Désolé d'avoir pris aussi longtemps pour ce septième chapitre, c'est la faute à la rentrée scolaire.

Merci, Lulu ! Moi calée en vocabulaire médical ? Ouais, peut-être ! Faut dire que, quand on est la seule littéraire d'un clan de scientifique, avec une mère infirmière, cela influence sûrement un peu.

Oui, j'ai mis romance, finalement, parce que, après maintes réflexions, cela me semblait plus juste ; Après tout, on fait difficilement personnage plus romantique que Raizen.

Chapitre 7 :

Le jeune garçon refusant de se tenir calme, le médecin lui avait prescrit un léger anti-anxiolytique, en cas de nouvelles crises de stress et l'avait laissé sortir de l'infirmerie. Shura était donc assis sur son lit dans les appartements que lui avait fournis Enki, juste à côté de ceux de son père. Il essayait de se souvenir, malgré le stress que cela faisait naître en lui à chaque fois.

Il se rappelait maintenant qu'il était resté conscient plus longtemps que son père et qu'il l'avait vu tomber à genoux puis s'effondrer totalement. Son cœur battait trop vite, cette sensation était tellement oppressante que son seul souvenir lui coupait le souffle. On toqua à sa porte et son père entra un peu alerté.

- Shura, qu'est-ce qui se passe ?

- Ce n'est rien.

- Tu as poussé un cri.

- Vraiment ?

- On aurait dit que quelqu'un t'étranglait.

- J'ai eu un peu de mal à respirer, un instant.

- Je vais te ramener à l'infirmerie.

- Non, ca ira !

- Shura !

Yomi voulut attraper son fils à bras le corps, malgré les protestations bruyantes de celui-ci. Tout d'un coup, une boule de lumière jaillit de la paume du jeune garçon et frappa durement son père à l'estomac. Shura s'excusa précipitamment.

- Je suis désolé ! Je ne l'ai pas fais exprès.

- Pour un pas fait exprès, c'était fort. Tu as fais des progrès.

Yomi se redressa soudainement et pris une expression absente. Shura savait que, quand il faisait ça, cela voulait dire qu'il était en train d'écouter des sons lointains. Cela l'agaçait toujours un peu et il savait qu'il n'était pas le seul. Comment se sentir à l'aise en discutant avec une personne qui est peut-être en train d'écouter un truc à des kilomètres de là ? Shura se dit que ce devait être aussi gênant pour lui parfois : Par exemple, s'il entendait un truc absolument hilarant, au beau milieu d'une discussion très sérieuse.

- C'est curieux. Un instant, j'ai cru entendre…

- Quoi ?

- Une voix qui ressemblait à la sienne, sans doute.

- La voix de qui ?

- Non, rien ! Tu es sûr que ça va ?

- Ca ira beaucoup mieux, lorsqu'on connaîtra le fin mot de cette histoire.

- Bon sang ! Rends-le-moi !

- Viens le chercher, toute petite !

Raizen agitait le baladeur de Néri, au dessus de sa tête, profitant des deux bonnes têtes qu'il avait de plus qu'elle. Depuis le matin, elle avait cet appareil sur les oreilles alors que lui aurait bien voulu discuter un peu. Finalement, il en avait eu assez et lui avait prit par surprise. Elle s'accrocha à ses épaules et entrepris de se hisser, pour aller récupérer son bien. Il se laissa faire en riant.

- D'accord, reprends-le ! Mais une bonne guérisseuse ne doit pas délaissé son pauvre patient.

- Pff ! T'es pire qu'un gosse ! S'exclama-t-elle. Et puis tu me sembles parfaitement rétabli, à présent ! Je devrais peut-être te laisser.

- Oh, non !

- Gosse ! De toute façon, on est presque arrivé.

- C'est vrai.

En effet, le château d'Enki était de plus en plus proche. Dans deux petites heures, ils y seraient et encore en marchant lentement. Ils avaient passés la nuit à la belle étoile. Pour lui, cela ne posait aucun problème et pour elle, elle ce n'était guère confortable. Durant son sommeil, elle s'était mise grelotté alors il s'était rapproché un peu pour la réchauffer. Elle ne s'était rendu compte de rien et il s'était écarté, au moment de son réveil. Il n'était décidemment pas raisonnable.

-Tu veux savoir pourquoi j'avais fait ce serment ?

- Je veux bien.

- Pour une femme, une humaine.

-On est pareil, tous les deux.

- J'avais remarqué.

- C'est regrettable. Il n'y en aura pas un pour rattraper l'autre.

- Tu parles comme si on allait collaborer à long terme.

- Pourquoi pas ? Tu ne veux pas qu'on devienne amis ?

- Si, bien sûr !

- Super.

- Oui.

Amis. Ce serait déjà mieux que rien, un prétexte pour passer du temps avec elle et peut-être tenter de la reconquérir. Il ramena son attention sur le château. Comment allait-il s'annoncer ? Ils le pensaient mort. Ils n'avaient aucune raison d'en douter, ils s'attendaient tous à son décès, depuis tellement d'année. Une main se glissa dans la sienne et la serra. Il sourit.

Yusuke était au chevet de sa mère, lorsque Kurama entra, suivi de Hiei. Le démon du feu se contenta d'un bref salut de la tête mais le descendant des Mazoku lui adressa un grand sourire et se leva pour venir à sa rencontre.

- Salut, Hiei ! Alors comment ça va, avec ….

Mukuro fit son apparition dans l'encadrement de la porte et Yusuke coupa sa phrase en plein milieu. La démone sourit, comprenant parfaitement ce dont il était en train de parler.

- Que faites-vous ici ? Demanda Kurama.

- Enki voulait nous parler au sujet d'un poste pour moi et Hiei. Nous avons accepté.

Elle s'avança de quelque pas dans la pièce et jeta un coup d'œil à la femme toujours endormie.

- Quel est son état ?

- Il parait qu'elle refait doucement surface mais je n'ai encore rien remarqué.

- Ca ira. Fit Kurama.

Comme pour lui donner raison, Atsuko choisit ce moment-là pour gémir. Elle fronça les sourcils, papillonna quelque fois des paupières puis rouvrit les yeux, hésitant. Yusuke retourna aussitôt près d'elle.

- Maman ?

- Yusuke…Tu ne saurais pas où est ma montre ?

- Tu l'as sûrement oublié sur la tablette dans la salle de bain.

- Ah ? Oui, sûrement. C'était qui ? Demanda-t-elle encore complètement dans les vapes. J'aimerais bien….

- Qui ça ?

- Le bel homme …

- Il y avait un homme, lorsque vous êtes entré dans la chambre de Yusuke? Demanda Kurama.

- Pourquoi tu me vouvoies, toi ?

- A quoi ressemblait-il ?

- Il était drôlement habillé, il avait les cheveux clairs, grisonnants, les yeux noirs.

- Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Il a sourit et il s'est approché de moi. Il a posé…posé la main sur mon épaule, Dit-elle touchant l'endroit où le médecin lui avait découvert une légère réaction cutanée, beaucoup moins importante que celle de Yusuke et de Yomi. Et après, ben ! Je ne peux plus rien dire…Où je suis ? Un hôpital ? C'est quoi tout ces trucs que je sens ?

- Quels trucs ?

- Si je savais ce que c'était, je ne le demanderais pas. J'ai parfois ça, lorsque je suis bourrée mais là, je ne le suis pas alors…

- Je ne vois pas.

- Y en a qui sont proches, d'autre moins, certaines bougent.

- J'ai petite une idée de ce que c'est. Dit Kurama, puis se tournant vers Hiei et Mukuro. Il faudrait que vous sortiez et que vous éloigniez un peu, s'il vous plait.

Les deux démons obtempèrent, sans broncher, comprenant où il voulait en venir.

- Et maintenant ?

Après s'être livré à quelques petits test, auxquels se prêtèrent , Yusuke , Hiei et Mukuro , Kurama n'eut d'autre solution que de conclure que la mère de Yusuke était en train révélé une toute nouvelle sensibilité spirituelle. Le deux démon était repartit sur l'immense vaisseau roulant de Mukuro.

- C'était sûrement là depuis toujours mais latent et il aura suffit d'un choc pour le réveiller. La rencontre avec cet homme où simplement le fait de se retrouver dans le Makai.

- Un peu, comme avec Kuwabara quoi. Elle a dit qu'elle avait ça quand elle était bourrée.

- L'alcool doit la mettre dans un état d'esprit qui y est propice.