Auteur : Dawnstorm101, qui m'a permit de traduire son histoire
Disclaimer : Je ne possède ni Star Trek, ni l'histoire.
Résumé : La mère de Jim vient à bord de l'Enterprise, à son plus grand malheur. Bones et Spock peuvent-ils le convaincre de réparer leur relation durement endommagée ?
« C'est donc là que tu as dormis. »
Jim se recula en se réveillant, le mouvement le faisant glisser contre le mur. Sa nuque et son dos protestèrent, courbaturés de partout – est-ce qu'il s'était endormi contre le mur ? Le plateau d'échecs était en face de lui, la partie non finie. De l'autre côté du plateau, Spock commençait à se lever, lissant consciencieusement son haut. Jim roula sur le dos, se retrouvant à regarder les visages mi-exaspérés mi-affectueux de Bones et Uhura.
« Tu étais supposé dormir dans ton lit, idiot. » le réprimanda Bones.
« J'ai essayé ? » offrit Jim avec un sourire penaud. Bones roula des yeux et lui tendit sa main. La prenant, Jim se remit sur ses pieds.
« Je ne voulais pas – »
« Me déranger ? J'étais toujours réveillée quand tu es parti. »
Spock cligna des yeux. « Tu n'as rien dit. »
Uhura haussa les épaules, enlevant une peluche de l'épaule de Spock. « Je me suis dit que tu devais être plutôt distrait si tu n'avais pas réalisé que j'étais réveillé. Mais vraiment, Spock ? Dormir avec Jim ? »
Les joues de Spock tournèrent au vert. Uhura sourit, se surélevant pour embrasser sa joue. « Viens, tu as besoin d'un uniforme propre. » dit-elle, prenant sa main pour le mener à l'extérieur.
Bones grogna. « Je vis sur un vaisseau de gamin. »
« Je me souviens distinctement de Scotty mentionnant quelque chose à la fête à propos de toi qui pensait qu'il pensait qu'on était – »
« Tais-toi ! J'ai un hypo et je n'ai pas peur de m'en servir. »
« Nope, le quart commence dans – quand est-ce que le quart commence ? »
« Dix minutes. Tu seras en retard. »
« Non, je ne serais – »
Bones claqua une main sur son épaule non-blessée, le conduisant hors de la pièce. « Je veux jeter un œil à ton épaule avant que tu n'ailles sur ta précieuse passerelle. »
Jim se stoppa, essayant de retourner dans ses quartiers pour mettre son uniforme. « Bones, je vais bien. »
« Tu vas bien quand je le dis. Maintenant, cela irait beaucoup plus vite si tu arrêtais de te battre. »
Jim frissonna, soudainement revenu en face de Kodos, se mordant la langue pour ne rien laisser échapper sur ses gamins.
« Eh Jim, revient dans le présent. »
Les couloirs blancs rutilants réapparurent dans son champ de vision, et il aspira une grande goulée d'air pour ralentir les battements de son cœur. « Désolé. » marmonna Jim.
« Ce n'est pas ta faute. » le réprimanda gentiment Bones. « Maintenant vas-tu aller à l'infirmerie ? »
« Bien... »
« Magnifique. »
Bones garda une main sur son épaule alors qu'ils marchaient vers l'infirmerie, probablement pour prévenir sa fuite. Jim traîna des pieds tout le chemin, espérant futilement que Bones abandonnerait s'il prenait trop longtemps. Bien sûr, l'obstiné docteur Géorgien n'abandonnait jamais un patient, il finit donc torse nu sur un biolit quelques minutes plus tard – quoi qu'il n'avait plus d'écharpe, au moins pour une minute. Petite bénédiction...
Le bruit d'un tricordeur médical se fit entendre. Jim le regarda avec surprise. « Pour mon épaule ? Vraiment ? »
« Je suis le médecin, pas toi. » rétorqua Bones sans même le regarder.
Bones et les réponses indirectes. Pas bon. « Ce n'est pas juste pour mon épaule, n'est-ce pas ? »
Les yeux noisette se posèrent sur Jim avant de se détourner à nouveau. Bones garda le silence, mais Jim avait découvert qu'il avait un moyen de détruire les visages impassibles de quelques personnes. Il s'éloigna du tricodeur, cherchant son haut. « Bones, je vais bien. »
Bones tendit sa main pour bloquer la sienne. « Tu vas bien quand je le dis, gamin. »
Jim tira sa main pour la libérer. « J'ai un boulot à faire. Mon épaule va bien ? »
« Tu as besoin d'une bonne nuit dans un bon lit, Jim. »
« Eh bien, cela n'arrivera pas tant que ma mère sera là, donc est-ce que mon épaule va bien ? » claqua Jim.
Bones sourit triomphalement. « Tu l'as appelé 'ta mère'. »
« Ma longue a fourché. »
« Non. Tu avais besoin d'elle dans ce turbolift. »
« Ce n'est pas le cas. Je n'avais même pas réalisé que c'était elle au début. »
Jim entendit son erreur trop tard, et Bones sauta dessus. « 'Au début', hein ? Ouaip, Jim, tu veux ne définitivement pas qu'elle revienne dans ta vie. »
Jim ramassa vivement son tee-shirt, mais son envie de sortie dramatique fuit ruinée par le fait que son épaule était toujours courbaturée et douloureuse – Bones l'attrapa facilement alors qu'il était toujours en train d'essayer de mettre son haut pour qu'il puisse partir. Stupide règlement vestimentaire.
« Fuir ne mène jamais nul part, Jim. Tu le sais. »
« Ouais, bah, je n'ai pas fui loin de Kodos et de Frank, et regarde ce que cela a donné. » murmura Jim.
« Ok, peut-être que ne pas fuir ne fonctionne pas toujours non plus. Mais pense au moment où tu n'as pas fui – tu as combattu Nero, et fini avec une nouvelle famille. Tu n'as pas fui ton attirance pour Carol, et tu as gagné ta première petite-amie sérieuse. »
« C'était différent. » protesta Jim.
« Ah oui ? Tu aimes faire face aux situations impossibles, Jim, que ce soit être sur un vaisseau Romulien qui ferait passer le vaisseau amiral de la flotte pour un ordinateur du XXème siècle, ou ignorer la règle de non-fraternisation parce que tu aimes une femme. Tu as regardé la mort dans les yeux, et gagné les choses les plus précieuses dans ta vie parce que tu t'es battu pour elles. Cette fois, c'est aller au-dessus d'une vie de mauvais souvenirs. Je sais que c'est dur, surtout des souvenirs comme les tiens – mais la récompense ? Est-ce que retrouver ta mère n'en vaut pas la peine ? »
Jim se focalisa sur le sol, reconnaissant la vérité dans les mots de Bones. Bones enroulant un bras réconfortant autour de lui quand il était blessé, Carol l'étreignant pour qu'il puisse se rendormir après un cauchemar – dans ces moments-là, il se sentait aimé, en sécurité. L'autre jour dans le turbolift, quand sa mère l'avait tenu dans ses bras... Il avait su. Instantanément. Dès qu'il avait entendu sa voix, il avait su qu'il était en sécurité, et il était presque prêt à rester dans ses bras. C'était presque comme quand c'était Carol ou Bones, mais avec... quelque chose en plus. Il s'était demandé si l'amour d'une mère ressemblait à ça. Il en avait même voulu plus – pas qu'il l'admette à qui que ce soit, pas même à lui-même. Jusqu'à maintenant.
Bones ne dit rien, n'ayant pas besoin de confirmation verbale pour connaître le cheminement de pensée de Jim. « Tu n'as pas à porter l'écharpe, mais ne force pas sur ton épaule. »
Jim se racla la gorge deux fois avant de pouvoir faire confiance à sa voix. « Très bien. »
« Maintenant met ton haut et va faire ton boulot. J'en ai un aussi, tu sais. »
Jim sourit en même temps qu'il leva les yeux au ciel « Tu me le rappel à chaque fois que je suis là. Ce qui arrive souvent. Donc, oui, je sais. »
Bones lui jeta un tee-shirt doré, ricanant quand il atterrit sur la tête de Jim et couvrit son visage. « Bien. »
« Ouais. » murmura Jim. « Je vais bien. »
-LLAP-
« Fascinant. »
Jim se pencha au-dessus du poste de son premier officier, regardant les scannes de la planète que l'Enterprise avait trouvé une demi-heure après le début du quart Bêta. « Vous avez raison. Une planète entière que Starfleet n'a jamais trouvé ; classe M et tout. »
« Un écosystème florissant. Capitaine, cette planète semble avoir un immense potentiel pour une nouvelle colonie. » reporta Spock.
Jim acquiesça. « Ouaip, ils en attendent une comme ça depuis un moment. Mieux vaut leur dire le plus vite possible, le Quartier Général sera content de nous pour une fois. »
« Ils n'aiment pas que leur meilleur équipage soit tout le temps presque tué. » plaisanta Sulu.
« Ou leur meilleur vaisseau détruit. » ajouta Chekov d'une voix fluette.
Jim sourit, se redressant. « Spock, faites tous les scannes préliminaires. Je veux connaître le bon moment pour descendre. »
« Oui, Capitaine. »
Jim se stoppa avant d'appeler l'infirmerie. « Comment pensez-vous que Bones va réagir cette fois ? »
Sulu gloussa. « Pas bien, monsieur. »
« On devrait parier sur sa première protestation : le capitaine qui est blessé, ou une autre mission au sol. » suggéra Chekov, un sourire malicieux éclairant son visage. « Je parie sur une autre mission au sol. »
« On a une mauvaise influence sur vous, Chekov. » murmura Jim en secouant la tête.
« Je parie sur le capitaine qui est blessé. » contra Sulu.
Avant que le reste de l'équipage puisse participer, Jim l'appela. « Bones ! On a trouvé une nouvelle planète à explorer. »
Un Bones grognon répondit. « 'On ' ? Tu es blessé. »
« On discutera du paiement plus tard. » murmura Sulu à Chekov. Le jeune homme s'affaissa, offrant ses plus beaux yeux de chiens battus pour ne pas payer, mais Sulu croisa simplement les bras et se détourna.
« Vous devriez savoir maintenant de ne pas parier avec Sulu, Chekov, spécialement à propos de Bones. » le gronda Jim. Parce qu'il était complètement, à cent pour cent innocent en la matière, et par conséquent n'était pas hypocrite. Du tout.
« Attend, quoi ? » demanda Bones.
« Je dois y aller, Bones. »
« N'ose même pas – »
Jim coupa la communication. « Je vous ai vu lever les yeux au ciel, Uhura. »
Uhura toussa violemment, mais cela sonnait suspicieusement comme « Testostérone. »
Jim se tourna pour la regarder, un sourcil haussé, mais elle était concentrée sur son poste de travail. « Ne vous inquiétez pas, Lieutenant, Carol sera revenu dans quelques jours, et vous pourrez toussez pour de faux toutes les deux. »
« Croyez-moi – je compte les jours depuis qu'elle est parti. »
Les portes de la passerelle s'ouvrirent. En se tournant pour voir qui était le visiteur, la bonne humeur de Jim s'évapora instantanément. Il se leva, se retrouvant à moitié chemin entre son fauteuil et le poste de travail de Spock, et il se força à rester debout et à ne pas se pencher vers l'un ou l'autre.
« Hors de la passerelle. »
Sa mère plaça ses pieds dans une position similaire. « Il faut qu'on parle. »
« Pas maintenant. » grogna Jim. « Je travaille. »
« Le travail d'un capitaine ne s'arrête jamais, tout comme celui d'une mère. » rétorqua-t-elle. Les membres d'équipages présents, hormis Spock et Uhura, échangèrent des regards surpris et confus.
« Hors de ma passerelle. » ordonna Jim.
Elle fit un pas en avant. « Tu ne peux pas m'ignorer pour toujours, Jim. »
« Je n'ai jamais dit que je le ferais, j'ai juste dit pas maintenant. Cupcake, escortez-là jusqu'à ces quartiers. »
Cupcake s'avança. « Madame. »
Sa mère tourna un regard perçant sur le Chef de la Sécurité. « Je suis en train de parler avec mon fils, si vous ne voyez pas. »
Cupcake eu le mérite de ne pas flancher. « Je le vois, madame. Si vous voulez bien venir avec moi – » il s'avança, prenant son bras pour l'escorter hors de la passerelle. Dans un mouvement, elle se libéra et frappa Cupcake au visage, du sang s'échappant de son nez maintenant cassé. Jim la regarda choqué, mais elle haussa les épaules nonchalamment.
« Qui a appris à ton frère à se battre, d'après toi ? Pas ton père, c'est sûr – il détestait se battre. »
Attendez. Une différence entre lui et son père ? Il y avait toujours une comparaison, mais...
« D'accord. » murmura-t-il. « Cupcake, allez à l'infirmerie. Spock – »
« Seul. » ajouta sa mère.
« – vous avez les commandes. »
Spock se leva. « Est-ce sage ? » murmura-t-il, essayant d'être discret malgré le fait que tous les yeux étaient braqués sur eux.
« Probablement pas, mais les choses entre nous ne peuvent pas réellement s'empirer, n'est-ce pas ? »
Spock lui concéda le point en acquiesçant, se reculant ensuite. Jim pris une profonde respiration pour se préparer avant de guider sa mère hors de la passerelle vers un coin isolé.
« Qu'est-ce que tu veux ? »
Elle s'adoucit. « Désolé pour ça. J'avais juste besoin de te parler sans tes gardes du corps. »
Jim pointa un communicateur sur le mur derrière eux. « Ils peuvent être là quand je veux. »
« Je sais, je sais. Je ne voulais juste pas attendre. »
« Attendre quoi ? On ne peut pas avoir cette conversation n'importe quand, pas au milieu de mon quart. »
Elle le fixa dans les yeux. « Le Docteur McCoy et le Commander Spock m'ont donnés quelques conseils, et je pense que je comprends que la façon dont j'ai approché ça – dont je t'ai approché toi – n'était pas bonne. Je pense que tu avais raison – je le cherchais lui. Mais maintenant je sais : tu n'es pas lui. Tu ne l'as jamais été. La comparaison est inévitable, parce que je vous aime tellement tous les deux, et que tu tiens beaucoup de lui – mais je te vois toi maintenant. Mon fils. Jim. »
Elle semblait vouloir se convaincre elle-même, mais seule l'honnêteté était présente dans son regard.
« Je réalise maintenant que je n'aurais jamais dû t'ignorer, que je n'aurais jamais dû t'abandonner. J'ai dit que c'était parce que je pensais que c'était la bonne chose à faire, mais vraiment, tu es juste tellement similaire à ton père, et je ne pouvais pas gérer ça. Cela m'a fait faire les mauvais choix. Je sais que je ne t'ai laissé qu'avec des mauvais souvenirs, mais je veux arranger ça. J'en ai besoin. »
« Est-ce que vous comprenez pourquoi je suis revenu vous chercher ? »
Elle disait essentiellement la même chose. Elle était revenue, et il avait besoin de savoir pourquoi avant qu'ils puissent avancer.
« Donc tu es revenue pour lui ou pour moi ? » murmura Jim, ne s'attendant presque pas à avoir une réponse.
Sa mère fit une pause. « Je ne sais pas, honnêtement. Peut-être les deux... Peut-être que je suis revenu parce que je sais qu'il n'aurait jamais voulu que sa mort nous sépare, mais je sais que je reste parce que je veux finalement être la mère que tu as toujours mérité. »
Le silence tomba. Jim chercha dans son langage corporel le moindre signe de déception, mais il vit seulement un espoir désespéré et une complète sincérité.
Hésitante, elle leva le bras, ses doigts passant dans ses cheveux. Jim se tendit, forçant sa main à bouger – mais découvrit qu'il ne le voulait pas, se penchant à la place vers la caresse. Les larmes commencèrent à apparaître dans ses yeux, un sourire soulagé prenant place sur son visage.
Le communicateur sur le mur bipa. « Capitaine ? »
Ils s'éloignèrent l'un de l'autre. Jim appuya sur le bouton. « Bon sang, Spock, ne faites pas ça. »
« Faire quoi ? » s'enquit Spock, son ton légèrement plus haut – de la confusion ? C'était toujours difficile à dire quand ils parlaient par communicateur.
« Peu importe. Que voulez-vous ? »
« C'est le moment optimal pour se téléporter sur la planète. Si vous n'êtes pas trop occupé. »
« C'est bon. Dix minutes. Bones, Sulu, vous et moi. »
« Bien, Capitaine. Spock, terminé. »
Jim remua inconfortablement. « Euh, j'ai une planète à explorer... »
« Oui, va. » murmura sa mère. « On finira cette conversation plus tard. »
-LLAP-
Spock était en train de mettre son phaser dans son holster quand Jim entra dans la salle de téléportation, avec trois bonnes minutes de retard. « Désolé. » dit-il joyeusement.
« Jim, comment fais-tu pour être toujours en retard ? » le gronda Bones.
« Tu es juste nerveux à propos de la téléportation. »
« Ce n'est pas naturel ! »
« Nous savons, Docteur. » intervint sèchement Spock.
Jim bondit sur un plot de téléportation. McCoy se sourit à lui-même, et Spock sut qu'il avait tiré la même conclusion : la conversation de Jim avec sa mère c'était bien passé.
Maintenant, si cette mission au sol pouvait se passer de la même façon cela serait une bonne semaine.
Voilà pour le chapitre de cette semaine : les choses commencent à réellement s'arranger avec Winona !
A dimanche prochain (le 28/05) pour la suite !
SauleMarron19427, pour vous servir !
