Bonjour tout le monde.

Le nouveau chapitre est là, tout beau tout nouveau^^ J'ai cru que je n'arriverais jamais à l'écrire étant donné que tous mes amis sont rentrés de vacances mais j'ai tout de même réussi à vous trouver un peu de temps^^

Bonne lecture


Chapitre 6


Un bruit strident venait de retentir dans ma chambre et de me faire quitter le rêve dans lequel j'avais été entraîné de force par Morphée. Et je ne savais pas si je devais être reconnaissant envers mon réveil ou le jeter par la fenêtre. En effet, mon rêve s'était avéré fantastique, dans les deux acceptations de sa définition. Fantastique d'abord parce que j'avais été hanté par ce merveilleux visage en forme de cœur et ces yeux qui m'avaient happés. Je n'arrivais pas à m'en remettre, même maintenant, alors que je venais de me réveillé, je voyais encore et encore le visage de cette jeune femme dont je ne savais pratiquement rien. Et malgré le peu d'informations que j'avais sur elle, tout mon être semblait vibrer entièrement pour elle comme si ma conscience et mon subconscient s'étaient pour une fois accordé quant à la place à donner à une femme dans mon existence. Un subconscient qui n'avait cessé de me torturer. J'avais beau essayer de me raisonner, de me dire que je ne la connaissais pas et qu'il était quasiment indécent de penser à elle tout le temps, je n'y parvenais pas. Et c'était sans doute à cause de cela que je pouvais utiliser le terme fantastique dans ses deux sens. Rêver d'elle alors que je ne l'avais encore jamais rencontré me faisait peur. Mon cerveau tentait de raisonner ma conscience, de lui faire comprendre que cela n'avait aucun sens, que je devenais sans doute fou, rien n'y faisait. Cependant, j'avais l'espoir que cela cesse lorsque j'aurais mis un pied à la fac. Car temps que je serais dans mon appartement, je penserais à elle.

La première étape de ma matinée fut la douche froide en raison de mon état après les rêves que je venais de faire. Il m'était rarement arrivé de faire des rêves que je pourrais qualifié d'érotique. Oh, si, lorsque j'étais adolescent, mais depuis que mon taux d'hormones était parvenu à s'autorégulé, j'étais un peu plus calme de ce point de vue, enfin, jusqu'à cette nuit. A l'ouverture de mes volets, j'eus cet espoir de la voir, au réveil, mais un espoir qui s'envola en fumée lorsque je remarquais qu'il faisait encore noir dans son appartement. Tout le monde n'était pas obligé de se lever tôt pour aller travailler, et d'après ce que j'avais pu comprendre de ma conversation avec Alice, elle était peintre et devait avoir des horaires plus irréguliers que les miens. Je secouais la tête de dépit et pris mon petit déjeuner en quatrième vitesse afin de me rendre à l'université.

Le programme de la journée était assez chargé, j'avais un cours avec les premières années, puis les deuxièmes années et je devais m'entretenir cette après-midi avec mes étudiants en doctorat. Je pense que c'était le plus dur dans mon métier. Donner des conseils à des étudiants qui avaient quoi ? Trois ans de moins que moi. En toute honnêteté, avec leur niveau d'étude, j'étais à peu près persuadé qu'ils pouvaient y arriver tous seuls. Cependant, étant donné que c'était mon métier, je me soumettais à la coutume et je tentais de les guider du mieux que je pouvais. Et en même temps, ce n'était pas comme si j'avais beaucoup d'élèves qui préparaient une thèse, ils étaient trois et j'avais un étudiant qui préparait son mémoire.

Mon cours avec les premières années s'était bien passé, enfin, il n'y avait pas eu de gros chahut. Bien évidemment, il y avait eu des élèves qui n'écoutaient pas, mais je ne pouvais pas me permettre de faire la loi pendant tout le cours, nous n'avions qu'une heure. Au pire, ils trouveraient quelqu'un pour leur passer le cours ou encore mieux, ils viendraient me voir trois jours avant les partiel pour me quémander un peu d'aide. A la fin de mon cours avec les secondes années, j'eus l'immense joie de voir Jessica et Lauren arriver devant mon bureau.

- Monsieur ?

- Oui ? demandais-je en levant les yeux vers elle.

- Voilà, nous voulions savoir si vous donniez des cours de rattrapage parce que nous avons un peu de mal avec le programme.

- Mais…. Nous ne sommes qu'au début de l'année. Dis-je en arquant un sourcil.

- Oui, mais nous n'aimerions pas prendre de retard. Me répondit Lauren.

Je les évaluais un instant avant de comprendre de quoi il en retournait. Evidemment, il ne me fallu que quelques secondes pour remarquer leurs œillades qui me donnaient envie d'éclater de rire. Il faudrait qu'un jour je porte plainte contre mes parents, si je ne leur ressemblais pas à ce point, je n'aurais jamais eu tous ces problèmes avec mes élèves.

- Croyez-moi, vu la manière dont vous êtes attentives au cours, je suis certain que tout se passera bien….

- Mais….

- Nous aviserons après le contrôle de milieu de semestre. Et si vous avez un problème, nous trouverons des solutions adaptées. Dis-je en tentant de garder mon sang-froid.

- Quelles seront-elles ? me demanda Jessica les yeux pleins d'espoir.

- Je pense que M. Johns sera d'accord pour vous accorder quelques heures par mois pour vous remettre à niveau, mais en attendant, n'oubliez pas de lire les ouvrages que je vous ai recommandé dans la bibliographie.

- Oh, ce ne sera pas vous.

- Je crains de ne pas avoir le temps, je travaille sur un nouveau projet. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je suis attendu.

J'avais dit cela en fermant mon sac et en quittant l'amphithéâtre pour rejoindre Jasper qui devait m'attendre devant ce dernier.

- Tu fais des heures supplémentaires ? Me demanda-t-il en souriant.

- Si seulement…. Non, deux étudiantes sont venues me voir pour savoir si je faisais des cours de rattrapages…. Dis-je d'un ton blasé.

- Sérieusement, elles t'ont fait le coup des heures de rattrapages ?

- Il semblerait. Je ne sais même pas comment faire pour les envoyer sur les roses sans être méchant.

- C'est bien ton problème, tu es trop gentil. Dit-il en riant.

- Merci, ça m'aide beaucoup.

- Que veux-tu que je te dise ? Tu es un beau gosse, il faut que tu t'y fasses.

- De mieux en mieux ! Je trouve ça malsain qu'un élève fantasme sur un prof.

- Tu n'as jamais fantasmé sur un de tes profs de fac ? me demanda-t-il alors que nous étions à la cantine.

- Mes profs de fac avec la cinquantaine bien tapée et beaucoup de poils alors non, je n'ai jamais fantasmé sur eux. dis-je en souriant.

- C'est sur que là…. mais bon, au moins, tu attires les étudiants dans tes cours…. Dit-il en me faisant un clin d'œil.

- Pardon ?

- Tu ne penses pas sérieusement qu'ils sont là parce qu'ils aiment l'anthropologie ?

- Je l'espère pour eux, c'est leur avenir qu'ils jouent.

- Ils sont encore un peu trop jeunes pour s'en rendre compte. La moitié des filles que tu as dans ton cours sont là pour toi. Ensuite, il y a une autre partie des élèves qui ont trop regardé la série « Bones » et enfin, il y a ceux que ça intéresse vraiment.

- Génial, ça me donne vraiment envie de continuer à enseigner. Dis-je en riant.

- Ne t'en fais pas, on s'y fait. Dit-il en haussant les épaules.

- Et comment es-tu arrivé à cette constatation ?

- Quand un de mes élèves m'a demandé si nous allions aller chercher l'arche perdue durant ma première année d'enseignement….

J'éclatais une nouvelle fois de rire face à cette réplique. Les choses étaient vraiment simples avec Jasper, il n'y avait pas de sous-entendus, nous pouvions parler de tout sans aucune gênes. Toutefois, n'ayant pas vu le temps passer, je dus quitter le restaurant précipitamment, j'étais déjà en retard pour recevoir ma première étudiante de l'après-midi. Heureusement pour moi, Angela ne m'en tint pas rigueur. J'enchaînais à la suite les quatre rendez-vous sans réellement de problèmes. Finalement, leurs questions pour le moment étaient plutôt de l'ordre de la structure de leur thèse, des choses basiques comme le nombre de page, la police à adopter. Rien de réellement compliqué. Cependant, il était déjà 17h lorsque je quittais la fac pour rentrer chez moi.

Et si j'avais pensé pouvoir me reposer, c'était sans compter sur Leah, une amie de longue date qui avait eu la bonne idée de me téléphoner alors que j'avais à peine posé un pied dans mon appartement.

- Edward ? demanda-t-elle.

- Si tu appelles sur mon portable, il y ait de fortes chances pour que ce soit moi qui réponde. Dis-je en souriant.

- Hum…. J'aime être reçue par un sarcasme, ça me manquait presque.

- C'est pour ça que je n'ai pas pu m'empêcher de t'en lancer un.

- Tu n'es pas encore au niveau de ton frère, mais ça ne saurait tarder. Me répondit-elle en riant.

- Si par niveau, tu entends en-dessous de la ceinture, je crois que je ne serais jamais à son niveau. Dis-je en souriant.

- Il ne faut jurer de rien. dit-elle sur le ton de l'évidence.

- Musset ? tu connais tes classiques ma belle.

- Nous avons pratiquement été élevés ensembles, tu m'as bien saouler avec tes classiques que je suis à présent obligée de connaître.

- Un peu de culture n'a jamais tué personne. Mais sinon, comment vas-tu ?

- Je suis angoissée ?

- Pour ?

- Une nouvelle exposition à la galerie ! D'ailleurs, c'est pour ça que je t'appelle, je sais qu'Alice doit le faire, mais elle semble elle aussi tellement occupée que je me suis dit, pourquoi ne pas appeler Eddy alors je le fais.

- Je ne m'appelle pas Eddy…. Dis-je en souriant.

- Je sais… mais alors ?

- Alors quoi Leah ?

- Ta réponse ? demanda-t-elle alors que je l'imaginais bien taper du pied comme ma sœur.

- Ma réponse ? tu ne m'as pas posé de question.

- Mais si !

- Leah, je t'adore, mais tu m'a juste dit qu'Alice devait m'appeler et que tu ne savais si elle avait vraiment le temps donc tu le faisais toi-même, mais sinon, rien…. tu es trop dispersée Leah.

- Oh…. Je sais, mais je dois penser à tellement de choses en même temps. Bref, le vernissage a lieu samedi soir, tu en seras ?

- Evidemment, je ne raterais ça pour rien au monde. Mais fais moi plaisir, calmes-toi, tu n'as pas besoin d'être angoissée, tout se passera bien.

- Tu dis ça parce que tu ne sais pas que mon artiste doit encore me livrer deux œuvres. Dit-elle dans un rire nerveux.

- Tu as confiance en cet artiste ?

- Oui, oui, bien sûr….

- Alors tout se passera bien.

- Mouais…. Bon, je te laisse, c'est dans trois jours et il faut encore que je regarde comment placer les tableaux…. Je ne vais pas m'en sortir.

- Mais si, ça va être un succès.

- On verra. Aller, je te laisse, bisous.

- Bye.

Je raccrochais en secouant la tête. Leah serait toujours Leah : débordée. C'est ensuite munie de mon ordinateur que je me plaçais devant la fenêtre pour reprendre mon travail. Je levais les yeux dans l'espoir de LA voir. Avec toute cette journée, je n'avais pas eu le temps de penser à elle, mais à présent que j'avais un peu plus de temps pour moi, je pouvais concentrer mes pensées sur ma merveilleuse voisine. Et j'eus la joie de voir qu'elle était bien là, assise devant un chevalet près de la fenêtre et c'est comme si elle cherchait l'inspiration. A ses côtés, je remarquais ma filleule qui elle aussi était entrain de peindre alors que Rosalie semblait s'occuper de Lucas. A priori, mon neveu et ma nièce avaient trouvés les nounous idéales. Je commençais à rédiger mon rapport, notant tout ce qu'il se passait et lorsque je regardais une nouvelle fois de l'autre côté de la rue, elle n'était plus là. Je replongeais dans mon travail, déçu de ne pas pouvoir la contempler une nouvelle fois.

Une heure plus tard, je levais une nouvelle fois les yeux pour revenir dans le monde et quitter mon univers. Mon regard fut une nouvelle fois happé par cet océan chocolat. Elle avait un appareil photo à la main et regardait dans ma direction. Contrairement à la veille, je lui lançais un petit sourire, sourire auquel elle répondit par un rougissement.


POV Bella.


Nouvel appartement, nouvelle vie.

Voilà, à présent c'était fait, j'allais habiter avec ma cousine adorée. Cela faisait quelques mois que ça nous traînait dans la tête mais les événements des dernières semaines avaient tout changé. Nous avions décidé de nous rapprocher un peu plus, de passer plus de temps ensemble pour nous soutenir.

Ça n'avait pas toujours été l'amour fou avec elle. Etant plus jeunes, nous n'étions pas du tout sur la même longueur d'onde. Elle était la fille populaire, j'étais la fille introvertie qui ne sortait jamais. Elle avait tous les garçons, je n'avais eu qu'un petit ami. Elle était belle et j'étais banale. Mais son accident avait tout changé et nous nous étions rapprochées. Consciente que l'une pourrait avoir ce que l'autre n'aurait jamais et vice-versa. Elle était ce que je ne serais jamais et j'étais ce qu'elle n'était pas. Mais nous nous aimions, comme des cousines, comme des sœurs.

Quant à Jasper, nous avions toujours été complices. Depuis la naissance et je savais que rien ne changerait jamais ça. A trois, nous formions le trio infernal. Un trio que même la petite amie de Jasper n'avait pas réussi à casser.

Et maintenant, j'habitais avec ma cousine dans un très bel immeuble du centre de Seattle. Ma vie commençait tout doucement à prendre une nouvelle tournure, et j'aimais cette dernière. Je me concentrais sur mon art et sur mon second job. Le baby-sitting. J'avais toujours aimé les enfants et je savais qu'il en était de même pour Rose et c'était un peu la fête à la maison depuis que j'avais proposé mon aide à Emmett. Il m'avait semblait tellement désemparé que je n'avais pas pu m'empêcher de me manifester. Et j'avais eu raison. Ces enfants étaient adorables et les avoir à la maison été une fête.

Bref, j'étais heureuse dans mon nouvel appartement et encore plus depuis que j'avais découvert le visage de mon voisin d'en face. Il était…. Wahoo. Je ne savais pas encore comment cela se faisait, mais nos regards avaient été aimantés. Je n'avais pu détourner mon regard et à priori, il en avait été de même pour lui. Et aujourd'hui ce phénomène s'était répété. Il était assis sur son appuie de fenêtre et faisait je ne sais quoi. J'aurais pu être troublée ou gênée car j'avais remarqué qu'il regardait souvent par la fenêtre, comme s'il notait ce qu'il se passait. Mais il n'en était rien. Au contraire, sa présence me donnait une idée, comme si le voir m'apportait l'inspiration. Je couru donc chercher mon appareil photo et pris cet homme sous toutes les coutures.

Il n'avait rien remarqué, mais au moment où il leva une nouvelle fois les yeux, il me regarda et une nouvelle fois, je fus comme transpercée par ce regard. Mais ce n'était rien en comparaison du sourire qu'il m'avait fait et qui m'avait fait rougir. C'était comme si avec un simple regard, il avait réussi à changer mon centre de gravité. Comme si à présent mon monde allait tourner autour d'une personne que je ne connaissais même pas.


Réponse aux non inscrits:


Petitefilledusud: J'essaie de différencier cette histoire de l'autre et si tu me le fais remarquer c'est que ça marche lol. Merci pour la review!

Anne-Laure:Finalement, la rencontre ne devrait plus trop tarder étant donné que j'ai trouvé comment elle se passera ;)

Ayana: Merci pour la review, je suis contente que ça te plaise ;)

Marion: Merci pour la review.