Voilà la suite ! Désolée pour l'attente mais je n'ai pas trouvé une minute pour écrire cette semaine !
Bonne lecture !
Happy New Year, Lisa !
Partie 7.
Elle laissa sa main errer sur sa joue puis se retourna et partit.
House écouta ses pas s'éloigner dans le couloir puis revint s'asseoir sur le canapé. Il se servit un verre de bourbon et regarda la table. Elle avait emmené la seule boite de vicodin qu'il lui restait...
Et une intuition lui disait qu'il n'avait pas fini d'en entendre parler.
Il laissa sa tête retomber sur le dossier du canapé et laissa le liquide ambré glisser dans sa trachée.
Elle avait quitté l'avorton...
Elle s'était de nouveau jetée dans ses bras...
Il avait réussi...
A lui de ne plus déconner maintenant...
Il sentit un poids brutal se jeter tout contre lui et aussitôt des relents à la fois aigres et doucereux lui parvinrent.
Il ouvrit les yeux et cria, tout en poussant sans ménagement l'individu à ses côtés :
- Dégage Wilson, tu pues !
Grommelant de multiples mots incompréhensibles, le cancérologue alla sur le fauteuil. Il regarda tout autour de lui et demanda d'une voix pâteuse :
- Cuddy n'est plus là ?
Il ne remarqua pas le regard agressif de House et continua naïvement :
- Vous aviez l'air bien parti pourtant !
- Effectivement ! Mais il y a mieux comme stimulant sexuel qu'un idiot qui vomit peu discrètement ses tripes !
- Beuh...
- Pourquoi as-tu bu comme ça ? Cuddy va te choper demain mon gars ! ça va pas être la joie !
A l'évocation de Cuddy, Wilson se releva chancelant et hurla qu'il n'y était pour rien. House tenta de le calmer :
- James, assieds-toi. Tu étais en caleçon à l'hôpital quand même !
- Cet enfoiré de Lucas me l'a piqué après m'avoir offert à boire. J'en suis sûr ! Vais porter plainte pour vol !
House ferma les yeux de nouveau et soupira. Il venait de comprendre comment le nain les avait retrouvés dans la chaufferie. Il observa son ami puis se leva et le guida jusque son lit.
Il revint ensuite sur le canapé et s'y allongea.
Ce n'était pas cette nuit qu'il irait retrouver Cuddy....
Midi venait de sonner lorsque le diagnosticien entra tranquillement dans le hall de l'hôpital.
- HOUSE !
Le médecin soupira, les yeux levés vers le ciel. Il avait à peine fait cinq pas !
Il se tourna lentement vers la doyenne et l'observa : ses yeux furieux lançaient des éclairs, ses lèvres étaient pincées, ses cheveux noirs raidis encadraient son visage pâle... Elle était tout simplement magnifique !
Mais House tint secret ce compliment et attendit la suite.
- House, il est midi passé ! Où est Wilson ?
- Oh, j'ai un mot de sa maman pour l'excuser. Il a une affreuse migraine et...
- Dans mon bureau House !
Elle vira et partit à grandes enjambées. House la suivit, non sans avoir lancé un clin d'œil heureux à Brenda :
- Les affaires reprennent !
Il entra dans le bureau et ferma la porte. Avant qu'elle n'ait eu le temps de parler, il rajouta d'un ton précipité :
- Votre petit ami Lucas...
- Ex.
- Votre ex-petit ami Lucas a soûlé sciemment mon ami pour nous retrouver vous et moi.
- Il n'aurait pas eu besoin de le faire si vous n'aviez pas eu l'idée de ce plan foireux.
- Foireux ?
House s'arrêta en chemin et la fixa suspicieux. Ce n'était plus la même Cuddy. Ce n'était plus la femme de la veille, prête à lui faire l'amour sur le canapé.
Elle se tourna lentement et il comprit dès lors la cause de son mécontentement : elle tenait dans sa main la boite de vicodin.
Elle tint le flacon devant elle et lut l'étiquette à haute voix :
- Monsieur Stromsky. Septembre 2009.
House tourna les talons et se dirigeait vers la porte mais le "arrêtez-vous" ferme de Cuddy le figea.
Elle vint se placer entre la porte et lui et poursuivit d'un ton coléreux :
- Ce flacon a été volé après votre retour de Mayfield ! Pourquoi House ? Pourquoi l'avoir volé ? Je vous croyais guéri !
Le diagnosticien haussa les épaules.
- En avoir chez moi me rassurait. Mais je n'en ai pas pris !
- Sauf hier soir !
- Sauf hier soir. Et à cause de vous en plus !
La fureur légèrement apaisée de Cuddy reprit de plus belle en entendant ces derniers mots.
Elle approcha son visage du sien et le toisa de ses yeux bleus noircis par la rage.
- C'est aussi de ma faute si vous avez volé le flacon à ce patient ?
- Si vous le dîtes...
- House, vous êtes un emmerdeur !
- Et vous, la reine des emmerdeuses !
- Franchement, je me demande pourquoi j'ai quitté Lucas pour vous, un être égocentrique, roublard et sans scrupules !
- Et je ne sais pas moi ce que je vous trouve, à vous, toujours en train de crier pour un rien, toujours à hurler mon nom, à parler sans chercher à comprendre !
La tension était à son comble. L'air s'électrisait autour d'eux. Ils se toisaient, aussi furieux l'un que l'autre. Aucun ne voulait lâcher le premier.
- Emmerdeur !
- Reine des emmerdeuses !
Ces deux dernières injures furent suivies d'un baiser brutal, violent qui s'adoucit progressivement...
House posa ses mains dans le bas du dos de Cuddy tandis qu'elle enlaçait sa nuque.
Le baiser devint chaud, doux, passionné.
Leurs langues se retrouvèrent en un gémissement de plaisir.
Cuddy laissa glisser sa main enter leurs deux corps et alla caresser le membre tendu sous l'épaisseur du jean.
Elle fit pression et le sentit immédiatement se durcir.
House gémit de douleur et pria Cuddy, en un soupir, de le libérer..
Elle recula alors et susurra d'une voix aguichante à son oreille :
- Je ne veux pas ternir mon image de Reine des emmerdeuses... Je vous laisse donc terminer seul !
Elle sortit du bureau en claquant la porte....
TBC.
