Auteur: Si on prenait le temps
Titre: La liste
Disclaimer : Les personnages et le cadre de Poudlard appartiennent à J.K.R, je ne les utilise que pour inventer mes propres histoires, sans en tirer profit
Rating: M pour des relations explicites entre deux hommes et pour un langage cru dans certains passages.
Pairing + Warning: HP/DM, mon couple préféré. Homophobes, s'abstenir.
Note: Bonjour, que l'aventure commence …
Bonne lecture…
Chapitre 7 : Liste des qualités d'un Weasley
Il s'est passé exactement deux jours, 5 heures et 45 minutes depuis que Harry et moi avons été seuls dans la salle de bain le jour de notre arrivée. Et nous n'avons pas pu réitérer l'expérience depuis. Je commence, doucement mais sûrement à devenir fou. Je vois bien également que Harry est à bout de souffle lui aussi. Nous avons besoin de nous retrouver tous les deux ou nous allons exploser. Et je ne parle pas des séances de travaux manuels obligatoires lors de nos douches quotidiennes (séparées).
Il a bien sûr été hors de question que nous partagions une chambre seuls avec Harry. Madame Weasley m'a bien proposé de partager celle des jumeaux mais devant mon refus catégorique elle m'a fait les gros yeux. Pas dupe. C'est étrange comme vous vous sentez comme une misérable larve devant cette femme à la forte personnalité. D'ailleurs, Hermione prend exactement le même chemin. Ron doit avoir un problème au niveau de son complexe d'Oedipe.
Je ne peux pas dire que mon séjour soit désagréable. Les Weasleys sont gentils. Ils avaient organisé une grande fête pour l'anniversaire de Harry, hier. Il a eu pas mal de cadeaux, dont un qu'il a eu pour consigne de n'ouvrir qu'en ma présence. Sûrement un ajout de dernière minute des jumeaux. Harry a rosie très joliment, et moi je me suis marré. Ça les a bien étonné d'ailleurs (je ne vois pas pourquoi, je ris souvent. Bon, peut-être pas en présence des Gryffondors…). Ils se sont par contre tût quand ils ont vu le cadeau que j'avais trouvé pour Harry. Une superbe cape ensorcelée qui permet de prendre l'apparence de n'importe qu'elle personne. Tout le monde a été très impressionné. Severus n'en avait jamais entendu parlé. Je l'avait commandée spécialement en pensant que cela pourrait lui être utile si il voulait réchapper de son attaque contre le Seigneur des Ténèbres, mais cela est une autre histoire. Harry l'a revêtu et je me suis retrouvé en face de mon double. Par contre, il ne faisait aucun doute qu'il ne s'agissait pas de moi. Les yeux débordants d'affection et d'amour de Harry le trahissaient tout de suite. Je ne suis pas aussi transparent que lui (enfin, j'espère…). Nous avons pu faire une partie de Quidditch et j'en aurais pleuré de joie. Je dois aussi dire que les jumeaux sont marrants. Enfin, quand ils se font engueulés par leur mère. Parce que sinon, ils sont insupportables. Ce matin, je me suis retrouvé avec les cheveux aussi roux que les leurs. J'en ai pleuré pour de bon. Harry a rigolé au début, mais quand il a vu que je ne me calmais pas, il a piqué une gueulante. Très impressionnant quand il veut. Les jumeaux ont sentit un mauvais vent souffler et m'ont rendu ma couleur naturelle. Non sans se moquer de mon émotivité passagère. On ne rigole pas avec mes cheveux !
C'est finalement Severus qui nous a donné l'excuse toute trouvée pour nous isoler avec Harry. Il a confirmé le fait que le Seigneur des ténèbres essayait de savoir quels horcruxes avaient été détruits. Il a donc insisté pour que nous continuions nos séances d'occlumencie. Personne n'y a vu d'objection. Madame Weasley a même proposé que nous fassions une séance tout de suite.
- Combien de temps une séance dure-t-elle ? demande-t-elle.
- Je ne sais pas, ça dépend… répond Harry, dont les pupilles commençaient déjà à se dilater d'anticipation.
- C'est pour savoir à quelle heure servir le dîner.
- Oh, dans une heure, je pense…
En disant cela je jette un coup d'œil à Harry qui se tortille sur place, il me lance un regard chargé de sous-entendu et ajoute.
- Disons plutôt deux, alors. Pour être sûr. Et je vous préviens que j'ai souvent une faim de loup… après.
Son regard s'est fait prédateur et je me ratatine sur place. Madame Weasley n'a rien capté. Elle repart dans sa cuisine en nous lançant un « Et je ne veux pas que vous redescendiez avant d'avoir été au bout de l'exercice ! ».
Harry m'attrape la main et murmure entre ses dents « ça, pour aller au bout, on va aller au bout… ». J'avale difficilement ma salive et le suis presque en courrant. Il va me dévorer tout cru, et Merlin, qu'est-ce que j'en ai besoin !
Arrivés dans la chambre, nous tombons nez à nez avec Ron.
- Ron, laisse-nous s'il te plait, nous avons une séance d'occlumencie. Demande Harry avec un ton impatient.
- Oh ! Je peux regarder ?
-NON !
Nous avons presque crié tous les deux et Ron a sursauté. Il boude et quitte enfin la chambre en marmonnant un « pas la peine d'être grossier, je demandais, c'est tout… ».
Harry ferme la porte derrière lui et barricade la porte avec une multitude de sort, puis il se retourne vers moi et me lance :
- A nous deux maintenant !
Oh Merlin, ce qu'il peut être impressionnant quand il s'y met. J'ai l'impression d'être sa proie. Je m'avance et me laisse prendre dans ses bras.
- J'ai bien cru que l'occasion ne se présenterait jamais. Dit-il en parcourant mon visage de baisers tous plus légers les uns que les autres.
Je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie. Ni plus en sécurité. Ni plus aimé. J'ai les yeux fermés et je sens son souffle sur mes lèvres. Quand il m'embrasse enfin je remarque que j'avais déjà entrouvert les lèvres. Il en profite pour y glisser sa langue. Mmhmm…
Tout se passe ensuite très vite. Il me déshabille à une vitesse record, je suis incapable de faire un mouvement quand je remarque la lueur qui illumine ses yeux vert émeraude. Je suis entièrement nu devant lui, avec une érection naissante et lui, on dirait qu'il va pleurer.
- ça va, Harry ? Pour le coup, je suis un peu perturbé, il n'avait pas l'air d'être déçu l'autre jour dans la salle de bain…
- Tu es l'homme le plus beau que j'ai jamais vu…
- Et t'en as vu beaucoup ?
Il rit en se jetant sur mes lèvres. Ça ne répond pas à ma question. Alors je réitère, entre deux baisers.
- Non, sans rire, je croyais qu'il n'y avait que Boot (remarquez la haine qui passe dans le nom …).
- Bien sur, façon de parler. J'en ai vu dans les vestiaires, sous les douches… Mais personne ne tiens la comparaison avec toi.
Il sourit toujours et me pousse vers le lit. Quand mes genoux buttent sur le montant, je le repousse légèrement. Il hausse les sourcils, surprit.
- Et moi, je n'ai pas le droit de te voir ? Tu sais que tu es le premier homme que je déshabille ?
Il fait oui de la tête, aussi ému que moi. Et je joins le geste à la parole en déboutonnant sa chemise. Son torse est si bien dessiné qu'on dirait une sculpture. Sa peau est douce, presque autant que la mienne (oui, parce que c'est connu que j'ai une peau de bébé). Une fois sa chemise retirée, j'ai un temps d'arrêt. Ce que je m'apprête à faire est tout nouveau. Je suis un peu intimidé. Je ne devrais pourtant pas. J'ai déshabillé pas mal de fille. Mais là c'est un garçon. Et je l'aime. J'inspire un coup et déboutonne son pantalon. La ligne de poils bruns qui descend le long de son ventre pour arriver à l'endroit où j'ai mes mains me montre le chemin. Je descend donc sa fermeture éclaire et baisse son pantalon. Il m'a observé pendant tout ce temps. Il semble se réveiller de sa torpeur pour finalement enlever complètement son pantalon. Se débarrassant de ses chaussettes et chaussures par la même occasion. Je me retrouve donc avec un Harry en boxer noir et très excité au vu de la bosse proéminente qui le déforme.
Il m'embrasse et m'allonge sur le lit. Il se redresse ensuite, et, les yeux rivés dans les miens, enlève son dernier vêtement. Merlin ! Il est magnifique quand il est nu. Je sens mon sexe devenu encore plus dure quand je baisse les yeux vers le sien. Il est tellement excité que son prépuce est presque entièrement rétracté, laissant découvrir un gland rosé, tout à fait attirant.
Il me sourit, puis prudemment, se place au-dessus de moi, à califourchon.
- Est-ce que ça va, Draco ? Toujours partant ?
- Je t'assure que si tu ne me fais pas l'amour tout de suite, je vais péter un câble !
Il est si surprit que ses sourcils disparaissent derrière ses cheveux. Qu'est-ce que j'ai dit encore ?
- Tu…tu veux que ce soit…moi… qui te fasse l'amour ?
- Non, au départ je voulais que ce soit Fred, mais comme il n'a pas voulu, je me suis rabattu sur toi.
Il lève les yeux au ciel et reprends.
- C'est pas ce que je voulais dire ! Je pensais que TU voudrais ME faire l'amour.
- Ah, et bien, j'ai eu le temps d'y réfléchir ces derniers jours, et dans la mesure où tu as de l'expérience (je grogne un peu quand même et il sourit), et dans la mesure ou j'ai perdu toute dignité en étant tombé amoureux d'un Gryffondor (là c'est lui qui grogne), je ne vois pas d'inconvénient à ce que ce soit toi qui…domine…
- Tu vas pas le regretter, je t'assure.
Il me fait un grand sourire (presque prédateur) avant de se repaître entièrement de ma peau en la léchant, l'embrasant, la mordillant un peu partout. Effectivement, j'ai perdu toute dignité parce que je cris presque quand il se met à me lécher le nombril. Bon, je cris carrément quand il me fait de nouveau une fellation. Comment j'avais pu oublier à quel point c'était bon ?
Oh…Oh… Merlin ! C'est un doigt que je sens là ? Et Harry qui me regarde avec des yeux attendrit ! Bordel, si il ne se dépêche pas de me la mettre tout de suite, je fais un malheur. Il a dû comprendre à ma façon de m'empaler de moi-même sur les trois doigts qui sont à présent en moi, que ma patience a des limites. Il met mes mollets sur ses épaules. Punaise, il va falloir que je fasse des exercices d'assouplissement ! Enfin ! Oh, Merlin, d'accord, je comprends pourquoi il prenait tout son temps pour me préparer. Ça passe juste-juste. C'est douloureux mais sans plus. Je peux survivre à ça. Par contre, je doute de pouvoir survivre à ses coups de reins. Je vais tourner de l'œil tellement c'est bon. Je gémis honteusement, je cris même quand il accélère encore. Merlin, qu'il est beau. Essoufflé, en sueur, les joues rougies. Et ses yeux ! On dirait deux bijoux brillants. Il n'a pas quitté mon regard. Et moi, je me fais violence pour ne pas fermer les yeux sous le coup du plaisir qui monte. Je ne veux par rater l'expression de son visage quand il jouira en moi.
Putain, Qu'est-ce qu'il fait ! Déjà que j'étais au bord de l'explosion, en plus il commence à me masturber en rythme. Je crois que je vais mourir. Je le supplie d'accélérer encore, d'entrer plus loin en moi. Je n'aurais jamais cru prononcer ces mots là un jour. Il s'exécute immédiatement. Et je meure. Quelque chose à l'intérieur de moi explose et se répand dans mes veines. Je crois que c'est ça la petite mort. Comment ça se fait que je n'ai jamais connu un orgasme aussi intense avec une fille ? Je me poserais des questions après, parce que pour l'instant, le visage de Harry est beaucoup trop intéressant à regarder. Je ne pensais pas que ses yeux pouvaient être encore plus vert. Mais là, ils sont presque noirs tellement ils sont assombris de plaisir. Il est écarlate et essaye de récupérer son souffle. Je le sens toujours en moi, il continue des petits vas et viens. Il se penche en continuant toujours à entrer et sortir, tendrement, doucement, puis il m'embrasse si amoureusement que mon cœur de Serpentard s'embrase.
- Je t'aime Harry.
Il arrête ses mouvements et se retire. Je sens déjà un manque, comme si j'étais fais pour l'accueillir en moi et que je me sentais vide sans lui (Merlin ! que ça sonne Poufsouffe !). Je l'embrasse avec tout l'amour que j'ai et il sourit contre mes lèvres.
- C'est le paradis !
Je suis bien d'accord avec lui. Il se pose sur mon torse et je sens sa respiration ralentir. Dans un sursaut de conscience, je lance un sort pour que nous soyons réveillés dans une petite demi-heure. Puis je sombre moi aussi dans le sommeil.
Je suis réveillé par un corps gesticulant sur moi.
- Harry, qu'est-ce que tu fais ?
- J'essaye d'attraper ce réveil de malheur !
Il se contorsionne pour essayer d'attraper la petite boule qui sonne joyeusement. Je ne l'avais même pas entendue. Je ne peux pas m'empêcher de sourire devant la tête boudeuse de Harry. Ses cheveux sont encore plus en désordre que d'habitude. J'ai comme dans l'idée que c'est à cause de moi… Je fais taire le réveil d'un geste de la main et Harry soupire de soulagement en se recouchant sur moi.
- Non, non, espèce de larve, lève-toi, on va être en retard au dîner.
- He ! Espèce de larve toi-même. Tu es toujours allongé toi aussi.
- C'est peut-être parce qu'un Gryffondor est pratiquement allongé sur moi.
- Ça n'avait pas l'air de te déranger tout à l'heure. Je me trompe ?
Il dit ça pour rigoler, mais je vois bien qu'il attend quand même confirmation.
- Dans la mesure ou je me suis entendu supplier, gémir et hurler de plaisir, non, ça ne m'a pas dérangé…Mais (j'ajoute le « mais » pour contrer son petit sourire suffisant, digne d'un Serpentard) chaque chose en son temps, et pour l'heure, je crois que c'est le moment idéal pour ouvrir le cadeau que t'ont fait les jumeaux pour ton anniversaire.
Il fait une moue chagrine mais se lève quand même. Il ne prend même pas la peine de se rhabiller. Mes yeux glissent (malgré moi…) sur ses fesses musclées qui se dandinent jusqu'à son armoire. Je suis vraiment bien tombé. J'ai fait un excellent choix. Mon petit ami est parfait. Merlin ! Il est parfait aussi de face ! Et il le sait, vu comment il me regarde avec un petit sourire en coin.
- Qui eut cru que Harry Potter soit aussi peu pudique ?
- Mais je suis pudique ! Je ne vais pas me balader comme ça dans toute la maison…
- T'as pas intérêt. J'ai un doute sur les jumeaux… Je ne préfère pas que tu les provoques.
- Les jumeaux…euh, j'ai des images assez bizarres qui font leur apparition dans ma tête. Dit-il en s'asseyant à côté de moi, une grimace dégoûtée sur le visage et le paquet cadeau dans les mains.
- Je suis bien content que ça n'ait pas l'air de te réjouir. Fais-je en lui caressant le bas du dos. C'est un réflexe, dès que j'ai un bout de peau à disposition, je ne peux pas m'empêcher de le toucher. Il me sourit, il aime ça autant que moi. Qui n'aimerait pas mes caresses ?
- Bien, voyons voir.
Il défait le paquet et ouvre la boite. Je ne vois pas ce qu'il y a dedans, mais il devient écarlate. Poussé par la curiosité, et devant le manque de réaction de Harry, je me redresse et baisse les yeux sur le contenu de la boite. Je sens le sang affluer à mon visage… et ailleurs aussi.
- J'arrive pas à croire qu'ils nous aient offert …ça…
- Il te l'on offert à toi… Je n'ai rien à voir là-dedans.
- Il y en a deux ! Donc un pour toi aussi…
- Les deux sont peut-être pour toi ? Je crois que l'espoir peut se ressentir dans ma voix.
- Draco ! Un vert et un rouge. Il n'y a pas de doute !
- Il est hors de question que je mette une chose pareille !
- Si tu le mets, je le met… dit-il d'une voix aguichante…tu n'as pas envie de me voir le porter ?
Bon, j'ai peut-être, un tout petit peu envie de voir Harry porter ce string rouge, mais alors, m'imaginer avec le vert… ça me donne des frissons.
- Merlin ! Mes ancêtres n'ont pas fini de se retourner dans leur tombe ! Ok, je l'essaierai pendant notre prochaine séance.
- Non, allez, Draco… Maintenant, on a encore cinq minutes… Juste pour voir…
Ses yeux verts me supplient…je ne peux rien lui refuser quand il me fait ces yeux là. Quel manipulateur, j'en reviens pas ! Je me lève en soufflant et grognant ostensiblement pour bien lui montrer que je fais ça contre ma volonté. J'attrape le string vert et commence à l'enfiler sous son regard amusé. Argh… C'est extrêmement inconfortable. J'ai l'impression d'avoir les fesses écartées, et je suis très serré. Les ficelles me rentrent de partout dans la peau. C'est horrible.
- Ils ont dû prendre une taille en dessous parce que ça ne va pas du tout.
- Oh que si ! Ça te va comme un gant. Tu es très bien…moulé dedans.
- Je rêve ou tu baves ?
Il lève les yeux au ciel et enfile le sien pendant que je me tortille sur place pour essayer d'être plus à l'aise. Ah ! Je vois ce qu'il voulait dire par « mouler ». Il n'y a rien à deviner de son service trois pièces. Tout est parfaitement mis en valeur par ce triangle de tissu rouge.
- Tourne-toi.
Il obtempère avec un sourire moqueur et je manque de m'étouffer en voyant ses magnifiques fesses surmontées de cette ficelle dont une partie descend, hors d'atteinte. Enfin, hors d'atteint, je pense qu'il ne verrait pas d'objection à ce que j'aille chercher ce bout de tissu, avec la langue…si il le faut… Je me laisse aller, là. Il faut que je me reprenne ou je vais lui sauter dessus et Madame Weasley pourra toujours nous attendre pour le dîner.
- Aller habille-toi, on va être en retard.
Il fait oui de la tête et me contourne pour aller chercher ses affaires. Le vicieux ! Je sens son regard me brûler les fesses, le temps que je me retourne et il me donne une tape dessus en disant que je ferais un malheur sur les plages dans cette tenue. Hors, il est hors de question que quelqu'un d'autre que Harry me voit comme ça !
- Enlève ce string, Harry. Tu ne te baladeras pas comme ça dans la rue. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Manquerait plus que les gens sachent que le Survivant porte des strings !
Une fois nos vêtements remis, je culpabilise un peu (mais juste un tout petit peu).
- Il faudra quand même que tu t'entraînes pour de bon à l'occlumencie.
- On pourra dire qu'on fera vraiment de l'occlumencie une fois sur deux. Ou alors on dit que nos séances durent trois heures et on se garde une petite demi-heure pour s'entraîner.
- Tous les combien ?
- Tous les jours ! Quelle question ! Et pourquoi pas plusieurs fois par jours…
Son regard se fait de plus en plus lubrique et il faut que je quitte cette pièce avant de faire des choses qui pourraient nous faire arriver en retard au dîner. Et effectivement, j'ai faim. Je suis affamé. Il m'a vidé (je crois que je rougit rien qu'avec le double sens de mes pensées…).
Quand nous arrivons à la table du dîner, tout le monde est déjà installé.
- Alors, cette séance ? Demande Madame Weasley.
- Parfait, Harry a été… très bon…
- Oh, mais c'est parce que j'ai un professeur tout à fait compétent !
Je sens comme un échauffement généralisé de l'ensemble de mon corps. Les images des dernières heures me revenant en mémoire n'aident pas à me détendre. Et pour couronner le tout, les jumeaux sont hilares, Ron est rouge écrevisse et Hermione a un petit sourire espiègle que je ne lui connaissais pas. Personne n'est dupe. Sauf peut-être les parents qui semblent absorbés dans leur propre conversation. Ginny n'est pas là.
- Ou est Ginny ? demande Harry qui semble s'en être aperçu en même temps que moi.
- Elle est chez Bill et Fleur. Fleur va s'occuper d'elle. Je ne voulais pas qu'elle soit là quand l'Ordre se réuni. Elle ne doit pas être mêlée à tout ça.
Il est normal qu'ils veuillent protéger leur fille. Mais personne ne m'a demandé si je voulais y être mêlé, moi… Deux poids, deux mesures…
Le dîner est excellent, encore une fois. Les produits ne sont pas très raffinés, les plats non plus, mais au moins ils ont du goût, et la maîtresse de maison se donne du mal. Ma mère serait incapable de faire cuire des pâtes. D'un autre côté, ce n'est pas ce que mon père lui demandait quand ils se sont mariés. C'était une sang-pure tout à fait respectable. Point. Elle lui a donné un fils. Encore mieux. Bon, ok, ce fils s'est fait la malle avec un autre homme pour entrer dans le camp adverse… Mais, sinon, c'était plutôt bien parti (si on omet aussi les incartades féminine et/ou masculines de mon père). Ce qui me fait penser aux différentes qualités des Weasleys (quand je dis qualité, c'est ce qui les caractérise, en l'occurrence, il peut y avoir des défauts…) :
Les Weasleys sont roux (déjà un mauvais point)
Les Weasleys sont trop nombreux pour une si petite maison et sont pauvres
Les Weasleys sont soudés (on ne peut pas leur retirer ça)
Les Weasleys aiment Harry comme un membre de leur famille (et je leur en suis reconnaissant)
Les Weasleys sont fidèles à Dumbledore et à Harry (ça tombe bien, moi aussi, enfin, surtout à Harry…)
Les Weasleys m'ont pratiquement intégré (pratiquement…)
Les Weasleys donneraient leur vie pour Harry (et moi aussi)
Finalement leur bilan n'est pas si négatif que ça. Bon, objectivement, ils sont fréquentables…
Nous avons tout juste le temps de finir le dessert, une tarte à la mêlasse dont je suis un peu jaloux (je reconnais dans les yeux d'Harry quasiment la même lueur d'envie en la regardant que quand il m'a déshabillé tout à l'heure), que déjà les premiers membres de l'Ordre arrivent. Nous avons une réunion ce soir. Maintenant que nous sommes tous majeurs, plus rien ne s'oppose à notre entrée dans ce groupe. Nous sommes donc officiellement des membres de l'Ordre. Ça me fait une belle jambe !
Madame Weasley fait disparaître tout ce qui se trouvait sur la table d'un coup de baguette et nous nous serrons pour laisser de la place aux nouveaux arrivants. Il y a Severus, bien sûr, mais aussi des Aurors que je reconnais grâce à leur uniforme. Il y a aussi notre ancien professeur de Défense contre les Forces du Mal, Remus Lupin. Le Professeur McGonogall est là aussi (à mon grand étonnement). Beaucoup d'autres suivent, que je ne connais pas. Une fois que les dernières chaises sont occupées et que les autres personnes se tiennent debout derrière nous, Severus prend la parole.
- Bien, avant de commencer, je voudrais vous présenter les deux nouveaux membres. Vous connaissez bien sûr, Potter, il a eu dix-sept ans hier, il est donc majeur.
Nous entendons plusieurs personnes lui souhaiter un bon anniversaire en retard. Il hoche la tête et leur fait un sourire de remerciement. Puis Severus continue, en levant les yeux au ciel pour avoir été interrompu.
- Je vous présente également mon filleul, Draco Malfoy, qui nous a rejoint le mois dernier.
Je leur fais un signe de tête mais je remarque immédiatement leurs regards inquisiteurs. Harry s'empare alors de ma main et rajoute :
- C'est aussi mon petit ami.
Ils auraient vu passer Dumbledore en maillot de bain avec une bouée en forme de canard autour de la taille, ils n'auraient pas été plus choqués. Ni plus au bord de l'évanouissement pour certains. Ron a encore grimacé. Pourtant, lui plus que quiconque est conscient de notre lien avec Harry. On partage sa chambre, il voit bien que l'on dort ensemble !
McGonogall a les yeux qui lui sortent de la tête. Ça serait drôle si ce n'était pas alarmant. Ne serait-elle pas trop vieille pour avoir des sensations fortes comme ça ? Heureusement qu'elle est assise. Une autre femme, aux cheveux roses bonbon se dirige vers Harry et le serre dans ses bras en lui disant quelle le félicite pour sa majorité et pour avoir trouvé chaussure à son pied. Je l'aime bien, celle-là. Même si elle a des goûts bizarres. Elle va même jusqu'à me tendre la main.
- Bonjour, Je suis Tonks, enchantée de faire ta connaissance Draco.
- Moi de même Madame.
- Holà là… Appelle moi Tonks sinon j'aurais l'impression d'avoir l'âge de McGo !
Dit-elle en pouffant. Puis elle se plaque la main sur la bouche et ses cheveux virent au carmin.
- Oh, pardon, Minerva, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
- Mais si, mais si, vous avez raison, j'ai été votre professeur, je suis donc bien plus âgée que vous, Tonks.
- Tonks est la cousine de mon parrain, Sirius. Me glisse Harry alors qu'elle récupérait ses cheveux roses.
- Je sais, elle fait partie d'une des branches de ma famille. Une branche très éloignée, tout comme Sirius.
- Oui, une branche bannie. Confirme Tonks, avec pourtant un sourire. Et fière de l'être ! Sans vouloir te vexer, Draco…
- Non, non, moi aussi de toute façon, j'ai du être rayé de l'arbre généalogique des Malfoys.
Maintenant que j'y pense, ça ne me fait ni chaud ni froid. Bizarrement, je suis bien mieux dans cette atmosphère familiale. Et dire que je ne savais même pas ce que cela voulait dire (oui, parce qu'on ne peut pas dire que les Dursleys soient très affectueux). C'est surtout pour Harry que c'est important. Je vois bien qu'il est beaucoup plus heureux ici. Même plus qu'à Poudlard ! Du coup, ça fait très cucul, mais, moi aussi je me sens bien.
- Bien, alors bienvenue dans ma famille ! S'exclame Tonks en me prenant dans ses bras.
Je crois que c'est la première personne qui me témoigne autant d'affection aussi vite. Je l'aime vraiment bien. Et Harry aussi au vu de l'air béat qu'il arbore en nous regardant nous séparer.
- Quand vous aurez fini ces démonstrations…d'affection, nous pourrons peut-être retourner à nos affaires ? Demande Severus en buttant sur le mot « affection ».
Tonks retourne s'asseoir en ébouriffant les cheveux d'Harry au passage (enfin, ébouriffer, elle les a presque mieux coiffé que ce qu'ils étaient). Lupin me fait un signe de tête avec un sourire puis vient se placer derrière Tonks en plaçant ses mains sur les épaule de l'Auror. Tiens, tiens, tiens, le loup-garou aurait-il trouvé lui aussi chaussure à son pied ? Tu parles d'un couple mal assortit !
- Bon, alors voilà. Je pense que vous le savez tous à présent, il ne reste plus que Naguini à abattre, et tous les horcruxes auront été détruits. Et, une fois n'est pas coutume, nous avons de la chance, c'est moi qui suis chargé de m'en occuper, enfin, de le nourrir. Une chose à savoir : Le Seigneur des Ténèbres communique avec lui en fourchelangue. Je ne comprends donc pas ce qu'il lui demande.
- Moi, je pourrais, si vous me montriez vos souvenirs. Intervient Harry.
Rien que de penser à sa voix murmurant des mots en fourchelangue, puis les criant presque, réveille une faim de lui que je ne pense pas pouvoir contenir longtemps. Et dire que la prochaine séance d'occlumencie est pour demain !
- J'y ai pensé, c'est pourquoi je vous ai apporté cela. Il sort de sa robe trois petits flacons contenant une sorte de liquide vaporeux blanc. Des pensées.
Il s'approche de Harry et pose une pensine pas plus grande qu'une noix devant lui. D'un simple sort il lui fait reprendre sa taille normale et verse un des souvenirs dans la cuve. Sans un mot, Harry plonge la tête dedans et reste immobile pendant une trentaine de secondes. Il redresse ensuite la tête en remettant ses lunettes d'aplomb sur son nez.
- Voldemort dit que Naguini n'aurait pas dû sortir seul du manoir la nuit. Que si il veut des souris fraîches il demandera à Severus de les lui apporter. Le serpent à répondu qu'il n'avait pas pu résister à l'attrait d'un rongeur tout chaud. Je pense que vous allez devoir le nourrir avec des animaux vivants à partir de maintenant.
Harry a une grimace et Severus se masse l'arrête du nez en soufflant un « comme si c'était pas suffisant que je sois la nounou d'un reptile… ». Il récupère son souvenir, le réintègre à son esprit et verse le contenu du deuxième flacon dans la pensine. Encore une fois, Harry se penche. Cette fois-ci, il reste plus longtemps. Je fais un tour de table des yeux. Tout le monde est très concentré, le regard rivé sur Harry. Quand celui-ci émerge, il a un sourire goguenard.
- Naguini est amoureux !
Severus se tient cette fois-ci la tête entre les mains et Ron fait tomber la sienne sur ses bras croisés.
- C'est la saison des amours ou quoi ? S'insurge Severus.
- Harry, tu pourrais nous raconter ce qui s'est passé ? demande Remus.
- Vous avez suivit Naguini dans une de ses virées nocturnes n'est-ce pas ? demande Harry à Severus. Celui-ci acquiesce et Harry poursuit. Naguini ne part pas pour chasser. Il va retrouver un autre serpent. Une femelle. Elle a demandé pourquoi il était en retard. Il a répondu que son maître ne dormait pas encore et qu'il ne pouvait pas sortir en sa présence. Elle l'a un peu enguirlandé en disant que les serpents étaient indépendants et qu'ils n'avaient pas de maître. Ils se sont un peu disputés, mais ils ont rapidement…fait la paix. Ils étaient cachés mais leurs sifflements étaient très…explicites.
- Bien, à présent le dernier souvenir.
Harry est resté quelques secondes puis est revenu parmi nous.
- Elle est enceinte.
- Qui ? demande Ron.
- Le serpent femelle, pas Voldemort ! Soupire Harry.
- C'est parfait. On va pouvoir s'en servir pour tuer Naguini. Déclare un des Aurors.
- Ce n'est qu'une bête, il n'a rien fait pour mériter ça ! S'exclame Hermione.
- Il a tué. Des humains, même des enfants. Ce n'est pas Voldemort qui le lui a imposé. Répond remus. Il faut faire la part des choses. Nous épargnerons sa progéniture, mais, lui, il doit être tué.
Hermione hoche la tête. Harry parait triste mais décidé. Severus reprend la parole, ragaillardit.
- Bien, alors, il faut décider du plan d'attaque. Il faut les attaquer tous les deux en même temps. Le serpent doit mourir le premier, mais Harry devra être auprès du seigneur des Ténèbres à ce moment là pour lui porter le coup final. Normalement, quand il sentira le dernier horcruxe mourir, il sera affaiblit. Il faudra alors frapper. Quelqu'un a une idée ?
Les idées fusèrent, d'accord, mais entre celui qui voulait mettre le feu au manoir et celle qui voulait faire croire à une invasion extraterrestre, les solutions n'étaient pas légion. C'est finalement Harry qui proposa une alternative. Je ne suis pas très enthousiaste mais j'ai trois jours pour me faire à l'idée. D'ici dimanche, tous nos problèmes seront réglés. Ou bien nous aurons vaincu le Seigneur des Ténèbres, ou bien nous serons morts.
Merci à vous tous et à bientôt pour la suite…
Si on prenait le temps
