Bonjour à tous, me revoilà pour ce nouveau chapitre! Désolée pour le retard, je sais, ça fait longtemps, mais je n'ai pas eu beaucoup de temps avec le bac blanc. Ce week-end de trois jours me laisse enfin le temps de poster le chapitre 7! J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture!

Chapitre 7

Ils partirent le lendemain matin. Ils chargèrent la voiture avec l'aide de Julia et Franck puis arriva l'heure des au-revoir. Julia prit son fils dans ses bras.

-Merci beaucoup pour cette semaine, maman.

-Reviens vite, lui demanda-t-elle en le relâchant.

Franck fit une accolade à son fils tandis que Julia s'approchait de Sebastian.

-Merci beaucoup pour votre accueil, Julia.

-Je vous en prie, c'était avec plaisir, sourit-elle avant de prendre ses mains dans les siennes. Je vous fais parvenir le piano très vite.

Sebastian acquiesça.

-Merci encore, je n'arrive pas à croire que je vais avoir un piano. J'en prendrai soin, je vous le promets.

-On espère vite vous revoir, lui dit Franck en s'approchant.

Sebastian acquiesça, la gorge serrée. Après ce qui s'était passé la veille, il doutait que son amitié avec leur fils survive.

-Faites bonne route les enfants, soyez prudents.

-Vous inquiétez pas, leur dit Raphaël.

Il lui fit signe et ils montèrent dans la voiture. Cette fois-ci, c'était Raphaël qui commençait à conduire. Ils adressèrent un dernier signe aux parents du jeune homme avant de démarrer. Sebastian était vraiment triste de quitter la maison. Il avait adoré cette semaine à la campagne, loin de tout. Le voyage commença dans un silence pesant. Raphaël regardait droit devant lui, se concentrant sur la conduite pour ne pas penser à leur baiser.

-Je suis désolé Raphaël, finit par murmurer Sebastian, n'y tenant plus.

Ils n'avaient pas parlé de l'incident de la veille jusqu'à maintenant.

-Tais-toi, le coupa-t-il.

-Je t'assure, je ne voulais pas…

-Pas quoi ?

-Te blesser.

Raphaël serra le volant et les dents par la même occasion.

-Je ne comprends pas Sebastian. Vraiment pas. Pourquoi tu as réagi de cette manière ?

-Je ne sais pas trop, mentit Sebastian. Je suis simplement désolé que ça se passe comme ça entre nous. Je ne pense pas qu'on puisse aller plus loin que l'amitié tous les deux.

-Tu plaisantes ? J'avais l'impression… enfin, peut-être que je me trompais, mais je pensais qu'on s'entendait bien ! Cette semaine, on est devenu tellement proches, et là…

-Je suis vraiment désolé…

-Ca ne sert à rien de répéter que tu es désolé. Ce que j'attends, ce sont des explications, pas des excuses.

Sebastian resta silencieux. Raphaël, exaspéré et blessé du silence de son ami, alluma la radio et monta le son. Ils se concentra sur la route, et essaya de ne pas faire attention aux poings serrés de Sebastian, qui tourna la tête vers la fenêtre pour observer le paysage. Celui-ci se sentait vraiment idiot de faire ça à Raphaël. Mais il ne pouvait pas faire autrement, il le savait. Il n'était qu'un lâche finalement. Il avait peur de tenter d'aimer Raphaël, et il risquait de perdre définitivement son ami à cause de cette lâcheté.

OoOoOoOoO

Le reste du voyage se déroula dans une atmosphère vraiment tendue. Ils avaient tous les souvenirs de cette merveilleuse semaine passée ensemble, mais ce froid entre eux gâchait toutes leurs vacances. Ils changèrent de conducteur à mi-chemin et arrivèrent pour le déjeuner. Raphaël déposa Sebastian chez lui. Il l'aida à sortir les valises.

-Tu veux monter ? proposa Sebastian.

-Je crois que je devrais rentrer. Lucy m'attend.

Les épaules de Sebastian s'affaissèrent. Bien sur qu'il ne voulait pas monter, qu'est-ce qu'il s'imaginait ?

-Comme tu veux. A plus tard. On se croisera sûrement à l'hôpital demain.

Raphaël hocha la tête avant de monter dans la voiture et de s'éloigna. Il resta calme jusque devant son immeuble, et là, garé sur sa place de parking, il posa sa tête sur le volant et réprima un sanglot. Il avait l'impression d'avoir perdu une partie de lui-même. Il ne s'en était pas tout de suite rendu compte, mais Sebastian comptait beaucoup pour lui, et ce depuis leur première rencontre, à l'hôpital. Il ne se voyait pas continuer à être ami avec Sebastian maintenant qu'il l'avait rejeté de cette manière sans aucune explication. Il voulait pouvoir l'embrasser, le serrer dans ses bras, faire disparaître cette distance entre eux, mais Sebastian lui avait bien fait comprendre qu'il n'en avait aucune envie. Il devait l'oublier à tout prix. Il sécha ses larmes et monta jusqu'à l'appartement. Lucy l'attendait dans la cuisine, un grand sourire aux lèvres. Elle avait mis la table et fait la cuisine. Pour trois. Raphaël se rappela alors qu'il était sensé inviter Sebastian à manger avec eux pour le déjeuner, pour qu'il fasse plus ample connaissance avec Lucy.

-Alors, le vacancier ? Attends, t'es pas sensé être rayonnant de bonheur et reposé après une bonne semaine de vacances ?

Raphaël haussa les épaules.

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

-Je suis content de te voir, tu m'as manqué.

-Toi aussi. Tu était pas sensé être avec Sebastian ?

Un sanglot étranglé lui échappa et Lucy, surprise, s'écarta de lui.

-Toi, il y a vraiment un problème. Viens.

Elle l'emmena dans le salon et l'obligea à s'asseoir sur le canapé. Raphaël lui raconta alors tout dans les détails. Lucy le regardait, perplexe.

-Vu ce que tu me décris, il est évident que ce type t'adore. Je ne comprends pas, il t'a juste dit que ce n'était pas possible entre vous ?

-Oui.

-Il y a deux options, soit ce gars est complètement idiot, soit il a peur d'avouer ses sentiments pour toi.

-Je me suis simplement trompé, il ne m'aime pas. Je me suis fait des films.

-Tu es du genre à avoir les pieds sur terre, pas à te faire des films romantiques. Je peux pas imaginer que ce soit un mauvais gars après tout ce que vous avez vécu ces derniers temps.

-J'en sais rien, je ne sais plus quoi penser.

-Laisse-le un peu gamberger, il va finir par se rendre compte tout seul de son idiotie.

-Si tu le dis…

OoOoOoOoO

Le lendemain, quand Raphaël retourna à l'hôpital, il se plongea dans son travail et prit soin de bien éviter Sebastian. Il le croisa une fois dans le couloir et lui adressa à peine un regard. Décontenancé, celui-ci s'en voulait énormément. Il n'avait jamais voulu perdre son ami. Mais il était évident qu'il ne voulait plus lui parler. Ce petit jeu dura deux semaines, où il n'échangèrent pas un mot. Raphaël parce qu'il lui en voulait énormément, et Sebastian parce qu'il s'en voulait trop. C'est ainsi au bout de quinze jours que Lucy se décida à intervenir. Elle ne supportait plus le regard triste de Raphaël. Il avait bien essayé de passer à autre chose, mais le jeune homme restait toujours dans ses esprits. Un matin, à l'hôpital, elle profita donc d'une pause pour coincer Sebastian dans un couloir. Celui-ci transportait un chariot dans les couloirs quand soudain il se fit tirer par le bras dans une chambre inoccupée.

-Hé ! se'xclama-t-il.

La porte se ferma derrière lui et il se retrouva nez-à-nez avec Lucy.

-Je peux savoir ce qui vous prend ?

-Je crois que nous n'avons pas encore vraiment fait connaissance, mais je vais te dire une chose : je déteste quand on fait du mal à mon meilleur ami. Alors maintenant, tu vas m'expliquer pourquoi tu rejettes un type aussi génial que Raphaël. Et ne me fais surtout pas croire que tu ne l'aimes pas, je n'en croirai pas un mot. Tu sais ce que c'est, ça ? Une réaction de lâche ! Alors, si tu as peur de quelque chose, c'est le moment de te bouger le cul, d'aller le voir, de surmonter cette peur et de lui dire que tu as très envie de sortir avec lui. C'est ce tu que veux, non ?

Bouche bée, Sebastian hocha la tête sans réfléchir.

-Très bien, donc tu ne vas pas jouer le têtu et tu vas réagir, n'est-ce pas ? Parce que sache que je suis également connue pour être extrêmement têtue, et je ne te lâcherai pas. C'est clair ?

Sebastian n'y croyait pas ses oreilles. Comment Lucy pouvait-elle être si observatrice que ça ? Hébété, il hocha la tête avant de demander d'une petite voix :

-Comment peux-tu être aussi sure que j'ai peur de sortir avec Raphaël ?

Lucy fit un petit sourire satisfait.

-A vrai dire, je n'en savais rien, mais vu ta réaction, ça me semble évident.

Elle lui fit un clin d'œil avant de disparaître. Sous le choc, Sebastian s'assit sur une chaise. C'était la conversation la plus étrange qu'il n'ait jamais eu. Si on pouvait appeler ça une conversation. Il n'avait quasiment rien dit. Il chassa tout ça de sa tête et reprit son travail. Mais petit à petit, les paroles de Lucy se frayaient un chemin dans ses pensées. Elle n'avait pas tort. Il ne pouvait pas renoncer à Raphaël seulement parce qu'il avait peur de ne pas réussir à s'engager avec lui. Après tout, s'il ne tentait pas l'expérience, il ne saurait jamais s'il en était capable ou non. Toute la journée, il réfléchit à tout ça, et de retour chez lui, il décida qu'ils ne pouvaient pas continuer comme ç. Il prit son manteau et les clés de sa voiture.

OoOoOoOoO

La porte finit enfin par s'ouvrir sur Raphaël qui fronça les sourcils en le découvrant devant l'entrée.

-Sebastian ?

-Ne dis rien. Laisse-moi parler. Je te dois des explications. Je ne suis qu'un idiot, et j'en ai assez des cachotteries entre nous. Tu veux bien m'écouter ?

Raphaël resta silencieux.

-Je te l'ai dit, quand j'étais adolescent, j'étais un type complètement égocentrique. J'ai peur de l'être encore. Je ne t'en ai jamais vraiment parlé, mais mes relations avec des hommes se sont toujours limitées à une nuit avec un, puis une deuxième avec un autre. J'ai toujours passé mes soirées dans des bars gays pour chercher un mec avec qui passer la nuit.

Raphaël fronça les sourcils et ouvrit la bouche.

-Laisse-moi finir, s'il te plaît, le supplia-t-il. Quand je t'ai rencontré, je n'ai même pas imaginé une seconde qu'on puisse devenir amis. Puis je me suis dit que j'avais finalement réussi à changer puisque tu voulais toujours être avec moi. J'ai tout de suite craqué pour toi Raphaël, mais je me suis dit que ça ne servait à rien. Quand j'ai su que tu étais gay, à nouveau je pensais à toi différemment, mais j'ai à nouveau essayé de m'en empêcher. Il faut que tu comprennes, je n'ai jamais eu de véritable petit ami, et ça me fiche une peur bleue, parce que je me dis que je ne serai jamais à la hauteur, et j'ai surtout peur de te faire du mal, Raphaël, de ne pas réussir à m'attacher suffisamment à toi pour qu'on puisse être ensemble. Mais j'ai bien réfléchi, et je m'en fiche complètement. Peut-être que je serai un petit ami nul, mais je me dis qu'il n'est jamais trop tard pour essayer. Je tiens beaucoup trop à toi pour te laisser me filer entre les doigts sans rien faire. Alors, si tout ce que je viens de te dire ne t'a pas dégoûté, je pense qu'on pourrait peut-être essayer de se donner une chance…

Un long silence s'ensuivit, où les deux hommes continuaient à se fixer.

-Je crois que tu te trompes, finit par lâcher Raphaël.

Sebastian baissa les yeux, le cœur serré.

-Tu viens de dire que tu tiens trop à moi pour me faire du mal, et après tu dis que tu as trop peur de ne pas réussir à t'attacher à moi. Mais, Seb, rien que le fait de souhaiter le bonheur d'une personne, ça veut dire que t'es déjà attaché à elle. Le fait que tu sois ici ce soir pour me dire tout ça, ça prouve que tu m'aimes au moins un peu. Peut-être que ce n'est pas encore de l'amour, mais c'est un bon début. Tu ne devrais pas avoir peur d'être un petit ami nul. C'est certain que tu seras génial.

Sebastian releva la tête et trouva le sourire éclatant de Raphaël. Un sourire pétillant, doux et sincère.

-Ce sourire m'a tellement manqué, si tu savais.

-Arrête de parler maintenant.

Raphaël s'approcha de lui et posa ses lèvre sur les siennes. Sebastian passa ses mains dans la nuque du garçon pour l'attirer à lui. Leur baiser doux devint passionné et fougueux. Ils avaient des papillons dans l'estomac, et Raphaël dut se faire violence pour s'écarter de lui.

-Et pour commencer, si tu veux oublier les mauvaises habitudes, on devrait y aller doucement.

Sebastian lui sourit malicieusement.

-Crois-moi, vu ce que je ressens en ce moment, une seule nuit ne me suffira pas.

Il plaqua de nouveau sa bouche contre la sienne et leurs langues se mêlèrent. Sebastian le poussa contre le mur en fermant la porte.

-Et tu penses qu'il t'en faudrait combien ? murmura Raphaël à son oreille.

-Tu veux vraiment le savoir ? Demanda Sebastian en plongeant ses yeux dans les siens.

Raphaël acquiesça.

-Ça peut faire un peu trop romantique, mais une infinité, souffla Sebastian.

-J'aime bien quand tu joues au romantique.

Leurs lèvre se rejoignirent de nouveau dans une étreinte passionnée. Raphaël glissa ses mains sous le tee-shirt de Sebastian et le lui enleva rapidement.

-Suis-moi, murmura Raphaël en prenant sa main.

Il le conduisit jusqu'à sa chambre.

-On visitera l'appartement plus tard, tu veux bien ? sourit-il.

Pour toute réponse, Sebastian s'approcha de lui, lui enleva son tee-shirt et le poussa vers le lit.

OoOoOoOoO

Raphaël ouvrit doucement les yeux et découvrit le visage de Sebastian au-dessus de lui. Il l'observait un sourire aux lèvres.

-Salut toi !

-Hey...

Il repensa à leur nuit et en sourit de plaisir.

-Tu sais, je ne sais pas pourquoi j'avais si peur de m'engager avec toi, dit Sebastian. Maintenant que tu es prêt de moi, tout me paraît tellement facile.

Raphaël se redressa pour s'asseoir et embrassa Sebastian.

-Je peux savoir quelle heure il est ?

-Je parle de notre nuit passionnée, et tu me demandes l'heure ? rit-il. T'inquiète pas, il n'est que 7h. Tu commences à quelle heure ?

-8h30.

-Je viens de penser, où est Lucy ?

-Elle a passé la nuit chez Ben.

-Je vois. Tu sais, tu as une amie très convaincante.

-Pourquoi tu dis ça ?

Sebastian lui raconta la petite discussion qu'il avait eu avec elle.

-Elle m'a vraiment ouvert les yeux.

-Je n'aime pas qu'elle se mêle de mes histoires, mais pour une fois, je suis content qu'elle l'ait fait.

Ils échangèrent un sourire.

-Allez, habille-toi ! lança Sebastian. J'ai préparé le petit déjeuner.

-Quoi ? Mais tu ne connais pas l'appart !

Sebastian avait déjà disparu. Il s'habilla en vitesse en marmonnant puis rejoignit Sebastian dans la cuisine. Il avait installé deux couverts sur la table avec des œufs, du bacon et du thé.

-Tu étais levé depuis combien de temps en fait ?

-Hum, au moins une demi-heure. Ça m'a laissé le temps de visiter l'appartement. Très chouette d'ailleurs. Bon tu t'assoies ?

-Ça ne t'es pas venu à l'idée de me réveiller ? marmonna-t-il en s'asseyant.

-Non.

Il sourit.

-Bien sur que si, seulement je me suis dit que tu étais tellement mignon endormi.

Raphaël leva les yeux au ciel mais ne put s'empêcher de sourire.

OoOoOoOoO

Après cette nuit-là, ils devinrent carrément inséparables. Ils se voyaient tous les jours à l'hôpital, et se retrouvaient souvent le soir pour dîner ensemble ou passer la nuit chez Sebastian. Sébastian n'arrivait plus à rester trop longtemps éloigné de son petit ami, et inversement. Lucy n'arrêtait pas de chambrer Raphaël pour en savoir plus, et avait presque sauté de joie quand il lui avait annoncé qu'ils étaient officiellement en couple. Bien sur, ils restèrent très discrets à l'hôpital, sachant que le jeune chirurgien serait mal vu si on apprenait sa liaison avec Sebastian. Raphaël savait que ses collègues finiraient par l'apprendre, mais il préférait repousser ce moment, tant que ça ne posait pas de problème à Sebastian. La mère de Sebastian fut également très vite au courant, et même si elle avait toujours des préjugés sur ce genre de relation, elle les oublia très vite en voyant son fils si heureux.

La nouvelle finit par se répandre peu à peu dans l'hôpital. Pourtant ils avaient tout faits pour rester discrets, mais les rumeurs allaient bon train dans ce genre d'établissement, et un jour Mary s'approcha de lui et lui donna un petit coup de coude dans les côtes.

-Alors, petit cachottier !

Raphaël avait haussé les épaules.

-Allez, je t'en prie, tout le monde ne parle que de ça ! Un couple homosexuel entre les murs de l'hôpital ! T'aurais pu m'en parler, ça m'aurait évité d'essayer de te draguer pendant des mois, quand même !

Raphaël avait souri.

-Désolé de pas te l'avoir dit, c'est juste que je ne voulais pas que les collègues le sachent. Je suis depuis peu avec Sebastian, et j'espérais garder cette relation secrète un moment, mais je vois qu'on ne peut pas garder un secret dans cet hôpital.

-T'inquiète, t'as pas besoin d'être hétéro pour être un excellent chirurgien. Si on te fait des remarques, ne les écoute surtout pas.

Elle lui avait fait un clin d'œil avant de s'éclipser. Depuis, il était devenu très ami avec elle, maintenant qu'elle avait arrêté de lui tourner autour comme un prédateur, et elle lui faisait souvent des blagues à propos de son couple. Bien sûr, Windgings avait bien profité de la nouvelle pour le chambrer encore plus, mais il ne faisait pas attention à lui. Il ne valait même pas la peine qu'on gaspille de la salive à se disputer avec lui.

Sebastian de son côté n'avait pas eu trop de problèmes dans son travail. Bien sur, quelques curieux le regardaient parfois de travers, mais il n'y faisait pas attention non plus. Il n'avait jamais été aussi heureux. Ses doutes à propos de ses sentiments à l'égard de Raphaël avaient disparu. Il pensait ne pas réussir à s'attacher à lui, mais il le savait, il était amoureux de lui, et ne se lassait pas de lui répéter. Ils s'avouèrent leur amour deux semaines après le début de leur relation, le jour où le piano de la famille Moore arriva à Lima. Raphaël était passé pour l'aider à l'installer, ils avaient d'ailleurs dû faire appel à des professionnels pour le monter dans l'appartement. Le piano avait trouvé sa place dans un coin du salon, et une fois installé, Sebastian n'avait pas pu s'empêcher de jouer un morceau. C'est quand les dernières notes de musique avaient retenti que Raphaël avait déclaré :

-Je t'aime.

-Quoi ?

Sebastian s'était levé, surpris.

-Je ne veux pas te faire peur, Seb, je sais que ce n'est pas simple pour toi, mais je suis amoureux de toi.

-Moi aussi.

-Quoi ?

-Moi aussi, je t'aime, avait lancé Sebastian en l'embrassant

Ils s'étaient encore plus rapproché depuis cet aveu. Et là, Lucy avait demandé à dîner un soir avec eux. Sebastian, depuis les remontrances de la jeune femme, avait plutôt peur d'elle. Mais il ne se démonta pas. Il voulait lui montrer qu'il ne comptait pas faire de mal à son meilleur ami. Le repas se déroula très bien, et Sebastian adora la personnalité de la jeune femme. Ils devinrent très vite amis et elle lui fit rencontrer son petit ami. Ils organisaient depuis régulièrement des sorties à tous les quatre. Mais très vite, Sebastian devint très occupé. En effet, il jonglait entre son travail à l'hôpital, et les cours de piano qu'il proposait aux habitants de son immeuble, qui lui permettaient de gagner un peu plus d'argent, mais surtout de pouvoir se remettre à sa passion.

Il était également pas mal occupé à sortir avec Jeff et Nick, ses vieux amis du lycée. Ils se voyaient régulièrement et avaient fait la connaissance de Raphaël. Ils avaient été surpris de le voir. Ils se rappelaient très bien du Docteur Moore, et avait du mal à imaginer qu'ils avaient fini ensemble. Mais malgré ce bonheur évident, Raphaël faisait toujours attention les premières semaines. Il vérifiait les placards chez Sebastian pour être sur qu'aucune bouteille d'alcool ne traînait. Il savait qu'avec ce genre d'addiction, il fallait rester vigilant. Mais il s'avéra bien vite évident que Sebastian ne touchait plus à l'alcool. Même au restaurant ou chez ses amis, il refusait de boire. Il ne voulait pas vivre la mauvaise expérience du père de Raphaël. Ses amis acceptèrent très vite son refus de boire de l'alcool, même si Sebastian restait plutôt évasif à ce sujet.


NA : Voilà voilà pour ce chapitre! J'espère qu'il vous a plu! Enfin, de l'évolution entre eux! Je sais, ils en ont mis du temps ! Au bout de 7 chapitres, ils sont enfin ensemble! Je voulais vous dire que nous sommes désormais à la moitié de cette fiction, qui comptera environ 14 chapitres. J'espère que vous serez nombreux à continuer à lire cette histoire, à suivre l'évolution de la vie de Raphaël et Sébastian. N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions, ou des remarques à faire.

A bientôt!