Note de l'auteur : Hello à tous !
Roulement de tambour.
Voici enfin le moment tant attendu de comment Donatello, petite tortue de cinq est devenu muet suite à un accident.
Bonne lecture !
Rapppel : Je ne possède pas TMNT.
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde
chapitre 7
Le petit Raphaël était de l'autre côté d'un court d'eau, qu'un pont improvisé de déchet traverser, il cria en fanfaronnant. « Je suis le grand chef sans peur ! Je n'ai pas besoin de Léonardo comme chef ! Car je suis un meilleur chef que lui ! »
Mikey rigola. « Donc, il suffit de traverser le pont de façon héroïque pour être le chef maintenant ?! Ok ! Vous allez voir qui mérite d'être chef maintenant ! »
L'enfant mutant se jeta à pieds joint sur le pont de déchet en faisant un salto arrière, il sourit de toutes ses dents sur sa réception parfaite quand il disparut soudainement. Il s'était fait avalé par les déchets sous le regard ébahit de ses frères. Léonardo fut le premier à réagir et se jeta dans l'eau pour chercher son petit frère, Raphaël resta tétanisé alors que Donatello guetta frénétiquement la surface de l'eau.
Léonardo réapparut pour prendre de l'air avant de replonger, Donatello plongea à sa suite pour trouver Michelangelo inconscient le bras coincé sous des débris. Léonardo et lui luttèrent pour le libérer, ils réussirent que grâce à l'intervention de Raphaël qui les aida à le sortir de là pour remonter à la surface.
Les enfants paniquèrent totalement en constatant que Mikey ne respirait plus. Heureusement, Donatello avait lu des cours de sauvetage et eut le réflexe de faire un massage cardiaque. La petite tortue au bandana orange se mit soudainement à vomir l'eau inhalée, alors que Donatello l'amena en position assise.
Léonardo regarda Raphaël qui était en état de choc, il ne dit rien et se détourna de ce dernier pour soulever Mikey d'un côté avec Donatello de l'autre. Quand ils ramenèrent leur frère chez eux, Splinter fut dans tous ses états en voyant Michelangelo trempé et frissonnant de froid.
Donatello aurait voulu s'enfuir très loin quand la scène tirée de ses souvenirs se composa autour de lui, il se retrouva acteur d'une autre scène vécu, celle qui le hanter depuis des années.
Michelangelo âgé de 5 ans était allongé dans un lit avec une forte fièvre, résultat de sa noyade dans l'eau froide et dégoutante des égouts, qui ne l'avait pas quitté depuis des jours.
Splinter avait tout essayé, de ses plantes, aux tisanes médicinales, rien n'avait fonctionné. Il réunit ses fils et leur annonça sa décision. « Je vais monter à la surface chercher des médicaments pour Michelangelo, je veux que vous restiez sagement à la maison pour veiller sur votre petit frère. » Après une accolade à ses enfants, il confia à Léonardo le soin de veiller sur ses frères et sorti hors du repaire après un dernier au revoir.
Donatello par les yeux de son souvenir, retourna dans la chambre qu'il utilisé comme laboratoire et examina les moisissures qu'il avait commencé à cultiver pour faire de la pénicilline basique. Si jamais Splinter ne trouvait rien, il faudrait qu'il convainque son père d'essayer avec ça sans résultat garantie. Un cri fit sursauter la petite tortue qui sortit de sa chambre, irritée par tout ce raffut. « Les gars ! Je vous rappelle qu'on a un malade qui a besoin de calme ! »
Il trouva Léonardo et Raphaël se disputant sévèrement avant qu'il se passe quelque chose d'irréaliste. Léonardo frappa Raphaël au visage d'un coup de poing et cria à la petite tortue au masque rouge qui était au sol à se tenir la joue. « Tout est de ta faute ! Mikey va mourir par ta faute ! »
Raph eu les yeux qui virèrent au blanc pur et se jeta avec rage sur Léonardo qui riposta fortement à chaque coup échanger. Donatello resta pétrifié par cette scène qui était effrayante avant de sentir des larmes de terreur coulés sur ses joues. Il devait les séparer ! Les arrêter avant qu'ils s'entretuent !
Il se retrouva entre ses frères, la main plaquée sur leur plastron en les écartant l'un de l'autre de toutes ses forces. Léonardo et Raphaël se séparèrent en se surveillant mutuellement avant de réaliser que Donatello s'était pris quelques coups en se mettant entre eux. Léo s'en voulut et s'excusa auprès de lui, mais Raph se contenta de renifler de dédain en disant. « Ça te forgera le caractère. »
Léonardo grogna contre lui. « Tu es vraiment le pire des grands frères qu'ils pouvaient avoir ! Tu as regardé Mikey se noyer sans bouger ! »
Il se détourna de Raphaël alors que Donatello vit son grand frère immédiat attraper un bâton d'entrainement et se jeter sur Léonardo qui lui tourner le dos. La petite tortue au masque violet cria un avertissement et Léo évita le coup avant de reprendre la bagarre avec Raph qui était encore plus hargneux. Donatello tenta de les séparer de nouveau mais un coup de poing s'abattit sur son visage et une douleur effroyable éclata du côté droit de son crâne. Il glissa au sol incapable de se retenir contre le mur où il s'était cogné avant que l'obscurité l'emporte.
Il détestait cette obscurité, elle n'était pas comme celle qu'elle connaissait. Celle-ci n'était pas rassurante, elle semblait réclamer quelque chose qu'il ne connaissait pas. Une voix retentit mais les mots étaient étouffés, il tendit l'oreille et reconnu la voix de Splinter lui disant. « Fait-moi un signe Donatello, je t'en prie. Bouge un doigt, cligne des yeux… »
Donatello fut surprit par le ton de panique dans la voix de son père, il voulut bouger et se rendit compte qu'il ne pouvait pas. Il tenta plusieurs fois un mouvement, mais il était incapable de mouvoir son corps. Paniquer, il entendit d'autres voix, qu'il reconnut comme celle de ses frères mais il ne comprenait pas ce qu'ils disaient. Il sentit des doigts sur ses bras, on le secoua, on le câlina, mais il avait beau essayer, il n'arrivait pas à bouger.
Il n'arriva pas à savoir combien de temps s'était écoulé ainsi, il luttait pendant ce qui lui semblait être des heures pour bouger avant de sombrer dans un profond sommeil. Quand il se réveillait, le cauchemar recommençait au même point sans que rien ne change.
Et puis, il entendit la voix de son grand frère Raphaël lui parler et il sentit une piqûre sur sa main. On recommença plusieurs fois à le piquer, remontant le long de son bras jusqu'à son cou, la douleur était devenu intolérable. Il hurlait mais l'aiguille continua de percer cruellement la peau sur sa joue, l'intensité était semblable à celle d'une brûlure. C'était tellement insupportable, qu'il ne se rendit pas compte tout de suite qu'il fixait quelque chose de gris.
Il avait ouvert les yeux ! Il voyait !
Donatello pleura en reconnaissant le plafond de la chambre de Splinter, il allait retrouver sa famille !
Quelque chose bougea à sa périphérie et Donatello tourna le regard vers son frère Raphaël qui tenait une aiguille au-dessus d'une flamme pour la chauffée à blanc. Il fut tellement abasourdit qu'il resta immobile quand Raph se tourna vers lui en levant l'aiguille. Mais en voyant l'instrument de torture s'approcher de lui, Donatello poussa un cri et leva ses mains, cela arrêta Raphaël dans son élan. Il l'observa incrédule puis sourit de bonheur en regardant son petit frère qui ne comprenait pas pourquoi il l'avait torturé ainsi. « Il est réveillé ! »
D'un seul coup toute sa famille fut auprès de lui. On le toucha, le caressa, le pressa. Donatello était d'un seul coup envahit par des sensations qui l'épuisèrent rapidement, il demanda de l'eau mais personne ne réagit. Il finit par secouer la main de Splinter pour lui redemander de l'eau, mais son père le regarda bizarrement. « Donatello ? Tu veux dire quelque chose ? »
La petite tortue épuisée, hocha la tête et redemanda haut et aussi fort qu'elle put de l'eau. Splinter eu une expression de panique et demanda à son fils Michelangelo de chercher de l'eau. Donatello se demanda pourquoi son père était si inquiet à cause d'un verre d'eau, mais fut heureux quand il put enfin boire avec l'aide de Splinter. Le rat regarda avec crainte son fils et lui demanda de parler.
Intrigué, Donatello obéit et lui demanda ce qui se passer. Mais Splinter eu les yeux qui s'écarquille d'horreur alors qu'il posa ses doigts sur la gorge de Donatello en lui demandant de parler. Donatello rendu inquiet par son père obéit et se rendit compte qu'il s'entendait penser, mais pas parler.
Tout le monde regarda Donatello qui essaya encore de s'exprimer, mais rien ne sortit de sa bouche. Michelangelo rit en demandant. « Pourquoi tu fais semblant de parler ? »
Donatello secoua mollement la tête et tenta de parler mais ne put que sortir un gémissement qui fut douloureux. Ses frères commencèrent à réaliser que quelque chose n'aller pas, alors que Splinter regarda avec tristesse son fils avant de le tirer contre lui pour le calmer en le cajolant. « Ça va passer Donatello, tu n'as pas à avoir peur. Tout va bien se passer… »
L'obscurité l'encercla de nouveau, terrifiant Donatello qui avait perdu tous ses repères après avoir revécu ses pires souvenirs, sa terreur doubla d'intensité quand il constata qu'il ne pouvait pas bouger. Il était lié par une force noire qui enserrer ses membres, le forçant à l'immobilité. Il sanglota en pensant que le cauchemar recommençait et que cette fois-ci, jamais il ne se réveillera. Une voix proche de lui murmura. « Tout va bien se passer Donatello, c'est fini… »
La force sur ses membres se leva comme par enchantement et il put lever les mains. Quelque chose fut enlevé de sa tête et il se retrouva à cligner des yeux, éblouit par l'intensité de la lumière. Quand sa vue se fut stabiliser, il distingua plusieurs militaires et Bishop qui l'observer. Donatello se rappela qu'il était branché sur une machine liseuse de souvenirs et que ces derniers avaient étés projeté sur l'écran et que les humains avaient dû tout voir. Il savait à présent qu'il était muet. Bishop tendit une main vers la tortue qui se tétanisa de surprise quand il lui caressa le front en lui présentant des excuses. « La machine à dérailler, Monsieur Jonson à dû louper un détail qui aurait pu vous coûter cher. »
Il aida la tortue encore groguit à s'asseoir et la réconforta en lui frottant l'épaule. Donatello voulut se dégager et se relever mais il en était incapable tant il avait été éprouvé par la machine, ses blessures à son plastron le lancèrent, alors que la fatigue cumulée menacer de le faire s'évanouir. Bishop se releva et aida la tortue à en faire de même, mais d'être mis debout aussi soudainement donna un vertige à Donatello qui chuta avant de se faire rattraper par l'homme qui serra contre lui le petit gabarit de la tortue. « Vous êtes encore affaiblit, je vais vous ramenez dans votre chambre. »
Il souleva Donatello dans ses bras façon nuptiale, la tortue s'aperçut du regard narquois que les militaires posèrent sur eux, elle rougit de honte mais n'avait pas la force de se libérer pour marcher lui-même. Steve apparut soudainement à ses côtés, le faisant sursauter, pour débiter à toute allure des excuses. « Je ne sais pas ce qui s'est passé Monsieur! J'ai tout vérifié et le système est parfait ! C'est inexplicable ! Je ne comprends pas ce qui s'est passé ! »
Bishop lui répondit d'une voix glaciale. « Je vous conseille de trouver si vous tenez à votre poste. »
Steve blanchit et s'immobilisa, disparaissant du champ de vision de Donatello qui l'entendit murmurer. « Je ne comprends pas… »
Donatello fut désolé pour le scientifique et se rendit compte qu'il avait dû s'assoupir, car il se réveilla en sursaut quand un bruit d'aspiration retentit. La tortue cligna des yeux perdu avant d'être éblouit par une lumière et de sentir la douceur d'un matelas sous lui, suivit par celle d'une couverture sur son corps. Ses yeux s'accoutumèrent assez à la lumière pour reconnaitre Bishop le bordant, l'homme lui sourit et frotta affectueusement son front. « Dormez, vous en avez bien besoin après cette journée… Et je suis désolé d'avoir vu vos souvenirs intimes sans votre autorisation. Mais j'espère que cet accident dans votre petite enfance que j'ai vu, n'a pas eu d'effet permanent… »
Donatello le regarda sans comprendre aussi Bishop précisa avec gêne. « Je… Je me demande, si vous ne m'avez pas encore parlez depuis tout ce temps… Est-ce que c'est parce que vous êtes muet ? »
Donatello aurait voulu qu'il ne pose jamais cette question, des larmes coulèrent toutes seules avant qu'il enfouisse son visage dans ses bras et de se cacher de Bishop sous les couvertures. L'homme posa une main sur la tête de la tortue et la cajola jusqu'à ce que celle-ci finisse par se calmer et le laisse tirer la couverture hors de son visage. Donatello se fit tirer dans l'étreinte étonnamment douce et forte de Bishop qui rappela à Donatello la façon de faire de Léonardo. L'homme continua de le cajoler jusqu'à ce que la tortue retire lentement ses bras de devant ses yeux révélant son visage dont les joues étaient baignées de larmes. L'humain essuya lentement ses larmes et l'allongea de nouveau dans le lit en le bordant. Il caressa le front de l'adolescent mutant avec tendresse en lui disant. « Je n'aurais pas dû poser cette question… Reposez-vous. »
Il observa la tortue qui se sentait s'endormir, elle cligna plusieurs fois des yeux pour résister au sommeil jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus soulever ses paupières devenues trop lourdes et que sa respiration devienne plus calme et profonde, signe qu'elle s'était endormie.
Bishop se releva et sortie de la chambre d'un pas silencieux. Un militaire attendait devant la porte et le suivit quand il partit en direction de son bureau. Il entra et l'homme le suivit. Bishop se servit un verre d'alcool et en servit un autre au militaire qui le prit dans une main mais ne le porta pas à ses lèvres. « Cette créature est absolument fabuleuse, Monsieur. »
Bishop lui sourit et porta le verre à sa bouche pour se délecter de la gorgée qui brûla délicieusement sa gorge. « Oui, Donatello est une énigme même pour moi je l'avoue. C'est un génie dont l'esprit est aussi complexe que sa personne. Il est absolument unique. Une véritable merveille ! »
Il leva son verre pour capturer un reflet dans le liquide ambré du whisky. « Cet alcool c'est moi qui l'ai fait il a maintenant 50 ans. J'ai peaufiné les recherches pendant longtemps avant d'arriver à ce résultat. Qu'en pensez-vous. »
Le jeune homme respira les vapeurs de son verre avant d'y tremper les lèvres et haussa les sourcils en hochant la tête ravit. « Il est très bon, mon oncle tient un magasin de spiritueux et il se hisserait sans mal parmi ses meilleures bouteilles. »
Bishop sourit au compliment et admira encore une fois le liquide ambré. « Je l'avais ressenti dès la première gorgée, un talent que j'ai développé avec le temps. Détecté les choses et les personnes aux talents rares. Comme notre cher invité Donatello… il a quelque chose de spéciale. Je ne sais pas ce qui m'attire en lui, il parait si fort et si fragile à la fois. C'est quelque chose qui me cause beaucoup de tracas. Est-ce un mâle ou une femelle ? »
Le militaire pris au dépourvu, réfléchit avant de hausser les épaules. « Je ne saurais me décider, cette créature à beaucoup de force et à beaucoup de caractéristique physique d'homme, mais étant une créature mutante d'origine animal, on ne peut pas la sexer avec son apparence. »
Bishop hocha de la tête. « Dans ses souvenirs, Donatello se voit comme un garçon élevé avec d'autres garçons, ses frères, par un rat mutant qui leur sert de père. Ce même père qui s'est retrouvé du jour au lendemain avec 4 bébés tortues mutantes, sans savoir s'ils étaient des filles ou des garçons ? Dans une telle situation, ne penseriez-vous pas qu'il n'aurait pas décidé d'aller au plus simple et de décider que ce sont tous des garçons ? Si c'est le cas, est-ce que Donatello ne serait pas une fille qui s'ignore en pensant sincèrement être un garçon ? Je n'arrête pas de me demander cela… Si vous saviez comme cela m'aiderait de résoudre ce mystère… Donatello reste présent dans mon esprit et cela perturbe mon travail. Parfois un seul de ses regards me mets dans tous mes états et je cherche à le protéger sans m'en rendre compte. Sa présence à mes côtés m'apaise, je me languis d'elle alors que je sais que ce n'est pas normal. Est-ce que je serai sous son contrôle, est-ce que ses hormones travaillent sur moi sans que je m'en rende compte ? Après tout, le commandant Arisons qui était parfaitement normal est devenu complétement obsédé par la tortue. Et nous savons comment ça s'est terminé pour lui. Est-ce que nous pouvons nous permettre que cela continue. Que cette femelle ne soit pas sous notre entier contrôle ? »
Le jeune homme avait écouté avec attention les paroles de son supérieur en sirotant son verre, les préoccupations de Bishop était juste par rapport à la tortue. Il avait déjà entendu plusieurs hommes discutés de la créature, vantant son agilité et son intelligence. Certains allaient même jusqu'à la décrire avec des adjectifs qui friser l'admiration ou pire l'érotisme. Il fallait trouver un moyen de la contrôler avant que tous les hommes de la base tombent sous son charme.
à suivre...
Bishop révèle-t-il enfin son vrai visage ? Quel plan réserve-t-il à Donatello pour le garder soit disant sous son contrôle ?
Réponse au prochain chapitre ! Bisous !
