victimes ressemblant à Gibbs et DiNozzo.

McGee secoua la tête et continua à travailler quand le Directeur sortit de l'open space, se dirigeant vers le MTAC encore une fois.

Comme il terminait ses recherches, McGee vit le sourire malicieux de Ziva quand elle tapa rapidement d'une main, occupée à parler dans un langage que McGee n'avait même pas reconnu au téléphone. Il ne pensait pas que ses contacts à l'étranger pouvaient réellement les aider dans un cas comme celui-ci mais il avait appris depuis longtemps à ne pas sous-estimer l'Israélienne.

McGee et Ziva savaient très bien que quand Gibbs ne voulait pas être bloqué dans les embouteillages, il partait n'importe où pour y échapper. Des fois il partait même à des kilomètres loin de son trajet de base, prenant des routes qui n'en étaient pas unes peu importe la définition qu'on leur donnait. Couper par un champ n'était pas du domaine de l'impossible quand leur patron était déterminé à aller quelque part.

En fait, Tony leur dit une fois (quand il était sûr de ne pas être à portée de claque à l'arrière de sa tête bien sûr) que les raccourcis de Gibbs étaient tout sauf ça.

"Je pense qu'on devrait commencer à les appeler 'rallonges'," observa-t-il après une promenade en voiture particulièrement exténuante censée les ramener à la base. A un certain moment ce jour là la voiture avait fini dans une rivière. N'allant pas à travers, mais dedans. Gibbs avait manœuvré prudemment la voiture dans l'eau peu profonde pour trouver sa voie bloquée par des morceaux de bois dense. Tony avait été le seul sur place et était revenu au bureau avec un conte narrant ce qui leur était arrivé à tous les deux, conduisant à travers l'eau pendant plus d'un kilomètre avant que Gibbs n'ait enfin trouvé une sortie.

Gibbs réussissait toujours à battre Ziva et McGee dans l'autre berline et Ducky et Palmer dans le van en revenant vers la base, et Tony était toujours rapide à le souligner.

Maintenant, ils travaillent tous durement pour trouver où leur patron pouvait être passé quand il découvrit que son trajet sur l'autoroute était bloqué par des milliers de fan de football.

"Cette route n'est pas la bonne."

Ziva et McGee redressèrent la tête surpris de trouver Ducky debout face à la carte, pointant vers l'une des routes alternatives qu'ils avaient marqué comme l'une des 'rallonges' possibles de Gibbs. Il se tourna vers eux pour voir leurs visages surpris en train de le regarder fixement.

"Je sais que je ne suis pas un agent de terrain mais je suis un enquêteur en quelque sorte," dit Ducky, dressant son indexe avec un sourire. "Un médecin légiste doit regarder les faits et arriver à des conclusions, comme vous. Sauf que moi j'utilise le corps humain pour me donner les indices dont j'ai besoin."

"Bien sûr Ducky," dit McGee. "On ne voulait pas dire que tu n'étais pas un enquêteur, mais comment as-tu su exactement que cette route était à écarter ?"

"C'est un corps qui te l'a dit ?" Demanda Ziva avec un sourire malicieux.

Ducky rit.

"Non pas exactement. Quoique cela aurait été intéressant, n'est-ce pas? Non je crains que cela ne soit venu d'une source plus banale que cela."

McGee et Ziva froncèrent en même temps les sourcils toujours aussi perdus.

"J'ai trouvé un site sur le trafic local," admit Ducky timidement.

"Bon travail, Dr. Mallard" dit Vance, pendant qu'il descendait revenant du MTAC. "Cela nous fera au moins une route de moins à vérifier. Nous n'avons toujours rien avec les autres agences."

"Bien cela fait une de moins mais cela nous laisse dix autres possibilités …." Dit McGee et ils regardèrent tous la carte d'un air abattu.

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"Tiens Tony, prends une autre gorgée," dit Gibbs gentiment, rapprochant la bouteille d'eau des lèvres de l'autre homme.

Tony ouvrit la bouche et prit une raisonnable gorgée mais dès que le liquide fut à mi-chemin dans sa gorge il commença à tousser violemment, le poussant à rendre toute l'eau sur eux deux et faisant presque tomber la bouteille des mains de Gibbs quand son corps fut parcouru par de violente convulsions.

"Je te jure Patron que …… je n'ai pas fait ça…. exprès," tenta de dire Tony entre chaque explosion dans sa poitrine.

Gibbs acquiesça. "Oui je sais. Parce que si tu l'avais fait je t'aurais donné des claques d'ici jusqu'à notre arrivée à Norfolk."

"Donc Patron, as-tu eu…. un peu de chance….. avec nos portables?" Demanda Tony, mettant une main sur son torse pour tenter de calmer la bête à l'intérieur.

Gibbs secoua la tête. "Non."

"Du coup on est foutus."

Gibbs s'agaça, sa tête dressée en direction de son agent assis sur le sol.

"Je croyais t'avoir mieux formé que ça, DiNozzo. Tu es avec un Marine, rappelle toi? Les Marines n'abandonnent pas et ça j'en suis certain."

Tony savait que ce n'était qu'une question de temps avant que l'équipe ne vienne les chercher mais la question était, allaient-ils les retrouver ici au milieu de nulle part?

"Es-tu donc désolé maintenant que …. .. tu as pris ce raccourcis?" Demanda Tony avec un léger sourire, parlant doucement pendant qu'il reprenait lentement son souffle.

"Non, mais je suis désolé que tu m'aies fait s'écraser cette voiture." Répondit Gibbs avec un de ces sourires dont il avait le secret, provocant exprès son agent. Après tout, un Tony combattant et râleur était un Tony plus fort.

"Quoi?" Réagit Tony choqué. "Je ne t'ai …." Il s'interrompit, parlant plus fort qu'il ne le voulait, et toussa légèrement. Entourant ses côtes avec un de ses bras à cause de la douleur, il continua. "…. heurté qu'une fois."

"Oui bon, on n'aura qu'à dire que tes fesses sur mon visage n'était qu'une petite distraction."

"On me dit souvent ça."

Gibbs sourit et fut pensif pendant une minute. Cela n'avait pas pris beaucoup de temps pour Tony de deviner ses pensées. Chacun pouvait lire l'autre comme un livre ouvert.

"Il ne vont pas nous trouver, hein Patron?" C'était si léger que Gibbs l'entendit à peine.

Mettant une main sur l'épaule de Tony, Gibbs essaya d'ignorer les frissons qu'il sentit dans le corps de son agent. " Ils nous trouveront. C'est mon équipe, rappelle-toi? Mon équipe est la meilleure. N'oublie jamais cela."

Effrayé par le fait que s'il continuait à parler la toux le reprendrait, Tony ne fit que sourire en réponse et se permit d'être rassuré comme un enfant à qui on expliquait qu'il n'y avait pas de monstres dans le placard. Tony ne rata pas aussi le fait que Gibbs l'avait silencieusement inclus dans la remarque concernant le fait que son équipe était la meilleure.

Laissant sa tête aller en arrière pour s'appuyer sur le tronc de l'arbre qui était devenu sa maison durant les dernières 14 heures, Tony essaya de respirer doucement et se reposa. Garder sa respiration régulière soulageait la souffrance au niveau de ses côtes et dans sa poitrine. Cela ne faisait pas grand-chose pour la douleur dans son crane et la froide douleur émanant de sa jambe cassée mais c'était mieux que rien.

Gibbs remit le bouchon sur la bouteille d'eau, heureux de ne l'avoir pas laissée tomber quand Tony le percuta plus tôt. Gibbs avait trouvé une seule bouteille dans toutes leurs affaires et là il ne restait que très peu d'eau. Les autres bouteilles étaient dans le coffre, avec d'autre objets importants qu'ils auraient pu utiliser, tels que la boite de premier secours. Il aurait fait un meilleur travail avec les objets qu'elle contenait et il aurait même pu mettre des bandages sur la blessure de Tony à la tête. Malheureusement, ils devaient faire sans.

Cela n'échappa pas à Gibbs que les crises de toux de Tony ne faisaient qu'empirer. Tout ce qu'avait pu faire Gibbs était de l'aider à boire quelques gorgées d'eau. Ne voulant pas ajouter la déshydratation à la liste des problèmes de Tony, il espérait que son agent aurait pu boire un peu plus.

Posant la bouteille par terre, Gibbs chercha dans sa poche droite le portable de Tony. Et comme il l'avait fait durant les dernières heures, il se dirigea vers le plus haut point qu'il pouvait trouver dans les alentours et l'alluma. Tournant en rond, il regarda l'écran comme un aigle, espérant voir le signe rassurant des barres apparaissant l'une après l'autre, indiquant un signal.

Encore une fois, il fut déçu et après avoir attendu exactement une minute, il l'éteint. Rangeant le portable de Tony dans sa poche droite, il tapota légèrement sa poche gauche, s'assurant que son propre portable était là. Dans un petit moment il ferait la même chose avec son portable ….en tout cas il l'espérait. La dernière fois qu'il avait allumé son propre portable, le niveau de la batterie était terriblement bas. Il y avait une grande chance que la prochaine fois qu'il essaierait, la batterie serait morte.

Ce qui les laisserait avec seulement un portable et toujours pas de signal.

Gibbs revint vers la position de Tony sous l'arbre. La tête de l'autre homme était appuyée sur le tronc, ses yeux étaient fermés et semblaient tout sauf détendus. Au contraire, son front était plissé, ses lèvres serrées alors qu'il se concentrait sur chaque respiration.

Gibbs ne voulait pas se l'admettre et il ne le dirait jamais à Tony, mais il n'était pas sûr combien de temps il pouvait encore résister comme cela. Son instinct lui hurlait de faire quelque chose pour les sortir de là. S'asseoir et attendre n'étaient pas du tout dans sa nature mais Gibbs savait qu'il ne pouvait aller nulle part étant donné l'état dans lequel se trouvait Tony. Donc même s'il détestait cela Gibbs était forcé d'attendre. C'était la seule chose qu'il pouvait faire pour être sûr de ne pas perdre un autre de ses agents.

Et même si perdre Kate fut très douloureux, Gibbs n'était pas sûr de ce qu'il ferait s'il venait à perdre DiNozzo.

Il savait que certaines personnes pensaient qu'il traitait Tony comme un enfant, voir même comme un fils. Gibbs ne voyait pas forcément Tony comme un fils, quoique... Parfois il était plus comme un petit frère. Un petit frère chiant que vous devez toujours tirer des emmerdes et qui vous donne à chaque fois envie de le taper. Souvent. Mais surtout un petit frère que vous aimez et auquel vous confiez votre vie et vos arrières. Tony avait été auprès de Gibbs pendant plus de sept années, plus longtemps que n'importe quel agent qu'il avait pu avoir comme bleu.

Seigneur, Tony a été le plus ennuyeux des bleus. Pensa Gibbs, souriant brièvement lorsqu'il repensa à ses premiers jours.

Il avait trouvé DiNozzo quand l'autre homme était un jeune détective à Baltimore. Leurs chemins se sont croisés sur une affaire. Un peu comme ce fut le cas avec Kate, Gibbs sut tout de suite que ce jeune homme avait quelque chose de spécial. Quelque chose qu'il voulait dans son équipe. DiNozzo avait une attitude infernale mais quand les choses avaient échappé à leur contrôle, il avait tout de suite foncé. Il n'avait pas aussi eu peur de dire ce qu'il pensait à ses supérieurs quand ils ne furent pas d'accord avec lui concernant l'affaire. Un homme plus faible aurait cédé mais Tony ne le fit pas. Gibbs était présent quand les officiers supérieurs furent surpris de voir que le pressentiment de Tony s'était avéré exact. Gibbs savait tout le long où l'affaire mènerait et attendit simplement de voir si le jeune homme allait voir la même chose que lui.

Le fait était que Tony avait vu ce que les autres n'avaient pas vu, il avait tenu alors bon quand tout le monde le contredisait et ne lâcha pas prise ……oh oui, Gibbs le voulait vraiment dans son équipe. Vraiment.

Gibbs n'avait rien dit durant l'affaire, il travailla juste en collaboration avec l'autre agence comme le lui avait ordonné le Directeur. Quand tout fut fait et dit, il vit l'homme repartir vers sa voiture. C'était la dernière nuit de Gibbs dans la ville et il se dirigea vers lui doucement, il lui tendit sa carte.

"Si vous cherchez un travail, venez me voir," dit Gibbs.

Tony avait regardé la carte surpris, puis sourit. " Vous savez, je pourrais bien vous prendre au mot un jour."

"Et bien si vous le faites vous devez savoir quelque chose."

"Quoi ?"

"J'exige beaucoup de mes bleus. Si vous travaillez pour moi attendez-vous à travailler …..dur."

"Je crois que c'est dans mes cordes."

"Bien."

Tony et Gibbs s'étaient serré les mains et Gibbs revint au NCIS. Deux semaines plus tard il était en train d'entrainer un nouveau bleu. Un qui avait besoin de bien plus de claques derrière la tête que tous les autres réunis.

Maintenant, c'était comme si Tony avait toujours été là. Gibbs ne voulait pas imaginer ce que serait la vie sans lui. Il avait perdu beaucoup trop de personnes ….

Gibbs regarda l'homme se reposant contre l'arbre. D'une certaine manière Tony n'avait pas changé par rapport au jeune homme qu'il était quand il le récupéra. Mais d'une autre manière, il avait beaucoup changé. La vérité est que Tony était un homme maintenant et Gibbs ne donnait pas ce titre facilement.

.et que je sois damné si je le perds lui aussi.