DISCLAIMER: Ne possède rien si ce n'est le délire dans lequel les personnages qui ne sont pas miens se retrouvent plonger.

Désole pour l'attente mais l'histoire refuse de se diriger vers le but que je lui avais dernièrement fixé! La seconde partie j'espère, vous sera très bientôt offerte mais je ne fais aucune promesse (on fais tout pour la fin de la semaine, we inclus :-) )

Un grand merci à tous ceux qui ont laissé une review!Vous assurez les gars (ou gals!)! J'ai failli oublié ( quel honte!) merciiii à ma bêta qui malgré des exams et le stress associé a une fois de plus fait de son mieux!

Chapitre 7: Patrick (partie 1)

Carl et Paula étaient un couple des plus comblés. Mariés depuis 25 ans, ils formaient un duo gagnant aux yeux du monde. Paula venait d'une famille aisée et s'était mariée à l'âge de 25 ans à Carl un avocat prometteur, qui enchainait les succès depuis qu'il avait décroché son diplôme provenant d'une grande et célèbre université. Un an après cette union naissait un petit garçon plein de fougue et de charme qu'ils appelèrent Eric. Le couple rayonnait de bonheur et quelques temps plus tard Paula annonça à son époux un autre heureux évènement. Celle-ci espérait avoir une petite fille tandis que Carl croisait les doigts pour un autre petit garçon aussi utile et prometteur que le premier. A eux trois se disait-il, ils construiraient l'empire Anderson. Il se voyait déjà se diriger vers des sommets que son père alcoolique et sa mère droguée et morte alors qu'il n'avait pas plus de douze ans, n'auraient jamais pu imaginer leur fils atteindre.

Fier d'être sorti de ce milieu pauvre dans lequel il était né et désireux de prouver à tous et surtout à son bon à rien de père qui n'avait su que le battre quand il avait la force de tenir plus qu'une bouteille d'alcool, Carl gardait cependant une main mise de fer sur les informations relatives à sa vie antérieure qu'il laissait de temps à autre, au besoin est, échapper. Toute information antérieure à sa rencontre avec Paula du moins. Comme le fait qu'il n'était pas né avec le nom Anderson. Il était sur que sa femme n'avait pas la moindre idée de ce qu'il avait du enduré et même du faire pour arriver à la place qu'il occupait désormais. Loin d'être naïf, il savait que le père de Carla avait mené une enquête sur lui avant leur mariage mais il avait déjà été assez astucieux pour se reconstruire une vie et effacer tous liens susceptibles de lui revenir tel un boomerang en pleine poire. Quand Blaine Matthew Anderson décida de pointer le bout de son nez après plus de neuf mois d'attente, Carl fut persuadé que son rêve d'une vie parfaite allait se réaliser plus rapidement que de dire ouistiti. Le petit avait tenu à rester le plus longtemps possible dans le cocon que représentait le ventre de sa mère et les médecins avaient du faire preuve d'astuce et de persévérance pour l'en sortir. Si ce n'était pas faire preuve d'une ténacité et de force de caractère à un âge si tendre, aimait à plaisanter Carl.

Dans le but d'atteindre ses rêves de grandeur, Carl ne se laissait voir qu'en compagnie de personnes aisées et qui pourraient d'une manière ou de l'autre lui être utile. Sa première vie comme il se plaisait à la nommer lui avait appris d'indispensables concepts que seuls les épreuves auxquelles il avait été confronté quand il était jeune, pouvait inculquer à quelqu'un. L'un d'entre eux était le contrôle. Ses vêtements, ses paroles, la famille à laquelle on s'unissait par le mariage, le timing, l'entourage, tout cela devait d'être passé au crible pour donner l'image qu'il souhaitait si désespérément se créer. L'autre chose qu'il avait retiré de ses expériences était que la colère était une arme puissante, incroyablement sous-estimée quelques fois mais elle pouvait aussi être à double tranchant car si elle vous permettait de vous dépasser, il fallait toujours la garder sous le contrôle le plus strict sous peine de la voir se retourner contre vous. Il s'était ainsi juré que jamais il ne lèverait la main contre quelqu'un plus faible que lui et c'est pour cela qu'il ne toucha jamais un seul cheveu de ses enfants même quand ils se comportaient de manière inadéquate.

Pour une raison qui lui échappait cependant Blaine était le plus enclin à déraper. Son plus jeune fils était son préféré mais il ne savait pas dire pourquoi, peut être était-ce parce qu'il était plus sensible que son ainé, plus facile à écraser. Il était aussi un peu trop dans les jupes de sa mère selon Carl, au point qu'il se complaisait à essayer de se mettre du rouge à lèvre ou à essayer les escarpins de celle-ci. Quand Carl s'était rendu compte de l'impact de son indulgence envers Blaine, il avait changé de tactique et l'avait mis à l'écart de toutes tentations de dérive. Il l'avait inscrit à des sports et il n'avait pas tardé à récolter les fruits de son investissement. Blaine dépassait ses espérances les plus folles, et il avait un charme et un don incroyable avec les gens. Ils tombaient tous littéralement sous son charme, il semblait quelques fois avoir une emprise sur certains. Carl se voyait déjà le mener vers de grandes sphères, qui sait peut être même la politique. Maintenant qu'il avait atteint l'aisance à laquelle il aspirait, plus rien ne le stopperait.

C'est donc dans ce but qu'il avait tout fait pour se rapprocher des Magennis. La froideur et la façon dont le patriarche menait de main de maitre ses affaires et sa famille lui inspirait la plus grande admiration. Il avait trouvé quelqu'un de sa trempe et il comptait bien les avoir à sa table et à sa botte sous peu. Avoir des relations dans son nouveau milieu était extrêmement important et il voulait les meilleurs. Ce n'était pas pour rien qu'il avait choisi Paula. Soyons clair, il avait la plus grande admiration pour son épouse car si elle paraissait douce et inoffensive, elle pouvait en des termes précis et tranchant vous remettre à votre place. C'est ce qui lui avait plu en elle. Elle avait la poigne pour résister à sa personnalité, elle pouvait le compléter sans se laisser écraser par sa prestance mais elle ne cherchait en rien à le défier ni à le pousser à bout. Ce n'était cependant pas l'amour qui l'avait poussé à l'épouser. Non, seul le manque de meilleur parti l'avait décidé à la demander à mariage et jusqu'à présent, il ne l'avait pas regretté. Après tout ne lui avait-elle pas donné ce que tout homme puisse rêver : deux garçons en pleine santé et sans aucun défaut.

Sa patience finit par payer car il fut bientôt en étroite collaboration avec le fils ainé de cette prestigieuse famille. Jefferson Magennis était un procureur spécialisé dans le social alors que lui était avocat spécialiste du pénal. Avisé, il lui avait cédé certains de ces projets pour l'attirer dans ses filets, puis un mot et un conseil ici et là subtilement donné l'air de rien. C'est ainsi qu'il avait réussi à se rendre incontournable et sans rien laisser paraitre, il était devenu celui vers lequel Jeff se tournait quand il avait besoin de conseil sur sa tactique ou pour la technique à employer pour tel ou tel autre cas.

Un soir alors qu'ils travaillaient de concert sur une affaire particulièrement difficile, Paula l'avait appelé pour lui dire que ses fils le réclamaient et il avait ensuite entamé une discussion sur la famille avec Jeff. Deux semaines plus tard, les deux familles se rencontraient et faisaient connaissance devant un barbecue dans le jardin des Magennis. Et c'est là que l'histoire de Blaine débuta.

« J'avais huit ans quand j'ai rencontré Patrick et il en avait treize, un an de moins qu'Eric. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on n'avait pas accroché. Il suivait mon frère comme son ombre et ils réalisaient les quatre cents coups ensemble. J'étais à l'époque extrêmement jaloux de leur complicité car mon frère et moi n'avons jamais été proches. Je suppose qu'en 6 ans, il avait pris l'habitude d'être le seul et se retrouver à devoir soudainement partager l'attention de nos parents n'a pas du être une transition facile pour lui. Le fait que père nous ai poussé à donner le meilleur de nous même et ai pris un malin plaisir à nous comparer l'un à l'autre n'a pas du aidé non plus. De son point de vue je devais être le petit frère ennuyeux mais en même temps si différent de lui que j'en étais irritant » expliquait Blaine en contemplant ses mains. Cette situation l'avait toujours attristé. Il aurait voulu plus que tout au monde avoir une relation complice avec son frère ainé. Il n'en demandait plus autant désormais, il voulait juste qu'ils soient reliés par autre chose que par le nom.

« Le frère ainé de Patrick, Colin l'organisateur de la compagne politique était bien plus âgé que nous et à 21 ans il avait mieux à faire que de rester tout un dimanche après midi avec des mômes. Il ne resta que quelques heures avant d'aller voir sa copine. Christina, leur fille et la petite dernière de la famille, n'avait que cinq ans mais elle était adorable. Dire que j'étais alors fasciné par ses jeux, ne serait que la partie immergé de l'iceberg » dit Blaine en souriant avec un regard complice pour Kurt.

Burt sourit lui aussi car il se rappelait avec quel engouement son fils lui avait réclamé pour son sixième anniversaire une tête à coiffer et son amour pour les parties de thé avait constitué une grande majorité de leur temps ensemble.

« Ce ne fut que lorsque j'eus 10 ans que Patrick et moi avons commencé à sympathiser. Il en avait alors 15 et mon frère 16 ans. Il était encore très petit pour son âge et il en faisait un complexe. Mon frère toujours railleur ne lui facilitait pas latâche et le fait qu'Eric jouait à une place stratégique au football et qu'il avait un succès fou auprès de la gente féminine, n'aidait en rien son égo sur dimensionné. Patrick faisait maigrichon et malade à côté d'Eric et celui-ci ne se lassait pas de le lui faire remarquer. Ça a jeté un froid sur eux et trainer avec le petit frère aux réunions de famille avait été la solution idéale pour un Patrick en questionnement sur lui même. Il faut dire que lorsque mon frère vous choisit pour cible, il ne vous épargne rien. Il fait tout à la perfection. Patrick eu droit à tout : remarques cruelles, blagues débiles, Eric est même allé jusqu'à payer une femme de petite taille 'vendant ses services' pour Pat en lui disant qu'elle au moins pourrait accommoder sa petite personne » essaya d'expliquer Blaine en utilisant les mots les moins dégradants possible pour décrire la conduite de son frère et le métier de cette femme. Carole apprécia mais Kurt secoua la tête en réalisant à quel point le frère de son homme était un vrai trou du c…Il ne put d'ailleurs s'empêcher de dire sur un ton railleur.

« Charmant ! »

Blaine sourit et continua sans plus attendre son histoire. Il voulait être sur d'être le plus juste dans son récit car malgré les évènements de ces derniers jours, il ressentait le besoin d'être le plus objectif possible. Patrick d'un certain point de vue était autant une victime que lui-même. Il reprit donc la parole en ces termes.

« A l'âge de 10 ans, je commençais à me sentir adulte et les filles avaient perdu un peu de leur attrait. Pour faire court, Christina m'exaspérait et elle était bien trop excitée pour être une poupée vivante attractive pour moi. Patrick et moi n'étions pas vraiment amis mais on faisait passer le temps lors de ces réunions où lorsque nos familles organisaient leurs diners mondains. On s'était rapidement rendu compte que l'on avait certaines choses en commun tels que la musique et le foot pour commencer et qui étaient et sont toujours deux de mes passions. Nous avons passé un été merveilleux ensemble sur la propriété privé de ses parents en Irlande. Bien sur notre différence d'âge ne me rendit pas intéressant longtemps. Ce fut la dernière fois que je le vis avant l'année dernière. »

Blaine interrompu son récit et déglutit.

« Pourrais-je avoir un verre d'eau ? » demanda – t-il à Carole. Elle hocha la tête et se rendit vers la cuisine. Le stress commença à remonter en Blaine. Il avait encore de quoi les tenir en haleine avant d'arriver à ce qui lui était arrivé mais plus il parlait et plus le moment de la confrontation avec ses propres souvenirs se rapprochaient. Il se leva et marcha vers la fenêtre. Il toucha le rebord et en suivit les contours du doigt, fasciné par sa blancheur. Il se demandait ce qu'utilisait Carole pour le nettoyer. Il sursauta quand il sentit Carole lui toucher le bras en lui tendant le verre. Il prit une gorgée puis une autre en prenant le plus de temps possible. Carole rejoignit sa place et lui fit signe de faire de même. A contre cœur, il s'exécuta. Il ne voulait cependant pas continuer à parler, il voulait juste tourner la page, tout oublier, faire comme si rien ne s'était passé. Le bon plan serait de partir loin de tout et de tous avec Kurt, ils vivraient d'amour et d'eau fraiche et de ce que pouvait lui offrir son compte en banque bien garni depuis sa naissance.

« Continue » lui dit Burt et Blaine eut envie de se rebeller mais qu'en tirerait-il ? Pour l'instant il décida qu'il ne perdait rien à s'exécuter.

« C'est avec un choc immense que je l'ai revu à la célébration des 60 ans de son père. Je connaissais le Patrick gentil, doux et enfantin d'un mètre soixante, pesant à peine plus de 50 kilogrammes et je me retrouvais en face à d'une version adulte, sur de lui, un peu arrogant d'un bon mètre quatre vingt et d'un peu plus de quatre vingt kilos. Je suppose qu'il s'agit d'un des changements les plus naturels mais j'ai eu du mal à reconnaitre le Patrick que j'avais une fois vaguement connu. Il s'était endurci, il s'était épaissi et avait abandonné tous les rêves dont il m'avait parlé quand on était jeune. Il ne restait plus rien du jeune homme innocent et rêveur que j'avais jadis connu. Il avait suivi la voie toute tracée que son père lui avait choisie. Un aspect qui nous avait rapproché avait été le fait que nous étions tous deux les deuxièmes, toujours comparés à nos ainés et que nous devions sans cesse prouver notre valeur, être meilleurs qu'eux dans tout ce dans tous les domaines dans lesquels ils excellaient tout en ouvrant d'autres portes qu'ils n'avaient pas jugé utile d'ouvrir. »

Kurt frissonna. Il n'avait jamais vu ce Patrick mais à la description que venait d'en faire Blaine il se demanda comment son petit ami frêle avait bien pu faire pour ne serait- ce qu'ébranler le roc que semblait être le numéro 2 de la nouvelle génération Magennis. Il éprouva aussi une certaine satisfaction en pensant qu'il avait choisi un homme, un vrai, capable de se défendre vigoureusement si besoin était. Se réprimandant pour la tournure que prenait ses pensées, Kurt se re-concentra sur Blaine. La première phrase qu'il entendit ne lui plut pas, pas du tout.

« A 22 ans, Patrick était un homme et honnêtement un jeune homme des plus attirants. Les cheveux blonds, les yeux bleus, brillants mais indéchiffrables, il avait une aura de mystère qui m'a tout de suite attiré. J'avoue avoir eu un petit coup de cœur pour lui mais qui n'a pas duré bien longtemps surtout quand mon frère et lui ont sympathisé à nouveau. »

« Blaine, » interrompit Burt, « j'avoue que tu as un don pour narrer une histoire mais nous faut-il vraiment passer par tous ces détails ? »

« Peut-être, peut être pas…je ne sais pas, il me semble juste plus approprié de dresser le décor avant de tout vous raconter. Ça vous aidera à mieux comprendre comment les choses ont ainsi dégénérées. Je crois. »

« Ok mais alors est-ce que tu pourrais… je ne sais pas moi, genre nous faire un dessin à main levé plutôt que de dessiner chaque détail de l'image? »

« Je suppose que je peux essayer…Mon frère décida que le statut de célibataire de Patrick était peu valorisant et un dimanche après midi, il invita une jeune fille dans le but de créer une opportunité pour son ami retrouvé. Alors que notre famille et la sienne ainsi que quelques collaborateurs étaient réunis autour de la table du diner, Patrick perdit patience face à l'attitude aguichante et désespérée de la jeune fille et déclara excéder en regardant tour à tour mon frère et la jeune femme qu'il était gay ! »

Tout le monde laissa échapper un son de surprise.


Okay...Alors vos avis sur la partie 1!La seconde est quasi fini...N'hésitez pas à partager avec moi vos impressions et commentaires sur ce que vous avez lu et bien sur Merci d'avoir pris la peine de lire le tout!

Enfin pour une certaine curieuse (soit miss Belive and Hope) qui n'a cessé de me demander ce qui s'était passé, je tiens à dire que d'ici deux chapitres (promis, juré, craché elle et vous saurez tout!)