Chapitre 7

Elle est là, enchainée à ce maudit mur. Les muscles de ses bras commencent à s'endolorir. Arguas la toise en souriant, il s'accroupit

- Tu obéis et il n'arrivera rien aux personnes que tu aimes, dans le cas contraire, nous les amènerons aussi ici. Tu as compris et réponds.

-J'ai compris

- Très bien, j'ai l'impression que nous allons bien nous entendre. Je vais te former à exécuter les moindres désirs de Rodrigues. Il ne veut pas te mettre sur le marché, il te veut uniquement pour lui, je crois que tu lui as tapé dans l'œil. Mais avant je vais devoir te dresser, il parait que t'es une coriace. Il prend sa clé et lui enlève les chaines, elle ne bouge toujours pas et elle observe la pièce dans laquelle elle se trouve, juste des murs, juste des murs humides.

Heureusement, elle a encore ses vêtements parce que le froid de novembre est assez vigoureux.

- N'essaie pas de t'enfuir, tu serais morte avant d'être sortie et il serait obligé d'amener ta copine blonde. Tu vas te déshabiller, je vais revenir. Olivia sait qu'elle n'aurait jamais dû sortir, elle a conscience qu'ils ne prendront pas le risque de la laisser s'enfuir, elle va tenter de résister aux assauts, elle sait ce qu'il attend…..elle ne veut pas mourir, elle veut retrouver Alex, son Alex qui doit déjà la chercher, son Alex à laquelle elle n'a pas dit qu'elle l'aimait ce matin. Jusqu'à son dernier souffle, elle s'en voudra d'être sortie, elle allait juste s'acheter à manger. Elle fera tour ce qu'il faut pour ne pas amener Alex vers cette enfer dans lequel elle est tombée….et c'est un à un qu'elle retire ses vêtements.

Il revient, il la toise et elle le fixe de son regard. Il ramasse les vêtements. Il s'approche, elle reste de marbre…..

- Tu devrais apprendre à baisser ton regard devant nous, ne jamais nous regarder dans les yeux Olivia, pour la toute première fois de sa vie, baisse son regard, elle commence à trembler de froid.

Ils sont tous devant l'écran regardant les bandes vidéo que Fin vient de ramener.

- Elle le suit sans résistance s'exclame Alex, Olivia, qu'as-tu fait ? qui est cet homme caché sous cette casquette ?

- Tu ne le connais pas Alex ?

- Non, je ne l'ai jamais vu

- C'est Rodrigues qui est derrière ça ! j'en suis certain hurle Eliott, je vais le ramener ici vite fait ici ! et il a intérêt à me dire où est retenue Olivia.

- Tu ne vas rien faire du tout ordonne Cragen Eliott se lève, et se place devant Cragen

- C'est facile à dire, vous l'avez laissé partir, vous étiez censé la tenir en sécurité. Vous étiez censé la protéger. - Vas-y, passe ta colère sur moi si ça te fait plaisir, mais le moindre geste de travers et c'est Olivia qui en subira les conséquences

- Quelles conséquences dit Alex, et dites-moi la vérité.

- Viols, torture et esclave sexuel répond Munch complètement dépité

- Non, dites-moi que ce n'est pas vrai dit Alex dont les larmes s'écoulaient, vous devez la sortir de là, vous devez la sortir de là, hurle-t-elle.

- Il faut retourner à ce snack demain même heure, ce sont bien souvent des habitués, il faut trouver quel est le premier homme auquel Olivia a parlé suggère Cragen

- On sait que c'est Rodrigues proclame Eliott

- Je le sais Eliott mais sans aucun témoignage, je ne peux pas l'arrêter. Eliott s'approche Alex qui ne tient quasi plus debout

- Viens Alex, je te ramène chez toi

- Je ne peux pas rentrer sans elle

- Tu dois rentrer au cas où elle appellerait, tu dois garder tes repères Alex dit Eliott en s'accroupissant à son niveau.

- Je n'en ai pas le courage. Eliott entend qu'on l'appelle, il se retourne et aperçoit sa femme

- Kathy, je sais … elle sert son mari dans ses bras , elle connait son attachement pour Olivia

- Je comprends Eliott, des nouvelles

- Non …..Kathy aperçoit Alex

- Elle est effondrée …

- Ce malade, si tu savais…..

- Je sais Eliott

- Désolée

- Écoute, tu devrais rester avec elle ….je t'ai apporté des propres vêtements

- Tu es certaine Kathy ?

- Certaine, les enfants sont allés déposer une bougie à l'église

- Tu les remercieras

- Ils aiment Olivia

- Je sais, merci Kathy, tu es une femme extraordinaire

Il ouvre une nouvelle fois la porte, elle tremble toujours autant. Elle s'est recroquevillée sur elle-même. Il s'approche, elle ne bronche pas, elle ne lève pas les yeux.

- Comme tu as obéi, je t'ai apporté une couverture

- Merci dit Olivia Il caresse son visage

- Ça c'est une brave fille , viens près de moi que je te réchauffe…..