Et voici la deuxième partie.
Chapitre 7 : We are Together
Il se tenait à présent derrière elle posant les mains sur le dossier de sa chaise...Starling se raidit, que comptait-il faire. Il ne lui fallait pas oublier qu'il était un tueur… un psychopathe.
« Vous récolterez toute la gloire ? Viendrez-vous me rendre visite ? » Il approcha son visage de son oreille murmurant « Je pense que l'on pourrait faire plein de choses ensemble »
Clarice se tenait prête à utiliser son couteau, mais Hannibal Lecter se contenta de débarrasser son assiette et de partir dans la cuisine en sifflotant. Elle retint un soupir de soulagement. Cet homme avait tendance à provoquer en elle de grandes tensions émotionnelles.
Il revint quelques secondes plus tard.
« Reprenons notre petit entretien. Vous m'aviez dit ce matin que vous vous disputiez avec votre ami Seth juste avant qu'il ne soit tué. J'imagine que vous lui avez dit des choses que vous regrettez. Quels sont les mots que vous regrettez d'avoir prononcés ce jour-là ? »
« Je ne veux pas en parler »
« Bien sûr que si ! Vous voulez m'en parler parce que vous avez besoin de vous libérer. Ce soir je suis là pour ça Clarice, vous vous souvenez, je vous ai aidé… pour les agneaux. Je vous aiderais pour ça aussi »
« Je lui ai dit qu'il ne vous valait pas »
La jeune femme avait détourné le regard. Son cœur battait très vite.
« Oh, vous parliez de moi ? Dois-je en conclure que je quitte rarement vos pensées agent Starling ? »
« En effet… mais ce n'est pas la question »
« Oh si c'est exactement ce qui vous trouble ! Le fait que vous ayez en réalité de l'attirance pour moi. Et ce depuis le début… je ne pense pas me tromper en avançant cette théorie ma chère. »
« Vous ne savez rien de ce que je ressens ! » Elle s'était levée, en colère.
« Votre réaction prouve que j'ai raison. Ne le niez pas Clarice, cela vous torture. Votre cerveau et votre cœur sont en conflit, vous êtes en réalité en colère contre vous ! »
Hannibal Lecter s'approchait à présent. Elle reculait, même s'il ne semblait pas menaçant.
« Taisez-vous et ne m'approchez pas ! »
Mais il ne l'écoutait pas. Il continuait d'avancer néanmoins lentement.
« Depuis que je suis parti je vous manque avouez le. Vous pouvez me le dire à moi Agent Starling, je ne suis pas votre supérieur ni un de ces idiots de journalistes. Je pense être le principal concerné non ? Oh bien sûr vous avez votre carrière mais elle vous rappelle nos moments passés ensemble »
« Comment osez-vous » Murmura-t-elle « Vous n'avez pas l'impression d'être le centre du monde Docteur ? C'est un peu prétentieux comme attitude. Qui êtes-vous pour prétendre savoir ce que je ressens ?! Moi… amoureuse de vous, cela n'arrivera jamais ! »
« Je n'ai jamais employé le terme « amoureuse » Clarice, mais cela dit vous faites bien de le mentionner »
Elle était presque contre le mur. Le regard perçant de Lecter accrochait le sien comme deux aimants et la jeune femme sentait les larmes de colère et de détresse monter en elle.
« Si cela n'avait été que de l'attirance vous n'auriez pas réagi ainsi, votre visage est traversé par une montagne d'émotions. Vous tremblez et ce n'est pas de colère, mais d'amour ! »
« TAISEZ-VOUS ! » Hurla-t-elle.
Clarice était à présent contre le mur, sa poitrine se soulevait rapidement au rythme de sa respiration et de son rythme cardiaque, traduisant sa colère. Mais son regard s'était fait fuyant, elle avait fermé les yeux alors qu'elle avait crié sa dernière phrase. Hannibal l'avait remarqué, elle refusait de voir la vérité en face sur elle-même, et elle refusait de le regarder. Starling était contre le mur, le visage tourné sur le côté, la respiration bruyante. Il allait devoir changer de stratégie.
«Très bien, j'arrête de parler de vos sentiments puisque c'est ce que vous désirez. Je n'aime pas aller contre votre volonté et je reconnais que vous êtes bornée. » Il lui sourit « Parlons plutôt de moi. Vous n'allez pas pouvoir me dire que ce que je raconte est pure calomnies comme ça hmm ? »
Elle leva les yeux, sans comprendre. Où voulait-il en venir ?
« En ce qui concerne mes sentiments ils ont toujours été clairs pour moi. Je ne me suis jamais caché ce que je ressentais pour vous Clarice. Oh c'est vrai vous pouvez me dire que c'est une simple attirance physique, après tout je ne suis pas le premier qui ait pu avoir envie de vous tripoter n'est-ce pas ? »
Et les garçons qui n'arrêtaient pas de vous sauter dessus ?
« Mais vous savez… nous savons que ça va bien au-delà de tout cela. Il n'y a pas que l'attirance physique entre nous. J'aime ce que vous êtes Clarice, à la fois douce innocente naïve, pure mais farouche, intelligente et caractérielle. Moi je n'ai pas peur de ce qui nous oppose car j'ai toujours vécu dans l'esprit que j'étais libre, libre de choisir ce que je voulais être, ce que je devais faire et avec qui je voulais goûter cette liberté, contrairement à vous. Vos principes moraux, votre idéal de justice vous empêche d'être libre ! »
A présent ils n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Il l'avait prise par la taille. Ses mains fermes la tenaient en place, mais avec douceur, comme quand on a envie de réprimander un enfant, sans lui faire de mal. La jeune femme tenta de se dégager mais sans succès.
« Ma Liberté » poursuivit-il « je veux la goûter avec vous. Et parce que je ne peux pas m'éloigner de l'endroit où vous êtes, je suis en danger, je mets en danger tout ce pour quoi je vis, tout ça parce que vous refusez de voir les choses en face… tout ça parce que votre conscience est prisonnière du FBI. Mais votre cœur m'appartient. Ecoutez-le de temps en temps Clarice ! Faites comme moi… … cela fait longtemps que je n'écoute plus les remords et la morale de ma raison… j'entends mon cœur, il m'a murmuré des tas de choses, de la souffrance, de la haine, de la peur et du malheur, et ce soir il me fait dire ceci. »
Il approcha ses lèvres contre son oreille.
« Je vous aime Clarice »
Le cœur de l'Agent Starling, qui ne savait plus très bien qui elle était réellement finalement, rata un battement. Sa raison qu'elle avait l'habitude d'écouter n'émettait plus aucun signal, seul son cœur lui criait des choses. Des choses qu'elle avait peur de regretter. Clarice ne savait pas, ne savait plus et puis ses yeux rencontrèrent ceux d'Hannibal Lecter et elle frissonna.
« Je vois que vous avez encore du mal à ouvrir les yeux, laissez-moi vous aider »
Et il l'embrassa. Elle ne s'y était pas attendue, et pourtant ce fut comme une délivrance. Comme si elle avait espéré cela depuis longtemps déjà. Ce ne fut qu'un baiser chaste, juste leurs lèvres qui se rencontrèrent. Mais il fut tellement intense. Lecter recula légèrement rompant leur étreinte. Alors elle était libérée, sa raison avait fui, ou alors elle s'était accordait avec le cœur dans une harmonie parfaite.
« Clarice » Murmura-t-il contre son oreille, ce qui l'a fit fondre littéralement sur place.
«Taisez-vous » Chuchota-t-elle en passant ses mains derrière la nuque du Docteur « Embrassez moi ».
Il ne se fit pas prier et reprit leur baiser. Néanmoins, celui-là, fut plus passionné que le précédent. Leur étreinte devint vite plus passionnée. Clarice s'abandonnait totalement, elle avait même oublié son nom. Sans vraiment s'en rendre compte elle était déjà en train de défaire la chemise du Docteur Lecter. Celui-ci sourit.
"Vous êtes pressée agent Starling"
Elle émit seulement un grognement en guise de réponse. Cela le rendit encore plus fou de désir qu'il ne l'était déjà. Pour dire la vérité ce n'était pas que du désir sexuel qu'il ressentait pour Clarice Starling. Avant toutes choses il avait apprécié son temperament, oh bien sûr, il l'avait trouvé belle. Mais Lecter n'était pas comme ce crétin de Mix qui lui avait éjaculé dessus lors de leur premier entretient. Lui il aimait le respect et la beauté. Clarice n'était pas belle, elle était magnifique, comme lorsqu'il contemplait une oeuvre de Boticelli ou de Michel-ange. Sans violence il la bascula sur le canapé à leur droite, alors qu'elle jetait sa chemise sur le sol.
Hannibal frissonna lorsqu'il sentit les doigts de la jeune femme sur sa poitrine, caressant ses muscles. Il commençait à avoir une pilosité grisonante, mais cela lui donnait un certain charme. Clarice sourit avant de déposer quelques baisers dans le cou de son partenaire, le faisant gémir. Les mains de Lecter se posèrent dans son dos, la relevant légerement sans que cela semble lui demander un quelconque effort. Il trouva la fermeture de la robe sans aucune difficulté et la fit glisser par dessus la tête de sa dulcinée, révélant le corps, presque nu de la jeune femme.
Dans cette position, Clarice pouvait sentir l'érection de l'homme contre son bassin. Cela lui fit l'effet d'une bombe, elle saisit les lèvres du Docteur pour l'embrasser avec passion, gémissant de concert avec l'homme dont elle avait tant rêvé depuis deux ans. C'était encore difficile à imaginer, mais pour le moment, la jeune femme vivait tellement dans l'instant, que cette scène lui semblait iréel. Peu lui importait demain, puisqu'aujourd'hui était parfait. Le pantalon du costume, noir d'Hannibal alla rejoindre la chemise et la robe quelque part sur la moquette. Pour dire la vérité, ils n'en avaient que faire. Le désir les rendait fous.
Pourtant ce fut sans précipitation que Lecter dégrapha le soutien gorge qui maintenait en place les seins de Starling. Elle grogna d'anticipation et d'impatience. Pourquoi ralentissait-il tout d'un coup ?!
Il ne fit qu'effleurer les têtons de la jeune femme du pouce, les faisant pointer un peu plus qu'ils ne le faisaient déjà. Clarice gémit, cela le fit frissonner de désir. Et puis il passa sa langue, suçant et mordillant le petit bout de chaire rose qu'il avait pris entre ses doigts.
"Docteur Lecter !"
Il leva les yeux vers elle interrompant sa douce torture et sourit, amusé.
"Je crois que nous pouvons nous passer de ces formalités Clarice."
Alors il enleva les derniers remparts à leur nudité. Ils étaient complètement nus à présent et Clarice pouvait juger à quel point il avait envie d'elle. Son membre tendu était sur le point d'exploser. Elle ne le fit pas attendre, attrapant sa virilité d'une main elle la plaça à l'entrée de son intimité. Elle tremblait de désir. Il comprit... en croisant son regard qu'elle ne pourrait pas attendre plus... cela tombait bien, lui non plus.
Il entra en elle, doucement, ne voulant pas non plus accélérer les choses. Il fallait faire durer le plaisir. Hannibal s'arrêta quelques instants pour contempler la jeune femme. Elle était là, allongée sous lui, nue et tremblante, les yeux mis clos, un petit sourire au lèvres... c'était parfait. Alors il se mit à faire quelques vas et viens, gémissant de concert avec elle. Clarice ne pouvait croire que cela était réel, elle se sentait tellement bien, tellement... elle même, complète et satisfaite. Le plaisir montait à chaque coup de reins et elle accompagnait les mouvements de son partenaire en soulevant son bassin au rythme des vas et viens qu'il faisait en elle.
Ils ne faisaient plus qu'un et alors que le plaisir atteignait son paroxysme, autant pour lui que pour elle, les larmes coulèrent le long des joues de Clarice. C'était des larmes de bonheur. Ils atteignirent l'orgasme ensemble. Parce que finalement, ils n'avaient jamais été vraiment séparé, chacun vivant dans l'esprit de l'autre. Et ce soir ils avaient abandonné leurs étiquettes, ils n'étaient plus Le Cannibale et L'Agent du FBI... ils étaient juste Clarice et Hannibal.
Il s'écroula sur elle... transpirant et haletant. Clarice caressait le dos de son amant le regard dans le vide le sourire aux lèvres.
« Je t'aime Hannibal »
…
Ah oui j'avais oublié de vous prévenir que j'avais écris un lemon... mais bon comme vous êtes responsables, les personnes en dessous de 18 ans, n'ont pas lu cette fanfic, puisqu'elle est classée« M ».
C'était mon premier vrai lemon... alors s'il vous plaît soyez indulgents et si vous avez des conseils à me donner n'hésitez pas:) (je suis même preneuse)
